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  • Ils ont dit, au sujet de la mort

    " si le fil de · la vie n'était pas mouillé de quelques larmes , il romprait dans nos mains." [Pythagore]

    "D’abord vivre. Ensuite philosopher." [Citation latine]

    “Immortels, mortels ; mortels, immortels ; notre vie est la mort des premiers et leur vie, notre mort.” [Héraclite d'Ephèse]

    "Familiarise-toi avec l'idée que la mort n'est rien pour nous." [Épicure]

    “C'est parfois la peur de la mort qui pousse les hommes à la mort.” [Épicure]

    "Il semble que la mort est un raccourci qui nous mène au but." [Platon]

    "Nous vivons avec des émotions, pas avec des heures sur le cadran solaire. Nous devrions compter le temps en chagrins." [Aristote]

    "La mort rattrape ceux qui la fuient." [Horace]

    " Eh bien, n'est-ce pas là de quoi conclure qu'il n'y a rien de redoutable dans la mort ?" [Lucrèce]

    “Une vie malheureuse est plus insupportable que la mort.” [Sénèque]

    “La vie est l'attente de la mort.” [Alcuin]

    "La mort est moins à craindre que rien, s’il y avait quelque chose de moins… Elle ne vous concerne ni mort, ni vif ; vif parce que vous êtes ; mort parce que vous n’êtes plus. Nul ne meurt avant son heure." [Montaigne]

    "Le but de notre chemin, c’est la mort, c’est [là] l’objet inéluctable de notre visée : si elle nous effraie, comment est-il possible de faire un pas en avant sans fièvre ?" [Montaigne]

    "Le dernier acte est sanglant, quelque belle que soit la comédie en tout le reste. On jette enfin de la terre sur la tête, et en voilà pour jamais." [Blaise Pascal]

    "Une longue maladie semble être placée entre la vie et la mort, afin que la mort même devienne un soulagement et à ceux qui meurent et à ceux qui restent." [La Bruyère]

    "La mort n’est pas une cessation de toutes les fonctions, mais seulement une suspension de certaines fonctions plus remarquables." [Gottfried Wilhelm Leibniz]

    "La mort, si nous voulons nommer ainsi cette irréalité, est al chose la plus redoutable, et tenir fermement ce qui est mort, est ce qui exige la plus grande force." [Hegel]

    "La mort, le maître absolu." [Hegel]

    "La vue de chaque animal enseigne que la mort n'est pas un obstacle a la manifestation de l'essence de la vie, la volonté." [Arthur Schopenhauer]

    "Les vivants sont toujours, et de plus en plus, gouvernés nécessairement par les morts : telle est la loi fondamentale de l'ordre humain." [Auguste Comte]

    "Le sérieux comprend que si la mort est une nuit, la vie est le jour, que si l’on ne peut travailler la nuit, on peut agir le jour, et comme le mot bref de la mort, l’appel concis, mais stimulant de la vie, c’est : aujourd’hui même." [Sigmund Freud]

    "Ce qui ne peut aussi manquer de nous frapper, c’est que les pulsions de vie ont d’autant plus affaire à notre perception interne qu’elles se présentent comme des perturbateurs… les pulsions de mort en revanche paraissent accomplir leur travail sans qu’on s’en aperçoive." [Sigmund Freud]

    "L’homme primitif triomphe auprès du cadavre de l'ennemi qu'il vient de tuer, sans avoir à se creuser la tête à propos des énigmes de la vie et de la mort. Ce qui poussa l'homme primitif à réfléchir, ce ne fut ni l'énigme intellectuelle ni la mort en général, mais ce fut le conflit affectif qui, pour la première fois, s'éleva dans son âme à la vue d'une personne aimée et, cependant, étrangère et haïe." [Søren Kierkegaard]

    “La mort est une maladie de l'imagination.” [Alain]

    “La mort n’est pas un événement de la vie. La mort ne peut être vécue.” [Ludwig Wittgenstein]

    “La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres.” [Michel Foucault]

    "La mort, quel déshonneur ! Devenir soudain objet…" [Emil Michel Cioran]

    "Ce n'est pas la mort, ce que la plupart des gens craignent. Vous avez peur d'arriver à la fin de votre vie juste pour découvrir que vous n'avez jamais vraiment vécu." [anonyme]

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  • Compte-rendu du débat: "Tout doit-il être fait par passion?"

    Environ 40 participants étaient présents pour la séance du 23 mars au Belman, "Tout doit-il être fait par passion ?"

    La séance commence par la diffusion d’un court extrait de l’émission de Raphaël Enthoven, Philo, portant sur les passions. La séance commence par une question ouverte sur le thème du débat de ce soir mais aussi sur des exemples de passions. Finalement qu’est-ce qu’être passionné ? Un premier intervenant parle de ses passions pour les sciences astronomiques, physiques, électroniques, informatiques ou en intelligence artificielle. Être passionné c’est aller très loin dans ses actes et dans ses réflexions, dans tous les domaines. Il serait difficile d’avoir plusieurs passions dans sa vie, et toute sa vie. Cette personne parle de "beauté" en évoquant ses passions.

    Il y aurait plusieurs objets de passions, mais une forme d’"unité" dans cette passion. Ce dont il est question est bien de savoir si l’enjeu n’est pas dans l’objet de la passion. D’autre part, dans la question "Tout doit-il être fait par passion ?", il y a ce fameux "tout" globalisant à la fois notre énergie, notre temps et aussi, quelque part, cette multiplicité des passions, passées ou en devenir et comme autant de "champs de bataille à conquérir", comme l’a montré le premier intervenant.

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  • Freud : La pulsion de mort

    ob_19b2db_2-ogre.jpg"Ce qui ne peut aussi manquer de nous frapper, c’est que les pulsions de vie ont d’autant plus affaire à notre perception interne qu’elles se présentent comme des perturbateurs et apportent sans discontinuer des tensions dont la liquidation est ressentie comme plaisir ; les pulsions de mort en revanche paraissent accomplir leur travail sans qu’on s’en aperçoive. Le principe de plaisir semble être en fait au service des pulsions de mort. Certes il veille sur les excitations externes qui sont tenues pour dangereuses par les deux sortes de pulsions, mais il veille tout particulièrement sur les accroissements d’excitation provenant de l’intérieur qui viendrait rendre plus difficile la tâche vitale. Voici qui fait naître une foule d’autres questions qui ne peuvent pour l’instant recevoir de réponse."

    Sigmund Freud, Au-delà du principe du plaisir (1920)

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  • Freud : Nous et le cadavre

    "Les philosophes prétendent que l'énigme intellectuelle que représentait pour l'homme primitif l'aspect de la mort s'est imposée à sa réflexion et doit être considérée comme le point de départ de toute spéculation. Il me semble que, sur ce point, les philosophes pensent trop... en philosophes et ne tiennent pas suffisamment compte de l'action de mobiles primitifs. Je crois donc devoir diminuer la portée de cette proposition et corriger celle-ci en disant que l'homme primitif triomphe auprès du cadavre de l'ennemi qu'il vient de tuer, sans avoir à se creuser la tête à propos des énigmes de la vie et de la mort. Ce qui poussa l'homme primitif à réfléchir, ce ne fut ni l'énigme intellectuelle ni la mort en général, mais ce fut le conflit affectif qui, pour la première fois, s'éleva dans son âme à la vue d'une personne aimée et, cependant, étrangère et haïe.

    C'est de ce conflit affectif qu'est née la psychologie. L'homme ne pouvait plus ne pas songer à la mort que la douleur causée par la disparition d'un être cher lui avait fait toucher du doigt; mais, en même temps, il ne voulait pas en admettre la réalité, car il ne pouvait se représenter lui-même à la place du mort. Il se vit ainsi obligé d'adopter un compromis : tout en admettant qu'il puisse mourir à son tour, il se refusa à voir dans cette éventualité l'équivalent de sa disparition totale, alors qu'il trouvait tout naturel qu'il en fût ainsi de l'ennemi.

    C'est devant le cadavre de la personne aimée qu'il imagina les esprits et, comme il se sentait coupable d'un sentiment de satisfaction qui venait se mêler à son deuil, ces premiers esprits ne tardèrent pas à se transformer en démons méchants dont il fallait se méfier. Les changements qui suivent la mort lui suggèrent l'idée d'une décomposition de l'individu en un corps et en une (primitivement en plusieurs) âme. Le souvenir persistant du mort la base de la croyance à d'autres formes d'existence, lui suggéra l'idée d'une persistance de la vie après la mort apparente."

    Sigmund Freud, Considérations actuelles sur la Guerre et sur la Mort (1915)

     

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  • Freud : Notre liberté et notre inconscient

    "Exprimons-nous maintenant sans images : l’examen d’autres malades hystériques et d’autres névrosés nous ont conduit à la conviction qu’ils n’ont pas réussi à refouler l’idée à laquelle est lié leur désir insupportable. Ils l’ont bien chassée de leur conscience et de leur mémoire, et se sont épargné, apparemment, une grande somme de souffrances, mais le désir refoulé continue à subsister dans l’inconscient ; il guette une occasion de se manifester et il réapparaît bientôt à la lumière, mais sous un déguisement qui le rend méconnaissable; en d’autres termes, l’idée refoulée est remplacée dans la conscience par une autre qui lui sert de substitut, d’ersatz, et à laquelle viennent s’attacher toutes les impressions de malaise que l’on croyait avoir écartées par le refoulement. Ce substitut de l’idée refoulée – le symptôme – est protégé contre de nouvelles attaques de la part du « moi » ; et, au lieu d’un court conflit, intervient maintenant une souffrance continuelle. À côté des signes de défiguration, le symptôme offre un reste de ressemblance avec l’idée refoulée. Les procédés de formations substitutives se trahissent pendant le traitement psychanalytique du malade, et il est nécessaire pour la guérison que le symptôme soit ramené par ces mêmes moyens à l’idée refoulée.

    Si l’on parvient à ramener ce qui est refoulé au plein jour -cela suppose que des résistances considérables ont été surmontées-, alors le conflit psychique né de cette réintégration, et que le malade voulait éviter, peut trouver sous la direction du médecin, une meilleure solution que celle du refoulement. Une telle méthode parvient à faire évanouir conflits et névroses. Tantôt le malade convient qu’il a eu tort de refouler le désir pathogène et il accepte totalement ou partiellement ce désir; tantôt le désir lui-même est dirigé vers un but plus élevé et, pour cette raison, moins sujet à critique (c’est ce que je nomme la sublimation du désir); tantôt on reconnaît qu’il était juste de rejeter le désir, mais on remplace le mécanisme automatique donc insuffisant du refoulement, par un jugement de condamnation morale rendu avec l’aide des plus hautes instances spirituelles de l’homme; c’est en pleine lumière que l’on triomphe du désir."

    Sigmund Freud, Cinq leçons sur la psychanalyse, deuxième leçon (1909)

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  • Freud : L'homme n'est pas un être doux

    L’homme n’est pas un être doux, en besoin d’amour, qui serait tout au plus en mesure de se défendre quand il est attaqué, mais au contraire il compte aussi à juste titre parmi ses aptitudes pulsionnelles une très forte part de penchant à l’agression. En conséquence de quoi, le prochain n’est pas seulement pour lui une aide et un objet sexuel possibles, mais aussi une tentation, celle de satisfaire sur lui son agression, d’exploiter sans dédommagement sa force de travail, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ce qu’il possède, de l’humilier, de lui causer des douleurs, de le martyriser et de le tuer. Homo homini lupus [l’homme est un loup pour l’homme] ; qui donc, d’après toutes les expériences de la vie et de l’histoire, a le courage de contester cette maxime ? (...)

    L’existence de ce penchant à l’agression que nous pouvons ressentir en nous-mêmes, et présupposons à bon droit chez l’autre, est le facteur qui perturbe notre rapport au prochain et oblige la culture à la dépense qui est la sienne. Par suite de cette hostilité primaire des hommes les uns envers les autres, la société de la culture est constamment menacée de désagrégation. L’intérêt de la communauté de la communauté de travail n’assurerait pas sa cohésion, les passions pulsionnelles sont plus fortes que les intérêts rationnels. Il faut que la culture mette tout en œuvre pour assigner des limites aux pulsions d’agression des hommes... De là la restriction de la vie sexuelle et de là aussi ce commandement de l’idéal : aimer le prochain comme soi-même, qui se justifie effectivement par le fait que rien d’autre ne va autant à contre-courant de la nature humaine originelle."

    Sigmund Freud, Malaise dans la culture (1929)

    Lien permanent Catégories : =>Saison 9, Compilation de textes, Documents, Livres, [67] "Culture contre violence" Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • Freud : La culture doit être défendue contre l'individu

    "La culture humaine – j'entends par là tout ce en quoi la vie humaine s'est élevée au-dessus de ses conditions animales et ce en quoi elle se différencie de la vie des bêtes, et je dédaigne de séparer culture et civilisation – présente, comme on sait, deux faces à l'observateur. Elle englobe d'une part tout le savoir et tout le savoir-faire que les hommes ont acquis afin de dominer les forces de la nature et de gagner sur elle des biens pour la satisfaction des besoins humains, et d'autre part tous les dispositifs qui sont nécessaires pour régler les relations des hommes entre eux et en particulier la répartition des biens accessibles. Ces deux orientations de la culture ne sont pas indépendantes l'une de l'autre, premièrement parce que les relations mutuelles des hommes sont profondément influencées par la mesure de satisfaction pulsionnelle que permettent les biens disponibles, deuxièmement parce que l'homme lui-même, pris isolément, est susceptible d'entrer avec un autre dans une relation qui fait de lui un bien, pour autant que cet autre utilise sa force de travail ou le prend pour objet sexuel ; mais aussi, troisièmement, parce que chaque individu est virtuellement un ennemi de la culture, laquelle est pourtant censée être d'intérêt humain universel. Il est remarquable que les hommes, si tant est qu'ils puissent exister dans l'isolement, ressentent néanmoins comme une pression pénible les sacrifices que la culture attend d'eux pour permettre la vie en commun. La culture doit donc être défendue contre l'individu, et ses dispositifs, institutions et commandements se mettent au service de cette tâche ; ceux-ci visent non seulement à instaurer une certaine répartition des biens, mais encore à la maintenir ; de fait, ils doivent protéger contre les motions hostiles des hommes tout ce qui sert à contraindre la nature et à produire des biens."

    Sigmund Freud, L'Avenir d'une Illusion (1927)

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  • Ils ont dit, au sujet du progrès

    "C'est par l'expérience que la science et l'art font leur progrès chez les hommes." [Aristote]

    "Il [L'homme] est dans l'ignorance au premier âge de sa vie, mais il s'instruit sans cesse dans son progrès, car il tire avantage, non seulement de sa propre expérience, mais encore de celle de ses prédécesseurs." [Blaise Pascal]

    "L'admiration est fondement de toute philosophie, l'inquisition le progrès, l'ignorance le bout." [Michel de Montaigne]

    "Je tremble toujours qu’on ne parvienne, à la fin, à découvrir quelque secret qui fournisse une voie plus abrégée pour faire périr les hommes, détruire les peuples et les nations entières." [Montesquieu]

    "Cette espérance en des temps meilleurs, sans laquelle un désir sérieux de faire quelque chose d’utile au bien général n’aurait jamais échauffé le cœur humain, a même eu de tout temps une influence sur l’activité des esprits droits." [Emmanuel Kant]

    "On verra alors apparaître un progrès régulier du perfectionnement de la constitution politique dans notre continent." [Emmanuel Kant]

    "Cette espérance en des temps meilleurs, sans laquelle un désir sérieux de faire quelque chose d'utile au bien général n'aurait jamais échauffé le cœur humain, a même eu de tout temps une influence sur l'activité des esprits droits." [Emmanuel Kant]

    "Dans cet âge heureux où rien ne marquait les heures, rien n'obligeait à les compter : le temps n'avait d'autre mesure que l'amusement et l'ennui." [Jean-Jacques Rousseau]

    "Tant que les hommes se contentèrent de leurs cabanes rustiques, tant qu'ils se bornèrent à coudre leurs habits de peaux avec des épines ou des arêtes, à se parer de plumes et de coquillages, à se peindre le corps de diverses couleurs, à perfectionner ou à embellir leurs arcs et leurs flèches, à tailler avec des pierres tranchantes quelques canots de pêcheurs ou quelques grossiers instruments de musique, en un mot tant qu'ils ne s'appliquèrent qu'à des ouvrages qu'un seul pouvait faire, et à des arts qui n'avaient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils vécurent libres, sains, bons et heureux autant qu'ils pouvaient l'être par leur nature." [Jean-Jacques Rousseau]

    "L'esprit qui invente est toujours mécontent de ses progrès, parce qu'il voit au-delà." [Jean le Rond d’Alembert]

    "Il se forma bientôt en Europe une classe d'hommes moins occupés encore de découvrir ou d'approfondir la vérité, que de la répandre." [Condorcet]

    "L'histoire universelle est le progrès dans la conscience de la liberté." [Friedrich Hegel]

    "Toute idée de progrès social était nécessairement interdite aux philosophes de l'antiquité faute d'observations politiques assez complètes et assez étendues Aucun d'eux même parmi les plus éminents et les plus judicieux n'a pu se soustraire à la tendance alors aussi universelle que spontanée à considérer directement l'état social contemporain comme radicalement inférieur à celui des temps antérieurs." [Auguste Comte]

    "Le progrès est le développement de l’ordre." [Auguste Comte]

    "Aucune idée, parmi celles qui se réfèrent à l'ordre des faits naturels, ne tient de plus près à la famille des idées religieuses que l'idée de progrès, et n'est plus propre à devenir le principe d'une sorte de foi religieuse pour ceux qui n'en ont plus d'autre". [Antoine Augustin Cournot]

    "Croire au progrès ne signifie pas qu’un progrès ait déjà eu lieu.” [Franz Kafka]

    "Nous ne percevons, pratiquement, que par le passé, le présent pur étant l’insaisissable progrès du passé rongeant l’avenir." [Henri Bergson]

    "La route en lacet qui monte. Belle image du progrès." [Henri Bergson]

    "Nous ne percevons, pratiquement, que par le passé, le présent pur étant l’insaisissable progrès du passé rongeant l’avenir." [Henri Bergson]

    "En définitive, l'intelligence, envisagée dans ce qui en paraît être la démarche originelle, est la faculté de fabriquer des objets artificiels, en particulier des outils à faire des outils et d'en varier indéfiniment la fabrication." [Henri Bergson]

    "Au cours des dernières générations, l'humanité a fait accomplir des progrès extraordinaires aux sciences physiques et naturelles, et à leurs applications techniques, elle a assuré sa domination sur la nature d'une manière inconcevable." [Sigmund Freud]

    "On devrait se contenter de conclure que la domination de la nature n'est pas la seule condition du bonheur, pas plus qu'elle n'est le but de l'œuvre civilisatrice, et non que les progrès de la technique soient dénués de valeur pour l'économie de notre bonheur." [Sigmund Freud]

    "L'homme moderne est l'esclave de la modernité : il n'est point de progrès qui ne tourne pas à sa plus complète servitude." [Paul Valéry]

    "Le progrès spirituel exige de nous que nous cessions de tuer les autres êtres vivants pour nos besoins corporels." [Gandhi]

    "A l'origine de toute connaissance, nous rencontrons la curiosité ! Elle est une condition essentielle du progrès." [Alexandra David-Néel]

    "Une aptitude ne reste une aptitude que si elle s’efforce de se dépasser, que si elle est un progrès." [Gaston Bachelard]

    "Rien n'arrête le progrès. Il s'arrête tout seul." [Alexandre Vialatte]

    "Il faut se méfier des ingénieurs, ça commence par la machine à coudre, ça finit par la bombe atomique." [Marcel Pagnol]

    "Le progrès et la catastrophe sont l'avers et le revers d'une même médaille." [Hannah Arendt]

    "La religion participe souvent du mythe du progrès qui nous protège des terreurs d’un futur incertain." [Frank Herbert]

    "L'idée de progrès déshonore l'intellect." [Emil Michel Cioran]

    "Le progrès n’a aucun caractère inéluctable, rien ne garantit des lendemains meilleurs." [Karl Popper]

    "On peut définir la Science-Fiction comme la branche de la littérature qui se soucie des réponses de l'être humain aux progrès de la science et de la technologie." [Isaac Asimov]

    "La notion de progrès se dédouble, devient angoissante, ambivalente ; le progrès est à distance de l'homme et n'a plus de sens pour l'homme individuel, car les conditions de la perception intuitive du progrès par l'homme n'existent plus." [Gilbert Simondon]

    "Il n'y a donc pas de hiérarchie dans le champ de la technique, il n'y a pas de technologie supérieure ni inférieure ; on ne peut mesurer un équipement technologique qu'à sa capacité de satisfaire, en un milieu donné, les besoins de la société." [Pierre Clastres]

    "La civilisation occidentale s'est entièrement tournée, depuis deux ou trois siècles, vers la mise à la disposition de l'homme de moyens mécaniques de plus en plus puissants. Si l'on adopte ce critère, on fera de la quantité d'énergie disponible par tête d'habitant l'expression du plus ou moins haut degré de développement des sociétés humaines… Si le critère retenu avait été le degré d'aptitude à triompher des milieux géographiques les plus hostiles, il n'y a guère de doute que les Eskimos d'une part, les Bédouins de l'autre, emporteraient la palme." [Claude Lévi-Strauss]

    "Le progrès quasi autonome de la science et de la technique dont dépend effectivement la variable la plus importante du système, à savoir la croissance économique, fait (...) figure de variable indépendante. Il en résulte une perspective selon laquelle l'évolution du système social paraît être déterminée par la logique du progrès scientifique et technique. " [Jürgen Habermas]

    "La notion de progrès en est ainsi venue à désigner de façon exclusive le progrès technique. L'idée d'un progrès esthétique, intellectuel, spirituel ou moral, sis en la vie de l'individu et consistant dans l'auto-développement et l'auto-accroissement des multiples potentialités phénoménologiques de cette vie, dans sa culture, n'a plus cours." [Michel Henry]

    "Le changement du monde n'est pas seulement création, progrès, il est d'abord et toujours décomposition, crise." [Alain Touraine]

    "Le progrès c'est quand vous remplacez un employé à 8 000 francs par mois par un ordinateur qui vous coûte le double." [Gilda Petrov]

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  • Freud : Le progrès apporte-t-il le bonheur?

    "Au cours des dernières générations, l'humanité a fait accomplir des progrès extraordinaires aux sciences physiques et naturelles, et à leurs applications techniques, elle a assuré sa domination sur la nature d'une manière inconcevable. Les caractères de ces progrès sont si connus que l'énumération en est superflue. Or les hommes sont fiers de ces conquêtes, et à bon droit. Ils croient toutefois constater que cette récente maîtrise de l'espace et du temps, cet asservissement des forces de la nature, cette réalisation d'aspirations millénaires, n'ont aucunement élevé la somme de jouissances qu'ils attendent de la vie. Ils n'ont pas le sentiment d'être pour cela devenus plus heureux. On devrait se contenter de conclure que la domination de la nature n'est pas la seule condition du bonheur, pas plus qu'elle n'est le but de l'ouvre civilisatrice, et non que les progrès de la technique soient dénués de valeur pour l'économie de notre bonheur."

    Sigmund Freud, Malaise dans la Civilisation (1930)

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  • Compte-rendu du débat "Suis-je l'auteur de ma propre vie ?"

    Le café philosophique de Montargis se réunissait le 24 mars 2017 à la Brasserie du Centre commercial de la Chaussée pour une séance portant sur cette question : "Suis-je l'auteur de ma propre vie ?" Environ 80 personnes étaient présentes pour cette 64e soirée de l'animation de la Chaussée.

    À partir de cette question, d'autres interrogations peuvent être formulées : qu'est-ce que j'entends par vie ? Puis-je être à la fois acteur et auteur de ma propre vie, faire comme si je pouvais en être spectateur et observateur ? La question de la conscience est également au cœur de ce sujet. Le sujet de ce soir n'est-il pas présomptueux ? se demandent les organisateurs du café philo. Pourquoi ne pas s'arrêter sur le terme de "vie" ? La "vie", à l'époque médiévale, c'est la vita, c'est-à-dire la vie des saints, ces hagiographies écrites par une personne tiers. Or, la question "Suis-je l'auteur de ma propre vie ?" peut s'appréhender sous cet angle. Je pourrais être moi-même l'auteur d'une vie (une vita), une création dont je serais sujet autant que créateur extérieur. Est-ce possible ?

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  • Ils ont dit, au sujet de ma liberté

    " Nous délibérons sur les choses qui dépendent de nous et que nous pouvons réaliser." [Aristote]

    "La liberté, c'est l'indépendance de la pensée." [Épictète]

    "La vraie liberté est de pouvoir toute chose sur soi." [Montaigne]

    "Au reste, il est si évident que nous avons une volonté libre, qui peut donner son consentement ou ne pas le donner, quand bon lui semble." [René Descartes]

    "La liberté est le droit de faire ce que les lois permettent." [Montesquieu]

    "J'appelle libre une chose qui est et agit par la seule nécessité de sa nature ; contrainte, celle qui est déterminée par une autre chose à exister et à agir d'une certaine façon déterminée." [Baruch Spinoza]

    "Telle est cette liberté humaine que tous se vantent de posséder et qui consiste en cela seul que les hommes ont conscience de leurs appétits et ignorent les causes qui les déterminent." [Baruch Spinoza]

    "Les hommes se trompent en ce qu'ils pensent être libres." [Baruch Spinoza]

    “Que les gens sont absurdes ! Ils ne se servent jamais des libertés qu'ils possèdent, mais réclament celles qu'ils ne possèdent pas ; ils ont la liberté de pensée, ils exigent la liberté de parole.” [Sören Kierkegaard]

    "Je est un autre. Si le cuivre s’éveille clairon, il n’y a rien de sa faute. Cela m’est évident : j’assiste à l’éclosion de ma pensée : je la regarde, je l’écoute : je lance un coup d’archet : la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou vient d’un bond sur la scène." [Arthur Rimbaud]

    “C’est par la grâce de Dieu que nous avons ces trois précieuse choses : la liberté de parole, la liberté de penser et la prudence de n’exercer ni l’une ni l’autre.” [Mark Twain]

    "Le domaine de la liberté commence là où s’arrête le travail déterminé par la nécessité." [Karl Marx]

    "On ne peut enfermer un homme dans ses actes, ni dans ses oeuvres ; ni même dans ses pensées, où lui-même ne peut s'enfermer, car nous savons par expérience propre et continuelle que ce que nous pensons et faisons à chaque instant n'est jamais exactement nôtre ; mais tantôt un peu plus, tantôt un peu moins." [Paul Valéry]

    "Dans le cours des siècles, la science a infligé à l'égoïsme naïf de l'humanité deux graves démentis. La première fois, ce fut lorsqu'elle a montré que la terre, loin d'être le centre de l'univers, ne forme qu'une parcelle insignifiante du système cosmique dont nous pouvons à peine nous représenter la grandeur. Cette première démonstration se rattache pour nous au nom de Copernic, bien que la science alexandrine ait déjà annoncé quelque chose de semblable. Le second démenti fut infligé à l'humanité par la recherche biologique, lorsqu'elle a réduit à rien les prétentions de l'homme à une place privilégiée dans l'ordre de la création, en établissant sa descendance du règne animal et en montrant l'indestructibilité de sa nature animale. Cette dernière révolution s'est accomplie de nos jours, à la suite des travaux de Ch. Darwin, de Wallace et de leurs prédécesseurs, travaux qui ont provoqué la résistance la plus acharnée des contemporains. Un troisième démenti sera infligé à la mégalomanie humaine par la recherche psychologique de nos jours qui se propose de montrer au moi qu'il n'est seulement pas maître dans sa propre maison." [Sigmund Freud]

    "Le dandy se rassemble, se forge une unité, par la force même du refus. Dissipé en tant que personne privée de règle, il sera cohérent en tant que personnage." [Albert Camus]

    “Que préfères-tu, celui qui veut te priver de pain au nom de la liberté ou celui qui veut t’enlever ta liberté pour assurer ton pain ?" [Albert Camus]

    "L’idée qui sort de ces contes, c’est la prédestination, que des théologiens mirent plus tard en doctrine ; et cela s’exprime ainsi : la destinée de chacun est fixée quoi qu’il fasse. Ce qui n’est point scientifique du tout." [Alain]

    "C’est ainsi que nous vivons ; à chaque instant nous échappons à un malheur parce que nous le prévoyons ; ainsi ce que nous prévoyons, et très raisonnablement, n’arrive pas." [Alain]

    "Je n’espère rien, je ne crains rien, je suis libre" [Níkos Kazantzákis]

    "Quand un homme se sacrifie lui-même, il dépasse en grandeur la Divinité, car comment Dieu, infini et tout-puissant, pourrait-il faire le sacrifice de Lui-même? Tout au plus peut-il sacrifier son Fils Unique." [Somerset Maugham]

    "En fait, nous sommes une liberté qui choisit, mais nous ne choisissons pas d'être libres : nous sommes condamnés à la liberté.” [Jean-Paul Sartre]

    "Il y a au moins un être chez qui l'existence précède l'essence, un être qui existe avant de pouvoir être défini par un aucun concept... Et cet être c'est l'homme." [Jean-Paul Sartre]

    "En me choisissant, je choisis l'homme." [Jean-Paul Sartre]

    "La première démarche de l’existentialisme est de mettre l'homme en possession de ce qu'il est et de faire reposer sur lui la responsabilité totale de l’existence." [Jean-Paul Sartre]

    "Un homme n'est rien d'autre qu'une série d'entreprises... Il est la somme, l'organisation, l'ensemble des relations qui constituent ces entreprises." [Jean-Paul Sartre]

    "La liberté est une, mais elle se manifeste diversement selon les circonstances. A tous les philosophes qui s'en font les défenseurs, il est permis de poser une question préalable : à propos de quelle situation privilégiée avez-vous fait l'expérience de votre liberté ? C'est une chose, en effet, d'éprouver qu'on est libre sur le plan de l'action, de l'entreprise sociale ou politique, de la création dans les arts, et autre chose de l'éprouver dans l'acte de comprendre et de découvrir." [Jean-Paul Sartre]

    "Une liberté qui ne s'emploie qu'à nier la liberté doit être niée.” [Simone de Beauvoir]

    "J’ai traité le déterminisme physique de cauchemar. C’est un cauchemar parce qu’il affirme que le monde entier, avec tout ce qu’il contient est un gigantesque automate, et que nous ne sommes rien d’autre que des petits rouages, ou des sous-automates dans le meilleur des cas." [Karl Popper]

    "Nous naissons déterminés et nous avons une petite chance de devenir libres" [Pierre Bourdieu]

    "Mais que peut valoir la vie, si la première répétition de la vie est déjà la vie même ? C'est ce qui fait que la vie ressemble toujours à une esquisse." [Milan Kundera]

    "La liberté de pensée est absolue ou elle n'est rien." [Luc Ferry]

    "L'homme est cet être qui peut se résumer lui-même après s'être formé en jouant avec le hasard." [Peter Sloterdijk]

    "Quiconque dit "je" cherche à s'illusionner sur lui-même." [Peter Sloterdijk]

    "Nous sommes des produits pédagogiques semi-finis qui doivent mener seuls leur production à son terme." [Peter Sloterdijk]

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  • Compte-rendu du débat "L’échec : tomber, se relever"

    Le 20 janvier 2017, le café philosophique de Montargis se réunissait pour une nouvelle séance autour de ce sujet : "L’échec : tomber, se relever." Au préalable, Bruno présentait les nouveaux propriétaires de la Brasserie de la Chaussée, Fabrice et Michèle. Le sujet de cette séance a été assez peu traité par la philosophie et, une fois n’est pas coutume, le sujet de ce soir n’est pas une question mais un postulat qui sera discuté par les participants de cette séance.

    Bruno commence cette séance par parler des échecs que le café philo a essuyé à sa création : débats houleux, sujets peu consensuels, critiques cinglantes y compris dans la presse locale. Peut-on réellement parler d‘échecs dans ce cas, réagit un premier intervenant, en sachant que le café philo existe toujours ? Le fait qu’il y ait eu des difficultés mais que le café philo poursuit son petit bonhomme de chemin laisserait entendre que le terme d’échec n’est pas approprié. Pour Claire, dans cette notion d’échec il est question de subjectivité. Parler d’échec c’est "vivre l’échec", le ressentir tel quel. Pour reprendre Épictète, il convient de ne pas considérer comme un échec ce qui ne dépend pas de nous. “C'est le fait d'un ignorant d'accuser les autres de ses propres échecs ; celui qui a commencé de s'instruire s'en accuse soi-même ; celui qui est instruit n'en accuse ni autrui ni soi-même.

    Prendre ce recul, c’est acquérir une forme de rigueur, voire de rudesse, suivant l’exemple du philosophe et empereur Marc Aurèle. Échouer, au contraire, pourrait être une forme d’humanisme et d’humilité, avouer les travers de l’humanité. Vivre sa vie de manière linéaire, (donc) sans échec pourrait en soit vivre de manière inhumaine.

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  • Freud : Le moi n'est pas maître dans sa propre maison

    "Dans le cours des siècles, la science a infligé à l'égoïsme naïf de l'humanité deux graves démentis. La première fois, ce fut lorsqu'elle a montré que la terre, loin d'être le centre de l'univers, ne forme qu'une parcelle insignifiante du système cosmique dont nous pouvons à peine nous représenter la grandeur. Cette première démonstration se rattache pour nous au nom de Copernic, bien que la science alexandrine ait déjà annoncé quelque chose de semblable. Le second démenti fut infligé à l'humanité par la recherche biologique, lorsqu'elle a réduit à rien les prétentions de l'homme à une place privilégiée dans l'ordre de la création, en établissant sa descendance du règne animal et en montrant l'indestructibilité de sa nature animale. Cette dernière révolution s'est accomplie de nos jours, à la suite des travaux de Ch. Darwin, de Wallace et de leurs prédécesseurs, travaux qui ont provoqué la résistance la plus acharnée des contemporains. Un troisième démenti sera infligé à la mégalomanie humaine par la recherche psychologique de nos jours qui se propose de montrer au moi qu'il n'est seulement pas maître dans sa propre maison, qu'il en est réduit à se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique. Les psychanalystes ne sont ni les premiers ni les seuls qui aient lancé cet appel à la modestie et au recueillement, mais c'est à eux que semble échoir la mission d'étendre cette manière de voir avec le plus d'ardeur et de produire à son appui des matériaux empruntés à l'expérience et accessibles à tous. D'où la levée générale de boucliers contre notre science, l'oubli de toutes les règles de politesse académique, le déchaînement d'une opposition qui secoue toutes les entraves d'une logique impartiale. Ajoutez à tout cela que nos théories menacent de troubler la paix du monde d’une autre manière encore, ainsi que vous le verrez plus loin."

    Sigmund Freud, Introduction à la Psychanalyse (1916)

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  • Ils ont dit, au sujet de l'échec

    "On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve." [Héraclite]

    "Un voyage de mille lieues commence par un pas." [Lao Tseu]

    "L'échec est au fondement de la réussite." [Lao Tseu]

    “La hâte est la mère de l'échec. ” [Hérodote]

    "La chute n'est pas un échec, l'échec est de rester là où nous sommes tombés." [Socrate]

    “C'est le fait d'un ignorant d'accuser les autres de ses propres échecs ; celui qui a commencé de s'instruire s'en accuse soi-même ; celui qui est instruit n'en accuse ni autrui ni soi-même.” [Épictète]

    "Ce qui dépend de toi c'est d'accepter ou non ce qui ne dépend pas de toi." [Épictète]

    "Se rendre ferme comme le roc que les vagues ne cessent de battre. Il demeure immobile, et l'écume de l'onde tourbillonne à ses pieds. "Ah! quel malheur pour moi, dis-tu, que cet accident me soit arrivé !" Tu te trompes." [Marc Aurèle]

    "Nous savons que l'erreur dépend de notre volonté." [René Descartes]

    "Car tous les hommes désirent d’être heureux ; cela est sans exception. Quelques différents moyens qu’ils y emploient, ils tendent tous à ce but." [Blaise Pascal]

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  • Ils ont dit, au sujet des oeuvres d'art

    "L'art d'imiter est donc bien éloigné du vrai, et, s'il peut tout exécuter, c'est, semble-t-il, qu'il ne touche qu'une petite partie de chaque chose, et cette partie n'est qu'un fantôme." [Platon]

    "Ce n’est pas un art (…) qui se trouve en toi et te rend capable de bien parler d’Homère. Non, c’est une puissance divine qui te met en mouvement." [Platon]

    "L’épopée, et la poésie tragique comme aussi la comédie, l’art du poète de dithyrambe et, pour la plus grande partie, celui du joueur de flûte et de cithare, se trouvent tous être, d’une manière générale, des imitations. Mais ils diffèrent les uns des autres par trois aspects : ou bien ils imitent par des moyens différents, ou bien ils imitent des objets différents, ou bien ils imitent selon des modes différents, et non de la même manière." [Aristote]

    "Mais ce qui plaira à plus de gens, pourra être nommé simplement le plus beau, ce qui ne saurait être déterminé." [René Descartes]

    "Le génie est la disposition innée de l’esprit (ingenium) par laquelle la nature donne ses règles à l’art." [Emmanuel Kant]

    "Et ainsi on ne peut pas dire : à chacun son goût. Cela reviendrait à dire - il n'y a pas de goût, c'est-à-dire pas de jugement esthétique qui puisse légitimement prétendre à l'assentiment universel." [Emmanuel Kant]

    "Aucun Homère, aucun Wieland ne pourrait montrer comment ses idées riches en poésie et pourtant lourdes de pensées surgissent et s'assemblent dans son cerveau, car lui-même ne le sait pas et il ne peut donc l'enseigner à un autre." [Emmanuel Kant]

    "D’une façon générale, il faut dire que l’art, quand il se borne à imiter, ne peut rivaliser avec la nature." [Hegel]
    "L'œuvre d'art, tout en ayant une existence sensible, n'a pas besoin d'avoir une réalité tangiblement concrète ni d'être effectivement vivante" [Hegel]

    "Rien ne nous empêche de dire que, comparée à cette réalité, l'apparence de l'art est illusoire; mais l'on peut dire avec autant de raison que ce que nous appelons réalité est une illusion plus forte, une apparence plus trompeuse que l'apparence de l'art." [Hegel]

    "Le sensible peut avoir avec l'esprit plusieurs sortes de relations. La plus médiocre, la moins appropriée à l'esprit, c'est l'appréhension purement sensible." [Hegel]

    "Il est permis de soutenir dès maintenant que le beau artistique est plus élevé que le beau dans la nature. Car la beauté artistique est la beauté née et comme deux fois née de l'esprit." [Hegel]

    "Ce qui donne au tragique, quelle qu’en soit la forme, son élan particulier vers le sublime, c’est la révélation de cette idée que le monde, la vie sont impuissants à nous procurer aucune satisfaction véritable et sont par suite indignes de notre attachement : telle est l’essence de l’esprit tragique ; il est donc le chemin de la résignation." [Arthur Schopenhauer]

    "La forme, c’est le fond qui remonte à la surface." [Victor Hugo]

    "J’ai essayé d’exprimer les terribles passions de l’humanité au moyen du rouge et du vert." [Vincent Van Gogh]

    "Nommer un objet, c'est supprimer les trois quarts de la jouissance du poème, qui est faite du bonheur de deviner peu à peu : le suggérer, voilà le rêve." [Stéphane Mallarmé]

    "Des enfants normaux, voilà ce que furent les Grecs. Le charme que nous trouvons à leurs couvres d'art n'est pas contrarié par le peu d'avancement de la société où elles ont fleuri. Il en est plutôt le résultat; il est inséparable de la pensée que l'état d'immaturité sociale où cet art est né, où seul il pouvait naître, ne reviendra jamais." [Karl Marx]

    "Il faut avoir du chaos en soi pour enfanter une étoile dansante." [Friedrich Nietzsche]

    "L’art favorise la vie en rendant l’horreur sublime et l’absurde comique." [Friedrich Nietzsche]

    "Nous avons l’art afin de ne pas mourir de la vérité." [Friedrich Nietzsche]

    " L'instinct le plus profond de l'artiste va-t-il à l'art, ou bien n'est-ce pas plutôt au sens de l'art, à la vie, à un désir de vie ? - L'art est le grand stimulant à la vie : comment pourrait-on l'appeler sans fin, sans but, comment pourrait-on l'appeler l'art pour l'art ?" [Friedrich Nietzsche]

    "Les abrutis ne voient le beau que dans les belles choses." [Arthur Cravan]

    "Il existe notamment un chemin de retour qui conduit de la fantaisie à la réalité : c'est l'art." [Sigmund Freud]

    "L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible." [Paul Klee]

    "Mettez-vous dans la tête qu’on ne fait pas de progrès." [Francis Picabia]

    "La philosophie n'est pas l'art, mais elle a avec l'art de profondes affinités. Qu'est-ce que l'artiste ? C'est un homme qui voit mieux que les autres car il regarde la réalité nue et sans voiles." [Henri Bergson]

    "Le goût – bon ou mauvais – est une habitude." [Marcel Duchamp]

    "L'art naît... de la fascination de l'insaisissable, du refus de copier des spectacles, de la volonté d'arracher les formes au monde que l'homme subit pour les faire entrer dans celui qu'ils gouvernent ... Les grands artistes ne sont pas les transcripteurs du monde, ils en sont les rivaux." [André Malraux]

    "L'art est ce par quoi les formes deviennent style" [André Malraux]

    "Qu'est-ce que la technique moderne? Elle aussi est un dévoilement. C'est seulement lorsque nous arrêtons notre regard sur ce trait fondamental que ce qu'il y a de nouveau dans la technique moderne se montre à nous." [Martin Heiddegger]

    "La qualité esthétique de la jouissance, et même le divertissement, a toujours été inséparable de l'essence de l'art, quelque tragique, quelque exempte de compromis que soit l'œuvre d'art. La proposition d'Aristote sur l'effet purificateur de l'art résume la double fonction de l'art qui est à la fois d'opposer et de réconcilier, de dénoncer et d'acquitter, de faire resurgir ce qui est refoulé et de le refouler à nouveau, sous une forme « purifiée »." [Herbert Marcuse]

    "L'œuvre d'art est une forme, c'est-à-dire un mouvement arrivé à sa conclusion : en quelque sorte un infini contenu dans le fini. Sa totalité résulte de sa conclusion et doit donc être considérée non comme la fermeture d'une réalité statique et immobile, mais comme l'ouverture d'un infini qui s'est rassemblé dans une forme." [Luigi Pareyson]

    "À la vérité « l’Art » n’a pas d’existence propre. Il n’y a que des artistes." [Ernst Gombrich]

    "La peinture transforme donc un texte en figures énigmatiques. Le travail du rêve, les opérations décrites par Freud pour rendre compte de ce travail que fait le rêve, transforment les pensées en images, tout comme un tableau." [Daniel Arasse]

    "L'œuvre est ouverte au sens où l'est un débat : on attend, on souhaite une solution, mais elle doit naître d'une  prise de conscience du public. L'ouverture devient instrument de pédagogie révolutionnaire." [Umberto Eco]

    "Au royaume du kitsch s’exerce la dictature du cœur." [Milan Kundera]

    "Le nouveau n’est pas nouveau." [Ben]

    "Comprendre une œuvre d’art, c’est mesurer exactement les raisons qui nous la rendent inintelligible à jamais." [Renaud Camus]

    "C’est ce que j’ai appelé, dans la conclusion de mon livre, « le paradoxe permissif », c’est-à-dire le fait qu’en approuvant et en intégrant les propositions transgressives, les institutions de l’art contemporain vont, d’une certaine façon, à l’encontre de ce que font les artistes qu’elles prétendent soutenir." [Nathalie Heinich]

    "Chacun de nous a trois existences. Une existence de chose : nous sommes un corps. Une existence d'esprit : nous sommes une conscience. Et une existence de discours : nous sommes ce dont les autres parlent." [Eric-Emmanuel Schmitt]

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