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Café philosophique de Montargis

  • Les sujets du bac philo

    Les sujets de l'épreuve de philosophie du bac 2019 sont tombées, et à l'heure qu'il est les lycéennes et lycéens planchent toujours. Voici ces sujets, série par série :

    Série littéraire

    - 1er sujet: Est-il possible d'échapper au temps ?

    - 2e sujet: A quoi bon expliquer une oeuvre d'art ?

    - Explication d'un texte extrait de Principes de la philosophie du droit de Hegel (1820)

    Série économique et sociale

    - 1er sujet: La morale est-elle la meilleure des politiques ?

    - 2e sujet: Le travail divise-t-il les hommes ?

    - Explication d'un texte extrait de Remarques sur la partie générale des principes de Descartes de Leibniz (1692)

    Série scientifique

    - 1er sujet: La pluralité des cultures fait-elle obstacle à l'unité du genre humain ?

    - 2e sujet: Reconnaître ses devoirs, est-ce renoncer à sa liberté ?

    - Explication d'un texte extrait de L'avenir d'une illusion de Freud (1927)

    Séries technologiques (sauf Techniques de la Musique et de la Danse et Sciences et Technologies de l'Hôtellerie et de la Restauration)

    - 1er sujet: Seul ce qui peut s'échanger a-t-il de la valeur ?

    - 2e sujet: Les lois peuvent-elles faire notre bonheur ?

    - Explication d'un texte extrait des Essais de Montaigne (1580)

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  • Wilde : Dorian Gray et son étrange portrait

    Le puissant parfum des roses emplissait l'atelier et, quand la brise d'été remuait parmi les arbres du jardin, la porte ouverte laissait entrer les lourds effluves du lilas ou la senteur plus délicate de l'aubépine.

    Depuis le coin du divan à sacs de selle persans où il était étendu, fumant, comme à son habitude, d'innombrables cigarettes, Lord Henry Wotton apercevait tout juste l'éclat d'un cytise aux fleurs sucrées et colorées comme le miel dont les rameaux frémissants semblaient à peine capables de soutenir le poids d'une aussi flamboyante beauté. De temps à autre les ombres fantastiques projetées par des oiseaux en vol tourbillonnaient sur les longs rideaux de tussor tendus devant l'immense fenêtre, créant fugacement une sorte d'effet japonais, et lui faisant penser à ces peintres de Tokyo au visage blême comme le jade qui, au moyen d'un art par nature immobile, cherchent à transmettre le sentiment de la vitesse et du mouvement. Le murmure maussade des abeilles se frayant un chemin dans l'herbe haute qui n'avait pas été tondue, ou s'obstinant à décrire des cercles monotones autour des flèches à crochets noirs des roses trémières fleuries par les premiers jours de juin, semblait rendre le silence encore plus oppressant, et le sourd grondement de Londres était pareil au bourdon d'un orgue dans le lointain.

    Au centre de la pièce, fixé à un chevalet droit, se dressait le portrait en pied d'un jeune homme à la beauté extraordinaire, et face à lui, à quelques pas, se tenait assis l'artiste en personne, Basil Hallward, dont la disparition soudaine, voici quelques années, a suscité un formidable émoi dans la société et donné naissance à tant d'étranges conjectures.

    Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray (1890)

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  • Moins quelques heures avant le bac philo

    Il reste quelques heures avant le signal de départ des épreuves du bac. Et, comme de coutume, c'est la philosophie qui sera au centre de toutes les attentions. 

    Alors que des centaines de milliers de lycéens doivent avoir à cette heure la boule au ventre, nous leur adressons tous nos vœux de réussite. 

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  • "Just an illusion"

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  • Nerval : Des visions insensées

    Si je ne pensais que la mission d’un écrivain est d’analyser sincèrement ce qu’il éprouve dans les graves circonstances de la vie, et si je ne me proposais un but que je crois utile, je m’arrêterais ici, et je n’essayerais pas de décrire ce que j’éprouvai ensuite dans une série de visions insensées peut-être, ou vulgairement maladives… Étendu sur un lit de camp, je crus voir le ciel se dévoiler et s’ouvrir en mille aspects de magnificences inouïes. Le destin de l’Âme délivrée semblait se révéler à moi comme pour me donner le regret d’avoir voulu reprendre pied de toutes les forces de mon esprit sur la terre que j’allais quitter… D’immenses cercles se traçaient dans l’infini, comme les orbes que forme l’eau troublée par la chute d’un corps ; chaque région, peuplée de figures radieuses, se colorait, se mouvait et se fondait tour à tour, et une divinité, toujours la même, rejetait en souriant les masques furtifs de ses diverses incarnations, et se réfugiait enfin insaisissable dans les mystiques splendeurs du ciel d’Asie.

    Cette vision céleste, par un de ces phénomènes que tout le monde a pu éprouver dans certains rêves, ne me laissait pas étranger à ce qui se passait autour de moi. Couché sur un lit de camp, j’entendais que les soldats s’entretenaient d’un inconnu arrêté comme moi et dont la voix avait retenti dans la même salle. Par un singulier effet de vibration, il me semblait que cette voix résonnait dans ma poitrine et que mon âme se dédoublait pour ainsi dire, — distinctement partagée entre la vision et la réalité. Un instant, j’eus l’idée de me retourner avec effort vers celui dont il était question, puis je frémis en me rappelant une tradition bien connue en Allemagne, qui dit que chaque homme a un double, et que, lorsqu’il le voit, la mort est proche. — Je fermai les yeux et j’entrai dans un état d’esprit confus où les figures fantasques ou réelles qui m’entouraient se brisaient en mille apparences fugitives. Un instant, je vis près de moi deux de mes amis qui me réclamaient, les soldats me désignèrent ; puis la porte s’ouvrit et quelqu’un de ma taille, dont je ne voyais pas la figure, sortit avec mes amis que je rappelais en vain. — Mais on se trompe ! m’écriais-je, c’est moi qu’ils sont venus chercher et c’est un autre qui sort ! Je fis tant de bruit que l’on me mit au cachot.

    J’y restai plusieurs heures dans une sorte d’abrutissement ; enfin, les deux amis que j’avais cru voir déjà vinrent me chercher avec une voiture. Je leur racontai tout ce qui s’était passé, mais ils nièrent être venus dans la nuit. Je dînai avec eux assez tranquillement ; mais, à mesure que la nuit approchait, il me sembla que j’avais à redouter l’heure même qui, la veille, avait risqué de m’être fatale. Je demandai à l’un d’eux une bague orientale qu’il avait au doigt et que je regardais comme un ancien talisman, et, prenant un foulard, je la nouai autour de mon cou, en ayant soin de tourner le chaton, composé d’une turquoise, sur un point de la nuque où je sentais une douleur. Selon moi, ce point était celui par où l’âme risquerait de sortir au moment où un certain rayon, parti de l’étoile que j’avais vue la veille, coïnciderait relativement à moi avec le zénith. Soit par hasard, soit par l’effet de ma forte préoccupation, je tombai comme foudroyé, à la même heure que la veille. On me mit sur un lit, et pendant longtemps je perdis le sens et la liaison des images qui s’offrirent à moi.

    Gérard de Nerval, Aurélia ou le Rêve et la Vie (1855)

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  • Les apparences sont-elles toujours trompeuses?

    Affiche Les apparences sont elles toujours trompeuses image.png

    Le café philosophique de Montargis proposera sa toute dernière séance de la saison le vendredi 19 juillet 2019 au café Le Belman. Le débat portera sur cette question : "Les apparences sont-elles toujours trompeuses?"

    La participation sera libre et gratuite.

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  • Merci aux participants de la séance du 14 juin 2019

    tenor.gifLe café philosophique de Montargis se réunissait  le vendredi 14 juin 2019 pour un débat qui portait autour de ce sujet : "Les hommes ont-ils besoin d'être gouvernés"

    Merci aux participants de cette nouvelle séance.

    Le café philo fixe son prochain rendez-vous au Belman le vendredi 19 juillet 2019 à 19 heures pour une ultime séance de cette dixième saison. Le débat portera sur cette question : "Les apparences sont-elles toujours trompeuses ?"

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  • Pour aller plus loin

    Affiche Les hommes ont ils besoin d'être gouvernés.pngPour compléter la séance du 14 juin 2019 qui portait sur la question "Les hommes ont-ils besoin d'être gouvernés", retrouvez sur ce lien le diaporama qui était diffusé lors de la séance

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  • Toutes nos affiches

    Saison 10

    "Les apparences sont-elles toujours trompeuses?" (séance du 19 juillet 2019)

    "Les hommes ont-ils besoin d'être gouvernés?" (séance du 14 juin 2019)

    "Jusqu'où peut-on se mettre à la place des autres?" (séance du 24 mai 2019)

    "Un bon artiste est-il un artiste mort?" (séance du 26 avril 2019)

    "Est-on possesseur de son corps ?" (séance du 22 mars 2019)

    "Le désir n'est-il que le manque ? " (séance du 18 janvier 2019)

    "Peut-on être seul·e au milieu des autres?" (séance du 21 septembre 2018)

    "Obéir ou désobéir ?" (séance du 21 septembre 2018)

    "Va-t-on trop vite ?" (séance du 21 septembre 2018)

    Saison 9

    "La philo sous les arbres" (séance aux Tanneries d'Amilly, le 23 juin 2018)

    "La liberté a-t-elle un prix?" (séance du 22 juin 2018)

    "Qu'est-ce qu'être normal?" (séance du 18 mai 2018)

    Café philo à la Médiathèque (séance du 13 avril 2018)

    "Tout doit-il être fait par passion?" (séance du 23 mars 2018)

    "La vérité finit-elle toujours par triompher?" (séance du 19 janvier 2018)

    "Ma liberté est-elle en danger?" (séance du 15 octobre 2017)

    "La culture serait-elle une meilleure réponse à la violence ?" (séance du 10 octobre 2017)

    "Les sciences vont-elles trop loin ?" (séance du 22 septembre 2017)

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  • Toutes nos séances

    Saison 10

    [A venir] Débat 83 [Saison 10] - Vendredi 19 juillet 2019: "Les apparences sont-elles toujours trompeuses?", au café Le Belman

    Débat 82 [Saison 10] - Vendredi 14 juin 2019: "Les hommes ont-ils besoin d'être gouvernés ?", au café Le Belman

    Débat 81 [Saison 10] - Vendredi 24 mai 2019: "Jusqu'où peut-on se mettre à la place des autres?", au café Le Belman

    Débat 80 [Saison 10] - Vendredi 26 avril 2019: "Un bon artiste est-il un artiste mort?", séance spéciale à la Médiathèque de Montargis

    Débat 79 [Saison 10] - Vendredi 22 mars 2019: "Est-on possesseur de son corps ?", au café Le Belman

    Débat 78 [Saison 10] - Vendredi 18 janvier 2019: "Le désir n'est-il que le manque ?", au café Le Belman

    Débat 77 [Saison 10] - Vendredi 23 novembre 2018: "Peut-on être seul au milieu des autres ?", au café Le Belman

    Débat 76 [Saison 10] - Vendredi 2 novembre 2018: "Obéir ou désobéir ?", Séance exceptionnelle au cinéma Le Vox de Château-Renard

    Débat 75 [Saison 10] - Vendredi 21 septembre 2018: "Va-t-on trop vite ?", au café Le Belman

    Saison 9

    Débat 74 [Saison 9] - Samedi 23 juin 2018 : "La philo sous les arbres", séance spéciale aux Tanneries d'Amilly

    Débat 73 [Saison 9] - Vendredi 22 juin 2018 : "La liberté a-t-elle un prix?", au café Le Belman

    Débat 72 [Saison 9] - Vendredi 18 mai 2018 : "Qu'est-ce qu'être normal ?", au café Le Belman

    Débat 71 [Saison 9] - Vendredi 13 avril 2018, 18 heures : Séance spéciale à la Médiathèque de Montargis

    Débat 70 [Saison 9] - Vendredi 23 mars 2018 : "Tout doit-il être fait par passion?", au café Le Belman

    Débat 69 [Saison 9] - Vendredi 19 janvier 2018 : "La vérité finit-elle toujours par triompher?", au café Le Belman

    Débat 68 [Saison 9] - Vendredi 15 décembre 2017 : "Ma liberté est-elle en danger ?", au café Le Belman (Montargis)

    Débat 67 [Saison 9] - Vendredi 20 octobre 2017 : "La culture serait-elle une meilleure réponse à la violence?", au café Le Belman (Montargis)

    Débat 66 [Saison 9] - Vendredi 22 septembre 2017 : "Les sciences vont-elles trop loin ?", avec la participation de Thierry Berlanda

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  • Les hommes ont-ils besoin d'être gouvernés

    Affiche Les hommes ont ils besoin d'être gouvernés.png

    Le café philosophique de Montargis proposera son avant-dernière séance de la saison le vendredi 14 juin 2019 au café Le Belman. Le débat portera sur cette question : "Les hommes ont-ils besoin d’être gouvernés?"

    La participation sera libre et gratuite.

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  • Un anneau pour les gouverner tous

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  • Clastres : L’Etat est l’aboutissement de la civilisation

    Les sociétés primitives sont des sociétés sans Etat : ce jugement de fait, en lui-même exact, dissimule en vérité une opinion, un jugement de valeur qui grève dès lors la possibilité de constituer une anthropologie politique comme science rigoureuse. Ce qui en fait est énoncé, c’est que les sociétés primitives sont privées de quelque chose – l’Etat – qui leur est, comme à toute autre société – la nôtre par exemple -, nécessaire. Ces sociétés sont donc incomplètes. Elles ne sont pas tout à fait de vraies sociétés – elles ne sont pas policées -, elles subsistent dans l’expérience peut-être douloureuse d’un manque – manque de l’Etat – qu’elles tenteraient, toujours en vain, de combler. Plus ou moins confusément, c’est bien cela que disent les chroniques des voyageurs et les travaux des chercheurs : on ne peut pas penser la société sans l’Etat, l’Etat est le destin de toute société. On décèle en cette démarche un ancrage ethnocentriste d’autant plus solide qu’il est le plus souvent inconscient. La référence immédiate, spontanée, c’est, sinon le mieux connu, en tout cas le plus familier. Chacun de nous porte en effet en soi, intériorisée comme la foi du croyant, cette certitude que la société est pour l’Etat. Comment dès lors concevoir l’existence même des sociétés primitives, sinon comme des sortes de laissés-pour-compte de l’histoire universelle, des survivances anachroniques d’un stade lointain partout ailleurs depuis longtemps dépassé ? On reconnaît ici l’autre visage de l’ethnocentrisme, la conviction complémentaire que l’histoire est à sens unique, que toute société est condamnée à s’engager en cette histoire et à en parcourir les étapes qui, de la sauvagerie, conduisent à la civilisation. "Tous les peuples policés ont été sauvages", écrit Raynal. Mais le constat d’une évolution évidente ne fonde nullement une doctrine qui, nouant arbitrairement l’état de civilisation à la civilisation de l’Etat, désigne ce dernier comme terme nécessaire assigné à toute société.

    Pierre Clastres, La Société contre l’Etat (1974)

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  • Locke : Lorsque les citoyens abandonnent une partie de leur liberté...

    S’il est vrai qu’en entrant en société, les hommes abandonnent l’égalité, la liberté, le pouvoir exécutif qu’ils possédaient dans l’état de nature, et qu’ils les remettent entre les mains de la société pour que le législatif en dispose selon que le bien de cette même société l’exigera, il reste cependant que chacun ne le fait que dans l’intention de préserver d’autant mieux sa personne, sa liberté et sa propriété (car on ne peut supposer qu’une créature rationnelle change de situation dans l’intention de la rendre). Le pouvoir de la société, ou du législatif qu’elle institue, ne peut jamais être censé s’étendre au-delà de ce que requiert le bien commun ; il est obligé de garantir la propriété de chacun, en remédiant aux trois défauts que nous avons mentionnés ci-dessus, et qui rendaient l’état de nature si incertain et si inconfortable. Par conséquent, quiconque détient le législatif ou le pouvoir suprême de la république est tenu de gouverner selon des lois fixes et établies, promulguées et connues du peuple, et non par des décrets improvisés ; de gouverner par le moyen de juges impartiaux et intègres, appelés à trancher tous les différends en fonction de ces lois ; enfin, de n’employer à l’intérieur la force de la communauté que pour l’exécution de ces lois, et à l’extérieur pour prévenir les atteintes de l’étranger ou en obtenir réparation, afin de garantir la communauté contre les incursions et les invasions. Tout ceci ne doit être dirigé vers aucune autre fin que la paix, la sûreté et le bien public du peuple.

    John Locke, Second traité du gouvernement (1690)

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  • Ils ont dit, au sujet du gouvernement des hommes

    "Ce qui donne naissance à une société, c’est, je crois l’impuissance où se trouve chaque individu à se suffire à lui-même." [Platon]

    "Tant que les philosophes ne seront pas rois dans les cités (...) il n’y aura de cesse aux maux de la cité, ni, ce me semble, à ceux du genre humain." [Platon]

    "On voit d'une manière évidente pourquoi l'homme est un animal sociable à un plus haut degré que les abeilles et tous les animaux qui vivent réunis." [Aristote]

    "Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien !" [Étienne de La Boétie]

    "Comme il faut de la vertu dans une république, et dans une monarchie, de l'honneur, il faut de la crainte dans un gouvernement despotique : pour la vertu, elle n'y est point nécessaire, et l'honneur y serait dangereux." [Montaigne]

    "Je place au premier rang, à titre de penchant universel de tout le genre humain, un désir inquiet d’acquérir puissance après puissance, désir qui ne cesse seulement qu’à la mort." [Thomas Hobbes]

    "Hors de la société civile, chacun jouit d’une liberté très entière, mais qui est infructueuse, parce que, comme elle donne le privilège de faire tout ce que bon nous semble, aussi laisse-t-elle aux autres la puissance de nous faire souffrir tout ce qu’il leur plaît" [Thomas Hobbes]

    "L’homme est un loup pour l’homme." [Thomas Hobbes]

    "C’est comme si chacun disait à chacun : j’autorise cet homme ou cette assemblée et je lui abandonne mon droit de me gouverner moi-même, à cette condition que tu lui abandonnes ton droit, et que tu autorises toutes ses actions de la même manière." [Thomas Hobbes]

    "La liberté qu’a chacun d’user comme il le veut de son pouvoir propre, pour la préservation de sa propre nature." [Thomas Hobbes]

    "Par ce qui précède je pense avoir assez montré les fondements de l'État démocratique, duquel j'ai parlé en premier parce qu'il semblait le plus naturel et celui qui est le moins éloigné de la liberté que la nature reconnaît à chacun." [Baruch Spinoza]

    "Partout où les lois cessent, ou sont violées au préjudice d'autrui, la tyrannie commence et a lieu." [John Locke]

    "L'Homme véritable, c'est la nation, mais l’homme isolé est constamment un égoïste." [John Locke]

    "S’il est vrai qu’en entrant en société, les hommes abandonnent l’égalité, la liberté, le pouvoir exécutif qu’ils possédaient dans l’état de nature, et qu’ils les remettent entre les mains de la société pour que le législatif en dispose selon que le bien de cette même société l’exigera, il reste cependant que chacun ne le fait que dans l’intention de préserver d’autant mieux sa personne, sa liberté et sa propriété." [John Locke]

    "L’union des forces accroît notre pouvoir ; la division des tâches accroît notre capacité ; l’aide mutuelle fait que nous sommes moins exposés au sort et aux accidents. C’est ce supplément de force de capacité et de sécurité qui fait l’avantage de la société." [David Hume]

    "Tous les politiques admettent, ainsi que la plupart des philosophes, que des raisons d’Etat peuvent, en cas d’urgences particulières, dispenser de suivre les règles de justice, et invalider tout traité ou alliance, si les respecter strictement était considérablement préjudiciable à l’une ou l’autre des parties contractantes." [David Hume]

    "L'homme est un animal qui, lorsqu'il vit parmi d'autres membres de son espèce, a besoin d'un maître." [Emmanuel Kant]

    "Quand l’État se dissout, l’abus du gouvernement, quel qu’il soit, prend le nom commun d’anarchie." [Jean-Jacques Rousseau]

    "Convenons donc que force ne fait pas droit, et qu'on n'est obligé d'obéir qu'aux puissances légitimes." [Jean-Jacques Rousseau]

    "Renoncer à sa liberté c'est renoncer à sa qualité d'homme" [Jean-Jacques Rousseau]

    "En effet chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu'il a comme citoyen" [Jean-Jacques Rousseau]

    "Le corps politique ou le souverain ne tirant son être que de la sainteté du contrat ne peut jamais s'obliger, même envers autrui, à rien qui déroge à cet acte primitif, comme d'aliéner quelque portion de lui-même ou de se soumettre à un autre souverain." [Jean-Jacques Rousseau]

    "La véritable liberté est l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite." [Jean-Jacques Rousseau]

    "Les affaires générales d'un pays n'occupent que les principaux citoyens." [Alexis de Tocqueville]

    "Je pense que l'espèce d'oppression dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera à rien de ce qui l'a précédée dans le monde... Je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme... Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort." [Alexis de Tocqueville]

    "Tout ce que l’homme est, il le doit à l’État : c’est là que réside son être." [Hegel]

    "L'état de nature est l'état de rudesse, de violence et d'injustice. Il faut que les hommes sortent de cet état pour constituer une société qui soit un Etat, car c'est seulement là que la relation de droit possède une effective réalité." [Hegel]

    "Si on confond l'État avec la société civile et si on le destine a la sécurité et à la protection de la propriété et de la liberté personnelles, l‘intérêt des individus en tant que tels est le but suprême en vue duquel ils sont rassemblés." [Hegel]

    "Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, endoctriné, prêché, contrôlé." [Pierre-Joseph Proudhon]

    "Donnez aux hommes cette double éducation de l'école et de la vie." [Mikhaïl Bakounine]

    "C’était un de ces portraits arrangés de telle sorte que les yeux semblent suivre celui qui passe. Une légende, sous le portrait, disait : BIG BROTHER VOUS REGARDE." [George Orwell]

    "Dans un système de discipline, l'enfant est plus individualisé que l'adulte, le malade l'est avant l'homme sain, le fou et le délinquant plutôt que le normal et le non-délinquant." [Michel Foucault]

    "L’anarchisme ne propose pas la société transparente, la disparition de toute conflictualité, la fin de toute division, l’harmonie globale…Mais l’anarchisme constate que toute société basée sur la division dominant-dominé transforme la justice dans l’intérêt du plus fort." [Eduardo Colombo]

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