27/08/2014

"LA DAME DE SHANGHAI"

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SARTRE : JE M’ÉPROUVE PAR LE REGARD D'AUTRUI

otages.jpg"Le regard d'autrui, comme condition nécessaire de mon objectivité, est destruction de toute objectivité pour moi. le regard d'autrui m'atteint à travers le monde et n'est pas seulement transformation de moi-même, mais métamorphose totale du monde. Je suis regardé dans un monde regardé. En particulier, le regard d'autrui - qui est regard-regardant et non regard-regardé - nie mes distances aux objets et déplie ses distances propres. Ce regard d'autrui se donne immédiatement comme ce par quoi la distance vient au monde au sein d'une présence sans distance. Je recule, je suis démuni de ma présence sans distance à mon monde et je suis pourvu d'une distance à autrui : me voilà à quinze pas de la porte, à six mètres de la fenêtre. Mais autrui vient me chercher pour me constituer à une certaine distance de lui. Tant qu'autrui me constitue comme à six mètres de lui, il faut qu'il soit présent à moi sans distance. Ainsi, dans l'expérience même de la distance aux choses et à autrui, j'éprouve la présence sans distance d'autrui à moi.

Chacun reconnaîtra, dans cette description abstraite, cette présence immédiate et brûlante du regard d'autrui qui l'a souvent rempli de honte. Autrement dit, en tant que je m'éprouve comme regardé, se réalise pour moi une présence transmondaine (qui se situe en-dehors du monde) d'autrui: ce n'est pas en tant qu'il est « au milieu » de mon monde qu'autrui me regarde, mais c'est en tant qu'il vient vers le monde et vers moi de toute sa transcendance (extériorité), c'est en tant qu'il n'est séparé de moi par aucune distance, par aucun objet de monde, ni réel, ni idéal, par aucun corps du monde, mais par sa seule nature d'autrui. Ainsi, l'apparition du regard d'autrui n'est pas apparition dans le monde: ni dans le "mien", ni dans "celui d'autrui"; et le rapport qui m'unit à autrui ne saurait être un rapport d'extériorité à l'intérieur du monde, mais, par le regard d'autrui, je fais l'épreuve concrète qu'il y a un au-delà du monde. Autrui m'est présent sans aucun intermédiaire comme une transcendance qui n'est pas la mienne. Mais cette présence m'est réciproque : il s'en faut de toute l'épaisseur du monde pour que je sois, moi, présent à autrui."

Jean-Paul Sartre, L'Être et le Néant (1943)

 

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24/08/2014

LE CAFÉ PHILO GAZOUILLE

Logo Twitter.jpgDésormais, le café philosophique gazouille sur Twitter.

Vous pouvez nous retrouver sur le célèbre réseau social à cette adresse: @lecafephilo

 

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23/08/2014

UNE SEULE FEMME PHILOSOPHE AU PROGRAMME : EST-CE BIEN SÉRIEUX?

polygamie.jpgAriane Baillon a 17 ans. Juste bachelière, elle témoigne sur le site de Rue89Bordeaux de la découverte fabuleuse qu'elle a fait l'an passé au lycée : la philo!

"Quelle ne fut pas ma joie à la rentrée de me voir remettre un épais manuel de philosophie, présage d’une initiation intense à l’exercice de la pensée et aux combats des préjugés" écrit-elle. J'avoue, en lisant cette phrase, que je me suis un peu revue à son âge (et même d'ailleurs toujours aujourd'hui, une vingtaine d'années après l'obtention de mon bac). Comme Ariane, j'ai eu le coup de foudre (et dure l'idylle) pour cette discipline de la pensée critique, qui étreint et entrelace la culture, la logique et l'imaginaire afin de s'aider soi-même à comprendre le monde, de questionner avec d'autres ses visions, de faire de tout ce qui chagrine, dérange, enthousiasme ou laisse perplexe un motif de réflexion par delà les préconçus et les opinions trop simplistes pour être honnêtes. Et de grandir, à l'infini, en s'enrichissant de la lecture de tous ces grands auteurs, qui depuis l'Antiquité, éclairent ce qui interroge (dans) la réalité : l'autre, l'amour, la nature, le pouvoir, le travail, la justice, la science, le langage, l'histoire...

L'an dernier, Ariane s'est passionnée, à raison, pour les écrits de "Platon, Épicure, Descartes, Pascal, Kant, Nietzsche, Foucault"… Mais elle s'est étonnée aussi de ne voir qu'un nom de femme parmi les auteur-es au programme de sa terminale, celui d'Hannah Arendt...

LA SUITE ICI...

 

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20/08/2014

SANS COMMENTAIRE

livres.jpg

 

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17/08/2014

SITES AMIS ET PARTENAIRES

Copie de Eniac.JPGDes sites Internet amis et partenaires suivent et soutiennent le café philosophique de Montargis, parfois depuis depuis les premiers jours de sa création en octobre 2009.

Voici la liste de ces sites. Parmi eux, des associations, des bloggeurs, des artistes, des journaux en ligne ou des institutionnels.

Les sites des animateurs, Claire et Bruno, ont été inclus dans cette liste qui ne se veut pas exhaustive.

Un grand merci à ces amis et soutiens, bien entendu, et pardon à ceux que nous aurions oubliés !

 

Les sites des animateurs

La Philosophie en Claire

Le blog de Bruno Chiron

Le site de Bruno Chiron

 

Les sites partenaires et soutiens  

C2L

Art et Culture Montargis

AGART d'Amilly

Cafesphilo.org

Le Café philo de Chevilly-Larue et de L'Häy-les-Roses

Les cramés de la Bobine

Les Bons Plans de Montargis

On Va Sortir ! Orléans

Le site de Catherine Armessen

Le café philosophique de Genève-Annemasse

Gatinais-info

La Ville de Montargis

Tatiana Colas 

 

Les sites amis

La République du Centre

L'AME de Montargis

Confrérie des 10001 Pages

Fantasy à la Carte

Elèv/ation

Philosophie pour Tous

Philosophie en France

Café philosophique de Pau

Le café philo de South Kensington

Montargisphilo.eklablog.com

Natasha Vassiliev

Villanimation

Actu Philo

Du Bleu dans mes Nuages

Coordination pour l'éducation à la non-violence et à la paix

 

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29/07/2014

"CLOUD ATLAS"


Cloud Atlas - Bande-Annonce Version Longue

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28/07/2014

LE CAFÉ PHILO PREND SES QUARTIERS D’ÉTÉ

galets plage.jpgAprès une saison 5 très riche, l'équipe du café philosophique de Montargis prend ses quartiers d'été et quelques semaines de vacances.

Nous serons de retour le 26 septembre 2014 pour la première séance de la saison 6, un débat intitulé "Existe-t-on quand personne ne nous regarde ?"

D'ici là, le site du café philosophique de Montargis continuera de vous informer.

 

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CAMUS : "L’ÉTÉ"

camus.gifAlbert Camus, L’Été, éd. Gallimard Folio, 130 p.

C'est à une série de voyages que nous entraîne l'auteur de L'Etranger et de la Peste. Les huit récits de ce recueil sont des voyages autour de la Méditerranée. Albert Camus nous parle de son pays, l'Algérie, de sa ville Oran, de ses racines, de ses souvenirs - parfois sans concession - mais aussi du déracinement. Les racines sont en effet au cœur de ce petit livre, largement façonné autour des légendes mythologiques : Prométhée, Hélène ou le Minotaure. En parlant de voyages maritimes et ensoleillées, c'est aussi et surtout de Camus dont il est question. Dans de très belles pages, il nous parle de lui-même et de sa vision de l'absurdité du monde. Le recueil s'achève sur un long voyage de la Méditerranée jusqu'au Pacifique, au terme de laquelle l'auteur nous avoue ceci : "J'ai toujours eu l'impression de vivre, menacé, au cœur d'un bonheur royal." Un livre très apaisant nous offrant une image lumineuse d'Albert Camus.

 

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26/07/2014

ROUSSEAU : LA PITIÉ

Saint-Martin.jpg"Je ne crois pas avoir aucune contradiction à craindre, en accordant à l'homme la seule vertu Naturelle, qu'ait été forcé de reconnaître le Détracteur le plus outré des vertus humaines. Je parle de la pitié, disposition convenable à des êtres aussi faibles, et sujets à autant de maux que nous le sommes; vertu d'autant plus universelle et d'autant plus utile à l'homme qu'elle précède en lui l'usage de toute réflexion[...] Il est donc bien certain que la pitié est un sentiment naturel qui, modérant dans chaque individu l'activité de l'amour de soi-même, concourt à la conservation de toute l'espèce. C'est elle qui nous porte sans réflexion au secours de ceux que nous voyons souffrir: c'est elle qui, dans l'état de nature, tient lieu de Lois, de mœurs, et de vertu, avec cet avantage que nul n'est tenté de désobéir à sa douce voix: c'est elle qui détournera tout sauvage robuste d'enlever à un faible enfant, ou à un vieillard infirme, sa subsistance acquise avec peine, si lui-même espère pouvoir trouver la sienne ailleurs: c'est elle qui, au lieu de cette maxime sublime de justice raisonnée; fais à autrui comme tu veux qu'on te fasse, inspire à tous les hommes cette autre maxime de bonté naturelle bien moins parfaite, mais plus utile peut-être que la précédente. Fais ton bien avec le moindre mal d'autrui qu'il est possible. C'est en un mot dans ce sentiment naturel, plutôt que dans des arguments subtils, qu'il faut chercher la cause de la répugnance que tout homme éprouverait à mal faire, même indépendamment des maximes de l'éducation. Quoi qu'il puisse appartenir à Socrate, et aux Esprits de sa trempe, d'acquérir de la vertu par raison, il y a longtemps que le genre humain ne serait plus, si sa conservation n'eut dépendu que des raisonnements de ceux qui le composent."

Jean-Jacques Rousseau, Discours sur l'Origine et les Fondements de l'Inégalité parmi les Hommes, II (1755)

 

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"L'ADVERSAIRE"

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HUSSERL : L’APPRÉHENSION D'AUTRUI PAR SON CORPS

profile-soizig.jpg"Je n'appréhende pas "l'autre" tout simplement comme mon double. Je ne l'appréhende ni pourvu de ma sphère originale ou d'une sphère pareille à la mienne, ni pourvu de phénomènes spatiaux qui m'appartiennent en tant que liés à l'"ici" (hic): mais - à considérer la chose de plus près - avec des phénomènes tels que je pourrais en avoir si j'allais "là-bas" (illic) et si j'y étais. Ensuite, I'autre est appréhendé dans l'apprésentation comme un "moi" d'un monde primordial ou une monade. Pour cette monade, c'est son corps qui est constitué d'une manière originelle et est donné dans le mode d'un « hic absolu », centre fonctionnel de son action. Par conséquent, le corps apparaissant dans ma sphère monadique dans le mode de l'illic appréhendé comme l'organisme corporel d'un autre, comme l'organisme de l'alter-ego , l'est en même temps, comme le même corps, dans le mode du "hic", dont "l'autre" a l'expérience dans sa sphère monadique. Et cela, d'une façon concrète, avec toutes les intentionnalités constitutives que ce mode implique. "

Edmund HusserlMéditations cartésiennes (1929)

 

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"QUATRE NUITS AVEC ANNA"

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Voir aussi ce lien vers Les Cramés de la Bobine

 

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LEVINAS : QUAND JE REGARDE LE VISAGE D'AUTRUI

autoportrait.jpg"Je ne sais si l'on peut parler de "phénoménologie" du visage, puisque la phénoménologie décrit ce qui apparaît. De même, je me demande si l'on peut parler d'un regard tourné vers le visage, car le regard est connaissance, perception. Je pense plutôt que l'accès au visage est d'emblée éthique. C'est lorsque vous voyez un nez, des yeux, un front, un menton, et que vous pouvez les décrire, que vous vous tournez vers autrui comme vers un objet. La meilleure manière de rencontrer autrui, c'est de ne pas même remarquer la couleur de ses yeux ! Quand on observe la couleur des yeux, on n'est pas en relation sociale avec autrui. La relation avec le visage peut certes être dominée par la perception, mais ce qui est spécifiquement visage, c'est ce qui ne s'y réduit pas.

Il y a d'abord la droiture même du visage, son exposition droite, sans défense. La peau du visage est celle qui reste la plus nue, la plus dénuée. La plus nue, bien que d'une nudité décente. La plus dénuée aussi : il y a dans le visage une pauvreté essentielle ; la preuve en est qu'on essaie de masquer cette pauvreté en se donnant des poses, une contenance. Le visage est exposé, menacé, comme nous invitant à un acte de violence. En même temps, le visage est ce qui nous interdit de tuer...

Le visage est signification, et signification sans contexte. Je veux dire qu'autrui, dans la rectitude de son visage, n'est pas un personnage dans un contexte. D'ordinaire, on est un "personnage" : on est professeur à la Sorbonne, vice-président du Conseil d'Etat, fils d'untel, tout ce qui est dans le passeport, la manière de se vêtir, de se présenter. Et toute signification, au sens habituel du terme, est relative à un tel contexte : le sens de quelque chose tient dans sa relation à autre chose. Ici, au contraire, le visage est sens à lui seul. Toi, c'est toi. En ce sens, on peut dire que le visage n'est pas "vu". Il est ce qui ne peut devenir un contenu, que votre pensée embrasserait ; il est l'incontenable, il vous mène au-delà. C'est en cela que la signification du visage le fait sortir de l'être en tant que corrélatif d'un savoir. Au contraire, la vision est recherche d'une adéquation ; elle est ce qui par excellence absorbe l'être. Mais la relation au visage est d'emblée éthique. Le visage est ce qu'on ne peut tuer, ou du moins dont le sens consiste à dire : "tu ne tueras point". Le meurtre, il est vrai, est un fait banal : on peut tuer autrui ; l'exigence éthique n'est pas une nécessité ontologique. L'interdiction de tuer ne rend pas le meurtre impossible, même si l'autorité de l'interdit se maintient dans la mauvaise conscience du mal accompli - malignité du mal."

Emmanuel Levinas, Ethique et Infini (1982)

 

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25/07/2014

SANS COMMENTAIRE

Sartre au travail.jpg

 

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