20/09/2014

EXISTE-T-ON QUAND PERSONNE NE NOUS REGARDE?

Visuel_cafe_philo_montargis.jpgCe vendredi 26 septembre, à 19 heures, le café philosophique de Montargis fait sa rentrée à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée. Pour la première séance de cette sixième saison, le débat portera autour de cette question : "Existe-t-on quand personne ne nous regarde ?"

Ce qui est d'abord en jeu dans cette interrogation est la définition d'autrui ? Qui est autrui : mon semblable ou un autre que moi-même, sinon un adversaire ? Qui peut être autrui, celui grâce à qui je me construis autant que celui qui me juge ? Comment puis-je appréhender ma propre liberté ? Puis-je être seul dans le monde, détaché du regard et du jugement de cet autre ? La connaissance de soi est-elle tenable sans le rapport avec l'altérité ? Le sujet de ce 43ème débat pose également le problème aigu de la solitude, mal endémique dans notre société. Mal ou bienfait ? Autrui ne nous éloigne-t-il pas de notre propre identité ?  

Voilà autant de points qui seront soulevés le vendredi 26 septembre 2014 à partir de 19 heures, à la Brasserie du centre commercial de La Chaussée. 

Participation libre et gratuite.

Communiqué de presse

 

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SANS COMMENTAIRE

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TOUTES NOS SÉANCES

Saison 6

À VENIR Débat 43 [Saison 6] - Vendredi 26 septembre 2014 : "Existe-t-on quand personne ne nous regarde ?"

Saison 5

Débat 42 [Saison 5] - Vendredi 13 juin 2014 : "Avons-nous ce que nous méritons?"

Débat 41 [Saison 5] - Vendredi 9 mai 2014 : "Faut-il trouver un sens à chaque chose ?" Café philo spécial co-animé avec des élèves de Terminale littéraire

Débat 40 [Saison 5] - Vendredi 28 mars 2014 : "Famille(s) je vous aime, famille(s) je vous hais" 

Débat 39 [Saison 5] - Vendredi 14 février 2014 : "La raison a-t-elle à s'occuper de l'irrationnel ?"

Débat 38 [Saison 5] - Vendredi 10 janvier 2014 : "L'utopie est-elle dénuée de toute valeur ?"

Débat 37 [Saison 5] - Vendredi 29 novembre 2013 : "Un bon artiste est-il le Surhomme ?" Café philo exceptionnel à l'AGART d'Amilly

Débat 36 [Saison 5] - Vendredi 8 novembre 2013 : "Qu'est-ce que l'amitié"?"

Débat 35 [Saison 5] - Vendredi 27 septembre 2013 : "Justice : surveiller, punir ou guérir ?"

Saison 4

Débat 34 [Saison 4] - Vendredi 28 juin 2013 : "Qu'est-ce qu'une vie réussie ?"

Débat 33 [Saison 4] - Vendredi 7 juin 2013 : "Manipulation dans le couple : Pourquoi rester ? Comment partir ?Avec la participation de Catherine Armessen, médecin et auteur de La Marionnette (éd. Feuillage)

Débat 32 [Saison 4] - Vendredi 3 mai 2013 : "L'amour peut-il se passer de normes?"

Débat 31 [Saison 4] - Vendredi 22 mars 2013 : "Puis-je faire ce que je veux de mon corps ?Café philo spécial co-animé avec des élèves de Terminale littéraire

Débat 30 [Saison 4] - Vendredi 1er mars 2013 : "Puis-je savoir qui je suis?"

Débat 29 [Saison 4] - Vendredi 1er février 2013 : "Oser la gentillesse : est-ce encore possible ?"

Débat 28 [Saison 4] - Vendredi 21 décembre 2012 : "Catastrophe ! la fin du monde? La peur peut-elle être bonne conseillère?"

Débat 27 [Saison 4] - Vendredi 30 novembre 2012 : "Mémoire, mémoires...  : Cette mémoire qui nous construit, cette mémoire qui nous détruitCafé philo spécial avec la participation de Jean-Dominique Paoli

Débat 26 [Saison 4] - Vendredi 19 octobre 2012 : "La vérité est-elle toujours bonne à dire ?"

Débat 25 [Saison 4] - Vendredi 28 septembre 2012 : "Prendre son temps est-ce le perdre ?"

Saison 3

Débat 24 [Saison 3] - Vendredi 6 juillet 2012 : "Peut-on vraiment être en vacances?"

Débat 23 [Saison 3] - Vendredi 20 avril 2012 : "Qu'est-ce qu'un bon Président ?" Spécial Elections présidentielle

Débat 22 [Saison 3] - Vendredi 30 mars 2012 : "Peut-on être jeune et heureux ?Café philo spécial co-animé avec des élèves de Terminale littéraire

Débat 21 [Saison 3] - Vendredi 24 février 2012 : "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?"

Débat 20 [Saison 3] - Vendredi 27 janvier 2012 : "Vivre seul(e) ou mal accompagné(e) ?" Débat autour de cette question : "La vie est-elle trop courte pour s'ennuyer avec quelqu'un qui n'en vaut pas la peine ?"

Débat 19 [Saison 3] - Vendredi 9 décembre 2011 : "Les riches le méritent-ils ?" Café Philo spécial Fêtes de fin d'année

Débat 18 [Saison 3] - Vendredi 4 novembre 2011 : "Mes passions sont-elles des entraves à ma liberté ?"

Débat 17 [Saison 3] - Vendredi 30 septembre 2011 : "La vie n'est-elle qu'une suite de hasards ?"

Saison 2

Débat 16 [Saison 2] - Vendredi 22 juillet 2011 : "Qui dit "jeune" dit-il forcément "con"?"

Débat 15 [Saison 2] - Vendredi 24 juin 2011 : "Pensées sectaires : Où s'arrête ma liberté?" Café philo avec la participation de Catherine Armessen, médecin et auteur de Manipulation, éd. Cheminements (Prix Littré 2008)

Débat 14 [Saison 2] - Vendredi 27 mai 2011 : "Le café philo passe le bac : Qu’attendons-nous pour être heureux ?" Café philo spécial Bac

Débat 13 [Saison 2] - Vendredi 1er avril 2011 : "Parlons sérieux, parlons rire"Café Philo spécial 1er avril

Débat 12 [Saison 2] - Vendredi 18 février 2011 : "L’art : à quoi ça sert ?"

Débat 11 [Saison 2] - Vendredi 28 janvier 2011 : "Indignez-vous (?)"

Débat 10 [Saison 2] - Vendredi 17 décembre 2010 : "Le Père Noël est-il un imposteur ?Café Philo spécial Noël

Débat 9 [Saison 2] - Vendredi 26 novembre 2010 : "Engagement(s) ! - Philosophie de l’engagement et engagements du philosophe"

Débat 8 [Saison 2] - Vendredi 29 octobre 2010 : "Cela a-t-il encore un sens de philosopher aujourd’hui ?"

Saison 1

Débat 7 [Saison 1] - Samedi 3 juillet 2010 : "Faut-il brûler Freud ?"

Débat 6 [Saison 1] - Samedi 12 juin 2010 : "Le café philo passe le bac : Pourquoi travaille-t-on ?" Café philo spécial Bac

Débat 5 [Saison 1] - Samedi 6 mars 2010 : "L’éducation à la non-violence est-elle garante de la paix ?" Café philo spécial, avec l’intervention de Vincent Roussel, membre de la Coordination française pour la Décennie

Débat 4 [Saison 1] - Samedi 16 janvier 2010 : "Y a-t-il un Humanisme aujourd’hui ?" Café philo "supplément d'AME" (service culturel de l'Agglomération Montargoise Et rives du Loing), dans le cadre des représentations du Neveu de Rameau de Diderot (Pannes, 21-22 janvier 2010) 

Débat 3 [Saison 1] - Samedi 5 décembre 2009 : "A-t-on le droit de mourir ?"

Débat 2 [Saison 1] - Samedi 7 novembre 2009 : "Religion = opium du peuple ?"

Débat 1 [Saison 1] - Samedi 3 octobre 2009 : "Autrui, obstacle à ma liberté ?"

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Album photo du café philo ici

 

14/09/2014

QUAND MICHEL ONFRAY FAIT DE LA PHILOSOPHIE DE COMPTOIR

Philosophe très médiatique, Michel Onfray vit avec son temps : il possède un compte Twitter, sur lequel il assène certaines de ses pensées. En début de semaine, un de ses tweets a fait beaucoup réagir. Loin de le remettre en question, M. Onfray a assumé son propos, et même surenchéri, au micro de France Inter, vendredi 12 septembre, pour dénoncer pêle-mêle Internet, le livre de Valérie Trierweiler et l’école moderne. Quitte à raconter un peu n’importe quoi...

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11/09/2014

CAFÉ PHILOSOPHIQUE : "EXISTE-ON QUAND PERSONNE NE NOUS REGARDE?"

Affiche Existe-t-on quand personne ne nous regarde 2.png

La prochaine séance du café philosophique de Montargis, qui sera aussi la première de la saison 6, aura lieu le vendredi 26 septembre 2014 à 19H à la Brasserie du Centre commercial de la Chaussée

Le débat sera intitulé : "Existe-t-on  quand personne ne nous regarde ?"

 

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09/09/2014

DELEUZE : QUI EST AUTRUI ?

autrui.jpg"En comparant les premiers effets de sa présence et ceux de son absence, nous pouvons dire ce qu'est autrui. Le tort des théories philosophiques, c'est de le réduire tantôt à un objet particulier, tantôt à un autre sujet (et même une conception comme celle de Sartre se contentait, dans l'Être et le Néant, de réunir les deux déterminations, faisant d'autrui un objet sous mon regard, quitte à ce qu'il me regarde à son tour et me transforme en objet). Mais autrui n'est ni un objet dans le champ de ma perception, ni un sujet qui me perçoit, c'est d'abord une structure du champ perceptif, sans laquelle ce champ dans son ensemble ne fonctionnerait pas comme il le fait.

Que cette structure soit effectuée par des personnages réels, par des sujets variables, moi pour vous, et vous pour moi, n'empêche pas qu'elle préexiste, comme condition d'organisation en général, aux termes qui l'actualisent dans chaque champ perceptif organisé le vôtre, le mien. Ainsi Autrui-a-priori comme structure absolue fonde la relativité des autruis comme termes effectuant la structure dans chaque champ. Mais quelle est cette structure ? C'est celle du possible. Un visage effrayé, c'est l'expression d'un monde possible effrayant, ou de quelque chose d'effrayant dans le monde, que je ne vois pas encore.

Comprenons que le possible n'est pas ici une catégorie abstraite désignant quelque chose qui n'existe pas : le monde possible exprimé existe parfaitement, mais il n'existe pas (actuellement) hors de ce qui l'exprime. Le visage terrifié ne ressemble pas à la chose terrifiante, il l'implique, il l'enveloppe comme quelque chose d'autre, dans une sorte de torsion qui met l'exprimé dans l'exprimant. Quand je saisis à mon tour et pour mon compte la réalité de ce qu'autrui exprimait, je ne fais rien qu'expliquer autrui, développer et réaliser le monde possible correspondant. Il est vrai qu'autrui donne déjà une certaine réalité aux possibles qu'il enveloppe : en parlant, précisément.

Autrui, c'est l'existence du possible enveloppé. Le langage, c'est la réalité du possible en tant que tel. Le moi, c'est le développement, l'explication des possibles, leur processus de réalisation dans l'actuel. D'Albertine aperçue, Proust dit qu'elle enveloppe ou exprime la plage et le déferlement des flots : "Si elle m'avait vu, qu'avais-je pu lui représenter ? Du sein de quel univers me distinguait-elle ?" L'amour, la jalousie seront la tentative de développer, de déplier ce monde possible nommé Albertine. Bref, autrui comme structure, c'est l'expression d'un monde possible, c'est l'exprimé saisi comme n'existant pas encore hors de ce qui l'exprime."

Gilles Deleuze, La Logique du Sens (1969)

 

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"LE SIXIÈME SENS"

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08/09/2014

SARTRE : "L'AUTRE EST AUSSI CERTAIN POUR NOUS QUE NOUS-MÊMES"

sartre.jpg"Par le je pense, contrairement à la philosophie de Descartes, contrairement à la philosophie de Kant, nous nous atteignons nous-mêmes en face de l'autre, et l'autre est aussi certain pour nous que nous-mêmes. Ainsi l'homme qui s'atteint directement par le cogito découvre aussi tous les autres et il les découvre comme la condition de son existence. Il se rend compte qu'il ne peut rien être (au sens où on dit qu'on est spirituel ou qu'on est méchant, ou qu'on est jaloux) sauf si les autres le reconnaissent comme tel. Pour obtenir une vérité quelconque sur moi, il faut que je passe par l'autre. L'autre est indispensable à mon existence, aussi bien d'ailleurs qu'à la connaissance que j'ai de moi. Dans ces conditions, la découverte de mon intimité me découvre en même temps l'autre, comme une liberté posée en face de moi, qui ne pense et qui ne veut que pour ou contre moi. Ainsi, découvrons-nous tout de suite un monde que nous appellerons l'intersubjectivité et c'est dans ce monde que l'homme décide ce qu'il est et ce que sont les autres.
En outre, s'il est impossible de trouver en chaque homme une essence universelle qui serait la nature humaine, il existe pourtant une universalité humaine de condition. Ce n'est pas par hasard que les personnes d'aujourd'hui parlent plus volontiers de la condition de l'homme que de sa nature. Par condition ils entendent avec plus ou moins de clarté l'ensemble des limites a priori qui esquissent sa situation fondamentale dans l'univers. Les situations historiques varient : l'homme peut naître esclave dans une société païenne ou seigneur féodal ou prolétaire. Ce qui ne varie pas, c'est la nécessité pour lui d'être dans le monde, d'y être au travail, d'y être au milieu des autres et d'y être mortel. (...) En conséquence, tout projet, quelque individuel qu'il soit a une valeur universelle."
 
Jean-Paul Sartre, L'Existentialisme est un Humanisme (1946)
 
 

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05/09/2014

"LA SOLITUDE"

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HUME : LE DÉSIR DE COMPAGNIE

compagnie.jpg"Dans toutes les créatures qui ne font pas des autres leurs proies et que de violentes passions n'agitent pas, se manifeste un remarquable désir de compagnie, qui les associe les unes les autres. Ce désir est encore plus manifeste chez l'homme: celui-ci est la créature de l'univers qui a le désir le plus ardent d'une société, et il y est adapté par les avantages les plus nombreux. Nous ne pouvons former aucun désir qui ne se réfère pas à la société. La parfaite solitude est peut-être la plus grande punition que nous puissions souffrir. Tout plaisir est languissant quand nous en jouissons hors de toute compagnie, et toute peine devient plus cruelle et plus intolérable. Quelles que soient les autres passions qui nous animent, orgueil, ambition, avarice, curiosité, désir de vengeance, ou luxure, le principe de toutes, c'est la sympathie: elles n'auraient aucune force si nous devions faire entièrement abstraction des pensées et des sentiments d'autrui. Faites que tous les pouvoirs et tous les éléments de la nature s'unissent pour servir un seul homme et pour lui obéir ; faites que le soleil se lève et se couche à son commandement ; que la mer et les fleuves coulent à son gré ; que la terre lui fournisse spontanément ce qui peut lui être utile et agréable: il sera toujours misérable tant que vous ne lui aurez pas donné au moins une personne avec qui il puisse partager son bonheur, et de l'estime et de l'amitié de qui il puisse jouir."

David Hume, Traité de la nature humaine (1739)

 

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ALAIN : L'HOMME NE SE CONSTRUIT PAS SANS AUTRUI

JamesEnsor.jpg"Il est bon de redire que l'homme ne se forme jamais par l'expérience solitaire. Quand par métier il serait presque toujours seul et aux prises avec la nature inhumaine, toujours est-il qu'il n'a pu grandir seul et que ses premières expériences sont de l'homme et de l'ordre humain, dont il dépend d'abord directement ; l'enfant vit de ce qu'on lui donne, et son travail c'est d'obtenir, non de produire. Nous passons tous par cette expérience décisive, qui nous apprend en même temps la parole et la pensée. Nos premières idées sont des mots compris et répétés. L'enfant est comme séparé du spectacle de la nature, et ne commence jamais par s'en approcher tout seul ; on le lui montre et on le lui nomme. C'est donc à travers l'ordre humain qu'il connaît toute chose ; et c'est certainement de l'ordre humain qu'il prend l'idée de lui-même, car on le nomme, et on le désigne à lui-même, comme on lui désigne les autres."

Alain, Éléments de philosophie (1916)

 

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04/09/2014

HISTOIRE DE LA PSYCHIATRIE PAR LE SITE "RACONTE-MOI L'HISTOIRE"

venus.JPG"Salut l’internet, et les autres ! Aujourd’hui on parle psychiatrie. La semaine dernière on parlait des Gobelins parce que j’y étais, mais je vous jure, je n’ai pas passé une semaine en Hôpital Psy. Par contre, ma sœur, oui. Mais ça n’a rien à voir, elle est infirmière. Bref, je me suis penchée sur la question des timbrés, pinpins, tarés, dérangés, fous autrement appelés malades mentaux. Au fil du temps l’appréhension des maladies mentales a changé ainsi que les moyens de les traiter. Je te raconte tout ça.

L’antiquité est réputée pour les nombreuses philosophies grecques, or, contre toute attente, en ce qui concerne les maladies mentales, les grecs s’en remettent à la religion. Genre, "Bon, les gars, on a assez de problèmes politiques à gérer, on crée la démocratie nous". Alors les maladies, c’est le dieu Asclépios qui doit s’en occuper. Ce sont donc ses prêtres qui doivent gérer les maladies physiques et mentales.

Au Vème siècle avant notre ère, le célèbre Hippocrate pense la "théorie humorale". En gros si ton corps (y compris ton cerveau) ne va pas bien c’est parce que tes humeurs ne sont pas équilibrées. Pour retrouver cet équilibre, il fait appel à une alimentation saine , des saignées, des massages, et quelques herbes. On est d’accord, ça ne fonctionne pas trop bien..."

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29/08/2014

MERLEAU-PONTY : AUTRUI ET LE DIALOGUE

dialogue.jpg"Dans l’expérience du dialogue, il se constitue entre autrui et moi un terrain commun, ma pensée et la sienne ne font qu’un seul tissu, mes propos et ceux de mon interlocuteur sont appelés par l’état de la discussion, ils s’insèrent dans une opération commune dont aucun de nous n’est le créateur. Il y a là un être à deux, et autrui n’est plus ici pour moi un simple comportement dans mon champ transcendantal, ni d’ailleurs moi dans le sien, nous sommes l’un pour l’autre collaborateurs dans une réciprocité parfaite, nos perspectives glissent l’une dans l’autre, nous coexistons à travers un même monde. Dans le dialogue présent, je suis libéré de moi-même, les pensées d’autrui sont bien des pensées siennes, ce n’est pas moi qui les forme, bien que je les saisisse aussitôt nées ou que je les devance, et même, l’objection que me fait l’interlocuteur m’arrache des pensées que je ne savais pas posséder, de sorte que si je lui prête des pensées, il me fait penser en retour. C’est seulement après coup, quand je me suis retiré du dialogue, et m’en souviens, que je puis le réintégrer à ma vie, en faire un épisode de mon histoire privée, et qu’autrui rentre dans son absence, ou, dans la mesure où il me reste présent, est senti comme une menace pour moi." 

Maurice Merleau-Ponty

 

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27/08/2014

"LA DAME DE SHANGHAI"

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SARTRE : JE M’ÉPROUVE PAR LE REGARD D'AUTRUI

otages.jpg"Le regard d'autrui, comme condition nécessaire de mon objectivité, est destruction de toute objectivité pour moi. le regard d'autrui m'atteint à travers le monde et n'est pas seulement transformation de moi-même, mais métamorphose totale du monde. Je suis regardé dans un monde regardé. En particulier, le regard d'autrui - qui est regard-regardant et non regard-regardé - nie mes distances aux objets et déplie ses distances propres. Ce regard d'autrui se donne immédiatement comme ce par quoi la distance vient au monde au sein d'une présence sans distance. Je recule, je suis démuni de ma présence sans distance à mon monde et je suis pourvu d'une distance à autrui : me voilà à quinze pas de la porte, à six mètres de la fenêtre. Mais autrui vient me chercher pour me constituer à une certaine distance de lui. Tant qu'autrui me constitue comme à six mètres de lui, il faut qu'il soit présent à moi sans distance. Ainsi, dans l'expérience même de la distance aux choses et à autrui, j'éprouve la présence sans distance d'autrui à moi.

Chacun reconnaîtra, dans cette description abstraite, cette présence immédiate et brûlante du regard d'autrui qui l'a souvent rempli de honte. Autrement dit, en tant que je m'éprouve comme regardé, se réalise pour moi une présence transmondaine (qui se situe en-dehors du monde) d'autrui: ce n'est pas en tant qu'il est « au milieu » de mon monde qu'autrui me regarde, mais c'est en tant qu'il vient vers le monde et vers moi de toute sa transcendance (extériorité), c'est en tant qu'il n'est séparé de moi par aucune distance, par aucun objet de monde, ni réel, ni idéal, par aucun corps du monde, mais par sa seule nature d'autrui. Ainsi, l'apparition du regard d'autrui n'est pas apparition dans le monde: ni dans le "mien", ni dans "celui d'autrui"; et le rapport qui m'unit à autrui ne saurait être un rapport d'extériorité à l'intérieur du monde, mais, par le regard d'autrui, je fais l'épreuve concrète qu'il y a un au-delà du monde. Autrui m'est présent sans aucun intermédiaire comme une transcendance qui n'est pas la mienne. Mais cette présence m'est réciproque : il s'en faut de toute l'épaisseur du monde pour que je sois, moi, présent à autrui."

Jean-Paul Sartre, L'Être et le Néant (1943)

 

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