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24/07/2016

LE CAFÉ PHILO PREND SES QUARTIERS D’ÉTÉ

cocktail.jpgEn attendant le début de la saison 8, le café philosophique prend ses quartiers d'été pour quelques semaines. 

A bientôt !

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21/07/2016

BIENTÔT CE BLOG ÉVOLUE

nettoyer-clavier.jpgBientôt, le blog du café philo évolue.

Après sept ans de fonctionnement, il était tant de rafraîchir ce site.

Vous y retrouverez les mêmes rubriques, le même esprit, mais dans une nouvelle présentation, plus fluide et plus design.

A bientôt.

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19/07/2016

BILAN DE LA SAISON 7 EN ATTENDANT LA SAISON 8

647114976.jpgLe café philosophique de Montargis vient de terminer sa septième saison, marquée par un changement important dans le fonctionnement de l’animation de la Chaussée.

Depuis sa création en 2009, le café philo fonctionnait en binôme : il était animé et organisé par les deux fondateurs, Claire Durand et Bruno Chiron.

Avec le départ de Claire Durand en juin 2015, le café philosophique de Montargis devait se réorganiser et prendre un virage important pour se pérenniser. L’année a été donc marqué par des changements dans l’animation : en cette saison 7, une équipe d’animateurs et d’organisateurs a pris en main la destinée du café philo, sous la houlette des deux "historiques", Bruno Chiron et Pascal Weber. Pour cette saison, des animateurs sont venus apporter leur concours : Claire Bailly, tout d’abord, qui a co-animé tous les débats cette année. Bruno et Claire ont été épaulés selon les séances par Gilles Poirier, Guylaine Goulfier, Claude Sabatier et Virginie Daunias. Sans oublier Catherine Armessen qui a co-animé en tant qu’invitée spéciale la soirée "Œil pour œil dent pour dent".

Huit débats ont été proposés cette saison, ayant réuni en tout 525 personnes, avec en moyenne 65 participants par séance (contre 90 lors de la saison précédente) : "De quoi sommes-nous responsables ?" (80 personnes présentes), "Œil pour œil, dent pour dent ?" (90 personnes), "La pauvreté est-elle le mal absolu ?" (60 personnes), "L'Histoire se répète-t-elle ?" (70 personnes), "La femme est-elle un homme comme les autres" (60 personnes), "Peut-on rire de tout ?" (85 personnes), "Ennui : vice ou vertu ?" (40 personnes) et "Les mots sont-ils des armes ?" (40 personnes) Ce séances ont accueilli en moyenne de 60 à 65 personnes, avec un maximum de 90 personnes pour la séance sur la vengeance (avec Catherine Armessen) et un minimum de 40 personnes pour la dernière séance.

Cette année, les sujets ont essentiellement portés sur des sujets de société (le féminisme, la vengeance, la pauvreté) avec notablement des sujets ambitieux : l’histoire, la responsabilité, l’engagement et l’ennui.

Cette saison 7 avait pour ambition de permettre au café philo de redémarrer après le départ d’une animatrice importante. Mission accomplie cette année. Il ne reste plus qu’à transformer l’essai pour la saison 8.

 

18/07/2016

COMPTE-RENDU DE LA SÉANCE "LES MOTS SONT-ILS DES ARMES?"

rogers,rosenberg,platon,sartre,,voltaire,chomskyLe café philosophique de Montargis proposait le 24 juin 2016 sa 58e séance, qui était également la dernière de la saison 7. Le débat de la soirée portait sur cette question : "Les mots sont-ils des armes ?", un débat est co-animé par Bruno, Claire et Virginie.

Une quarantaine de participants étaient présents. Avant de commencer la séance proprement dite, Bruno commence par remercier les personnes qui ont permis au café philosophique de Montargis de prendre un nouveau virage durant cette année. Bruno rappelle que depuis sa création en 2009, l’animation de la Chaussée fonctionnait en binôme grâce au duo qu’il formait avec Claire Durand. Avec le départ de Claire de la région fin 2015, le café philo devait trouver un nouveau fonctionnement grâce à une équipe élargie, ayant la tâche de pérenniser ce rendez-vous montargois. En cette fin de saison, Bruno constate que cet objectif a été atteint et il remercie les personnes qui ont accepté d’animer et d’organiser les séances du café philo durant cette saison. Bruno remercie en premier lieu Claire Bailly d’avoir accepté de s’investir avec gentillesse et compétence dans l’animation ainsi que Pascal Weber pour sa fidélité et son efficacité dans l’organisation technique et pratique. Un chaleureux remerciement est adressé aux autres personnes, animateurs pour la plupart, qui ont permis au café philo de fonctionner : Gilles Poirier, Claude Sabatier, Guylaine Goulfier, Virginie Daunias, Micheline Doizon mais aussi Catherine Armessen qui était présente pour le café philo sur la vengeance. Des remerciements sont également adressés pour leur aide à Jean-Claude Humilly, Gérard Vivian et le Marc Lalande, le responsable de la Brasserie de la Chaussée. Bruno adresse enfin un remerciement spécial à trois autres personnes : René Guichardan du café philo d’Annemasse et Guy-Louis Pannetier du café philo de l’Haÿ-les-Roses, sans oublier Claire Durand.

Pour amorcer le débat "Les mots sont-ils des armes ?", Bruno pose cette autre question aux participants : "Quels mots vous paraissent des armes ?" Une participante considère que parmi les mots à forte puissance il y a le mot "vérité" et le mot "calomnie". Un intervenant intervient au sujet du débat de ce soir sous forme de boutade : si les mots sont des armes, il importe de les désarmer et qu’on "fasse un café philo dans le silence !" Plus sérieusement, ajoute-t-il, les mots ne seraient des armes dans une forme de dialectique uniquement pour la personne qui les reçoit, se sentant "agressée" et "traumatisée". Une participante rebondit sur ces propos : les mots peuvent être autant des "armes de destruction massive" qu’une aide à la reconstruction individuelle (en psychanalyse). Tout dépend de la manière dont les mots sont exprimés et qui en est l’émetteur et le récepteur.

rogers,rosenberg,platon,sartre,,voltaire,chomskyPour une autre personne du public, le titre de ce débat nous place "dans une hypothèse de combattants" : deux adversaires s’affronteraient, s’agresseraient, se défendraient, via des mots en guise d’armes. Détruire, dénigrer, agresser par les mots apparaîtrait comme possible.

"Je donne un mot : j’accuse", ajoute un intervenant. Les mots peuvent être destructeurs (via les pamphlets, par exemple) autant que des armes au service d’une cause, voire de la non-violence. Un participant cite Marshall Rosenberg, théoricien de la communication non-violente, psychologue descendant de Carl Rogers, qui a écrit un que "les mots sont comme des fenêtres – ou bien ils sont des murs" ! Lorsque Émile Zola lance ces mots et cette lettre, J’accuse, il s’agit d’une arme au service d’une cause.

Les mots sont des moyens de communication des hommes entre eux, pour le meilleur et pour le pire comme le montre l’exemple de l’échange surréaliste entre Guillaume de Baskerville et Salvatore, le moine hérétique qui s’exprime dans une langue qu’il pense n’être connu que de lui seul, avant de s’avouer comme "vaincu" et "penaud" lorsqu’il se rend compte que ce n’est pas le cas et que sa langue le trahit.

Il y a des mots d’amour et des mots de haine : tout dépend de la fin des mots qui ne sont en soit ni bons ni mauvais. Le mot a plusieurs sens plausibles avec des sens positifs, négatifs ou neutres, dépendant de la gestuelle et du comportement, autant de non-dits qui structurent le mot. Par contre, en poésie, l’écrivain utilise le mot tel qu’il est, contrairement au discours politique par exemple.

Bruno réagit sur les premiers propos tenus autour de la question de ce soir. "Les mots sont-ils des armes ?" Les questions à se poser sont celles-ci : "De quelles armes parlons-nous ?" et "De quels mots parlons-nous ?" S’agit-il du mot en tant que mot isolé, le "slogan" ? S’agit-il d’un discours ? D’une citation ? S’agit-il d’un mot écrit ou d’un mot oral ?

Un nouvel intervenant considère que les mots sont des armes lorsqu’ils sont font partie d’un discours, d’une propagande despotique par exemple.

Pour un participant, les mots ne doivent pas être confondus avec le langage. Les mots permettent le langage mais aussi la pensée. Peut-on penser sans langage ? Une certaine richesse de vocabulaire irait de pair avec une certaine subtilité de la pensée, en sachant que le mot est souvent imprécis et qu’il est nécessaire mais pas suffisant pour exprimer. Le mot est moins porteur de sens que la chose qu’il est sensé désigner, comme dans l’art. Les mots peuvent être symboliques : le mot "mur" par exemple peut avoir des connotation différentes et ne sont pas si anodins que cela.

rogers,rosenberg,platon,sartre,,voltaire,chomskyVirginie replace le débat dans la sphère philosophique et plus précisément dans la rhétorique, qui est l’art d’influencer grâce aux mots. Il est à double tranchant lorsqu’en politique la rhétorique est utilisée pour passer un message – que ce soit dans le bon sens ou le mauvais sens. La rhétorique use de ses qualités pour convaincre dans une fin électorale mais aussi commerciale. La rhétorique est l’art de bien parler, donc, et cet art peut donner un très grand pouvoir. La philosophie entend, par contre, rechercher la vérité sans les artifices des mots et sans la recherche du pouvoir grâce aux mots.

L’appauvrissement du langage est une réalité, considère une intervenante : mots limités, SMS, tweets, phrases courtes dénaturent et appauvrissent la réflexion. Pour un autre participant, le mot se doit d’être "domestiqué". Le mot n’est qu’un élément de la communication, parmi d’autres : le ton, le langage du corps, les mimiques, et cetera. Le langage verbale n’est qu’une partie de la communication et ce n’est du reste pas toujours la plus importante. Domestiquer la communication c’est apprendre dès le plus jeune âge que l’on est responsable de ce que l’on va transmettre, tout autant que je suis responsable de la manière dont je réceptionne ce qui est dit.

Une intervenante cite en exemple la pièce de Nathalie Sarraute, Pour un Oui ou pour un Non (voir lien). Elle narre l’histoire d’une relation amicale qui s’effrite à cause d’un mot, ou plus précisément de l’intonation d’un mot. Comme le disait Racine dans Britannicus : "J'entendrai des regards que vous croirez muets".

Une participante évoque "les phrases assassines", ces propos utilisés dans la vie quotidienne, jusque dans l’enfance et sources de traumatisme. Elle ajoute que "lorsque l’on parle, on induit la réponse de l’autre". Si j’agresse quelqu’un, j’ai de grandes chances d’être agressées par exemple. Tout dépend également du ton que l’on prend pour parler, tout dépend aussi si le mot est utilisé dans son sens premier ou bien s’il n’est pas dévoyé.

rogers,rosenberg,platon,sartre,,voltaire,chomskyLe sophisme faisait partie de l’histoire de la philosophie en occident, ajoute Bruno, à telle enseigne que, pour partie, nous sommes en Occident les héritiers de ce mouvement de pensée présocratique. La place du mot, du discours, du débat, de l’argument est important en France (comme le prouvent les cafés philos!). L’art de convaincre via le sophisme a été fortement critiqué, d’abord par Platon (dont nous sommes aussi les héritiers). Pourquoi les sophistes ont-ils eu mauvaise presse ? D’abord parce qu’ils n’étaient pas Athéniens. En outre, ces "étrangers" se faisaient payer pour enseigner. C’était mal vu. Ils enseignaient l’art de convaincre, ce qui était capital à Athènes et pour la bonne marche de la démocratie athénienne.

L’art de parler pour convaincre a son pendant : la manipulation, qui est beaucoup discutée durant le débat. Dans 1984, George Orwell nous parle d’une dystopie, une société imaginaire et futuriste monstrueuse dominée par Big Brother, un dictateur omniscient. Or, parmi les mesures utilisés pour la soumission de son peuple figurait le travail sur la langue. Big Brother avait décidé de déstructurer la langue originelle et la transformer en une "novlangue", une langue appauvrie (cf. texte). L’appauvrissement de la langue fait partie des armes utilisés dans les discours des puissants (cf. enquête), un appauvrissement analysé notamment dans les discours présidentiels durant la Ve République.

Les mots seraient utilisés par les puissants pour dominer les faibles. En diplomatie, les terrains d’entente et de négociations usent de mots choisis avec tact et subtilité, "qui seraient presque des mots d’amour". Dans les religions, le mot Dieu désigne une abstraction bienfaitrice, synonyme de bonté et d’amour ; or, derrière ce mot, se cachent des combats violents et des pouvoirs cyniques qui utilisent ce mot pour contraindre à la soumission.
Une intervenant cite un mot utilisé abondamment récemment : "Brexit". Elle estime qu’il est synonyme de désunion, de manipulation politique mais aussi de crime, avec la mort de la députée travailliste Jo Cox. Dans l’assistance, une intervenante britannique réagit en citant l’un des grands maîtres de la rhétorique et de la répartie, Winston Churchill. Il savait ne pas être touché et blessé par des paroles d’un contradicteur, même violent. Elle cite une anecdote. Lady Ascot ne supportait pas Winston Churchill et lui dit un jour : "Sir, si vous étiez mon mari, j’aurais mis du poison dans votre café". Le premier ministre britannique lui avait répondu du tac au tac : "Madame Ascot, si vous étiez ma femme, je l’aurais bu." Face à des mots "armés", il a usé d’une défense imparable, grâce à d’autres mots.

rogers,rosenberg,platon,sartre,,voltaire,chomskyLa transmission des mots, dit une autre participante, induit la transmission d’une pensée : encore faut-il qu’émetteur et récepteur soient sur la même longueur d’onde, ce qui ne va pas de soi ! Même un individu bien intentionné et n’utilisant pas de mots à double tranchant peut froisser son interlocuteur sans le vouloir. A fortiori, les professionnels de la rhétorique savent parfaitement utiliser les formules, les mots, les syntaxes calculées pour asseoir leur maîtrise du public auquel ils s’adressent.

Le mot n’est certes pas en lui-même une arme, réagit Claire. Par contre, c’est l’interprétation que l’on en fait, ainsi que le contexte, qui peut transformer le mot en arme. Claire cite l’exemple du "Sibboleth ". Dans le livre des Juges, la tribu d’Éphraïm est opposée à la tribu de Galaad. Chaque tribu à une prononciation différente du mot "Sibboleth" – ou "Shibboleth". Une mauvaise prononciation est synonyme de non-appartenance à telle ou telle tribu et, au final de condamnation à mort. Le mot peut au final être trompeur lorsqu’on ne lui laisse pas une marge d’interprétation régionale ou sociale. Là, il peut être une réelle arme, comme le prouve l’exemple de Nathalie Sarraute.

Bruno s’interroge : aujourd’hui, est-ce que les discours ont toujours cette force et cette puissance qu’ils avaient ? Une participante réagit en parlant de George Orwell qui, en 1946, a écrit l’ouvrage Politics and the English Langage dans lequel il parle de la manière dont le langage est manipulé en politique afin de retirer aux mots leur sens. Noam Chomsky, ajoute Pascal, a fait cette histoire de la manipulation depuis l’Angleterre de la fin du XIXe siècle. Il montre comment le pouvoir a cherché à faire dévier les mots de leur sens pour instiller dans la population certaines idées. Après 1945, des think tanks ont été créés afin de transformer le langage, via des néologismes que décrit George Orwell lorsqu’il parle de la "novlangue" dans 1984.

rogers,rosenberg,platon,sartre,,voltaire,chomskyÀ partir du moment où l’on pense en mots et non pas en images, si les mots pour penser ce que l’on veut penser n’existent plus, ou du moins sont altérés, alors la pensée est elle aussi altérée. Une pensée ne peut perdurer si elle n’est pas partagée via les mots, les discours. Le mot est une arme s’il est utilisé en masse et s’il a pour objectif de convaincre des personnes. La langue, aujourd’hui, semblerait être manipulée pour corseter notre pensée. Les discours manichéens font que nous sommes invités à échapper à la complexité d’un problème pour ne s’exprimer qu’à travers le "oui" ou le "non".

"Tu dis des mots. Encore des mots. Toujours les mêmes. Tu dis parfois. Tu dis souvent. N'importe quoi" chantait Alain Barrière. Les mots dans leur aspect le plus anodins restent importants en ce qu’ils sont le premier pas vers autrui. Jean-Paul Sartre parlait, de son côté, des mots dans son autobiographie justement intitulée Les Mots : son appréhension et son ouverture au monde est passée dès ses premières années par ce biais : "Puisque l’écrivain n’a aucun moyen de s’évader, nous voulons qu’il embrasse étroitement son époque ; elle est sa chance unique : elle s’est faite pour lui et il est fait pour elle... L’écrivain est en situation dans son époque : chaque parole a des retentissements." Les mots doivent devenir des armes défensives, dans un monde où le discours et le discours philosophique est de moins en moins audible. Il y a des armes défensives du penseur et du philosophe contre les armes offensives de la manipulation. Platon condamnait le sophisme dans le sens où le discours rhétorique était vide de sens, qu’il se suffisait à lui-même. Dans Gorgias, Platon met en scène un des plus célèbres sophistes de son époque pour mieux condamner ce courant intellectuel plaçant la rhétorique au coeur du fonctionnement de la Cité.

Lorsque nous parvenons à utiliser un discours plein de raison et d’intelligence, nous pouvons dédouaner des discours calamiteux pour prendre à contre-pied les personnes qui souhaitent nous flouer : "Sauvons les mots !" dit une participante. Le tout est de "dé-monter" ce que les autres veulent nous imposer pour remettre la vérité en ordre de bataille.

Lorsque l’on se trouve face à des discours publics, nous serions tentés de les prendre pour argent comptant, a fortiori lorsqu’ils viennent de personnes dites "spécialistes". Seulement, il y a notre libre-arbitre et notre étonnement philosophique peut nous amener à débusquer ce qui pourra nous éclairer. Les mots des philosophes sont-ils des armes ? Clairement, aujourd’hui les philosophes semblent être, sinon moins engagés qu’il y a quelques années, du moins plus discrets, voire inaudibles. Or, le citoyen doit chercher "des mots", des "connaissances". Les mots sont "des armes de la pensée", dit un participant et enrichir son vocabulaire c’est affiner et affûter sa pensée.
Bruno conclue par cette citation de Voltaire : "Je connais beaucoup de livres qui ont ennuyé, je n’en connais point qui aient fait de mal réel".

Les animateurs du café philo remercient le public et fixent leur prochain rendez-vous pour le prochain café philosophique de Montargis l’avant-dernier vendredi de septembre (date à confirmer) pour débuter sa 8e saison.

 

16/07/2016

PHILOSOPHIE DU TERRORISME

banksy-2.jpgSituation. Alors que la guerre est redevenue la plus banale des données médiatiques, elle fournit aux explications de nature géopolitique l’occasion d’une expansion sans exemple. Nous allons prendre les choses autrement, une réflexion qui ne relève pas de la géopolitique, c’est-à-dire travailler en « sous-sol », pour ainsi dire, là où se forment les grandes attitudes culturelles face à la guerre, ainsi que prendre acte une nouvelle économie de la violence qui affecte nos sociétés en profondeur. La figure de la guerre classique, celle qu’initient des acteurs étatiques bien définis et que sanctionne une victoire militaire, cette figure-là n’est plus. Lui succède un « état de violence » généralisé dont il nous reste à penser la nature.

Aux fondements moraux du terrorisme. Dans la définition de la guerre, il y a un lien intrinsèque entre la notion de « guerre » et celle de « mort » : pas de guerre sans mort ou blessé, sinon ce serait une drôle de guerre. Au Moyen-Âge, on retrouve cette idée, à l’exemple de cette phrase issue de Roland furieux de L’Arioste : « Faire la guerre c’est mettre son corps en aventure de mort ». Pour faire la guerre il faut être deux et exposer sa vie à la potentialité de la mort tout en risquant celle de l’autre. Mais la guerre ce n’est pas seulement tuer et mourir, et être prêt à mourir pour tuer un ennemi, il faut tuer ou mourir à partir d’une posture morale. Dans le terrorisme, ce sont des repères moraux qui animent les actions et la philosophie de l’action des terroristes. Dans son ouvrage Etats de violence. Essai sur la fin de la guerre, le philosophe Frédéric Gros repère cinq constructions morales issues de la guerre que sont « se dépasser », « tenir bon », « obéir », « se sacrifier » et « en finir ». Ainsi, il est possible de déduire que l’on retrouve ces cinq constructions dans les actes terroristes et à l’origine de la philosophie du terrorisme : il convient, dès lors, de les analyser...

LA SUITE ICI...

 

11/07/2016

MARC-AURÈLE ET ÉPICTÈTE : PENSÉES POUR MOI-MÊME ET MANUEL D’ÉPICTÈTE

78768999_p.gifCe livre rassemble deux livres de deux auteurs très différents : l’un, Marc-Aurèle, empereur romain de 161 à 180, incarna la figure du « philosophe-roi » cher à Platon. Le second, Épictète, ancien esclave syrien affranchi, a exercé comme professeur et philosophe stoïcien. C’est d’ailleurs le stoïcisme qui rassemble ces deux figures importantes de la philosophie. Les deux ouvrages compilés dans ce livre sont tous les deux constitués de courts paragraphes - parfois même d’aphorismes pour Marc-Aurèle. Bien que ce dernier n’apporte pas de contribution décisive à cette doctrine, ses Pensées constituent une sorte de vade-mecum du stoïcisme, attitude d’autant plus remarquable de la part d’un empereur désireux d’accorder ses actions en accord avec son âme et avec la raison. Le Manuel d’Épictète, lui, entend être, dans sa concision (30 pages environ), « une arme de combat qu’il faut toujours avoir à sa portée » comme le dit Simplicius, un des commentateurs de cet opuscule.  

Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même et Manuel d’Épictète (IIe s. ap. JC)

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09/07/2016

PHILOSOPHIE ET FOOTBALL

socrate-en-crampons-de-mathias-roux_6278_w460.jpgMathias Roux est professeur agrégé de philosophie. Auteur d'un essai sur le football Socrate En crampons, il explique en quoi le football peut-être sujet à disserter. Il évoque l'arbitrage vidéo, la violence dans les stades et les nombreux débats qui agitent le monde du foot. Un entretien très instructif.

Chronofoot: A quand remonte votre premier souvenir de fan de foot ?

Mathias Roux: Les premiers flashs sont ceux de l'Euro 84, mais ma grande Coupe du monde c'est celle de 1986. On peut faire le parallèle avec l'amour. On dit qu'on a qu'un seul grand amour, et bien je pense qu'on a également qu'une seule Coupe du monde dans la vie. Pour moi c'est Mexico 86 et les vignettes Panini. Après on est toujours dans la nostalgie. Il y a également les grandes victoires du PSG en Coupe d'Europe et le début de l'ère Canal.

Comment voyez-vous le foot à travers votre œil de philosophe ?

J'évite d'avoir une caractérisation du football qui aurait pour but d'avoir des valeurs positives. Le football est ce qu'on en fait et ce qu'on y investit. Pour moi, le foot entretient un rapport à l'enfance. Si on veut y introduire de l'agressivité ce sera les hooligans du PSG, si on veut y ajouter une dimension politique, c'est également possible. Ou même religieux, je pense au duel entre le Celtic et les Glasgow Rangers...

La suite ici...

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05/07/2016

JOUR DE BAC

03/07/2016

CAILLIAU : LE PARADOXE DU POISSON ROUGE

lao-tseu,confucius,descartes,nietzsche,morinC’est à l’occidental que nous sommes que s’adresse Hesna Cailliau dans son court essai Le Paradoxe du Poisson rouge. L’auteure précise en début d’ouvrage que cet animal ne désigne pas le poisson que nous avons l’habitude de voir tourner dans un bocal mais la carpe koï, populaire en Chine, omniprésente dans les bassins et les rivières et d’autant plus respectée qu’elle a l’apparence d’un dragon, animal sacré.

Mais quelles vertus a donc ce poisson rouge qui pourrait nous rapprocher d’une forme de sagesse ? Animal élevé et consommé, symbole de prospérité (poisson se dit chin-yu, littéralement "or" et "prospérité"), la carpe évoque également huit vertus menant à la réussite. À cela s’ajoute la couleur rouge, sensée éloigner les démons et symbole de vie et de force créatrice. Ce poisson rouge personnifie à merveille pour Hesna Cailliau la manière dont le Chinois pense et vit : "comme un poisson dans l’eau", il se meut sans difficulté même dans les mers les plus agitées. Il ondule entre les rochers et peut profiter des vagues porteuses.

En huit chapitres (un chiffre symbolique, sensé porter chance dans la tradition chinoise, comme il est rappelé), Hesna Cailliau développe ce que sont ces huit vertus de la carpe koï, des vertus qui permettent de comprendre la culture et le mode de pensée chinois : ne se fixer aucun port (le refus de l’attachement à tel ou tel modèle) ; ne viser aucun but et s’adapter ("La carpe koï montre au Chinois que le chemin ne doit jamais être tracé d’avance") ; vivre dans l’instant présent ("Le futur est aléatoire, le passé est dépassé, la seule réalité est ici et maintenant" selon un principe énoncé par Bouddha) ; ignorer la ligne droite, adopter l’art de l’esquive, éviter l’affrontement et préférer la ligne de conduite du compromis (une très belle citation vient illustrer le chapitre qui est consacré à cette vertu : "L’arbre tordu vivra sa vie, l’arbre droit finira en planches") ; se mouvoir avec aisance dans l’incertitude, ligne de conduite pour tracer soi-même son chemin ("Celui qui sait ce qui est bon pour les autres est un être dangereux") ; vivre en réseau à l’exemple des Chinois préférant la conscience collective à l’individu, un mode de vie qui va loin dans la transformation sociale et politique ("Le souverain est comparable à un bateau, le peuple à l’eau. C’est l’eau qui porte le bateau ou le fait chavirer") ; rester calme et serein ("Le plus beau jour de ma vie est lorsque mon âme n’est pas encombrée de pensées parasites" selon Lao-tseu) ; remonter à la source est la huitième de ces vertus, une vertu à la fois pédagogique et métaphysique ("L’homme n’est pas seulement fils de la Terre, mais aussi fils du Ciel" pour Confucius).

Avec justesse et clarté , l’auteure nous fait entrer dans le cœur du mode de pensée d’une culture que nous connaissons bien mal, lorsque nous n’en pervertissons pas le sens. Le Paradoxe du Poisson rouge est à voir finalement moins comme un livre de développement personnel que comme un ouvrage servant de passerelle entre deux univers : le monde occidental d'une part, modelée par la Raison, l’individu et une philosophie de combat et la culture chinois d'autre part, multimillénaire invitant à l’adaptation permanente dans un monde agité, l’échange, le refus de l’attachement à une vérité immuable mais aussi la sérénité et l’altruisme.

En illustrant ses propos de citations venues d’Asie mais aussi de textes religieux chrétiens et de philosophes occidentaux (Nietzsche, Edgar Morin ou Descartes), Hesna Cailliau invite le lecteur français non à renier sa culture mais regarder du côté d’une civilisation plus ancienne que la nôtre pour trouver des solutions aux crises qui secouent le monde et nos existences : se donner la possibilité d’observer et de changer loin d’un modèle pré-établi afin de pouvoir évoluer librement et se mouvoir.

Pour citer l'auteure, il est sans doute utile de réveiller le Chinois qui sommeille en nous.

Hesna Cailliau, Le Paradoxe du Poisson rouge (Une voie chinoise pour réussir),
éd. Saint-Simon, 2015, 140 p.
"Sage et libre comme un poisson rouge", Bla Bla Blog

02/07/2016

SANS COMMENTAIRE

shope.jpg

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01/07/2016

LES SUJETS AUXQUELS VOUS AVEZ "ÉCHAPPÉS" (POUR L'INSTANT ?)

P1030950.JPGA chaque fin de séance (ou presque), les participants du café philosophique de Montargis choisissent le sujet de la séance suivante.

Voici quelques-uns des sujets qui ont été proposés, sans avoir été élus (du moins pour l'instant ?) : 

 

 

 

- Que voulons-nous vouloir ?

- Y a-t-il des guerres justes ?

- À quoi sert la culture ?

- L’humanité est-elle vouée à disparaître ?

- Aujourd’hui, ne faut-il s’étonner de rien ?

- L'homme est-il un loup pour l'homme ?

- Doit-on prendre ses rêves pour la réalité ?

- De quelle laïcité parlons-nous ?

- Le souci de la beauté révèle-t-il à l'homme son humanité ?

- Doit-on mourir pour une cause ?

- Doit-on prendre ses rêves pour la réalité ?

- Vox populi vox dei ?

Y a-t-il des civilisations supérieures à d'autres ?

- Y a-t-il une morale politique ?

- L'enfer est-il pavé de bonnes intentions ?

- On rêve ou quoi ?

- Qu'est-ce qu'un vrai cadeau ?

- Qu'est-ce que la beauté ?

- A-t-on toujours le choix ?

- Une morale sans Dieu est-elle possible ?

- Le réel se réduit-il à ce que l’on perçoit ?

- Histoire contre devoir de mémoire

- La folie

- La faim (sic) justifie-t-elle les moyens ?

- L'inconscient existe-t-il ?

- Adolescence : âge de la révolte ou du conformisme ?

- L'enfance

- Faut-il brûler les philosophes ?

- Un bon artiste est-il un artiste mort ? 

- La fin des prisons est-elle possible et souhaitable ?

- Science et conscience

- Argent, fric et richesse : bienfait, lien social ou mirage ?

- Suis-je ce que la culture fait de moi ?

- Les morts ont-ils droit de Cité ?

- Pourquoi fait-on des enfants ?

- L'État est-il une violence institutionnalisée?

- La pensée de la mort importe-t-elle à la vie ?

- La propriété est-elle la base de toute liberté ?

- L’histoire a-t-elle un sens ?

- L’égalité est-elle une utopie ?

- Comment devient-on femme aujourd’hui ?

- Un cosmopolitisme est-il souhaitable ?

- Comment vieillir ?

- Un bon citoyen peut-il être hors-la-loi ?

- Une chose est-elle bonne parce que nous la désirons ? 

- Faut-il vivre comme si nous ne devions jamais mourir ?

- Qu’y a-t-il de vrai dans la sensation ?

- Exister est-ce seulement vivre ?

- Le désir est-il seulement créateur d’illusions ?

- La sagesse est-elle l’absence de passions ?

- La vie a-t-elle un sens ?

- Autrui est-il mon semblable ?

- L’histoire se répète-t-elle ?

- Vérité et violence sont-ils forcément incompatibles ?

- L’école m’apprend-elle à devenir quelqu’un ?

- Et si on parlait d'amour ?

 

26/06/2016

FIN DE SAISON POUR LE CAFÉ PHILO CE 24 JUIN

WP_20160624_19_55_05_Pro.jpgLe vendredi 24 juin 2016, le café philosophique de Montargis se réunissait autour du sujet "Les mots sont-ils des armes ?" Environ 40 personnes étaient présentes pour ce débat. Les organisateurs et les animateurs du café philo tiennent à remercie les participants présents pour cette dernière séance de la saison de l'animation de la Chaussée. Comme de coutume, un compte-rendu de cette soirée sera bientôt mis en ligne sur ce site.

Cette dernière séance a été l'occasion pour Bruno, co-créateur et animateur du café philosophique de Montargis depuis sa création en 2009, de remercier les personnes qui ont permis au café philo de prendre un nouveau virage cette année. La réussite de cette saison 7, riche en changements, avec de nouveaux animateurs et un nouveau fonctionnement, n'était pas évidente. Au terme de cette ultime séance, force est de constater que la pérennité du café philo paraît bien engagée, avec déjà des projets en discussion pour la saison 8 !

WP_20160624_19_55_10_Pro.jpgBruno a tenu à remercier les personnes et en particulier les animateurs qui l'ont rejoint cette année, en premier lieu Claire Bailly qui a coanimé avec talent les séances. Pascal n'a pas été oublié : fidèle d'entre les fidèles, il continue à œuvrer dans la prise de son et l'enregistrement des séances. D'autres animateurs ont également été chaleureusement remerciés  : Gilles, Claude, Guylaine et Virginie qui faisait "son baptême du feu" ce 24 juin, sans oublier Catherine Armessen qui était l'invitée du débat "Œil pour œil, dent pour dent ?". Un  merci a également été fait à Gérard, Jean-Claude ainsi qu'à trois autres personnes pour leurs conseils et leur soutien : Claire Durand, René Guichardan du café philo de Genève-Annemasse et Guy-Louis Pannetier du café philo de Chevilly-Larfue et de L’Hay-les-Roses.

Le café philosophique de Montargis reviendra en septembre prochain pour une nouvelle saison.

En attendant, le site du café philo restera actif cette année et l'équipe commence déjà à travailler pour continuer l'aventure du café philosophique de Montargis. 

 

24/06/2016

TOUTES NOS SÉANCES

Saison 7

Débat 58 [Saison 7] - Vendredi 24 juin 2016 : "Les mots sont-ils des armes ?"

Débat 57 [Saison 7] - Vendredi 27 mai 2016 : "L'ennui : vice ou vertu ?"

Débat 56 [Saison 7] - Vendredi 1er avril 2016 : "Peut-on rire de tout ?"

Débat 55 [Saison 7] - Vendredi 26 février 2016 : "La femme est-elle un homme comme les autres?"

Débat 54 [Saison 7] - Vendredi 29 janvier 2016 : "L'Histoire se répète-t-elle ?"

Débat 53 [Saison 7] - Vendredi 4 décembre 2015 : "La pauvreté est-elle le mal absolu ?"

Débat 52 [Saison 7] - Vendredi 6 novembre 2015 : "Œil pour œil, dent pour dent?" Séance spéciale avec Catherine Armessen, sur le thème de la vengeance et du pardon

Débat 51 [Saison 7] - Vendredi 2 octobre 2015 : "De quoi sommes-nous responsables? "

Saison 6

Débat 50 [Saison 6] - Vendredi 19 juin 2015 : "La philosophie a-t-elle une quelconque utilité?" Soirée spéciale 50e Café Philo

Débat 49 [Saison 6] - Vendredi 22 mai 2015 : "Est-il raisonnable de croire en Dieu?"

Débat 48 [Saison 6] - Vendredi 17 avril 2015 : "Suis-je ce que mon passé fait de moi?"

Débat 47 [Saison 6] - Vendredi 20 mars 2015 : "Autrui, antidote à la solitude?"

Débat 46 [Saison 6] - Vendredi 30 janvier 2015 : "Le langage trahit-il la pensée?"

Débat 45 [Saison 6] - Vendredi 12 décembre 2014 : "Doit-on tout faire pour être heureux?"

Débat 44 [Saison 6] - Vendredi 14 novembre 2014 : "Le monstre est-il parmi nous?"

Débat 43 [Saison 6] - Vendredi 26 septembre 2014 : "Existe-t-on quand personne ne nous regarde ?"

Saison 5

Débat 42 [Saison 5] - Vendredi 13 juin 2014 : "Avons-nous ce que nous méritons?"

Débat 41 [Saison 5] - Vendredi 9 mai 2014 : "Faut-il trouver un sens à chaque chose ?" Café philo spécial co-animé avec des élèves de Terminale littéraire

Débat 40 [Saison 5] - Vendredi 28 mars 2014 : "Famille(s) je vous aime, famille(s) je vous hais" 

Débat 39 [Saison 5] - Vendredi 14 février 2014 : "La raison a-t-elle à s'occuper de l'irrationnel ?"

Débat 38 [Saison 5] - Vendredi 10 janvier 2014 : "L'utopie est-elle dénuée de toute valeur ?"

Débat 37 [Saison 5] - Vendredi 29 novembre 2013 : "Un bon artiste est-il le Surhomme ?" Café philo exceptionnel à l'AGART d'Amilly

Débat 36 [Saison 5] - Vendredi 8 novembre 2013 : "Qu'est-ce que l'amitié"?"

Débat 35 [Saison 5] - Vendredi 27 septembre 2013 : "Justice : surveiller, punir ou guérir ?"

Saison 4

Débat 34 [Saison 4] - Vendredi 28 juin 2013 : "Qu'est-ce qu'une vie réussie ?"

Débat 33 [Saison 4] - Vendredi 7 juin 2013 : "Manipulation dans le couple : Pourquoi rester ? Comment partir ?Avec la participation de Catherine Armessen, médecin et auteur de La Marionnette (éd. Feuillage)

Débat 32 [Saison 4] - Vendredi 3 mai 2013 : "L'amour peut-il se passer de normes?"

Débat 31 [Saison 4] - Vendredi 22 mars 2013 : "Puis-je faire ce que je veux de mon corps ?Café philo spécial co-animé avec des élèves de Terminale littéraire

Débat 30 [Saison 4] - Vendredi 1er mars 2013 : "Puis-je savoir qui je suis?"

Débat 29 [Saison 4] - Vendredi 1er février 2013 : "Oser la gentillesse : est-ce encore possible ?"

Débat 28 [Saison 4] - Vendredi 21 décembre 2012 : "Catastrophe ! la fin du monde? La peur peut-elle être bonne conseillère?"

Débat 27 [Saison 4] - Vendredi 30 novembre 2012 : "Mémoire, mémoires...  : Cette mémoire qui nous construit, cette mémoire qui nous détruitCafé philo spécial avec la participation de Jean-Dominique Paoli

Débat 26 [Saison 4] - Vendredi 19 octobre 2012 : "La vérité est-elle toujours bonne à dire ?"

Débat 25 [Saison 4] - Vendredi 28 septembre 2012 : "Prendre son temps est-ce le perdre ?"

Saison 3

Débat 24 [Saison 3] - Vendredi 6 juillet 2012 : "Peut-on vraiment être en vacances?"

Débat 23 [Saison 3] - Vendredi 20 avril 2012 : "Qu'est-ce qu'un bon Président ?" Spécial Elections présidentielle

Débat 22 [Saison 3] - Vendredi 30 mars 2012 : "Peut-on être jeune et heureux?Café philo spécial co-animé avec des élèves de Terminale littéraire

Débat 21 [Saison 3] - Vendredi 24 février 2012 : "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?"

Débat 20 [Saison 3] - Vendredi 27 janvier 2012 : "Vivre seul(e) ou mal accompagné(e) ?" Débat autour de cette question : "La vie est-elle trop courte pour s'ennuyer avec quelqu'un qui n'en vaut pas la peine ?"

Débat 19 [Saison 3] - Vendredi 9 décembre 2011 : "Les riches le méritent-ils ?" Café Philo spécial Fêtes de fin d'année

Débat 18 [Saison 3] - Vendredi 4 novembre 2011 : "Mes passions sont-elles des entraves à ma liberté ?"

Débat 17 [Saison 3] - Vendredi 30 septembre 2011 : "La vie n'est-elle qu'une suite de hasards ?"

Saison 2

Débat 16 [Saison 2] - Vendredi 22 juillet 2011 : "Qui dit "jeune" dit-il forcément "con"?"

Débat 15 [Saison 2] - Vendredi 24 juin 2011 : "Pensées sectaires : Où s'arrête ma liberté?" Café philo avec la participation de Catherine Armessen, médecin et auteur de Manipulation, éd. Cheminements (Prix Littré 2008)

Débat 14 [Saison 2] - Vendredi 27 mai 2011 : "Le café philo passe le bac : Qu’attendons-nous pour être heureux ?" Café philo spécial Bac

Débat 13 [Saison 2] - Vendredi 1er avril 2011 : "Parlons sérieux, parlons rire"Café Philo spécial 1er avril

Débat 12 [Saison 2] - Vendredi 18 février 2011 : "L’art : à quoi ça sert ?"

Débat 11 [Saison 2] - Vendredi 28 janvier 2011 : "Indignez-vous (?)"

Débat 10 [Saison 2] - Vendredi 17 décembre 2010 : "Le Père Noël est-il un imposteur ?Café Philo spécial Noël

Débat 9 [Saison 2] - Vendredi 26 novembre 2010 : "Engagement(s) ! - Philosophie de l’engagement et engagements du philosophe"

Débat 8 [Saison 2] - Vendredi 29 octobre 2010 : "Cela a-t-il encore un sens de philosopher aujourd’hui ?"

Saison 1

Débat 7 [Saison 1] - Samedi 3 juillet 2010 : "Faut-il brûler Freud ?"

Débat 6 [Saison 1] - Samedi 12 juin 2010 : "Le café philo passe le bac : Pourquoi travaille-t-on ?" Café philo spécial Bac

Débat 5 [Saison 1] - Samedi 6 mars 2010 : "L’éducation à la non-violence est-elle garante de la paix ?" Café philo spécial, avec l’intervention de Vincent Roussel, membre de la Coordination française pour la Décennie

Débat 4 [Saison 1] - Samedi 16 janvier 2010 : "Y a-t-il un Humanisme aujourd’hui ?" Café philo "supplément d'AME" (service culturel de l'Agglomération Montargoise Et rives du Loing), dans le cadre des représentations du Neveu de Rameau de Diderot (Pannes, 21-22 janvier 2010) 

Débat 3 [Saison 1] - Samedi 5 décembre 2009 : "A-t-on le droit de mourir ?"

Débat 2 [Saison 1] - Samedi 7 novembre 2009 : "Religion = opium du peuple ?"

Débat 1 [Saison 1] - Samedi 3 octobre 2009 : "Autrui, obstacle à ma liberté ?"

café philosophique de montargis,philo,philosophie,montargisAlbum photo du café philo ici

 

LES MOTS SONT-ILS DES ARMES ?

Affiche Les mots sont ils des armes.png

La prochaine séance du café philosophique de Montargis aura lieu le vendredi 24 juin 2016 à 19 heures, à la Brasserie du Centre commercial de la Chaussée.

Le débat de cette séance sera intitulé : "Les mots sont-ils des armes?"

 

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PLATON : GORGIAS, UN SOPHISTE

AVT_Platon_4949.jpegSOCRATE - Réponds-moi de même, Gorgias. La rhétorique est un de ces arts qui achèvent et exécutent tout par le discours, n'est-ce pas ? 

GORGIAS - Cela est vrai.

SOCRATE - Dis-moi donc quel est le sujet auquel se rapportent ces discours dont la rhétorique fait usage.

GORGIAS - Ce sont les plus grandes de toutes les affaires humaines, Socrate, et les plus importantes.

Platon, Gorgias (Ve s. av JC)