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pépin

  • Compte-rendu du débat "L’échec : tomber, se relever"

    Le 20 janvier 2017, le café philosophique de Montargis se réunissait pour une nouvelle séance autour de ce sujet : "L’échec : tomber, se relever." Au préalable, Bruno présentait les nouveaux propriétaires de la Brasserie de la Chaussée, Fabrice et Michèle. Le sujet de cette séance a été assez peu traité par la philosophie et, une fois n’est pas coutume, le sujet de ce soir n’est pas une question mais un postulat qui sera discuté par les participants de cette séance.

    Bruno commence cette séance par parler des échecs que le café philo a essuyé à sa création : débats houleux, sujets peu consensuels, critiques cinglantes y compris dans la presse locale. Peut-on réellement parler d‘échecs dans ce cas, réagit un premier intervenant, en sachant que le café philo existe toujours ? Le fait qu’il y ait eu des difficultés mais que le café philo poursuit son petit bonhomme de chemin laisserait entendre que le terme d’échec n’est pas approprié. Pour Claire, dans cette notion d’échec il est question de subjectivité. Parler d’échec c’est "vivre l’échec", le ressentir tel quel. Pour reprendre Épictète, il convient de ne pas considérer comme un échec ce qui ne dépend pas de nous. “C'est le fait d'un ignorant d'accuser les autres de ses propres échecs ; celui qui a commencé de s'instruire s'en accuse soi-même ; celui qui est instruit n'en accuse ni autrui ni soi-même.

    Prendre ce recul, c’est acquérir une forme de rigueur, voire de rudesse, suivant l’exemple du philosophe et empereur Marc Aurèle. Échouer, au contraire, pourrait être une forme d’humanisme et d’humilité, avouer les travers de l’humanité. Vivre sa vie de manière linéaire, (donc) sans échec pourrait en soit vivre de manière inhumaine.

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  • Ils ont dit, au sujet de l'échec

    "On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve." [Héraclite]

    "Un voyage de mille lieues commence par un pas." [Lao Tseu]

    "L'échec est au fondement de la réussite." [Lao Tseu]

    “La hâte est la mère de l'échec. ” [Hérodote]

    "La chute n'est pas un échec, l'échec est de rester là où nous sommes tombés." [Socrate]

    “C'est le fait d'un ignorant d'accuser les autres de ses propres échecs ; celui qui a commencé de s'instruire s'en accuse soi-même ; celui qui est instruit n'en accuse ni autrui ni soi-même.” [Épictète]

    "Ce qui dépend de toi c'est d'accepter ou non ce qui ne dépend pas de toi." [Épictète]

    "Se rendre ferme comme le roc que les vagues ne cessent de battre. Il demeure immobile, et l'écume de l'onde tourbillonne à ses pieds. "Ah! quel malheur pour moi, dis-tu, que cet accident me soit arrivé !" Tu te trompes." [Marc Aurèle]

    "Nous savons que l'erreur dépend de notre volonté." [René Descartes]

    "Car tous les hommes désirent d’être heureux ; cela est sans exception. Quelques différents moyens qu’ils y emploient, ils tendent tous à ce but." [Blaise Pascal]

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  • Pépin : la défaite nous ment, le succès nous ment

    "La défaite nous ment quand elle nous fait croire que nous sommes un raté. Le succès nous ment lorsqu'il nous invite à confondre une réussite conjoncturelle ou une image sociale avec ce que nous sommes au fond. Mais comment « conserver sa tête » jusque dans l'ivresse du succès? En ne perdant jamais de vue que la seule réussite qui compte est celle de notre aventure humaine et que le véritable enjeu est de se montrer à la hauteur de cette humanité, dans le succès comme dans l'échec."

    Charles Pépin, Les Vertus de l’Échec (2016)

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  • Pépin : Être existentialiste, c'est redouter que le succès dans une voie ne nous y enferme

    sartre,pépin"Être existentialiste, c'est penser qu'une vie ne suffira de toute façon pas à épuiser tous les tous les possibles. Reste à ne pas trop passer à coté d'eux.

    La mort est d'autant plus un scandale que la vie est pensée non comme essence ou valeur éternelle, mais comme "projet". Être existentialiste, c'est redouter que le succès dans une voie ne nous y enferme, et nous conduise jusqu'au terme de notre vie sans savoir qui nous sommes. Contre la vision habituelle, c'est valoriser l'échec comme ouverture du champ des possibles : échouer plus, finalement, c'est exister davantage."

    Charles Pépin, Les Vertus de l'échec (2016)

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  • Pépin : les vertus de l'échec

    "Ces quelques exemples le suggèrent déjà : il n'y a pas une vertu de l’échec, mais plusieurs.
    Il y a les échecs qui induisent une insistance de la volonté, et ceux qui en permettent le relâchement ; les échecs qui nous donnent la force de persévérer dans la même voie, et ceux qui nous donnent l'élan pour en changer.

    Il y a les échecs qui nous rendent plus combatifs, ceux qui nous rendent plus sages, et puis il y a ceux qui nous rendent simplement disponibles pour autre chose."

    Charles Pépin, Les Vertus de l'échec (2016)

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  • Pépin : ceux qui ont échoué avant de réussir

    "Qu'ont en commun Charles de Gaulle, Steve Jobs et Serge Gainsbourg ? Qu'est-ce qui rapproche J. K. Rowling, Charles Darwin et Roger Federer, ou encore Winston Churchill, Thomas Edison ou Barbara ?

    Ils ont tous connu des succès éclatants ? Oui, mais pas seulement. Ils ont échoué avant de réussir. Mieux : c'est parce qu’ils ont échoué qu'ils ont réussi. Sans cette résistance du réel, sans cette adversité, sans toutes les occasions de réfléchir ou de rebondir que leurs ratés leur ont offertes, ils n'auraient pu s’accomplir comme ils l'ont fait."

    Charles Pépin, Les Vertus de l'échec (2016)

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  • Pépin : l'échec pour apprendre plus vite ou le problème français

    "Nous sommes en France, à Tarbes, au cœur de l'hiver 1999. Le jeune Espagnol a treize ans. Il vient de perdre la de mi-finale du tournoi de tennis des Petits As, le championnat du monde officieux des 12/14 ans. Le Français qui l'a battu, et qui remportera le tournoi, est né la même année que lui et fait exactement la même taille. Pourtant, il l'a facilement dominé. Ce jeune prodige s'appelle Richard Gasquet : "le petit Mozart du tennis français". Les spécialistes affirment que jamais aucun joueur n'a atteint une telle maîtrise à cet âge. A neuf ans, il faisait déjà la une de Tennis Magazine, qui titrait : "Le champion que la France attend". Ses gestes parfaits, la beauté de son revers à une main, l'agressivité de son jeu furent pour son adversaire autant de blessures narcissiques.

    Après avoir serré la main de Richard Gasquet, l'adolescent majorquain se laisse tomber sur sa chaise, sonné. Il s'appelle Rafaël Nadal.

    Ce jour-là, Rafaël Nadal a échoué à devenir champion du monde de sa classe d'âge. Quiconque regarde ce match aujourd'hui (disponible sur YouTube) est frappé par l'agressivité du jeu de Richard Gasquet : il prend la balle très tôt, et son adversaire de court. Or, cette manière d'entrer dans la balle avec une agressivité maximale évoque étrangement ce qui fera le succès de Rafaël Nadal, qui sera par la suite numéro un mondial et le restera des années, remportant soixante tournois, dont douze titres du Grand Chelem. Richard Gasquet est devenu un très grand joueur - il a atteint la septième place mondiale. Mais il n'a à ce jour remporté aucun tournoi du Grand Chelem. Et n'a gagné en tout que neuf titres. Quels que soient ses exploits futurs, sa carrière ne pourra plus égaler celle de Rafaël Nadal. La question se pose donc : où s'est jouée la différence?"

    Charles Pépin, Les vertus de l'échec (2016)

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  • Pépin : l'identification à l'échec

    "Lorsque nous échouons, nous nous identifions à l'échec. Nous nous persuadons que c'est nous qui sommes des ratés ! Nous confondons l'échec de notre projet avec celui de notre personne. Nous vivons dans un vieux pays qui fut jadis une grande puissance. Nous percevons implicitement le succès comme une fidélité à la norme, au passé. Et l'échec comme un manquement à cette tradition ou à cette norme, et non comme une expérience enrichissante ou une preuve d'audace. C'est une façon de voir très singulière, complètement différente de celle des américains, par exemple..."

    Charles Pépin

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