31.03.2012
MERCI AUX PARTICIPANTS - ET AUX CO-ORGANISATEURS ! - DE LA DERNIÈRE SEANCE !
Vendedi 30 mars avait lieu la séance du café philosophique de Montargis intitulée "Peut-on être jeune et heureux ?" Cette séance spéciale était animée par des lycéens de Terminale littéraire du Lycée Saint-François-de-Sales de Gien.
Environ 70 personnes étaient présents pour ce débat passionnant.
Merci à tous les participants présents ainsi qu'aux lycéens qui ont animé avec talent et pertinence ce débat.
Bientôt, sur ce site, vous pourrez retrouver le compte-rendu de cette séance.
Le prochain café philo devrait avoir lieu le vendredi 20 avril à 18H30 à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée (sous réserve). Actualité oblige, ce débat sera consacré à cette période électorale particulièrement riche. Il aura pour titre : "Qu'est-ce qu'un bon Président ?"
A bientôt.
Affiche de la prochaine séance
10:32 Écrit par Claire et Bruno dans "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?", "Qu'est-ce qu'un bon Président ?", ->Saison 3 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : jeunesse, heureux, bonheur |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
29.03.2012
COMPTE RENDU DE LA DERNIÈRE SÉANCE
Thème du débat : "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?"
Date : 24 février 2012 à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée.

Environ 55 personnes étaient présentes pour cette séance du café philosophique qui avait pour sujet : "L’école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?" Claire précise que l’expression "sert-elle" a été préféré à "peut-elle". Cela place déjà l’institution scolaire dans une démarche de service.
Un premier intervenant affirme que si l’on parle de service, celui rendu par l’école est pour le moins sujet à caution : du point de vue de l’élève (sinon des parents d’élève), instruire sert à procurer un bagage intellectuel sensé être un bouclier, sinon une arme dans la vie post-scolaire. Dit autrement, on instruit vraiment bien lorsque le jeune homme ou la jeune femme a su s’insérer dans la vie professionnelle. Or, ajoute-t-il, il est indéniable que la surqualification comme la sous-qualification conduisent nombre d’actifs dans des situations professionnelles frustrantes voire dramatiques. La notion de plaisir d’apprendre – certes importante ! – prend souvent le pas, dans la bouche des professionnelles de l’enseignement, sur son utilité dans la vie professionnelle.
Cette difficulté de "servir" l’enseignement ou l’éducation a une explication indéniable, dit un nouvel intervenant (un professeur) : tenir une classe peut devenir d’une rare complexité. Plus qu’auparavant, l’école s’est ouverte sur le monde pour le meilleur et – hélas ! – souvent pour le pire. Les difficultés sociales, pour ne pas parler des violences sociales, font très souvent une entrée fracassante dans l’enceinte de l’école et parfois à l’intérieur de la salle de cours. Dans ce cas, pour le professeur, susciter un environnement favorable à l’apprentissage en classe devient difficile. Il faut avoir la santé pour affronter une salle de classe, ajoute ce professionnel ! Une ancienne enseignante rebondit sur cet avis, précisant qu’au cours des années elle a vu évoluer défavorablement le climat au sein des établissements scolaires, une situation aggravée lorsque des personnels d’encadrement spécialisés dans le soutien scolaire (les RASED) font les frais de sabrages budgétaires publics.

Il convient, dit Claire, de définir ces notions d’enseignement et d’éducation. Étymologiquement, "enseigner" c’est "marquer d’un signe" (signum). Cette notion n’est pas anodine : elle signifie que l’école entend apporter son empreinte à ses utilisateurs et être un lieu d’initiation. "Éduquer" a un sens différent : éduquer, littéralement "conduire hors de" (ex ducere) ou "guider" c’est "conduire vers". Cette notion, incontournable dans le système scolaire français (on parle bien de Ministère de L’Éducation Nationale), donne à l’école un rôle directeur : l’enseignement, destiné à donner à l’élève un marqueur dont il ou elle usera ensuite en toute liberté, se fait dans le cadre d’une "éducation nationale" où, cette fois, l’élève est dans un système normé et doit s’y conformer. N’est-ce pas contradictoire ? L’enseignement n’est-ce pas avant tout, au contraire, donner à l’enfant des outils pour penser et se penser et pouvoir user de la maïeutique chère à Socrate afin de pouvoir dépasser les préjugés et le "prêt-à-penser" ?
Bruno met en avant un troisième terme, tombé en désuétude depuis 1945 : l’instruction. Son étymologie est particulièrement riche de sens : instruire (du latin instruere) c’est "assembler", "élever" ou "bâtir". L’instruction (d’où vient le terme "d’instituteur", symptomatiquement lui aussi en voie de disparition) a pendant des années été le terme central du système scolaire. Ne parlait-on pas de Ministère de l’Instruction publique sous la IIIème République ? La disparition de ce terme en dit long sur la direction prise par l’Éducation Nationale : celui d’une administration moins soucieuse de divulguer savoir et culture générale que d’apprendre à des jeunes gens à vivre dans une seule et même société.
Alors, enseigner ou éduquer ?
Un participant considère que l’école doit mener ces deux tâches simultanément : enseigner et éduquer. Ce sont deux notions qui lui semblent aller de paire dans le rôle assigné à l’institution scolaire. Bruno pose une question : l’éducation n’est-elle pas avant tout le rôle des parents ? Chacun convient que leur rôle est capital mais force est de constater qu’il est parfois peu ou mal rempli. L’école doit alors prendre le relais, lorsque c’est possible. Dans cette idée, une participante (parent d’élève) affirme que l’instituteur et le parent doivent travailler ensemble, de concert, et non l’un à côté de l’autre (sans se parler), voire l’un contre l’autre, comme cela arrive souvent.
L’enseignement ne doit pas être servi uniquement par l’école : la formation professionnelle – certes imparfaite et lacunaire, ajoute Bruno, surtout si on la compare au monde du travail scandinave (cf. 40 ans de formation professionnelle en France) – a des vertus indéniables. Car nombre d’adultes mériteraient d’être formés une fois sortis du cadre scolaire afin d’apprendre par exemple la lecture et l’écriture, parfois déplorable dans le milieu professionnel.
Ce "tableau noir" de l’école brossé ce soir par nombre de participants du café philo est nuancé par un intervenant qui souligne que l’école peut offrir de réels atouts en conduisant des élèves au départ déscolarisés vers des apprentissages plus souples (BTS professionnels par exemple). Les progrès de l’école sont indéniables depuis une cinquantaine d’années, avance Bruno (l'un des meilleurs systèmes scolaires au monde d'après nombre de spécialistes) : baisse de l’illettrisme dans certaines tranches de la population, instruction massifiée, généralisation du baccalauréat (pour avoir une vision contrastée du niveau de l'enseignement, cliquez sur ce lien). Cela ne peut effacer cependant, nuance Claire, une réalité moins idyllique : statistiques parfois tronquées, apprentissage de la lecture et de l’écriture en difficulté ou violences scolaires.

S’agissant de cette violence, un intervenant souligne que l’école a son rôle à jouer dans l’apprentissage de la non-violence. Face à l’intrusion des violences en milieu scolaire et à l’impression pour les professeurs comme pour les personnels d’encadrement d’être démunis face à eux, la solution peut passer par l’utilisation de méthodes destinées à désamorcées les conflits dans la non-violence. Un débat avait été organisé par le café philosophique en avril 2010 (rendez-vous sur ce lien). L’école pourrait être à la fois un lieu où la non-violence devrait être pratiquée par ceux qui en ont la responsabilité (professeurs, surveillants, personnel d’encadrement, etc.) et le lieu où il est enseigné aux jeunes gens à des fins pédagogiques.
L’incivilité – qui est une forme de violence - est abordée comme un des maux qui rongent le milieu scolaire. À qui la faute ? demande Claire. L’incivilité n’est-elle pas montrée en exemple par nous, adultes, et en premier lieu par nos plus hauts dirigeants en cette période électorale ? A quoi bon exiger d’un enfant qu’il respecte et apprenne à écouter autrui lorsque des personnalités appelées à gouverner notre pays se gardent bien de le faire publiquement, lors par exemple de débats publics ?
Faire bouger le mammouth ?
En tout état de cause, dit Claire, la question de "faire bouger le mammouth" fait régulièrement débat. L’Éducation Nationale devrait passer, à en croire nombre de spécialistes et de politiques, par une phase de réformes. Elle en connaît d’ailleurs régulièrement, plus sans doute que n’importe laquelle des administrations. Réformes imparfaites ou vaines, avance un professeur, car souvent déconnectées des besoins du personnel sur le terrain (la suppression de stages de formation IUFM, par exemple).
La dernière partie de ce café philosophique est consacrée aux solutions qui pourraient être envisagées pour, du moins réformer, sinon améliorer l’énorme administration qu’est l’Éducation Nationale. Une réflexion sur le métier de professeur doit être menée. Elle porterait sur leur formation en premier lieu afin qu’un professeur ait les outils nécessaires pour gérer des difficultés telles quel la violence scolaire ou l’incivilité. Toujours au sujet de la formation des professeurs, il apparaît que le recrutement via les concours est loin d’être la panacée. Ce système de recrutement, équitable sur le papier, a le grave défaut de mettre hors-jeu des personnes de qualité, potentiellement des pédagogues doués mais peu disposés à réussir des concours théoriques et universitaires ; au contraire, très régulièrement des gagnants de concours, brillants dans ce type d’examens, deviennent des professeurs aux méthodes délétères, des professeurs qui plus est indéboulonnables. Contre ceux-ci, le système de sanctions paraît bien faible ; contre ceux-là, l’Éducation Nationale se prive d’un réservoir de personnes de qualité.

L’amélioration de l’école, dit une intervenante, doit aussi – et surtout – être menée en direction des enfants, et ce dès le plus jeune âge : apprentissage des règles de vivre en société, civilité et civisme, respect d’autrui dans toutes ses différences, enseignement sérieux de la lecture et de l’écriture. Un vaste chantier qui doit permettre à l’école de rester l’un des fondements de notre société et de l’enseignant un acteur important de notre vie : dans nos souvenirs d’enfance, il n’est pas rare qu’un instituteur ou un professeur soit devenu un personnage mémorable et dont on a plaisir à se souvenir…
Une participante, maman et médecin, dit rencontrer des professeurs et des parents en souffrance, chacun de leur côté. Elle affirme ainsi qu’il faut vraiment que les deux acceptent de se dire les choses, d’avouer leurs faiblesses, mais aussi qu’ils travaillent ensemble à "bousculer" les élèves. Selon elle, nous sommes passés d’un refus total d’écouter l’enfant à une sacralisation de sa parole. Dès lors, l’enfant, et l’élève, est surpuissant et l’autorité, en face, totalement démunie. Si les adultes prenaient leur responsabilités, tout se passerait mieux suppose-t-elle. On se rendrait compte que nous rencontrons souvent les mêmes problèmes au fond.
Il est difficile de conclure ce débat ! Un débat passionné et qui pourrait être continué plusieurs heures durant.
La soirée se termine par le vote du sujet qui sera débattu lors de la séance du 30 mars 2012 : "Peut-on être jeune et heureux ?" Claire et Bruno annoncent que ce débat sera organisé et co-animé par des élèves de Terminale littéraire du Lycée Saint-François-de-Sales de Gien. Il s’agira d’un café philo tout à fait exceptionnel et qui ne manquera pas d’intérêt.
Philo-galerie : Pour illustrer ce débat, nous avons choisi des photographies de Robert Doisneau (1912-1994).
22:30 Écrit par Claire et Bruno dans "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?", ->Saison 3, Comptes-rendus des débats, Philo-galerie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : éducation, école |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
28.03.2012
BIENTÔT, LE COMPTE-RENDU DE LA DERNIÈRE SÉANCE
Très bientôt, sur ce site, vous pourrez trouver le compte-rendu de la dernière séance "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?" qui avait lieu le 24 février 2012.
Merci de votre patience.
14:54 Écrit par Claire et Bruno dans "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?", ->Saison 3, Comptes-rendus des débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : école, éducation |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
25.02.2012
BIENTÔT, LE COMPTE-RENDU DE LA DERNIÈRE SÉANCE
Bientôt, sur ce site, vous pourrez retrouver le compte-rendu de la séance du 24 février "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?"
En attendant, vous pouvez retrouver sur le lien le compte-rendu de la séance de janvier dernier : "Vivre seul(e) ou mal accompagné(e) ?"
10:55 Écrit par Claire et Bruno dans "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?", "Vivre seul(e) ou mal accompagné(e) ?", ->Saison 3, Comptes-rendus des débats, Vie du site | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : école, éducation |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
MERCI AUX PARTICIPANTS DE LA DERNIÈRE SEANCE
Merci aux participants de la séance du café philosophique qui avait lieu le vendredi 24 février 2012.
Le débat avait pour titre : "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?"
55 participants étaient présents. Merci à eux.
Bientôt, sur ce site, le compte-rendu de cette séance.
Prochain débat le vendredi 30 mars 2012 à 18H30 à la brasserie du centre commercial de la Chaussée. Le sujet choisi aura pour titre : "Peut-on être jeune et heureux ?" Il s'agira d'un café philo spécial car pour l'occasion des élèves de Terminale L du Lycée Saint-François-de-Sales de Gien seront invités.
A bientôt !
Affiche de la prochaine séance
10:41 Écrit par Claire et Bruno dans "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?", "Peut-on être jeune et heureux ?", ->Saison 3 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : école, éducation |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
24.02.2012
PROCHAIN CAFÉ PHILOSOPHIQUE
00:00 Écrit par Claire et Bruno dans "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?", ->Saison 3 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : école, éducation |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
23.02.2012
FAUT-IL DES ÉCOLES EXPÉRIMENTALES ? L’AVIS D’EMMANUEL KANT
"On s’imagine ordinairement que pour ce qui regarde l’éducation des expériences ne sont pas nécessaires et que l’on peut par la raison seule juger si quelque chose sera bon ou non. Mais l’on se trompe fort en ceci et l’expérience enseigne que dans nos tentatives ce sont souvent des effets tout à fait opposés à ceux que l’on attendait qui apparaissent. On voit ainsi, puisque tout revient à l’expérience, qu’aucune génération humaine ne peut présenter un plan d’éducation achevé. L’unique école expérimentale qui, d’une certaine manière, ait en ceci commencé la voie, a été l’Institut de Dessau. Il faut lui laisser cette gloire, en dépit des nombreuses fautes qu’on peut lui reprocher ; fautes que l’on découvre dans tous les raisonnements effectués à partir de d’expériences et qui consistent en ce que de nouvelles expériences sont toujours nécessaires. D’une certaine manière ce fut la seule école où les maîtres ont la liberté de travailler d’après leurs propres méthodes et leurs propres plans, et où ils fussent aussi bien unis entre eux qu’avec tous les savants de l’Allemagne."
Kant, Réflexions sur l’Éducation, trad. A. Philonenko, Vrin, pp. 114-115
23:24 Écrit par Claire et Bruno dans "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?", ->Saison 3, Documents, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : école, éducation, kant |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
DE LA DISCIPLINE
"Jeune instituteur, je vous prêche un art difficile, c’est de gouverner sans préceptes, et de tout faire en ne faisant rien. Cet art, j’en conviens, n’est pas de votre âge ; il n’est pas propre à faire briller d’abord vos talents, ni à vous faire valoir auprès des pères ; mais c’est le seul propre à réussir. Vous ne parviendrez jamais à faire des sages, si vous ne faites d’abord des polissons…"
Jean-Jacques Rousseau, Émile, livre II, t. III
"La discipline transforme l’animalité en humanité. Par son instinct, un animal est déjà tout ce qu’il peut être ; une raison étrangère a pris soin de tout pour lui. Mais l’homme doit user de sa propre raison. Il n’a point d’instinct et doit se fixer lui-même le plan de sa conduite. Or puisqu’il n’est pas immédiatement capable de le faire, mais au contraire vient au monde à l’état brut, il faut que d’autres le fassent pour lui.
L’espèce humaine doit, peu à peu, par son propre effort, tirer d’elle-même toutes les qualités naturelles de l’humanité. Une génération éduque l’autre."Kant, Réflexions sur l’Éducation, trad. A. Philonenko, Vrin, pp. 94-95
23:19 Écrit par Claire et Bruno dans "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?", ->Saison 3, Documents, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : école, éducation, rousseau, kant |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
"LE CERCLE DES POÈTES DISPARUS"
20:55 Écrit par Claire et Bruno dans "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?", ->Saison 3, Documents, Film/cinéma/TV/vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : école, éducation |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
22.02.2012
LA GAUCHE HÉGÉMONIQUE CHEZ DES ENSEIGNANTS DU PUBLIC CRISPÉS
Les enseignants ont l'intention de voter massivement et efficacement à gauche. C'est la principale leçon du sondage réalisé par l'IFOP pour Le Monde. Au premier tour de l'élection présidentielle, le 22 avril, 46 % des 712 enseignants représentatifs interrogés du 13 au 15 février, comptent voter pour le candidat socialiste François Hollande. Et au second tour, 79 % de ces enseignants du primaire, des collèges et des lycées ont l'intention de faire ce même choix. Le candidat Nicolas Sarkozy, lui, recueillerait 12,5 % de leurs suffrages au premier tour du scrutin et 21 % au second. Voici les sept leçons qui se dégagent de cette enquête, à 60 jours du premier tour.
"Il n'y a pas d'autre catégorie professionnelle où 8 électeurs sur 10 ont l'intention de voter pour un même candidat au second tour. En 2007, les agriculteurs avaient opté à 70 % pour M. Sarkozy, et c'était exceptionnel", rappelle Jérôme Fourquet, directeur du département opinions à l'IFOP.
Double prouesse, donc, pour le candidat socialiste. D'abord parce que ce taux est très élevé. Ensuite parce que François Hollande peut se targuer d'avoir réconcilié le corps enseignant avec le PS. Ses 46 % d'intentions de vote au premier tour sonnent comme une vraie victoire, si l'on se souvient que Ségolène Royal n'avait recueilli que 31,5 % du suffrage enseignant en 2007 et Lionel Jospin, 16 % en 2002.
"Cette catégorie professionnelle, championne de la dispersion des voix aux deux précédents [scrutins] présidentiels, a décidé cette fois de jouer l'efficacité pour être sûre de ne pas retrouver Nicolas Sarkozy", estime l'analyste. Plus que d'une adhésion au projet socialiste, François Hollande bénéficie de la volonté d'en finir avec ce que les enseignants estiment être la "casse de l'école"...
Source : Le Monde
15:52 Écrit par Claire et Bruno dans "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?", ->Saison 3 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : école, éducation |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook











