Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Documents - Page 4

  • De Rosnay : Mentir pour se sauver

    C'était sa dernière réserve d'honnêteté. Sa dernière miette de bonne conscience. Tout ce que ses parents lui avaient inculqué depuis sa naissance. Il faut toujours dire la vérité, Hélène. Toujours. Sinon, on est puni. On est puni, tu le sais. Ne jamais mentir. Mentir, c'est un péché. C'est un terrible péché. Mentir. Mentir pour s'en sortir. Oui, mentir. A présent, plus question de dire la vérité. Même si elle y avait songé un quart de seconde, maintenant, c'était fini. Mentir. Sauver la mise.

    Tatiana de Rosnay, Spirales (2004)

    Lien permanent Catégories : =>Saison. 10, Compilation de textes, Documents, Livres, [76] "Obéir ou désobéir?" Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • Diderot : Contre les lois insensées

    téléchargement.jpgNous parlerons contre les lois insensées, jusqu’à ce qu’on les réforme ; et en attendant nous nous y soumettrons. Celui qui, de son autorité privée, enfreint une loi mauvaise, autorise tout autre à enfreindre les bonnes. Il y a moins d’inconvénients à être fou avec les fous qu’à être sage tout seul.

    Denis Diderot, Supplément au voyage de Bougainville (1771)

    Lien permanent Catégories : =>Saison. 10, Compilation de textes, Documents, Livres, [76] "Obéir ou désobéir?" Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • La valise philosophique du mois : "Obéir ou désobéir ?"

    La "Valise philosophique" du café philo propose, comme pour chaque séance, des documents, textes, extraits de films ou de musiques servant à illustrer et enrichir les débats mensuels.

    Sur la colonne de droite, vous pouvez retrouver les documents autour de la séance du vendredi 2 novembre 2018 au Vox de Château-Renard qui aura pour thème : "Obéir ou désobéir?"

    Restez attentifs : régulièrement de nouveaux documents viendront alimenter cette rubrique d'ici la séance.

    Lien permanent Catégories : =>Saison. 10, Documents, La valise philosophique, Vie du site, vie du café philo, [76] "Obéir ou désobéir?" Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • Alderman : Faire comme il faut

    CroppedImage680680-Naomi-Alderman-credit-Justine-Stoddard-web.jpgJe me suis avancée pour l'embrasser sur la joue. Il a reculé d'un pas en secouant légèrement la tête. J'avais oublié. Ce n'est pas permis. De toucher une femme qui n'est pas la vôtre. Même les poignées de mains sont défendues. J'ai ravalé les excuses qui me venaient aux lèvres, car s'il y a bien une chose que je refuse, c'est de m'excuser de ne plus être comme eux.

    Naomi Alderman,La Désobéissance (2006)

    Lien permanent Catégories : =>Saison. 10, Compilation de textes, Documents, Livres, [76] "Obéir ou désobéir?" Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • "Libre" de Michel Toesca, le synopsis

    La Roya, vallée du sud de la France frontalière avec l'Italie. Cédric Herrou, agriculteur, y cultive ses oliviers. Le jour où il croise la route des réfugiés, il décide, avec d’autres habitants de la vallée, de les accueillir. De leur offrir un refuge et de les aider à déposer leur demande d'asile.

    Mais en agissant ainsi, il est considéré hors la loi... Michel Toesca, ami de longue date de Cédric et habitant aussi de la Roya, l’a suivi durant trois ans. Témoin concerné et sensibilisé, caméra en main, il a participé et filmé au jour le jour cette résistance citoyenne. Ce film est l'histoire du combat de Cédric et de tant d’autres.

    Libre de Michel Toesca, documentaire français, 2018, 1H40

    Lien permanent Catégories : =>Saison. 10, Documents, Vidéos/cinéma/TV, [76] "Obéir ou désobéir?" Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • "Dis, quand reviendras-tu ?"

    Lien permanent Catégories : =>Saison. 10, Documents, Musique, Vidéos/cinéma/TV, [77] "Peut-on être seul·e au milieu des autres? Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • Schopenhauer : Seul et libre

    On ne peut être vraiment soi qu'aussi longtemps qu'on est seul ; qui n'aime donc pas la solitude n'aime pas la liberté, car on n'est libre qu'étant seul. Toute société a pour compagne inséparable la contrainte et réclame des sacrifices qui coûtent d'autant plus cher que la propre individualité est plus marquante. Par conséquent, chacun fuira, supportera ou chérira la solitude en proportion exacte de la valeur de son propre moi. Car c'est là que le mesquin sent toute sa mesquinerie et le grand esprit toute sa grandeur ; bref, chacun s'y pèse à sa vraie valeur. En outre un homme est d'autant plus essentiellement et nécessairement isolé, qu'il occupe un rang plus élevé dans le nobiliaire de la nature. C'est alors une véritable jouissance pour un tel homme, que l'isolement physique soit en rapport avec son isolement intellectuel : si cela ne peut pas être, le fréquent entourage d'êtres hétérogènes le trouble ; il lui devient même funeste, car il lui dérobe son moi et n'a rien à lui offrir en compensation. De plus, pendant que la nature a mis la plus grande dissemblance, au point de vue moral comme au point de vue intellectuel, entre les hommes, la société, n'en tenant aucun compte, les fait tous égaux, ou plutôt, à cette inégalité naturelle, elle substitue les distinctions et les degrés artificiels de la condition et du rang qui vont souvent diamétralement à l'encontre de cette liste par rang telle que l'a établie la nature...

    On ne peut être à l'unisson parfait qu'avec soi-même ; on ne peut pas l'être avec son ami, on ne peut pas l'être avec la femme aimée, car les différences de l'individualité et de l'humeur produisent toujours une dissonance, quelque faible qu'elle soit. Aussi la paix du cœur véritable et profonde et la parfaite tranquillité de l'esprit, ces biens suprêmes sur terre après la santé, ne se trouvent que dans la solitude et, pour être permanents, que dans la retraite absolue. Quand alors le moi est grand et riche, on goûte la condition la plus heureuse qui soit à trouver en ce pauvre bas monde. Oui, disons-le ouvertement; quelque étroitement que l'amitié, l'amour et le mariage unissent les humains, on ne veut, entièrement et de bonne foi, de bien qu'à soi seul, ou tout au plus encore à son enfant. Moins on aura besoin, par suite de conditions objectives ou subjectives, de se mettre en contact avec les hommes, mieux on s'en trouvera […] Une étude importante pour les hommes serait d'apprendre de bonne heure à supporter la solitude, cette source de félicité et de tranquillité intellectuelle.

    Arthur Schopenhauer, Aphorismes sur la sagesse dans la vie (1851)

    Lien permanent Catégories : =>Saison. 10, Compilation de textes, Documents, Livres, [77] "Peut-on être seul·e au milieu des autres? Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • "Le Désert des Tartares"

    Lien permanent Catégories : =>Saison. 10, Documents, Vidéos/cinéma/TV, [77] "Peut-on être seul·e au milieu des autres? Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • Buzzati : Le désert des Tartares

    A un certain moment, un lourd portail se ferme derrière nous, il se ferme et est verrouillé avec la rapidité de l’éclair, et l’on n’a pas le temps de revenir en arrière. Mais, à ce moment-là, Giovanni Drogo dormait ignorant, et dans son sommeil, il souriait, comme le font les enfants.

    Bien des jours passeront avant que Drogo ne comprenne ce qui est arrivé. Ce sera alors comme un réveil. Il regardera autour de lui, incrédule ; puis il entendra derrière lui un piétinement, il verra les gens, réveillés avant lui, qui courront inquiets et qui le dépasseront pour arriver avant lui. Il entendra les pulsations du temps scander avec précipitation la vie. Aux fenêtres, ce ne seront plus de riantes figures qui se pencheront, mais des visages immobiles et indifférents. Et s’il leur demande combien de route il reste encore à parcourir, on lui montrera bien encore d’un geste l’horizon, mais sans plus de bienveillance ni de gaieté. Cependant, il perdra de vue ses camarades, l’un demeuré en arrière, épuisé, un autre qui fuit en avant de lui et qui n’est plus maintenant qu’un point minuscule à l’horizon.

    Passé ce fleuve, diront les gens, il y a encore dix kilomètres à faire et tu seras arrivé. Au lieu de cela, la route ne s’achève jamais, les journées se font toujours plus courtes, les compagnons de voyage toujours plus rares, aux fenêtres se tiennent des personnages apathiques et pâles qui hochent la tête.

    Jusqu’à ce que Drogo reste complètement seul et qu’à l’horizon apparaisse la ligne d’une mer démesurée, immobile, couleur de plomb. Désormais, il sera fatigué, les maisons le long de la route auront presque toutes leurs fenêtres fermées et les rares personnes visibles lui répondront d’un geste désespéré : ce qui était bon était en arrière, très en arrière, et il était passé devant sans le savoir. Oh ! il est trop tard désormais pour revenir sur ses pas, derrière lui s’amplifie le grondement de la multitude qui le suit, poussée par la même illusion, mais encore invisible sur la route blanche et déserte.

    A présent, Giovanni Drogo dort à l’intérieur de la troisième redoute. Il rêve et il sourit. Pour la dernière fois, viennent à lui, dans la nuit, les douces images d’un monde totalement heureux. Gare à lui s’il pouvait se voir lui-même, tel qu’il sera un jour, là où finit la route, arrêté sur la rive de la mer de plomb, sous un ciel gris et uniforme, et sans une maison, sans un arbre, sans un homme alentour, sans même un brin d’herbe, et tout cela depuis des temps immémoriaux.

    Dino Buzzati, Le Désert des Tartares (1940)

    Lien permanent Catégories : =>Saison. 10, Compilation de textes, Documents, Livres, [77] "Peut-on être seul·e au milieu des autres? Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • Pour aller plus loin

    Affiche Va t on trop vite.pngPour compléter la séance du 21 septembre qui portait sur la question "Va-t-on trop vite ?", retrouvez sur ce lien le diaporama qui était diffusé. 

    Lien permanent Catégories : =>Saison. 10, Diaporamas, Documents, [75] "Va-t-on trop vite?" Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • Steinbeck : "Toute idée non conforme au gabarit devra être éliminée"

    "Il est vrai, écrit Steinbeck, que deux hommes réunis soulèvent un poids plus aisément qu’un homme seul. Une équipe peut fabriquer des automobiles plus rapidement et mieux qu’un homme seul. Et le pain qui sort d’une fabrique est moins cher et de qualité plus uniforme que celui d’un artisan. Lorsque notre nourriture, nos vêtements, nos toits ne seront plus que le fruit exclusif de la production standardisée, ce sera le tour de notre pensée. Toute idée non conforme au gabarit devra être éliminée... Voici ce que je crois, poursuit Steinbeck : l’esprit libre et curieux de l’homme est ce qui a le plus de prix au monde. Et voici ce pour quoi je me battrai : la liberté pour l’esprit de prendre quelque direction qui lui plaise. Et voici contre quoi je me battrai : toute idée, religion ou gouvernement qui limite ou détruit la notion d’individualité."

    John Steinbeck, À l’est d’Éden (1952)

    Lien permanent Catégories : =>Saison. 10, Compilation de textes, Documents, Livres, [75] "Va-t-on trop vite?" Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • Virilio : "Penser la vitesse"

    Lien permanent Catégories : =>Saison. 10, Documents, Vidéos/cinéma/TV, [75] "Va-t-on trop vite?" Imprimer 0 commentaire Pin it!