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  • COMTE : LA SOCIETE EST COMPOSEE DE FAMILLES

    Auguste_Comte2.jpg"La décomposition de l'humanité en individus proprement dits, ne constitue qu'une analyse anarchique, autant irrationnelle qu'immorale, qui tend à dissoudre l'existence sociale au lieu de l'expliquer, puisqu'elle ne devient applicable que quand l'association cesse. Elle est aussi vicieuse en sociologie que le serait en biologie, la décomposition chimique de l'individu lui-même en molécules irréductibles, dont la séparation n'a jamais lieu pendant la vie. A la vérité, quand l'état social se trouve profondément altéré, la dissolution pénètre, à un certain degré, jusqu'à la constitution domestique, comme on ne le voit que trop aujourd'hui. Mais, quoique ce soit là le plus grave de tous les symptômes anarchiques, on peut alors remarquer, d'une part la disposition universelle à maintenir autant que possible les anciens liens domestiques, et d'autre part, la tendance spontanée à former de nouvelles familles, plus homogènes et plus stables. Ces cas maladifs confirment donc eux-mêmes l'axiome élémentaire de la sociologie statique : la société humaine se compose de familles et non d'individus. Suivant un principe philosophique posé, depuis longtemps par mon ouvrage fondamental, un système quelconque ne peut être formé que d'éléments semblables à lui et seulement moindres. Une société n'est donc pas plus décomposable en individus qu'une surface géométrique ne l'est en lignes ou une ligne en points."

    Auguste Comte, Système de Politique positive (1851-1854)

     

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  • FREUD : LE CAS D'ELISABETH VON R.

    femme.jpg"Je me limiterai à l'exposé d'un seul cas, dans lequel les conditions et l'utilité du refoulement sont clairement révélées. Néanmoins, je dois encore écourter ce cas et laisser de côté d'importantes hypothèses. - Une jeune fille avait récemment perdu un père tendrement aimé, après avoir aidé à le soigner - situation analogue à celle de la malade de Breuer. Sa sœur aînée s'étant mariée, elle se prit d'une vive affection pour son beau-frère, affection qui passa, du reste, pour une simple intimité comme on en rencontre entre les membres d'une même famille. Mais bientôt cette sœur tomba malade et mourut pendant une absence de notre jeune fille et de sa mère. Celles-ci furent rappelées en hâte, sans être entièrement instruites du douloureux événement. Lorsque la jeune Elle arriva au chevet de sa sœur morte, en elle émergea, pour une seconde, une idée qui pouvait s'exprimer à peu près ainsi: maintenant il est libre et il peut m'épouser. Il est certain que cette idée, qui trahissait à la conscience de la jeune fille l'amour intense qu'elle éprouvait sans le savoir pour son beau-frère, la révolta et fut immédiatement refoulée. La jeune fille tomba malade à son tour, présenta de graves symptômes hystériques, et lorsque je la pris en traitement, il apparut qu'elle avait radicalement oublié cette scène devant le lit mortuaire de sa sœur et le mouvement de haine et d'égoïsme qui s'était emparé d'elle. Elle s'en souvint au cours du traitement, reproduisit cet incident avec les signes de la plus violente émotion, et le traitement la guérit."

    Sigmund Freud, Cinq leçons de Psychanalyse, deuxième leçon (1909)

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  • BREL : MON ENFANCE

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  • FREUD : LE COMPLEXE D'OEDIPE

    oedipe.PNG"Le complexe d'Oedipe dans sa forme simplifiée, le cas de l'enfant mâle, se présente ainsi : tout au début, il développe un investissement d'objet à l'égard de la mère, qui prend son point de départ dans le sein maternel et représente le modèle exemplaire d'un choix d'objet selon le type par étayage ; quant au père, le garçon s'en empare par identification. Les deux relations cheminent un certain temps côte à côte jusqu'à ce que, les désirs sexuels à l'égard de la mère se renforçant et le père étant perçu comme un obstacle à ces désirs, le complexe d'Oedipe apparaisse. L'identification au père prend alors une tonalité hostile, elle se convertit en désir d'éliminer le père et de le remplacer auprès de la mère. À partir de là, la relation au père est ambivalente ; on dirait que l'ambivalence inhérente dès l'origine à l'identification est devenue manifeste. L'attitude ambivalente à l'égard du père et la tendance objectale uniquement tendre envers la mère représentent chez le garçon le contenu du complexe d'Oedipe simple, positif."

    Sigmund Freud, Le Moi et le Ça (1923)

     

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  • ROUSSEAU : LA FAMILLE, MODÈLE DES SOCIÉTÉS POLITIQUES

    le nain.jpg"La plus ancienne de toutes les sociétés et la seule naturelle est celle de la famille. Encore les enfants ne restent-ils liés au père qu'aussi longtemps qu'ils ont besoin de lui pour se conserver. Sitôt que ce besoin cesse, le lien naturel se dissout. Les enfants, exempts de l'obéissance qu'ils devaient au père, le père exempt des soins qu'il devait aux enfants, rentrent tous également dans l'indépendance. S'ils continuent de rester unis ce n'est plus naturellement c'est volontairement, et la famille elle-même ne se maintient que par convention. Cette liberté commune est une conséquence de la nature de l'homme. Sa première loi est de veiller à sa propre conservation, ses premiers soins sont ceux qu'il se doit à lui-même, et sitôt qu'il est en âge de raison, lui seul étant juge des moyens propres à se conserver devient par-là son propre maître. La famille est donc si l'on veut le premier modèle des sociétés politiques; le chef est l'image du père, le peuple est l'image des enfants, et tous étant nés égaux et libres n'aliènent leur liberté que pour leur utilité. Toute la différence est que dans la famille l'amour du père pour ses enfants le paye des soins qu'il leur rend, et que dans l'État le plaisir de commander supplée à cet amour que le chef n'a pas pour ses peuples. "

    Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat social (1762)

     

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  • "LA VIE EST UN LONG FLEUVE TRANQUILLE"

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  • HERVÉ BAZIN : MÈRE, JE TE HAIS !

    folcoche.jpg"Je me souviens, je me souviendrai toute ma vie, Folcoche... Les platanes, pourquoi portent-ils ces curieuses inscriptions, ces V.F. quasi rituels, que l'on pourra retrouver sur tous les arbres du parc, chênes, tulipiers, frênes, tous sauf un taxaudier que j'aime ? V.F... V.F... V.F... C'est-à-dire, vengeance à Folcoche ! Vengeance ! [...] Non, ma mère, cela n'est point, comme on vous l'a quelquefois prétendu, une ressource mnémotechnique : verbes français, ne pas oublier d'apprendre tes verbes français. Non, ma mère, il n'y a plus qu'un seul verbe qui compte ici, et nous le déclinons correctement à tous les temps. Je te hais, tu me hais, il la haïssait , nous nous haïrons, vous vous étiez haï, ils se haïrent ! V.F... V.F... V.F... V.F..."

    Hervé Bazin, Vipère au Poing (1948)

     

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  • HECTOR MALOT : RÉMI, LE SANS FAMILLE

    dvd-remi-sans-famille-vol-2.jpg"Je suis un enfant trouvé.

    Mais, jusqu’à huit ans, j’ai cru que, comme tous les autres enfants, j’avais une mère, car, lorsque je pleurais, il y avait une femme qui me serrait si doucement dans ses bras en me berçant, que mes larmes s’arrêtaient de couler.

    Jamais je ne me couchais dans mon lit sans qu’une femme vint m’embrasser, et, quand le vent de décembre collait la neige contre les vitres blanchies, elle me prenait les pieds entre ses deux mains et elle restait à me les réchauffer en me chantant une chanson, dont je retrouve encore dans ma mémoire l’air et quelques paroles.

    Quand j’avais une querelle avec un de mes camarades, elle me faisait conter mes chagrins, et presque toujours elle trouvait de bonnes paroles pour me consoler ou me donner raison.

    Par tout cela et par bien d’autres choses encore, par la façon dont elle me parlait, par la façon dont elle me regardait, par ses caresses, par la douceur qu’elle mettait dans ses gronderies, je croyais qu’elle était ma mère.

    Voici comment j’appris qu’elle n’était que ma nourrice."

    Hector Malot, Sans Famille (1878)

     

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  • "LA PHILOSOPHIE AU COMPTOIR" : PROCHAINE ÉMISSION LE LUNDI 17 FÉVRIER

    Puis je faire ce que je veux de mon corps - Loge de théâtre à Vienne - 1928.JPGLa prochaine émission de "La Philosophie au Comptoir" sera diffusée sur radio C2L (ex Radio Châlette) le lundi 17 février à 20 heures.

    Thème de ce nouveau numéro : "Puis-je faire ce que je veux de mon corps ?"

    Cette nouvelle émission, animée par Claire et Bruno, avec Pascal à la réalisation et au montage, reprend des enregistrements de la séance du café philosophique le 22 mars 2013, avec des extraits musicaux et audios. 

    Cette émission est également podcastable sur le site de C2L

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  • MERCI AUX PARTICIPANTS DE LA SÉANCE DU 14 FÉVRIER 2014

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    Le café philosophique de Montargis a réuni pour sa séance du 14 février 2014 septembre de 45 à 50 personnes. Le débat s'intitulait : "La raison a-t-elle à s'occuper de l'irrationnel ?"

    Claire et Bruno tiennent à remercier les personnes présentes. Bientôt, sur ce site, vous retrouverez comme d'habitude le compte-rendu de cette séance.

    La prochaine séance du café philosophique de Montargis aura lieu le vendredi 28 mars 2014 à 19 heures, à la Brasserie du Centre commercial de la Chaussée pour un débat intitulé : "Famille(s) je vous aime, famille(s) je vous hais"

    Notez également que la seconde émission de "La Philosophie au Comptoir" aura lieu le lundi 17 février à 20 heures su C2L. Titre de cette nouvelle émission du café philo : "Puis-je faire ce que je veux de mon corps ?

     

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  • CAFÉ PHILOSOPHIQUE : "LA RAISON A-T-ELLE À S'OCCUPER DE L'IRRATIONNEL ?"

    Affiche Raison et irrationnel.png

    La prochaine séance du café philosophique de Montargis aura lieu le vendredi 14 février 2014 à 19H à la Brasserie du Centre commercial de la Chaussée

    Le débat sera intitulé : "La raison a-t-elle à s'occuper de l’irrationnel ?"

     
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  • DESCARTES : "LE BON SENS EST LA CHOSE LA MIEUX PARTAGEE"

    1312542-René_Descartes_Discours_de_la_méthode.jpg"Le bon sens est la chose la mieux partagée car chacun pense en être si bien pourvu, que même ceux qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils en ont. En quoi il n'est pas vraisemblable que tous se trompent ; mais plutôt cela témoigne que la puissance de bien juger, et de distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égale en tout homme ; et qu'ainsi la diversité de nos opinions ne vient pas de ce que les uns sont plus raisonnables que les autres, mais seulement de ce que nous conduisons nos pensées par diverses voies, et ne considérons pas les mêmes choses. Car ce n'est pas assez d'avoir l'esprit bon, mais le principal est l'appliquer bien. Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices aussi bien que des plus grandes vertus ; et ceux qui ne marchent que fort lentement, peuvent avancer beaucoup davantage, s'ils suivent toujours le droit chemin, que ne font ceux qui courent et qui s'en éloignent."

    René Descartes, Discours de la méthode (1637)

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  • INTERVIEW SUR C2L

    Interview de Bruno pour radio C2L au sujet de la séance du café philosophique de Montargis "La raison a-t-elle à s'occuper de l'irrationnel ?"

    podcast

     

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  • COUP DE CHAPEAU À ...

    WP_000869.jpgUn gros coup de chapeau à Pascal que les familiers du café philosophique ont pu voir derrière sa table d'enregistrement.

    Nous tenons à le saluer pour son sérieux, sa disponibilité et son professionnalisme. 

    Depuis janvier 2014, Claire, Bruno et Pascal (à la réalisation et au montage) proposent également sur Radio C2L "La Philosophie au Comptoir", une émission créée autour et à partir des séances du café philosophique de Montargis.

    Prochaine émission le 17 février 2014, à 20 heures : "Puis-je faire ce que je veux de mon corps ?"

     

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