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  • UN CAFÉ PHILO SUR LES SECTES QUI A SUSCITÉ UN GRAND INTÉRÊT

    Vendredi 24 juin avait lieu la 15ème séance du café philosophique de Montargis. Ce débat, qui avait pour sujet : "Pensées sectaires : où s'arrête ma liberté ?", voyait la présence de Catherine Armessen, médecin et écrivain, auteur entre autres du roman Manipulation (éd. Cheminements).

    Cette séance a suscité un intérêt tout particulier des Montargois. Une cinquantaine de personnes étaient présentes pour ce débat, soit environ deux fois plus que les séances habituelles !

    La présentation de Catherine Armessen des sectes et de leur système de manipulation mentale était entrecoupée de nombreuses interventions du public. Dans quelques jours, ce site s'en fera l'écho en publiant le compte-rendu des débats.

    En attendant, merci à tous les participants et en particulier Catherine Armessen pour cette passionnante séance.

    Le dernier café philosophique de la saison aura lieu le vendredi 22 juillet prochain à 18H30 à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée. Le sujet a été choisi par les participants de la séance du 24 juin. Il aura pour titre : "Qui dit "jeune" dit-il forcément "con" ?"

    A bientôt.

     

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  • AUJOURD'HUI, UN NOUVEAU CAFÉ PHILOSOPHIQUE

    Le café philosophique de Montargis donne rendez-vous pour sa prochaine séance le vendredi 24 juin 2011 à la brasserie du centre commercial de la Chaussée. Le débat proposé aura pour sujet : "Pensées sectaires : où s’arrête ma liberté ?" Pour cette séance, les animateurs, Claire et Bruno, ont convié une spécialiste, Catherine Armessen, à venir partager ses connaissances sur la manipulation mentale et les sectes. Catherine Armessen est médecin mais également écrivain, auteure entre autres du roman Manipulation (éd. Cheminements) qui a obtenu le prix Littré en 2008.

    Portrait Catherine Armessen.JPGEn s’intéressant aux dérives sectaires, le café philosophique entend lancer une discussion sur le thème de la liberté. Rappelons que c’est sur ce sujet qu’a débuté cette animation de la Chaussée il y a deux ans ("Autrui, obstacle à ma liberté ?"). Le 24 juin, la notion du libre choix sera au centre des débats, avec entre autres cette question : à partir de quand peut-on dire que je suis contraint d'adopter des pensées sectaires ?

    Le mot "secte" renseigne suffisamment sur le champ polémique qu'il ouvre. On peut en effet s'interroger sur son étymologie. Si on connaît le latin secare qui désigne la scission, on oublie trop souvent que sequi désigne simplement le fait de suivre. Dès lors, la secte est d'abord une doctrine se distanciant des dogmes religieux "classiques", de l'Église catholique par exemple. Pourtant, le concept de "dérive sectaire" impose de penser la secte comme dangereuse, comme transgressant la morale, au point d'enlever à celui qui la suit sa dignité d'homme. Alors, puis-je librement adhérer à des pensées sectaires et surtout, en toute liberté, puis-je choisir de me mettre de cette manière en marge ? A contrario, autrui est-il capable de me manipuler mentalement et si oui, comment cette manipulation fonctionne-t-elle ?

    Ce sont toutes ces questions, et certainement bien d'autres, que les participants du café philosophique du 24 juin vont se poser et poser à notre invitée, Catherine Armessen.

     

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  • LA VALISE PHILOSOPHIQUE DU MOIS

    valise.jpgComme d'habitude, retrouvez dans La Valise philosophique du mois (colonne de droite) des documents (textes, vidéos) sur le prochain café philosophique : "Pensées sectaires : où s'arrête ma liberté ?".

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  • ON PARLE DU CAFÉ PHILO ICI...

    philosophie en france.JPGLe site Philososophie en France parle du prochain débat du café philosophique de Montargis sur ce lien : http://www.scoop.it/t/philosophie-en-france.

    Les Bons Plans de Montargis parlent également de cette séance à cette adresse : http://www.bonsplansmontargis.com/agenda.

    Merci à eux.

     

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  • ANNONCE DU CAFÉ VIDÉO DE MONTARGIS

    Le mercredi 22 juin de  18H00 à 20H30, le Café Vidéo fête la musique à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée de Montargis.

    caf.jpgCette projection de courts métrages et de clips en rapport avec la musique aura pour invitée  d’honneur. Florence Babin, cinéaste dont les films ont été sélectionnés dans de nombreux festivals en Europe et en Amérique du sud. Pour en savoir plus sur Florence Babin : http://www.florencebabinvideos.blogspot.com.

    Seront aussi présents : Jean Philippe Paulin pour son 1er court métrage, Mick Andronic avec son projet clamp-label (http://web.me.com/mickmilo/clamp-label/Services.html), Arnaud Prochasson qui vient de réaliser un clip et son dernier court métrage Papillon, (http://www.dailymotion.com/video/xja25a_trailer-papillon_shortfilms) Eric Doussot pour son court-métrage Fucking Poke réalisé dans le cadre du concours "Fais ton Tarantino" et plein de surprises…

     

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  • SUJETS DU BAC DE PHILOSOPHIE CETTE ANNÉE

    Voici les sujets proposées aux épreuves de philosophie, au bac, cette année. Hélas, aucun sujet sur le bonheur, thème de notre séance "Le café philo passe le bac" mais plusieurs sujets sur l'art, sujet sur lequel nous avons débattu en début d'année (lien ici).

    En filière L

    1er sujet : Peut-on prouver une hypothèse scientifique?

    2ème sujet : L'homme est-il condamné à se faire des illusions sur lui-même?

    3ème sujet : Expliquer le texte suivant:

    "Nous disons bonnes les vertus d'un homme, non pas à cause des résultats qu'elles peuvent avoir pour lui, mais à cause des résultats qu'elles peuvent avoir pour nous et pour la société: dans l'éloge de la vertu on n'a jamais été bien "désintéressé", on n'a jamais été bien "altruiste"! On aurait remarqué, sans cela, que les vertus (comme l'application, l'obéissance, la chasteté, la piété, la justice) sont généralement nuisibles à celui qui les possède, parce que ce sont des instincts qui règnent en lui trop violemment, trop avidement, et ne veulent à aucun prix se laisser contrebalancer raisonnablement par les autres. Quand on possède une vertu, une vraie vertu, une vertu complète (non une petite tendance à l'avoir), on est victime de cette vertu! Et c'est précisément pourquoi le voisin en fait la louange! On loue l'homme zélé bien que son zèle gâte sa vue, qu'il use la spontanéité et la fraîcheur de son esprit: on vante, on plaint le jeune homme qui s'est "tué à la tâche" parce qu'on pense: "Pour l'ensemble social, perdre la meilleure unité n'est encore qu'un petit sacrifice! Il est fâcheux que ce sacrifice soit nécessaire! Mais il serait bien plus fâcheux que l'individu pensât différemment, qu'il attachât plus d'importance à se conserver et à se développer qu'à travailler au service de tous!" On ne plaint donc pas ce jeune homme à cause de lui-même, mais parce que sa mort a fait perdre à la société un instrument soumis, sans égards pour lui-même, bref un "brave homme", comme on dit."

    Nietzsche, Le Gai Savoir

    La filière S

    1er sujet : La culture dénature-t-elle l'homme? 

    2ème sujet : Peut-on avoir raison contre les faits?

    3ème sujet : Expliquer le texte suivant:

    "Chaque degré de bonne fortune qui nous élève dans le monde nous éloigne davantage de la vérité, parce qu'on appréhende plus de blesser ceux dont l'affection est plus utile et l'aversion plus dangereuse. Un prince sera la fable de toute l'Europe, et lui seul n'en saura rien. Je ne m'en étonne pas : dire la vérité est utile à celui à qui on la dit, mais désavantageux à ceux qui la disent, parce qu'ils se font haïr. Or, ceux qui vivent avec les princes aiment mieux leurs intérêts que celui du prince qu'ils servent; et ainsi, ils n'ont garde de lui procurer un avantage en se nuisant à eux-mêmes. Ce malheur est sans doute plus grand et plus ordinaire dans les plus grandes fortunes; mais les moindres n'en sont pas exemptes, parce qu'il y a toujours quelque intérêt à se faire aimer des hommes. Ainsi la vie humaine n'est qu'une illusion perpétuelle ; on ne fait que s'entre-tromper et s'entre-flatter. Personne ne parle de nous en notre présence comme il en parle en notre absence. L'union qui est entre les hommes n'est fondée que sur cette mutuelle tromperie ; et peu d'amitiés subsisteraient, si chacun savait ce que son ami dit de lui lorsqu'il n'y est pas, quoiqu’il en parle alors sincèrement et sans passion. L'homme n'est donc que déguisement, que mensonge et hypocrisie, et en soi-même et à l'égard des autres. Il ne veut donc pas qu'on lui dise la vérité. Il évite de la dire aux autres ; et toutes ces dispositions, si éloignées de la justice et de la raison, ont une racine naturelle dans son cœur."

    Pascal, Pensées

    La filière ES

    1er sujet : La liberté est-elle menacée par l'égalité?

    2ème sujet : L'art est-il moins nécessaire que la science? 

    3ème sujet : Expliquez le texte suivant:

    "Si c'est l'intérêt et un vil calcul qui me rendent généreux, si je ne suis jamais serviable que pour obtenir en échange un service, je ne ferai pas de bien à celui qui part pour des pays situés sous d'autres cieux, éloignés du mien, qui s'absente pour toujours ; je ne donnerai pas à celui dont la santé est compromise au point qu'il ne lui reste aucun espoir de guérison ; je ne donnerai pas, si moi-même je sens décliner mes forces, car je n'ai plus le temps de rentrer dans mes avances. Et pourtant (ceci pour te prouver que la bienfaisance est une pratique désirable en soi) l'étranger qui tout à l'heure s'en est venu atterrir dans notre port et qui doit tout de suite repartir reçoit notre assistance; à l'inconnu qui a fait naufrage nous donnons, pour qu'il soit rapatrié, un navire tout équipé. Il part, connaissant à peine l'auteur de son salut; comme il ne doit jamais plus revenir à portée de nos regards il transfère sa dette aux dieux mêmes et il leur demande dans sa prière de reconnaître à sa place notre bienfait; en attendant nous trouvons du charme au sentiment d'avoir fait un peu de bien dont nous ne recueillerons pas le fruit. Et lorsque nous sommes arrivés au terme de la vie, que nous réglons nos dispositions testamentaires, n'est-il pas vrai que nous répartissons des bienfaits dont il ne nous reviendra aucun profit? Combien d'heures l'on y passe! Que de temps on discute, seul avec soi-même, pour savoir combien donner et à qui! Qu’importe, en vérité, de savoir à qui l'on veut donner puisqu'il ne nous en reviendra rien en aucun cas ? Pourtant, jamais nous ne donnons plus méticuleusement; jamais nos choix ne sont soumis à un contrôle plus rigoureux qu'à l'heure où, l'intérêt n'existant plus, seule l'idée du bien se dresse devant notre regard.

    Sénèque, Les Bienfaits

    Les filières techniques de la musique et de la danse

    Sujet 1 : La maîtrise de soi dépend-elle de la connaissance de soi?

    Sujet 2 : Ressentir l'injustice m'apprend-il ce qui est juste?

    Sujet 3

    "Les artistes ont quelque intérêt à ce que l'on croie à leurs intuitions subites, à leurs prétendues inspirations; comme si l'idée de l'œuvre d'art, du poème, la pensée fondamentale d'une philosophie tombaient du ciel tel un rayon de la grâce*. En vérité, l'imagination du bon artiste, ou penseur, ne cesse pas de produire, du bon, du médiocre et du mauvais, mais son jugement, extrêmement aiguisé et exercé, rejette, choisit, combine ; on voit ainsi aujourd'hui, par les Carnets de Beethoven**, qu'il a composé ses plus magnifiques mélodies petit à petit, les tirant pour ainsi dire d'esquisses multiples. Quant à celui qui est moins sévère dans son choix et s'en remet volontiers à sa mémoire reproductrice, il pourra le cas échéant devenir un grand improvisateur; mais c'est un bas niveau que celui de l'improvisation artistique au regard de l'idée choisie avec peine et sérieux pour une œuvre. Tous les grands hommes étaient de grands travailleurs, infatigables quand il s'agissait d'inventer, mais aussi de rejeter, de trier, de remanier, d'arranger."

    Nietzsche, Humain, trop humain, §. 155

    *un rayon de la grâce: une intervention divine.

    **Beethoven : compositeur allemand (1770-1827)

    Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d'abord étudié dans son ensemble. 

    1. Formulez la thèse de ce texte et montrez comment elle est établie.

    2. Expliquez:

    a. "l'imagination du bon artiste [...] ne cesse pas de produire, du bon, du médiocre et du mauvais, mais son jugement, extrêmement aiguisé et exercé, rejette, choisit, combine";

    b. "c'est un bas niveau que celui de l'improvisation artistique au regard de l'idée choisie avec peine et sérieux pour une œuvre".

    3. La création artistique repose-t-elle sur le jugement plutôt que sur l'inspiration? 


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  • SANS COMMENTAIRE

    CH991.jpg

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  • FIN DU MONDE : L'ALERTE DE LA MISSION ANTISECTE

    La Miviludes dénonce dans son rapport annuel les dangers des groupes millénaristes pour leurs fidèles.

    La fin du monde est fixée au 21 décembre 2012, et ce sera la 183 e  annonce du genre depuis que l'homme existe ! Cette prophétie, qui peut prêter à sourire, est prise au images.jpgsérieux par la Miviludes, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, qui lui consacre un large volet dans son rapport annuel. Un document de plusieurs centaines de pages remis mercredi au premier ministre.

    Supposée venir du calendrier maya, cette prédiction qui fait aujourd'hui le tour de la planète à travers le Net sous-tend des discours apocalyptiques et anxiogènes pouvant conduire à l'irréparable. "Des drames récents survenus sur notre territoire nous le rappellent", souligne l'ancien magistrat Georges Fenech, président de la Miviludes.

    En 1995, sur le plateau du Vercors, dans l'Isère, l'inimaginable s'était produit : seize personnes, membres de l'OTS, l'Ordre du temple solaire, avaient été immolées par le feu. Au bout de l'impasse où les sectes poussent les individus se nouent aussi des tragédies isolées. "Des suicides, des personnes qui décident de rompre avec leur vie", rappelle l'ancien juge d'instruction. En 2002, un adepte du groupe Néo-Phare, mouvement apocalyptique installé dans la région de Nantes, s'était donné la mort. Deux autres membres avaient aussi tenté de mettre fin à leurs jours...

    Source : Le Figaro

    LA SUITE ICI...

     

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  • CATHERINE ARMESSEN, "MANIPULATION"

    Catherine Armessen, Manipulation (Deux Ados face à une Secte), Éd. Cheminements, Le Coudray-Macouard, 565 p.

    9782844785152FSC'est une plongée dans une secte imaginaire que nous propose ce roman, prix Littré 2008. Lisa et Morgane, deux jeunes filles amies, intelligentes, sensibles mais perturbées par des problèmes familiaux (incommunicabilité avec ses parents pour l'une et divorce pour l'autre), tombent entre les griffes d'une redoutable secte, imaginaire mais réaliste. La manipulation de Jocelyn, le gourou, et de ses sbires (et, parmi eux, la belle et dangereuse Lucrèce) fait son oeuvre. Lisa et Morgane vont devoir lutter contre leurs geoliers mais aussi contre elles-mêmes pour avoir une chance de retrouver leur liberté et de sauver leur propre vie. Au-delà de l'aspect très prenant de ce roman, aussi palpitant qu'un polar, Catherine Armessen, médecin de son état, revendique l'aspect préventif de ce livre ("Afin que les parents soient vigilants. Et que les jeunes soient avertis"). Pour cela, elle décortique patiemment les différentes étape de la manipulation de cette secte - dont on ne sait finalement pas grand chose car là n'est pas l'intérêt. Le lecteur suit le parcours de ces deux adolescentes de leur vie ordinaire jusqu'à leur embrigadement sectaire, avant un lent, douloureux et complexe retour dans la société (un aspect peu souvent traité). Voilà un roman qui, non content d'être un vrai bon polar, s'avère d'une très grande utilité dans la prévention contre les sectes.  

    Bruno

    Retrouvez un extrait de ce roman sur ce lien.

     

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  • À PROPOS DE NOTRE FUTURE INVITÉE

    café philosophique de montargis, philo, philosophie, montargisLe vendredi 24 juin à 18H30, le café philosophique de Montargis traitera de ce sujet : "Pensées sectaires : où s'arrête ma liberté ?"

    Cette séance verra la participation d'une intervenante, Catherine Armessen, médecin et auteur qui s'est intéressée aux sectes pour l'écriture de son roman Manipulation, éd. Cheminements (Prix Littré 2008).

    Pour en savoir plus, rendez-vous sur son site : http://www.catherine-armessen.fr.

     

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  • LES SECTES SELON VOLTAIRE

    "Toute secte, en quelque genre que ce puisse être, est le ralliement du doute et de l'erreur.
    Scotistes, thomistes, réaux, nominaux, papistes, calvinistes, molinistes, jansénistes ne sont que des noms de guerre.
    Il n'y a point de secte en géométrie ; on ne dit point un euclidien, un archimédien.
    Quand la vérité est évidente, il est impossible qu'il s'élève des partis et des factions. Jamais on n'a disputé s'il fait jour à midi."

    Voltaire (1694-1778), Dictionnaire philosophique. Voir également ce lien.

     

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  • LA LIBERTÉ VUE PAR LA FONTAINE

    Jean de la Fontaine, "Le Loup et le Chien", Fables, I

    Un loup n'avait que les os et la peau,
    Tant les chiens faisaient bonne garde.
    Ce loup rencontre un dogue aussi puissant que beau,
    Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde. L'attaquer, le mettre en quartiers, Sire loup l'eût fait volontiers ;
    Mais il fallait livrer bataille, Et le mâtin était de taille
    A se défendre hardiment.
    Le loup donc l'aborde humblement, Entre en propos, et lui fait compliment
    Sur son embonpoint, qu'il admire. "Il ne tiendra qu'à vous, beau sire,
    D'être aussi gras que moi, lui repartit le chien.
    Quittez les bois, vous ferez bien : Vos pareils y sont misérables, Cancres, hères, et pauvres diables,
    Dont la condition est de mourir de faim.
    Car quoi ? rien d'assuré ; point de franche lippée ;
    Tout à la pointe de l'épée.
    Suivez-moi, vous aurez un bien meilleur destin."
    Le loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
    — Presque rien, dit le chien : donner la chasse aux gens
    Portant bâtons, et mendiants ;
    Flatter ceux du logis, à son maître complaire :
    Moyennant quoi votre salaire
    Sera force reliefs de toutes les façons, Os de poulets, os de pigeons, Sans parler de mainte caresse."
    Le loup déjà se forge une félicité
    Qui le fait pleurer de tendresse.
    Chemin faisant, il vit le col du chien pelé.
    "Qu'est-ce là ? lui dit-il. — Rien. — Quoi ? rien ? — Peu de chose.
    — Mais encor ? — Le collier dont je suis attaché
    De ce que vous voyez est peut-être la cause.
    — Attaché ? dit le loup : vous ne courez donc pas
    Où vous voulez ? — Pas toujours ; mais qu'importe ?
    — Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor."
    Cela dit, maître loup s'enfuit, et court encor.

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  • COMPTE RENDU DE LA DERNIÈRE SÉANCE

    Thème du débat : "Le Café Philosophique passe le bac - Qu’attendons-nous pour être heureux ?"

    Date : 27 mai 2011 à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée.

    café philosophique de montargis,philo,philosophie,montargisVingt personnes étaient présentes pour ce 14ème café philosophique, placé sous le signe du baccalauréat, comme l’an dernier à pareille époque (lien ici). Bruno souligne que cette période est chaque année l’occasion pour les médias de mettre un coup de projecteur sur la philosophie, épreuve qui début la série d’examens du célèbre diplôme. Claire ajoute que c’est au tour du café philosophique de s'intéresser au baccalauréat, avec l’espoir que ce sujet sur le bonheur, régulièrement proposé lors des épreuves officielles, tombe cette année encore.

    Claire commence cette séance par interroger les participants sur la manière dont ils aborderaient un ce sujet : "Qu’attendons-nous pour être heureux ?"

    Le sujet présuppose que le bonheur est par définition absent et semble interroger notre capacité à l’être de nous-mêmes. En effet, la formulation interpelle sur la question de l’existence d’une sorte d’ "empêchement naturel" d’être heureux.  Si on attend le bonheur est-ce une quête ? Un manque ? Comment le reconnaître ?

    Alors, le bonheur dépend-t-il de nous ou non ?

    café philosophique de montargis, philo, philosophie, montargisA première vue oui ! Cette notion se définit comme l’état de plénitude résultant de la satisfaction de tous mes désirs. Dès lors, j’attends d’avoir assouvi tous mes appétits pour l’être, heureux.

    Toutefois, faire tout ce que je désire, est-ce réellement possible ?

    L’étymologie de la notion se prononce en faveur d’une impossibilité de cette œuvre. Le bonheur, au départ, est "bon heur", c’est-à-dire bonne fortune.  Être heureux n’est donc qu’une question de chance !

    Dès lors, ne faut-il pas cesser d’espérer ou d’attendre d’être heureux ? Quel sens, quelle orientation ou finalité donner alors à notre existence ?

    Faut-il espérer d’être heureux un jour ?

    a.    Arriver à satiété ?

    Le  bonheur semble être un objet à conquérir, et ce, de manière universelle. "Tous les hommes recherchent d’être heureux" affirme ainsi Pascal (Pensées). Toutefois on est en mesure de se demander si par définition, le bonheur ayant trait au désir, ce dernier n’est pas, de fait, inaccessible ? C’est la thèse de Schopenhauer. Le bonheur étant accomplissement de désir et ce dernier se caractérisant par son insatiabilité, alors, je ne suis heureux que dans la douleur, i.e. je ne m’approche du bonheur que dans son manque symptomatique de l’objet. 

    b.    Alors, désir = grandeur ou misère de l’homme ?

    café philosophique de montargis, philo, philosophie, montargisSi la quête du bonheur est universelle, c’est la singularité de son fond auquel on se confronte. En effet, tout le monde cherche à être heureux mais personne ne semble avoir le même bonheur. Dès lors, on trouve des désirs matériels, et d’autres, plus "spirituels". Deux points sont donc à remarquer. Tout d’abord la distinction que l’on peut faire, au sein des désirs, entre la recherche de l’avoir et celle de l’être. D’ailleurs, la société de consommation dans laquelle nous vivons en est-elle une de désirs ou de besoins ? Épictète ("Ce qui dépend de nous, ce qui n’en dépend pas" Manuel) et Épicure (redéfinition de l’hédonisme : tous les plaisirs ne sont pas à rechercher ni tous les malheurs à éviter, Lettre à Ménécée).

    Deuxième points à relever, le rapport intime qu’entretiennent mes désirs avec mon identité.  Dès lors, ne peut-on pas construire son bonheur s’il est recherche simple de l’être ?

    Peut-on construire son bonheur ?

    c.    Mort et sens de la vie

    café philosophique de montargis, philo, philosophie, montargisLe bonheur semble être celui de la chance lorsqu’il est du domaine de l’avoir et qu’il dépend d’autres conditions que de nous-mêmes. Alors, il faut cesser de l’attendre tel un coup du sort et chercher, au contraire, à le construire (Sénèque : être lucide et donner un sens à son bonheur, De La Vie heureuse). Dans cette mesure on peut dire qu’être heureux c’est d’abord avoir cesser de se divertir (Pascal) dans la mesure où l’on brûlerait la vie par les deux bouts sans savoir à quoi, ou vers où, elle mène. Contrairement à cette orientation, on peut (on doit ?) faire du bonheur le sens de notre vie, et donc commencer à réfléchir à notre propre mort. Ainsi, l’angoisse existentielle n’est-elle pas le fondement de l’exigence de bonheur, c’est-à-dire celle d’un sens ?  Cesser d’attendre et devenir heureux c’est donc se faire et on retrouve ici la définition même de l’existence humaine : ek-sistere c’est se projeter.

    Alors, les désirs doivent être distingués des besoins, et, en ce sens réévalués. En effet, l’objet du désir semble non nécessaire. Il est dans ce sens sublimation, élection de l’individu (à la différence du besoin qui, lui, est vital). Dans cette mesure,  désirer c’est donner son sens, se projeter, ajouter de la valeur à cette vie qui, par définition est  absurde (puisque condamner à devenir néant). Nous rejoignons alors Hegel : "Rien de grand dans le monde ne s’est accompli sans passions", La Raison dans l’histoire.

    d.    Bonheur collectif ?

    café philosophique de montargis, philo, philosophie, montargisPeut-on alors intégrer autrui dans ce bonheur ou sommes-nous condamnés à vivre un bonheur (et donc un sens de soi) totalement subjectif, individualiste, voire solipsiste ?

    Nous concluons sur la possibilité de construire librement et ensemble la notion d’un bonheur politique (politéïa : groupe, cité). Printemps arabe et indignations collectives invitent à faire place à un bonheur responsable : "l’homme n’est que ce qu’il se fait", "la somme de ses actions" affirme ainsi Sartre (L’Existentialisme est un Humanisme).

    Dès lors, le bonheur ne va pas sans la morale (au sens sartrien du terme ; création d’une définition de l’homme et de son comportement à travers mes actes ou agissements). Être heureux c’est s’exprimer, se traduire et assumer pleinement la définition de l’homme que je donne.

    Rien à attendre pour être heureux ; le bonheur, nous le construisons chaque jour, en devenant ce que nous sommes.

    Ce café philo s’achève sur l’énonciation du plan de dissertation de ce sujet sur le bonheur.  

    Rendez-vous est donné le vendredi 24 juin, à la brasserie du centre commercial de la Chaussée à 18H30 pour un café philosophique portant sur les dérives sectaires. Cette séance verra la participation exceptionnelle de Catherine Armessen, médecin et écrivain (auteure de Manipulation, éd. Cheminements).

    Cet article est déjà le 200e post du site Internet du Café philosophique de Montargis.

     

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  • ANNONCE DU CAFÉ LITTÉRAIRE DE LA CHAUSSÉE

    DANIEL PLAISANCE ET LA CHRONIQUE

    Vendredi 10 juin à 18 H, à la brasserie du centre commercial de la Chaussée,  un genre littéraire très accessible – la chronique, sera présenté au Café littéraire par un auteur apprécié dans la région avec une nouvelle publication aux Editions de l’Ecluse.

    Daniel Plaisance est connu pour avoir notamment publié deux ouvrages considérés désormais comme références dans leur domaine (Promenades littéraires et Fugues musicales en Gâtinais). Dans le dernier paru, Empreintes, l’auteur prolonge sa recherche du temps passé en appliquant la notion de "traces" à son propre cas. Convaincu que nous sommes tous faits du « pollen dont on s’est nourri », il en extrait la substance sous forme de textes dont certains seront lus par Chantal Riout. Autour des souvenirs de l’auteur, s’agrègent plaisirs du corps et de l’esprit, rencontres liées à des interviews radio d’artistes comme Léo Ferré et Guy Bedos ou à l’invitation d’auteurs au Salon du livre tels que Daniel Picouly et Noëlle Chatelet. Ces chroniques réservent aussi quelques surprises… l’évocation de Sarkozy ou encore de Belmondo, par exemple !

    La soirée s’achèvera par une séance de dédicaces. Le lendemain, 11 juin, l’auteur dédicacera à nouveau son livre, de 10 H à 12 H au Hall de Presse du centre commercial.

    Rappelons, si c’est encore nécessaire, que le café littéraire de la Chaussée est une animation gratuite proposée par l’Union du Centre Commercial (UCCC) depuis mars 2009.

     

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  • PROCHAIN CAFÉ PHILOSOPHIQUE

    sectes.pngRetenez bien la date du prochain café philosophique de Montargis : le vendredi 24 juin 2011 à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée, à 18H30.

    Le titre de ce débat sera celui-ci : "Pensées sectaires : Où s'arrête ma liberté ?"

    Pour cette séance, nous aurons la participation exceptionnelle de Catherine ARMESSEN, médecin et écrivain, auteur entre autres de Manipulation, éd. Cheminements, Prix Littré 2008. Retrouvez son site Internet à cette adresse : http://www.catherine-armessen.fr.

    Bientôt également sur ce site le compte-rendu de la séance du 27 mai.

     

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