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  • PLATON : ACCUSÉ SOCRATE, LEVEZ-VOUS !

    platon"D’abord, Athéniens, il faut que je réfute les premières accusations dont j’ai été l’objet, et mes premiers accusateurs ; ensuite les accusations récentes et les accusateurs qui viennent de s’élever contre moi. Car, Athéniens, j’ai beaucoup d’accusateurs auprès de vous, et depuis bien des années, qui n’avancent rien qui ne soit faux, et que pourtant je crains plus qu’Anytus et ceux qui se joignent à lui, bien que ceux-ci soient très redoutables ; mais les autres le sont encore beaucoup plus. Ce sont eux, Athéniens, qui, s’emparant de la plupart d’entre vous dès votre enfance, vous ont répété, et vous ont fait accroire qu’il y a un certain Socrate, homme savant, qui s’occupe de ce qui se passe dans le ciel et sous la terre, et qui d’une mauvaise cause en sait faire une bonne. Ceux qui répandent ces bruits, voilà mes vrais accusateurs ; car, en les entendant, on se persuade que les hommes, livrés à de pareilles recherches, ne croient pas qu’il y ait des Dieux. D’ailleurs, ces accusateurs sont en fort grand nombre, et il y a déjà longtemps qu’ils travaillent à ce complot, et puis ils vous ont prévenus de cette opinion dans l’âge de la crédulité ; car alors vous étiez enfants pour la plupart, ou dans la première jeunesse : ils m’accusaient donc auprès de vous tout à leur aise, plaidant contre un homme qui ne se défend pas ; et ce qu’il y a de plus bizarre, c’est qu’il ne m’est pas permis de connaître, ni de nommer mes accusateurs, à l’exception d’un certain faiseur de comédies. Reprenons donc dans son principe l’accusation sur laquelle s’appuient mes calomniateurs, et qui a donné à Mélitus la confiance de me traduire devant le tribunal. Voyons ; que disent mes calomniateurs ? Car il faut mettre leur accusation dans les formes, et la lire comme si, elle était écrite, et le serment prêté : Socrate est un homme dangereux, qui, par une curiosité criminelle, veut pénétrer ce qui se passe dans le ciel et sous la terre, fait une bonne cause d’une mauvaise, et enseigne aux autres ces secrets pernicieux. Voilà l’accusation ; c’est ce que vous avez vu dans la comédie d’Aristophane, où l’on représente un certain Socrate, qui dit qu’il se promène dans les airs, et autres semblables extravagances sur des choses où je n’entends absolument rien ; et je ne dis pas cela pour déprécier ce genre de connaissances, s’il y a quelqu’un qui y soit habile (et que Mélitus n’aille pas me faire ici de nouvelles affaires) ; mais c’est qu’en effet, je ne me suis jamais mêlé de ces matières, et je puis en prendre à témoin la plupart d’entre vous."

    Platon, Apologie de Socrate (IVe s. av. JC)

     

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  • HUSSERL : PHILOSOPHER

    Husserl.jpg"Quiconque veut vraiment devenir philosophe devra "une fois dans sa vie" se replier sur soi-même et, au dedans de soi, tenter de renverser toutes les sciences admises jusqu’ici et tenter de les reconstruire. La philosophie – la sagesse – est en quelque sorte une affaire personnelle du philosophe. Elle doit se constituer en tant que sienne, être sa sagesse, son savoir qui, bien qu’il tende vers l’universel, soit acquis par lui et qu’il doit pouvoir justifier dès l’origine et à chacune de ses étapes, en s’appuyant sur ses intuitions absolues. Du moment que j’ai pris la décision de tendre vers cette fin, décision qui seule peut m’amener à la vie et au développement philosophique, j’ai donc par là même fait le vœu de pauvreté en matière de connaissance."

    Edmund Husserl, Méditations cartésiennes (1930)

     

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  • SATIE : "MORT DE SOCRATE" II

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  • SATIE : "MORT DE SOCRATE" I

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  • ARISTOPHANE : DESCENDS VERS MOI, Ô MON PETIT SOCRATE

    Socrates_in_a_basket.jpg"SOCRATE. Pourquoi m'appelles-tu, être éphémère ?
    STREPSIADE. Et d'abord que fais-tu là ? Je t'en prie, dis-le-moi.
    SOCRATE. Je marche dans les airs et je contemple le soleil.
    STREPSIADE. Alors c'est du haut de ton panier que tu regardes les dieux, et non pas de la terre, si toutefois...
    SOCRATE. Je ne pourrais jamais pénétrer nettement dans les choses d'en haut, si je ne suspendais mon esprit, et si je ne mêlais la subtilité de ma pensée avec l'air similaire. Si, demeurant à terre, je regardais d'en bas les choses d'en haut, je ne découvrirais rien. Car la terre attire à elle l'humidité de la pensée. C'est précisément ce qui arrive au cresson.
    STREPSIADE. Que dis-tu ? Ta pensée attire l'humidité sur le cresson ? Mais maintenant descends, mon petit Socrate, afin de m'enseigner les choses pour lesquelles je suis venu.
    SOCRATE. Pourquoi es-tu venu ?
    STREPSIADE. Je veux apprendre à parler. Les prêteurs à intérêts, race intraitable, me poursuivent, me harcellent, se nantissent de mon bien.
    SOCRATE. Comment t'es-tu donc endetté sans le savoir ?
    STREPSIADE. C'est l'hippomanie qui m'a ruiné, maladie dévorante. Mais enseigne-moi l'un de tes deux raisonnements, celui qui sert à ne pas payer, et, quel que soit le salaire, je jure par les dieux de te le payer.
    SOCRATE. Par quels dieux jures-tu ? D'abord les dieux ne sont pas chez nous une monnaie courante."

    Aristophane, Les Nuées (423 av JC)

     

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  • RUSSELL : A QUOI BON PHILOSOPHER...

    russell.jpg"L’esprit qui s’est accoutumé à la liberté et à l’impartialité de la contemplation philosophique, conservera quelque chose de cette liberté et de cette impartialité dans le monde de l’action et de l’émotion; il verra dans ses désirs et dans ses buts les parties d’un tout, et il les regardera avec détachement comme les fragments infinitésimaux d’un monde qui ne peut être affecté par les préoccupations d’un seul être humain. L’impartialité qui, dans la contemplation, naît d’un désir désintéressé de la vérité, procède de cette même qualité de l’esprit qui, à l’action, joint la justice, et qui, dans la vie affective, apporte un amour universel destiné à tous et non pas seulement à ceux qui sont jugés utiles ou dignes d’admiration. Ainsi, la contemplation philosophique exalte les objets de notre pensée, et elle ennoblit les objets de nos actes et de notre affection ; elle fait de nous des citoyens de l’univers et non pas seulement des citoyens d’une ville forteresse en guerre avec le reste du monde. C’est dans cette citoyenneté de l’univers que résident la véritable et constante liberté humaine et la libération d’une servitude faite d’espérances mesquines et de pauvres craintes.

    Résumons brièvement notre discussion sur la valeur de la philosophie : la philosophie mérite d’être étudiée, non pour y trouver des réponses précises aux questions qu’elle pose, puisque des réponses précises ne peuvent, en général, être connues comme conformes à la vérité, mais plutôt pour la valeur des questions elles-mêmes ; en effet, ces questions élargissent notre conception du possible, enrichissent notre imagination intellectuelle et diminuent l’assurance dogmatique qui ferme l’esprit à toute spéculation; mais avant tout, grâce à la grandeur du monde que contemple la philosophie, notre esprit est lui aussi revêtu de grandeur et devient capable de réaliser cette union avec l’univers qui constitue le bien suprême."

    Bertrand Russell, Problèmes de philosophie (1912)

     

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  • "KANT EST UNE ANDOUILLE"

    L’auteur du graffiti “Kant est une andouille” sur les murs de la maison du philosophe, en Russie, a été identifié. L’affaire a défrayé la chronique la semaine, mettant le projecteur sur le délabrement de ce monument historique.

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  • LES GRECS CROYAIENT-ILS A LEURS DIEUX ?

    "On ne peut douter que les Grecs ont cru à leur mythologie aussi longtemps que leur mère et leur nourrice la leur ont racontée. » Ariane, Psyché, Héraclès, OEdipe, les Argonautes... et Zeus, fils d'un certain Chronos, tissent l'histoire des temps fabuleux de la Grèce antique. Mais nos ancêtres les Grecs croyaient-ils vraiment en leurs dieux-héros ?

    Ils y croyaient, et ils n'y croyaient pas...

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  • MERCI AUX PARTICIPANTS DE LA SÉANCE DU 22 MAI 2015

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    Pas moins de 130 personnes étaient présentes pour la séance du 22 mai 2015 qui portait sur cette question : "Est-il raisonnable de croire en Dieu?". Face à un sujet aussi sensible que la croyance et la religion, les participants du café philo ont débattu avec intelligence, spontanéité, passion et non sans humour. Un grand bravo à tous ! 

    Bientôt, sur ce site, vous retrouverez le compte-rendu de cette séance.

    La prochaine séance du café philosophique de Montargis aura lieu le vendredi 19 juin pour la 50e du café philosophique de Montargis ! Les participants de la soirée du 22 mai ont élu démocratiquement le sujet qui sera débattu pour cette future soirée spéciale : "La philosophie a-t-elle une quelconque utilité ?

     

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  • CAFÉ PHILOSOPHIQUE DE MONTARGIS : "EST-IL RAISONNABLE DE CROIRE EN DIEU?"

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    La prochaine séance du café philosophique de Montargis aura lieu le vendredi 22 mai 2015 à 19 heures, à la Brasserie du Centre commercial de la Chaussée.

    Le débat sera intitulé : "Est-il raisonnable de croire en Dieu ?"

     
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  • NIETZSCHE : LA RELIGION, MALADIE DE LA CIVILISATION

    artwork_images_424157556_176230_DavidLaChapelle111.jpg"On aura déjà deviné ce qui se passa avec tout cela et sous le voile de tout cela : cette volonté de se torturer soi-même, cette cruauté rentrée de l'animal-homme refoulé dans sa vie intérieure, se retirant avec effroi dans son individualité, enfermé dans "l'État" pour être apprivoisé, et qui inventa la mauvaise conscience pour se faire du mal, après que la voie naturelle de cette volonté de faire le mal lui fut coupée, – cet homme de la mauvaise conscience s'est emparé de l'hypothèse religieuse pour pousser son propre supplice à un degré de dureté et d'acuité effrayant. Une dette envers Dieu : cette pensée devint pour lui un instrument de torture.

    Il saisit en "Dieu" les extrêmes contrastes qu'il peut imaginer à ses propres instincts animaux irrémissibles, il interprète ces instincts mêmes comme dette envers Dieu (hostilité, rébellion, révolte contre le "maître", le "père", l'ancêtre et le principe du monde), il se place au beau milieu de l'antithèse entre "dieu" et le "diable", il jette hors de lui-même toutes les négations, tout ce qui le pousse à se renier soi-même, à renier la nature, la spontanéité, la réalité de son être pour en faire l'affirmation de quelque chose d'existant, de corporel, de réel, Dieu. Dieu saint, Dieu juge, Dieu bourreau, l'Au-delà, le supplice, l'infini, l'enfer, la grandeur incommensurable du châtiment et de la faute. C'est là une espèce de délire de la volonté dans la cruauté physique, dont à coup sûr on ne trouvera pas d'équivalent : cette volonté de l'homme à se trouver coupable et réprouvé jusqu'à rendre l'expiation impossible, sa volonté de se vouloir châtié sans que jamais le châtiment puisse être l'équivalent de la faute, sa volonté d'infester et d'empoisonner le sens le plus profond des choses par le problème de la punition et de la faute, pour se couper une fois pour toutes la sortie de ce labyrinthe d'"idées fixes", sa volonté enfin d'ériger un idéal – celui du "Dieu très saint" – pour bien se rendre compte en présence de cet idéal de son absolue indignité propre.

    Quelle bête triste et folle que l'homme. À quelles imaginations bizarres et contre nature, à quel paroxysme de démence, à quelle bestialité de l'idée se laisse-t-elle entraîner dès qu'elle est empêchée quelque peu d'être bête de l'action !... Tout cela est intéressant à l'extrême, mais, à trop longtemps regarder dans cet abîme, on se sent envahi par une tristesse poignante, et énervante, c'est pourquoi il faut s'arracher avec violence à ce spectacle. Il n'est pas douteux que nous ne nous trouvions en présence d'une maladie, la plus terrible qui ait jamais sévi parmi les hommes : – et celui qui est encore capable d'entendre (mais de nos jours on n'a plus d'oreilles pour cela) – d'entendre ressentir dans cette nuit de martyre et d'absurdité, le cri de l'amour, le cri de l'extase, enflammé de désir, le cri de la rédemption par l'amour, celui-là se retournera saisi d'une invincible horreur... En l'homme il y a tant de choses effroyables ! – Trop longtemps la terre fut un asile d'aliénés."   

    Friedrich Nietzsche, Généalogie de la Morale (1887)

     

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  • AUGUSTIN : LA RELIGION COMME SOUVERAIN BIEN

    saint-augustin.jpg"En nous reliant à Dieu (et c'est de là que viendrait aussi le nom de religion), nous tendons vers lui par amour afin qu'une fois parvenus au terme nous y trouvions le repos, bienheureux parce qu'achevés par celui qui est notre fin. Car notre bien, ce bien dont les philosophes ont tant disputé pour savoir quelle en est la perfection, n'est autre que de nous attacher à lui, le seul dont les étreintes incorporelles, si l'on peut ainsi parler, emplissent et fécondent l'âme intellectuelle de vertus véritables.

    Aimer ce bien de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos forces, voilà ce qui nous est commandé ; c'est vers ce bien que nous devons être conduits par ceux qui nous aiment et conduire ceux que nous aimons. Ainsi s'accomplissent ces deux préceptes auxquelles se rattachent toute la loi et les prophètes : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout notre coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit", et : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même." Car, afin que l'homme sût s'aimer soi-même, une fin lui a été fixée où il devrait, pour être heureux, référer toutes ses actions – s'aimer, en effet, n'est pas autre chose que vouloir être heureux – et cette fin, c'est de s'attacher à Dieu. Aussi, quand à celui qui sait déjà s'aimer lui-même on commande d'aimer son prochain comme lui-même, que lui commande-t-on sinon de le porter, autant qu'il est possible, à aimer Dieu ?"

    S. Augustin, La Cité de Dieu (420-429)

     

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  • ILS ONT DIT, AU SUJET DE DIEU

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    "Tard je t'ai aimée, Beauté si ancienne et si nouvelle, tard je t'ai aimée ! mais quoi ! Tu étais au-dedans de moi et j'étais, moi, en dehors de moi-même !" [s. Augustin]

    "La nature a des perfections pour montrer qu'elle est l'image de Dieu, et des défauts pour montrer qu'elle n'en est que l'image." [Blaise Pascal]

    "Athéisme, force de l'esprit, mais jusqu’à un certain degré seulement." [Blaise Pascal]

    "Examinons donc ce point, et disons Dieu est, ou il est pas... Que gagerez-vous?... Il faut parier cela n'est pas volontaire, vous êtes embarqué... Pesons le gain et la perte en prenant croix, que Dieu est." [Blaise Pascal]

    "Pourquoi la mer était-elle agitée ? pourquoi l’homme a-t-il été invité pour tel moment ? et ils continueront ainsi de vous interroger sans relâche sur les causes des événements, jusqu’à de que vous vous soyez réfugié dans la volonté de Dieu, cet asile de l’ignorance." [Baruch Spinoza

    "Dieu ne parle pas, mais Sa voix est distincte ; Il éclaire peu mais sa lumière est pure." [Nicolas De Malebranche]

    "La cause de l'athéisme réside dans cette notion de corps doté d'une réalité en soi, complète, absolue et indépendante." [Isaac Newton

    "Il n'appartient qu'à l'honnête homme d'être athée." [Denis Diderot]

    "Qu'est-ce que la foi ? Est-ce de croire ce qui paraît évident ? Non. Il m'est évident qu'il y a un Être nécessaire, éternel, suprême, intelligent ; ce n'est pas là de la foi, c'est de la raison." [Voltaire]  

    "Les athées sont pour la plupart des savants hardis et égarés qui raisonnent mal, et qui, ne pouvant comprendre la création, l'origine du mal, et d'autres difficultés, ont recours à l'hypothèse de l'éternité des choses et de la nécessité." [Voltaire

    "La religion, sans la conscience morale n'est qu'un culte superstitieux. On croit servir Dieu lorsque, par exemple, on le loue ou célèbre sa puissance, sa sagesse, sans penser à la manière d'obéir aux lois divines, sans même connaître et étudier cette sagesse et cette puissance. Pour certaines gens, les cantiques sont un opium pour la conscience et un oreiller sur lequel on peut tranquillement dormir." [Emmanuel Kant]

    "L'homme devient athée lorsqu'il se sent meilleur que son Dieu." [Pierre-Joseph Proudhon]

    "Il est évident que l'athéisme est encore moins logique que la foi." [Pierre-Joseph Proudhon]

    "Dieu est le seul être qui, pour régner, n'ait même pas besoin d'exister." [Charles Baudelaire]

    "L’objet de l’homme n’est rien d’autre que son essence objective elle-même. Telle est la pensée de l’homme, tels ses sentiments, tel son Dieu : autant de valeur possède l’homme, autant et pas plus, son Dieu." [Ludwig Feuerbach

    "Et si Dieu existait, il faudrait s'en débarrasser !" [Michel Bakounine

    "Si Dieu est, l'homme est esclave, or l'homme peut et doit être libre : donc Dieu n'existe pas." [Michel Bakounine

    "L'athéisme est une négation de Dieu et par cette négation, il pose l'existence de l'homme." [Karl Marx

    "La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans cœur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple." [Karl Marx

    "Cet homme de la mauvaise conscience s'est emparé de l'hypothèse religieuse pour pousser son propre supplice à un degré de dureté et d'acuité effrayant. Une dette envers Dieu : cette pensée devint pour lui un instrument de torture." [Friedrich Nietzsche] 

    "Par la foi nous recevons la substance de la vérité, par la raison sa forme." [Miguel de Unamuno]

    "L'avenir est la seule transcendance des hommes sans Dieu." [Albert Camus

    "Ce dont l'existence pourrait être démontrée ne serait pas et ne pourrait pas être Dieu." [Gabriel Marcel]

    "Si Dieu n'est pas noir en lui-même, alors Jésus a menti quand il a pris la parole dans la synagogue de Capharnaüm et Marx avait raison de dire que la religion est l'opium du peuple." [Jean-Paul Sartre]

    "Tout est permis si Dieu n'existe pas, et par conséquent l'homme est délaissé, parce qu'il ne trouve ni en lui, ni hors de lui une possibilité de s'accrocher." [Jean-Paul Sartre]

    "Le destin de l’homme est d’épuiser l’idée de Dieu." [Emil Michel Cioran]

    "Le grand fléau au cœur de notre culture, un fléau dont on n'ose pas parler, est le monothéisme." [Gore Vidal]

    "La religion n'est plus opium du peuple, mais la vitamine du faible." [Régis Debray]

    "Le silence de Dieu permet le bavardage de ses ministres qui usent et abusent de l'épithète : quiconque ne croit pas à Dieu, donc à eux, devient immédiatement un athée. Donc le pire des hommes : l'immoraliste, le détestable, l'immonde, l'incarnation du mal. Difficile dès lors de se dire athée. [...] On est dit tel, et toujours dans la perspective insultante d'une autorité soucieuse de bannir, mettre à l'écart et condamner." [Michel Onfray]

    "Car l'inverse me semble bien plutôt vrai : "Parce que Dieu existe, alors tout est permis ..." [Michel Onfray]

    "Quand la croyance fâche avec l’immanence, donc soi, l’athéisme réconcilie avec la terre, l’autre nom de la vie." [Michel Onfray]

    "L'athéisme n'est pas une thérapie mais une santé mentale recouvrée." [Michel Onfray]

    "À un enfant qui meurt, et aux parents de cet enfant, ferez-vous, si la religion les console, l'éloge de l'athéisme ? Qu'on ne se méprenne pas : cela, à mon sens, ne prouve rien contre l'athéisme et beaucoup contre la religion. "L'âme d'un monde sans âme, disait Marx, l'esprit d'un monde sans esprit..." C'est la misère qui fait la religion, et c'est pourquoi celle-ci est misérable. Qui interdirait l'opium au mourant ? Et que sommes-nous d'autres, hors l'oubli ou le divertissement, que des mourants ?" [André Comte-Sponville]

     

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  • SOUVENONS-NOUS...

    Il y a presque six ans de cela, le tout jeune café philosophique de Montargis proposait un débat intitulé : "La religion, opium du peuple ?"

    Retrouvez les documents sur cette séance sur ce lien.

     

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