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  • Valéry : Méfions-nous du mot "liberté"

    "Liberté : c’est un de ces détestables mots qui ont plus de valeur que de sens ; qui chantent plus qu’ils ne parlent ; qui demandent plus qu’ils ne répondent ; de ces mots qui ont fait tous les métiers, et desquels la mémoire est barbouillée de Théologie, de Métaphysique, de Morale et de Politique ; mots très bons pour la controverse, la dialectique, l’éloquence ; aussi propres aux analyses illusoires et aux subtilités infinies qu’aux fins de phrases qui déchaînent le tonnerre."

    Paul Valéry, Regards sur le monde actuel, "Fluctuations sur la Liberté" (1938)

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  • La liberté : ce que dit la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen

    Art. 4 : La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de borne que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.
    Art. 5 : La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.
     
    Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789

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  • Hobbes : Une définition de la liberté

    Hobbesintro.jpg"Le mot liberté désigne proprement l’absence d’opposition (par opposition, j’entends les obstacles au extérieurs au mouvement), et peut être appliqué aux créatures sans raison ou inanimées aussi bien qu’aux créatures raisonnables. Si en effet une chose quelconque est liée ou entourée de manière à ne pas pouvoir se mouvoir, sauf dans un espace déterminé, délimité par l’opposition d’un corps extérieur, on dit que cette chose n’a pas la liberté d’aller plus loin. C’est ainsi qu’on a coutume de dire des créatures vivantes, lorsqu’elles sont emprisonnées ou retenues par des murs ou des chaînes, ou de l’eau lorsqu’elle est contenue par des rives ou par un récipient, faute de quoi elle se répandrait dans un espace plus grand, que ces choses n’ont pas la liberté de se mouvoir de la manière dont elles le feraient en l’absence d’obstacles extérieurs. Cependant, quand l’obstacle au mouvement réside dans la constitution de la chose en elle-même, on a coutume de dire qu’il lui manque, non pas la liberté, mais le pouvoir de se mouvoir ; c’est le cas lorsqu’une pierre gît immobile ou qu’un homme est cloué au lit par la maladie.
    D’après le sens propre (et généralement admis) du mot, un homme libre est celui qui, s’agissant des choses que sa force et son intelligence lui permettent de faire, n’est pas empêché de faire celles qu’il a la volonté de faire."
     
    Thomas Hobbes, Léviathan (1651)

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  • Tocqueville : Le bonheur et la liberté, l'individualisme et le despotisme

    "Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres...

    Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire , qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?"

    Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique (1835-1840)

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  • Calvino : Sur un arbre perché

    "En somme, malgré sa fameuse fugue, Côme vivait auprès de nous comme avant, ou peu s'en faut. C'était un solitaire qui ne fuyait pas les hommes. Au contraire, on eût dit qu'il ne pouvait s'en passer. Il se postait là où des paysans piochaient, retournaient le fumier, fauchaient un pré, et leur donnait poliment le bonjour. Eux levaient la tête, ahuris ; il leur faisait comprendre aussitôt où il se trouvait : notre vieille manie de nous cacher pour faire des farces aux passants, quand nous montions ensemble dans les arbres, l'avait complètement quitté. Les premiers temps, les paysans qui le voyaient franchir de telles distances sur ses branches ne savaient trop quel parti adopter, se demandant s'il fallait lui tirer leur chapeau comme on fait devant un notable ou le houspiller comme un morveux. Ensuite, ils s'habituèrent et commencèrent d'échanger avec lui des propos sur leurs travaux, sur le temps ; ils semblaient même apprécier son jeu, un jeu ni meilleur ni pire que tant d'autres auxquels ils voyaient se livrer les riches.

    Côme restait arrêté des demi-heures dans un arbre pour les regarder travailler et les interroger sur les engrais ou les semences ; il n'avait jamais eu l'occasion de rien faire de tel tant qu'il circulait à terre : une espèce de honte l'avait jusqu'alors empêché d'adresser la parole aux villageois et aux domestiques. A présent, il les informait de ce que le sillon qu'ils étaient occupés à tracer était ou n'était pas droit, de ce que les tomates étaient déjà mûres dans le champ du voisin ; ou bien il s'offrait à faire pour eux de petites commissions, par exemple aller dire à la femme d'un faucheur que celui-ce avait besoin d'une pierre à aiguisier, ou avertir qu'on détournât l'eau pour arroser un jardin. Et si, en se déplaçant pour des missions semblables, il voyait un vol de moineaux se poser dans un champ de blé, il faisait du tapage et agitait sa toque afin de les mettre en fuite."

    Italo Calvino, Le Baron perché (1957)

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  • Bach : Jonathan Livingstone, libre et responsable

    "- ... un jour, Jonathan Livingstone le Goéland, tu apprendras que l'irresponsabilité ne paie pas. La vie, c'est peut-être pour toi l'inconnu et l'insondable, mais nous, nous sommes mis au monde pour manger et demeurer vivants aussi longtemps que possible !

    Un goéland jamais ne réplique au Grand Conseil ; pourtant la voix de Jonathan s'éleva :

    - Irresponsabilité ? Mes frères ! s'écria-t-il, qui donc est plus responsable que le goéland qui découvre un sens plus noble à la vie et poursuit un plus haut dessein que ceux qui l'ont précédé ? Mille années durant, nous avons joué des ailes et du bec pour ramasser des têtes de poisson, mais désormais nous avons une raison de vivre : apprendre, découvrir, être libres !"

    Richard Bach, Jonathan Livingston le Goéland (1970)

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  • Ma liberté est-elle en danger?

    Affiche Ma liberté est elle en danger.png

    Le prochain café philosophique se déroulera  au café Le Belman, 17-19 Boulevard des Belles Manières à Montargis, pour sa prochaine séance le vendredi 15 décembre 2017.

    Le débat de cette séance sera intitulé : "Ma liberté est-elle en danger?"

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  • Merci aux participants de la séance du 20 octobre 2017

    applause.jpgLe café philosophique de Montargis se réunissait le vendredi 20 octobre 2017 pour un débat qui portait autour de ce sujet : "La culture serait-elle une meilleure réponse à la violence?" Pour la première fois, cette séance se déroulait au café Le Belman. 

    De 50 à 60 personnes étaient étaient présentes pour ce débat. Merci aux participants de ce débat ainsi qu'au café Le Belman pour son accueil chaleureux.

    Le café philo donne rendez-vous pour son débat suivant le vendredi 15 décembre 2017, pour la première séance de cette saison 9. Le débat portera sur cette question : "Ma liberté est-elle en danger?" 

    Notez bien que cette séance aura également lieu au café Le Belman, 17-19 Boulevard des Belles Manières, à Montargis.

    A bientôt !

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  • Toutes nos affiches

    Saison 9

    "Ma liberté est-elle en danger?" (séance du 15 octobre 2017)

    "La culture serait-elle une meilleure réponse à la violence ?" (séance du 10 octobre 2017)

    "Les sciences vont-elles trop loin ?" (séance du 22 septembre 2017)

    Saison 8

    "Pouvons-nous nous passer du progrès ?" (séance du 23 juin 2017)

    "L'Etat a-t-il tous les droits ?" (séance du 12 mai 2017)

    "Suis-je l'auteur de ma propre vie ?" (séance du 24 mars 2017)

    "L'échec : tomber, se relever" (séance du 20 janvier 2017)

    "Qu'est-ce qu'une oeuvre d'art ?" (séance du 10 décembre 2016)

    "Qu'est-ce qu'être français ?" (séance du 4 novembre 2016)

    "La société est-elle menacée par l'ordre ou le désordre?" (séance du 23 septembre 2016) 

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  • Toutes nos séances

    Saison 9

    [A venir] Débat 68 [Saison 9] - Vendredi 15 décembre 2017 : "Ma liberté est-elle en danger ?", au café Le Belman (Montargis)

    Débat 67 [Saison 9] - Vendredi 20 octobre 2017 : "La culture serait-elle une meilleure réponse à la violence?", au café Le Belman (Montargis)

    Débat 66 [Saison 9] - Vendredi 22 septembre 2017 : "Les sciences vont-elles trop loin ?", avec la participation de Thierry Berlanda

    Saison 8

    Débat 65 [Saison 8] - Vendredi 23 juin 2017 : "Pouvons-nous nous passer du progrès?"

    Débat 64 [Saison 8] - Vendredi 12 mai 2017 : "L'Etat a-t-il tous les droits ?"

    Débat 63 [Saison 8] - Vendredi 24 mars 2017 : "Suis-je l'auteur de ma propre vie?"

    Débat 62 [Saison 8] - Vendredi 20 janvier 2017 : "L'échec : tomber, se relever"

    Débat 61 [Saison 8] - Samedi 10 décembre 2016 : "Qu'est-ce qu'une oeuvre d'art ?" Séance spéciale aux Tanneries d'Amilly

    Débat 60 [Saison 8] - Vendredi 4 novembre 2016 : "Qu'est-ce qu'être français ?"

    Débat 59 [Saison 8] - Vendredi 23 septembre 2016 : "La société est-elle menacée par l'ordre ou le désordre?"

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  • La non-violence est-elle une idéologie ou un idéal ?

    Le terme "idéologie" fait référence à un système de pensées clos, à une doctrine qui prétend interpréter toute la réalité humaine, sociale et politque, enfermer toute la vérité et à laquelle tout un chacun doit se soumettre. Toute idéologie est génératrice de violences et le XXe siècle en a connu de monstrueux exemples avec l'idéologie marxiste-léniniste et l'idéologie nazie. Les idéologies religieuses ont aussi été sources de violences destructrices dans l'histoire et ressurgissent aujourd'hui par la prolifération des attentats suicides et des guerres contemporaines récentes.

    La non-violence n'est pas le but, elle est le moyen mis au service de la paix. Une action n'est pas d'abord juste parce qu'elle est non-violente. Ce qui la justifie, c'est d'abord d'être au service d'une cause juste. Le choix de la non-violence s'appuie sur la conscience que la violence est source d'injustices nouvelles qui desservent grandement la cause pour laquelle l'action a été engagée. Non-violence et justice sont intimement liées. La non-violence devient une idéologie lorsqu'elle est coupée du but de la justice. Il en est de même pour la paix. Ceux qui ordonnent la guerre la justifient toujours par la recherche de la justice, de la sécurité et de la paix. La paix devient une idéologie lorsqu'elle est coupée de la non-violence. S'il est une idée précise qui se dégage de la Décennie pour la promotion "d'une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde" en ce début du troisième millénaire, c'est l'idée de "la non-violence pour la paix" ou de la "paix par la non-violence."

    La culture de non-violence et de la paix peut être considérée comme un idéal vers lequel tendent les sociétés humaines au XXIe siècle. L'expérience des violences extrêmes du XXe siècle (guerres mondiales, génocides) les a conduites à profondément questionner la culture dominante de violence et de guerre. Cependant, la guerre et l'usage de la violence restent légitimés dans un certain nombre de cas. Dans ce sens, la non-violence est encore un idéal non atteint.

    Affirmer que la non-violence est un idéal peut aussi être une façon de dire que la non-violence est un horizon inatteignable, que nous ne sommes pas encore capables d'adopter des comportements non-violents dans les conflits que nous rencontrons et que que nous n'en serons peut-être jamais capables. D'une certaine manière, c'est accepter voire justifier par avance d'avoir recours à la violence dans les situations qui nous submergent. Il est vrai que personne ne peut se vanter de toujours agir de façon non-violente. Nous connaissons tous des emportements, des gestes ou des paroles qui n'ont rien de non-violents. Il est aussi des moments où la violence peut nous paraître préférable parce que nous ne voyons pas ou nous ne savons pas comment faire autrement. Il ne s'agit pas de s'en culpabiliser, mais de reconnaître que nous n'avons pas su faire autrement tout en refusant de justifier intellectuellement cette violence qui nous a échappée. Ces constats nous invitent à imaginer des réponses autres pour qu'à l'avenir nous soyons mieux « désarmés » pour faire face de façon non-violente à une situation semblable. La non-violence en ce sens est un choix et un idéal de vie vers lequel nous voulons tendre.

    Sous la direction de Vincent Roussel, 100 Questions-réponses pour éduquer à la non-violence (2011)

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"L'homme raisonnable est plus libre dans la cité où il vit sous la loi commune que dans la solitude où il n'obéit qu'à lui-même." [Baruch Spinoza]