Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • NOTRE PROCHAINE SÉANCE : CE SOIR

    RDV.jpgRendez-vous pour notre séance sur le thème de la mémoire ce soir, 19 heures, à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée de Montargis.

    Pour ce café philosophique spécial, Claire et Bruno recevront Jean-Dominique Paoli.

    Titre de ce 27ème débat : "Mémoire, mémoires...  Cette mémoire qui nous construit, cette mémoire qui nous détruit".

    A bientôt.


    Lien permanent Catégories : "Mémoire, mémoires...", =>Saison 4 Imprimer
  • PROCHAIN CAFÉ PHILOSOPHIQUE SUR LA MÉMOIRE, VENDREDI PROCHAIN, 30 NOVEMBRE 2012

    Le vendredi 30 novembre 2012 se tiendra à Montargis un café philosophique spécial à la Brasserie du centre commercial de La Chaussée. C’est en effet un sujet différent des autres qui liera les participants : la mémoire.

    Vinci.JPG

    Au cours de cette séance, intitulée : "Mémoire, mémoires... : Cette mémoire qui nous construit, cette mémoire qui nous détruit", Claire et Bruno, les habituels animateurs du café philo, seront secondés par Jean-Dominique Paoli, qui a consacré plusieurs années à s’intéresser à la mémoire. Ce thème a autant trait à la psychologie, à la physiologie qu’à la philosophie. C’est un sujet sur lequel on peut – et même on doit – s’interroger, tant il a une importance considérable dans nos vies. 

    "Mémoire, mémoire" qu’as-tu à nous dire ? Que faire de toi lorsque tu nous joues des tours ? Puis-je être moi-même en ton absence ? La mémoire, fonction psychique essentielle de notre cerveau, permet la reproduction d’un état de conscience passé et est reconnue comme telle. Alors, ne suis-je que ce que mon passé fait de moi ? Que faire lorsque je perds la mémoire ?

    Autant de questions et bien d’autres que Claire, Bruno et Jean-Dominique Paoli seront heureux de débattre au cours de cette nouvelle séance du café philosophique, le vendredi 30 novembre à 19 heures, à la Brasserie du centre commercial de La Chaussée.

     

    Lien permanent Catégories : "Mémoire, mémoires...", =>Saison 4 Imprimer
  • ABORDER PLATON VIA HARRY POTTER, OU COMMENT FAIRE DE LA PHILO AUTREMENT

    Dans la salle comble, des centaines de fans de Harry Potter; sur l'écran, des citations de Platon, Berkeley ou Sartre: à Marseille, la Semaine de la "pop philosophie" invite les curieux à découvrir cette discipline sur un mode ludique, autour d'objets d'études du quotidien.

    225px-HarryPotter5poster.jpgCette saga à succès est "une mine inépuisable" de références, relève Marianne Chaillan, professeur dans un lycée marseillais, qui tenait mercredi une conférence sur le sujet à la bibliothèque de l'Alcazar.

    Et d'évoquer le côté sartrien de Sirius, le parrain de Harry, avec son discours sur la liberté refusant les déterminismes du passé. La cape d'invisibilité de l'apprenti sorcier, qui fait écho au mythe platonicien de l'anneau de Gygès. Ou encore les frontières sans cesse brouillées entre réel et de fiction, une problématique propre au philosophe irlandais Berkeley.

    Au-delà de ces nombreux clins d'oeil, le récit pose "la question de la finitude", en opposant le maléfique Voldemort qui cherche à tout prix à conjurer la mort, et le jeune héros qui "chemine vers son acceptation", analyse Mme Chaillan, sous l'oeil attentif d'un jeune public.

    Charlotte et Lucas, 19 ans, étudiants en sciences politiques, ont visiblement apprécié cette "approche interactive et pédagogique des grands théoriciens", dont l'étude "peut parfois être assommante".

    "Je pense que cela ouvre la philo à des gens qui n'ont pas forcément l'habitude, et même pour des gens qui l'étudient comme c'est mon cas, cela montre qu'on peut philosopher à partir de tout", témoigne Juliette...

    LA SUITE ICI...

    Lien permanent Catégories : Quelques news en philo mais pas que, Tournée des cafés philos Imprimer
  • NOTRE PROCHAINE SÉANCE

    mémoire

    La prochaine séance du café philosophique de Montargis aura lieu le vendredi 30 novembre 2012 à 19H à la Brasserie du Centre commercial de la Chaussée.

    Le débat sera intitulé : "Mémoire, mémoires... : Cette mémoire qui nous construit, cette mémoire qui nous détruit". Cette séance sera co-animée avec Jean-Dominique Paoli.

    A bientôt.

    Lien permanent Catégories : "Mémoire, mémoires...", =>Saison 4 Imprimer
  • COMPTE-RENDU DE LA SÉANCE "LA VÉRITÉ EST-ELLE TOUJOURS BONNE À DIRE?"

    Thème du débat : "La vérité est-elle toujours bonne à dire ?" 

    Date : 19 octobre 2012 à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée.

    Cravaux vérité2.JPGPour cette séance du 19 octobre 2012, intitulée "La vérité est-elle toujours bonne à dire ?", le café philosophique de Montargis a connu une affluence particulière : plus de 100 personnes étaient présentes à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée. Un record pour cette 26ème séance : bravo et merci à tous les participants !

    Comme de coutume, ce nouveau rendez-vous commence par la présentation de la séance suivante, prévue le vendredi 30 novembre 2012. Bruno la décrit comme une séance atypique – un "café philo autant qu’un café psycho" – puisqu’elle aura pour thème la mémoire ("Mémoire, mémoires : cette mémoire qui nous construit, cette mémoire qui nous détruit"). Pour l’occasion, Claire et Bruno seront assistés exceptionnellement d’un troisième co-animateur, Jean-Dominique Paoli. Ce dernier vient parler en quelques mots de cette séance en insistant sur l’utilisation de moins en moins fréquente de notre mémoire en raison d’outils de plus en plus sophistiqués (Internet, moteurs de recherche, encyclopédies en ligne, répertoires électroniques de téléphones, etc.). Or, ce désintérêt pour la mémoire se heurte au contraire à une peur commune de maladies invalidantes et dégénératives, a fortiori dans nos populations modernes de plus en plus vieillissantes. Jean-Dominique Paoli présente ce futur débat autant comme une démonstration des capacités de notre mémoire qu’un moment de discution philosophique sur ce qu’est la mémoire.

    Après cette introduction, le débat de ce mois d’octobre sur la vérité est lancé. 

    La Vérité est au fond du puits par Gérôme.jpgLe début de la séance est largement consacré à la notion de vérité. "Il faut savoir ce que l’on entend par "vérité" dit un premier participant. "Ne pourrait-on pas parler de "vérités" au pluriel ?" Il apparaît rapidement que ce vocable de "vérité" est à géométrie variable : vérité d’une situation passée, vérité scientifique, vérité édictée par la justice, vérité historique (que l’on pense à cette reconnaissance récente par le Président de la République des violences commises par la police lors de la manifestation du 17 octobre 1961, cf. ce lien ici), etc. Finalement, n’y aurait-il pas autant de vérités que de points de vue ? Comme le rappelle une participante, citant Blaise Pascal, "Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà."

    Dans ce cas, dit un autre participant, "dire la vérité" c’est d’abord "dire sa vérité" : je peux être convaincu du bien-fondé de ce qui m’apparaît vrai (par exemple que les émissions de téléréalité particulièrement populaires sont néfastes à plus d’un titre) et en même temps comprendre autrui lorsqu’il se montre en désaccord avec ce que je crois bien fondé. Accepter qu’il n’y a pas une vérité mais des vérités c’est ouvrir vers l’autre un dialogue et le champ des possibles mais c’est aussi, dit Bruno, dénaturer l’idée même de vérité : "Voilà ma vérité" proclament, en guise de défense ou de justification, des témoignages singulièrement polémiques après tel ou tel événement. Prenons pour exemple le témoignage de Leïla Ben Ali, la femme du dictateur tunisien dans son récent essai opportunément intitulé Ma Vérité. (pour en savoir plus, cliquez ici). Dire "sa vérité" c’est déjà accepter qu’elle soit susceptible d’être battue en brèche. C’est encore accepter de composer avec "une autre vérité". "À chacun sa vérité" comme le disait l’homme de théâtre italien Luigi Pirandello.

    Jules-Joseph-Lefebvre-La-verite.jpgParler de vérités c’est aussi prendre en compte le facteur "temps", perpétuel acteur et façonneur de nouveaux paradigmes : la terre fut plate et au centre de l’univers pendant des siècles avant que cette "vérité" ne devienne grâce aux avancées scientifiques un fourvoiement de la pensée. Au contraire, ce qui était considéré comme une aberration (le globe terrestre et l’héliocentrisme) est devenue cette vérité universelle enseignée. 

    Dans notre vie quotidienne, l’énonciation – ou pas – de la vérité participe de l’époque dans laquelle nous vivons. Faut-il dire, par exemple, la vérité aux enfants adoptés, s’interroge un autre intervenant ? Sans nul doute, dit Bruno, pendant des années il fallait taire à ces enfants victimes d’un traumatisme sans égal cette réalité douloureuse. La vérité cachée devait leur permettre de se construire une vie dite "normale", comme si rien ne s’était passé. Aujourd’hui, cette ancienne évidence (l’evidence anglaise, la "preuve") est largement remise en cause. Un nouveau paradigme est apparu au sujet de ces enfants adoptés : la vérité ne peut être que bonne à dire, nombre de spécialistes considérant que plus cette vérité est dite tôt, meilleure sera la situation de l’enfant par la suite… (pour en savoir plus, lire cet article) Cet exemple n’est pas sans susciter l’étonnement de personnes de ce café philo, preuve s’il en est que là comme souvent la vérité n’est jamais figée comme une idole taboue !

    Un nouvel intervenant évoque cette vérité scientifique évoquée plus haut : non, la vérité scientifique n’existe pas ! La science n’avance pas à coups de certitudes ex nihilo mais pas à pas, à l’aide d’hypothèses et d’intuitions savamment étudiées. C’est sur ces a priori que se construit ensuite un cheminement intellectuel, des expérimentations précises et une méthodologie rationnelle jusqu’à aboutir à l’énoncé non d’une vérité mais d’une affirmation admise par la majorité du corps scientifique ("Cette vieille erreur, qu'il n'y a de parfaitement vrai que ce qui est prouvé, et que toute vérité repose sur une preuve, quand, au contraire, toute preuve s'appuie sur une vérité indémontrée" affirme Arthur Schopenhauer). Finalement, dire la vérité scientifique, vertu capitale dans nos sociétés, n’est-ce pas avant tout chercher à enseigner et divulguer un savoir à l’ensemble de la population ? Pour aller plus loin, rendez-vous sur ce lien au sur le dernier essai de Bruno Latour.  

    La Vérité par Gérôme.jpgLa notion évanescente de la vérité, parfois érigée en totem, la rend difficile à définir. Comment connaître ce qui est vrai, demande une participante? La réponse est d’autant plus insoluble dans une société gavée d’informations contradictoires, convient l’ensemble de l’assistance. Il est d’ailleurs paradoxal de constater qu’alors que les tribunaux utilisent avec solennité l’expression "Je jure de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité", c’est dans ces lieux que la vérité, discutée, débattu, analysée, reste insaisissable… Et pourtant, dans cette situation, l’expression "à chacun sa vérité" est insoutenable ! Trouver et énoncer LA vérité c’est faire lumière sur. 

    Pourquoi ne pas considérer que la vérité, telle que nous pourrions la concevoir, est cet accord, cette adéquation entre l’idée que nous nous faisons d’une chose et cette chose? C’est ce jugement qui colle à la réalité, comme le disait Heidegger. Spinoza dit également ceci: "On appelle idée vraie celle qui montre une chose comme elle est en elle-même ; fausse, celle qui montre une chose autrement qu’elle n’est en réalité". De là vient l’impression que ces vérités ne sont ni plus ni moins que des opinions, partagées ou non.

    Énoncer ou pas "sa" vérité à autrui ne se conçoit qu’à l’aune d’une vérité fluctuante. Ceci étant dit, ne pas dire le vrai – ou ce qui nous paraît tel quel – peut-il être moralement tenable? Un participant répond par l’affirmatif : entre le mensonge et la vérité brutale, il y a l’entre-deux, le compromis : le silence. Je connais une réalité douloureuse mais je choisis de la taire, ce que la pensée chrétienne a traduit comme "mensonge par omission". "Se taire, ne rien dire qui pourrait blesser, ce n’est pas vraiment mentir" ajoute ce participant. La morale est-elle sauve pour autant, demande Claire ? Ce paravent du silence n’est-il pas une mesure facile pour ne pas m’engager ? N’est-ce pas cacher un voile pudique et me mentir à moi-même? Ce mensonge par omission fait assurément débat et entre de plain-pied dans un problème d’éthique.

    Allégorie La Vérité sortant du puits armée de son martinet pour châtier l'humanité.jpgLorsque tel(le) ou tel(le) choisit au contraire de ne pas garder le silence, qu’est-ce qui peut me pousser à cacher la vérité ? Cela peut être pour des raisons égoïstes (cacher un méfait) mais cela aussi peut être pour ne pas blesser autrui. Le mensonge se pare alors de vertu. Moralement, je choisis de protéger autrui qui, je le sais, sera blessé par l’annonce d’une nouvelle. L’exemple médical est cité: tel(le) ou tel(le) pourra ne pas être tenu au courant de son propre état de santé par son médecin. Ce dernier prendra en main le soin de son patient ou de sa patiente en lui cachant tout ou partie de la vérité : à quoi bon faire souffrir moralement un patient lorsque cacher la réalité paraît si commode ? Concevoir ainsi les relations malade/médecin n’est pas sans susciter un vif débat. Une participante rétorque que cette attitude est condamnable. Pour prendre cet exemple, conclut-elle, un patient doit connaître la vérité, fusse-t-elle difficile à accepter ! Cet exemple permet ainsi de s’interroger sur le pouvoir de la vérité. Peut-on s’octroyer le droit de garder une telle emprise sur autrui ?

    Une intervention vient appuyer cet impératif de dire le vrai : de quel droit devrais-je m’arroger le droit de décider si telle ou telle vérité doit être dévoilé, sous le prétexte que je me dois de protéger autrui ? Le connais-je suffisamment pour augurer de sa réaction ? Pour les meilleures raisons du monde, je peux estimer qu’il ne sert à rien de faire souffrir autrui en lui dévoilant une situation ; cependant, qui peut me certifier que ce dévoilement ne va pas être finalement bénéfique (que l’on se réfère à la métaphore de la Caverne de Platon, cf. lien) ?

    Une participante ajoute, non sans malice, que la posture des plus petits peut être exemplaire : ne dit-on pas que la "vérité sort de la bouche des enfants" ?

    Ne pas dire la vérité à tout prix, dit encore Claire, c’est se placer dans une posture plus ambiguë qu’il n’y paraît. C’est affirmer une emprise, un pouvoir sur autrui, tant il est vrai que le savoir (celui du scientifique ou du professeur par exemple) est sensé apporter une autorité certaine. Lorsque autrui est un proche, un ami, suis-je prêt à prendre le risque de dénaturer mes relations avec lui en me plaçant en situation de supériorité morale ? De la même manière, autrui à qui je "dis ses quatre vérités" est-il prêt à accepter mon emprise sur lui, jusqu’à m’être redevable de lui avoir ouvert les yeux ? Le Président de la République qui vient énoncé "la vérité du 17 octobre 1961" (cf. plus haut) ne se place-t-il pas d’emblée dans une situation d’autorité, contestée ou non ?

    vérité gravure anon.jpgC’est sous l’angle du problème de du pouvoir que se place ensuite le débat. Plus précisément, c’est l’autorité tyrannique qui nous met en face des contradictions s’agissant de l’impératif de la vérité. Oui, affirment plusieurs participants, on peut mentir pour des raisons morales ! Je suis même en droit, comme le dit John Locke, de tuer le tyran qui me gouverne ! L’histoire de l’Humanité est riche de ces moments où le mensonge s’invite à la table de l’humanité et de la fraternité. Un participant évoque à ce sujet l’exemple des Justes qui, pendant la seconde guerre mondiale, ont accueilli et protégé des personnes pourchassées jusqu’au péril de leur vie. Par ces actes, ils ont non seulement contesté l’autorité considérée à l’époque comme légale mais encore utilisé le mensonge comme moyen de résistance. Par un retournement de l’Histoire, le mensonge est devenu une arme au service d’une action morale ; au contraire, les citoyens qui ont suivi l’autorité tyrannique sans rien lui cacher ont reçu l’opprobre pour ne pas dire la condamnation de l’Histoire.

    Le bouquin du mois :

    C’est l’opportunité pour Claire de présenter le livre d’Emmanuel Kant, D’un prétendu Droit de mentir par Humanité (1785). (cf. lien).

    La position de Kant a suscité une controverse avec Benjamin Constant, dans son ouvrage La France, publié en 1797. Pour en savoir plus sur la polémique entre Emmanuel Kant et Benjamin Constant, rendez-vous sur ce lien.

    véritéClaire résume ainsi la position de Kant : s’intéressant au "mensonge généreux", Kant  prend pour exemple un pouvoir tyrannique accusant mon ami d’un crime, crime qui condamne assurément cet ami. Celui-ci se réfugie chez moi et s’y cache. La police vient frapper à ma porte et me demande de la renseigner sur le fugitif. Quelle doit être ma position ? Dois-je ou non dire la vérité ? Le mensonge n’a-t-il pas toute sa justification morale, comme en conviennent nombre de participants du café philo ? C’est la position de Benjamin Constant qui affirme que "nul d’a droit à la vérité qui nuit à autrui." Or, dit Claire, Kant place la vérité au dessus de toute considération : même dans ce cas de figure, le mensonge ne m’est pas permis moralement, aussi choquante que soit cette assertion dans un cas aussi exceptionnel ! En mentant, je me rends responsables de cet acte et j’en porte l’entière responsabilité quelles qu’en soient les conséquences. Au contraire, la justice publique ne peut s’en prendre à moi si je dis la vérité. 

    Pour protéger cet ami pourchassé par un pouvoir criminel que je honnis, le mensonge n’est-il pas la solution idéale pour qu’une morale soit sauve ? Non, répond Kant ainsi : "Il est possible qu’après que vous avez loyalement répondu oui au meurtrier [les policiers aux ordres du pouvoir tyrannique] qui vous demandait si son ennemi [cet ami en fuite] était dans la maison, celui-ci en sorte inaperçu et échappe ainsi aux mains de l’assassin, de telle sorte que le crime n’ait pas lieu ; mais, si vous avez menti en disant qu’il n’était pas à la maison et qu’étant réellement sorti (à votre insu) il soit rencontré par le meurtrier, qui commette son crime sur lui, alors vous pouvez être justement accusé d’avoir causé sa mort. En effet, si vous aviez dit la vérité, comme vous la saviez, peut-être le meurtrier, en cherchant son ennemi dans la maison, eût-il été saisi par des voisins accourus à temps, et le crime n’aurait-il pas eu lieu."

    Le mensonge porte en lui une atteinte à l’ordre sacré et à l’Humanité. Ne pas dire la vérité c’est dénaturer en profondeur le sens de la parole. En mentant, je fais en sorte "que les déclarations ne trouvent en général aucune créance, et que par conséquent aussi tous les droits, qui sont fondés sur des contrats, s’évanouissent et perdent leur force, ce qui est une injustice faite à l’humanité en général… C’est donc un ordre sacré de la raison, un ordre qui n’admet pas de condition, et qu’aucun inconvénient ne saurait restreindre, que celui qui nous prescrit d’être véridiques (loyaux) dans toutes nos déclarations."

    Cette séance du café philosophique de Montargis se termine par le rappel du prochain débat, le vendredi 30 novembre (même lieu, même heure) : "Mémoire, mémoires…" avec la participation de Jean-Dominique Paoli. 

    Philo-galerie : 

    Peintures académiques du Second Empire de Jean-Léon Gérôme (1824-1904).


    Lien permanent Catégories : "La vérité est-elle toujours bonne à dire?", =>Saison 4, Comptes-rendus des débats, Le bouquin du mois, Philo-galerie Imprimer
  • NOTRE PROCHAINE SEANCE

    Notre prochaine séance aura lieu le vendredi 30 novembre prochain, à 19 heures, à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée de Montargis.

    Elle aura pour thème : "Mémoire, mémoires... Cette mémoire qui nous construit, cette mémoire qui nous détrui.". Nous serons accompagnés de Jean-Dominique Paoli.

     

    Lien permanent Catégories : "Mémoire, mémoires...", =>Saison 4 Imprimer
  • LA VALISE PHILOSOPHIQUE DU MOIS

    3271480587.jpgLe prochain café philosophique de Montargis aura lieu le vendredi 30 novembre 2012 à 19H à la Brasserie du cenre commercial de la Chaussée. Il aura pour sujet : "Mémoire, mémoires...

    La  Valise philosophique du mois (colonne de droite) présente des documents portant sur ce prochain débat. 


    Lien permanent Catégories : "Mémoire, mémoires...", =>Saison 4, Documents, La valise philosophique, Vie du site, vie du café philo Imprimer
  • JEAN CLAUDE AMEISEN, SUR LES ÉPAULES DE DARWIN

    Crinière de poète, regard azur, avec ce charisme visible à l'œil nu, Jean Claude Ameisen aurait pu faire de la politique ou du cinéma. Au lieu de cela, vers l'âge de 40 ans, il a révélé au monde scientifique ébahi que la mort programmée des cellules permettait la vie. Sans ce suicide créateur, ou apoptose, pas d'embryon, pas de défenses immunitaires, bref, pas d'espèce humaine.

    jean-claude-ameisen-sur-france-inter.pngA ce stade, il vous expliquerait sans doute avec un sourire que votre présentation n'est pas tout à fait exacte. Il commenterait avec patience l'étymologie d'apoptose, la chute de haut, ou de loin, un mot que les Grecs anciens employaient quand les feuilles tombaient. Ou leurs cheveux. C'est un pédagogue pointilleux, dont les élans lyriques ne doivent pas tromper.

    Nommé à 60 ans président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), le professeur Ameisen, médecin et immunologiste, a appris le grec avec son père. Cet ingénieur au savoir encyclopédique, excellent violoniste, était un juif polonais émigré à Paris dans les années 1930 qui s'engagea comme volontaire pendant la guerre. En temps de paix, Ameisen père dirigeait en France l'entreprise de cosmétiques Helena Rubinstein – car cette Polonaise énergique avait en son neveu une confiance absolue. Avec sa mère, condisciple en philosophie du futur Jean Paul II, Ameisen le jeune étudiait les mathématiques et le latin. Il a aussi fréquenté les incubateurs à génies, Louis-le-Grand et l'Ecole alsacienne, dans un temps où la frénésie scolaire n'était pas si grande, sans en ressortir arrogant.

    Il faut dire que l'enfant terrible de la famille, son cadet Olivier, un être brûlé d'intelligence et pianiste surdoué, s'était mis en tête de passer son bac en 2de, alors que son frère était en terminale. L'un des deux l'a eu, l'autre pas, devinez lequel. Pourtant boulevard du Montparnasse, dans l'appartement familial, on n'a pas fêté le bac d'Olivier.

    Ils finissent par faire médecine ensemble, bientôt suivis par leur sœur Eva, et s'adorent, de cette sorte d'amour-rivalité bien connue. Ils révisent leurs examens en marchant, comme des jumeaux, chacun dans leur chambre de bonne. Olivier Ameisen, qui a vécu longtemps aux Etats-Unis, est le médecin qui a soigné son alcoolisme grâce au baclofène, un relaxant musculaire. Il en a fait un récit assez bouleversant, Le Dernier Verre (Denoël, 2008), sans cacher qu'il n'avait pas abîmé que lui-même.

    Pour entrer chez Jean Claude Ameisen, au fond d'une cour du boulevard Saint-Michel, il faut écarter quelques rameaux d'olivier car l'arbre dans son pot a poussé devant la porte comme un extravagant. A prendre comme un signe de paix.

    Dedans, c'est un capharnaüm de livres, mais citez-en un, il le trouve bientôt. Derrière un tissu safran, sa femme, Fabienne, fille du directeur de l'Ecole alsacienne de leur jeunesse, a empilé, telle une muse attentive, un mètre cinquante de documents annotés, dont on jurerait qu'elle les connaît par coeur : toute la documentation des émissions du professeur qui captivent, chaque samedi matin sur France Inter, un million et demi d'auditeurs...

    LA SUITE ICI...

     

    Lien permanent Catégories : Quelques news en philo mais pas que, Radio Imprimer
  • PROUST : LE CACHE-CACHE QUI SE JOUE DANS LA MÉMOIRE

    blanche_ritratto_proust.jpeg"Une dame vint me dire bonjour en m'appelant par mon nom. Je cherchais à retrouver le sien, tout en lui parlant. Je me rappelais très bien avoir dîné avec elle, je me rappelais des mots qu'elle avait dits. Mais mon attention, tendue vers la région intérieure où il y avait ces souvenirs d'elle, ne pouvait y découvrir ce nom. Il était là pourtant. Ma pensée avait engagé comme une espèce de jeu avec lui pour saisir ses contours, la lettre par laquelle il commençait, et éclairer enfin tout entier. C'était peine perdue, je sentais à peu près sa masse, son poids, mais, pour ses formes, les confrontant au ténébreux captif blotti dans la nuit intérieure, je me disais: "ce n'est pas cela".Certes mon esprit aurait pu créer les noms les plus difficiles; par malheur, il n'avait pas à créer, mais à reproduire. Toute action de l'esprit est aisée si elle n'est pas soumise au réel. Là, j'étais forcé de m'y soumettre.

    Enfin, d'un coup, le nom vint tout entier: "Madame d' Arpajon". J'ai tort de dire qu'il vint, car il ne m'apparut pas, je crois, dans une propulsion de lui-même, je ne pense pas non plus que les légers et nombreux souvenirs qui se rapportaient à cette dame, et auxquels je ne cessais de demander de m'aider, je ne crois pas que tous ces souvenirs voletant entre moi et son nom, aient servi en quoi que ce soit à le renflouer . Dans ce grand "cache-cache" qui se joue dans la mémoire quand on veut retrouver un nom, il n'y a pas une série d'approximations graduées. On ne voit rien, puis tout d'un coup apparaît le nom exact, et fort différent de ce qu'on croyait deviner. Ce n'est pas lui qui est venu à nous. Non, je crois plutôt qu'au fur et à mesure que nous vivons, nous passons notre temps à nous éloigner de la zone où un nom est distinct, et c'est par un exercice de ma volonté et de mon attention, qui augmentait l'acuité de mon regard intérieur, que tout d'un coup j'avais percé la demi-obscurité et vu clair. En tous cas, s'il y a des transitions entre l'oubli et le souvenir, alors ces transitions sont inconscientes."

    Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe (1922-1923)

    Lien permanent Catégories : "Mémoire, mémoires...", =>Saison 4, Compilation de textes, Documents, Livres Imprimer
  • CICERON : SAVOIR VIEILLIR

    "Mais avec la vieillesse, la mémoire décline!

    Ciceron.gifC'est ce qui arrive si on ne la cultive pas ou si l'on manque de vivacité d'esprit... Pour ce qui me concerne, je connais le nom de mes contemporains... En lisant les épitaphes funéraires, je ne crains pas de perdre le fil du souvenir... Et puis, je n'ai jamais vu un vieillard oublier l'endroit où il avait caché son argent. Les vieillards se souviennent toujours de ce qui les intéresse: engagement sous caution, identité de leurs débiteurs ou créancier, etc. Ils entretiennent d'autant mieux leur mémoire qu'ils demeurent intellectuellement actifs. Ceci est aussi vrai pour les hommes publics célèbres que pour les particuliers paisibles et sans ambition....

    Pythagore et Démocrite, et Platon, et Xénocrate, et Diogène.. Un seul d'entre eux s'est-il trouvé réduit à l'inactivité par la vieillesse? N'ont-ils pas étudié et travaillé jusqu'au bout ? Personne n'est assez vieux pour ne pas espérer vivre un an de plus...

    C'est sans espoir d'en tirer profit que les paysans s'adonnent aux travaux agricoles. "Ils plantent des arbres qui pousseront pour d'autres", comme le dit le poète.

    Loin d'être passive et inerte, la vieillesse est toujours affairée, bouillonnante, occupée à des activités en rapport avec le passé et les goûts de chacun. Certains même continuent d'étudier des choses nouvelles. Je me suis donné moi-même avec avidité à l'étude de la littérature..."

    Cicéron, Savoir vieillir (Ier siècle av. JC)

     

    Lien permanent Catégories : "Mémoire, mémoires...", =>Saison 4, Compilation de textes, Documents, Livres Imprimer
  • CHEZ LES COPAINS...

    copains.PNGUn grand merci à nos amis d'Art et Culture Montargis pour leur coup de projecteur sur notre café philo !

    Retrouvez les activités du café culturel sur ce lien: http://www.art-et-culture-montargis.com.

     

    Lien permanent Catégories : Quartier de La Chaussée / Montargis et sa région Imprimer
  • HUME (2) : MÉMOIRE ET HABITUDE

    "Toutes les fois que la répétition d'un acte ou d'une opération particulière produit une tendance à renouveler le même acte ou la même opération, sans qu'on y soit poussé par un raisonnement, nous disons toujours que cette tendance est l'effet de la coutume. En employant ce mot nous ne prétendons pas donner la raison dernière de cette tendance. Nous indiquons seulement un principe de la nature humaine, universellement admis et qui est bien connu par ses effets. Peut-être ne pouvons-nous pousser plus loin notre enquête, ni prétendre donner la cause de cette cause ; peut-être devrons nous nous en contenter comme du principe dernier que nous pouvons assigner à toutes nos conclusions tirées de l'expérience.

    Painting_of_David_Hume.jpgL'habitude par là même est le grand guide de la vie. C'est ce principe seul qui nous rend notre expérience profitable et nous fait attendre dans l'avenir une suite d'événements semblable à ceux que nous avons constatés dans le passé. Sans l'influence de l'habitude nous ne connaîtrions de faits que ceux qui seraient immédiatement présents aux sens et à la mémoire ; nous ne saurions comment ajuster les moyens aux fins, ou employer nos pouvoirs naturels à la production d'un effet voulu.

    Ayant trouvé que la flamme et la chaleur, la neige et le froid, sont toujours unis ensemble, si la flamme ou la neige s'offrent à nos sens, l'esprit est porté par l'habitude à attendre la chaleur ou le froid et à croire que cette qualité existe et se découvrira si l'on approche. C'est, dans de telles circonstances, une opération de l'âme aussi inévitable que sentir la passion de l'amour quand nous recevons un bienfait, de la haine, quand nous recevons une offense. Toutes ces opérations sont des espèces d'instincts naturels, que ni raisonnement, ni travail de la pensée et de l'entendement ne sont capables ni de produire ni de prévenir.

    Il existe une sorte d'harmonie préétablie entre le cours de la nature et la succession de nos idées ; et, quoique les puissances et les forces par lesquelles la première est gouvernée nous soient pleinement inconnues, nos pensées et nos conceptions ne laissent pas, en définitive, d'avoir toujours suivi la même marche que les autres ouvrages de la nature. L'habitude est le principe par lequel cette correspondance a été effectuée... Comme la nature nous a enseigné  l'usage  de  nos membres, sans nous donner la connaissance des muscles et des nerfs par lesquels ces mouvements sont accomplis, de même elle a implanté en nous un instinct qui entraîne la pensée en avant, suivant un cours correspondant à celui qu'elle a établi parmi les objets extérieurs... Que nous attachions de toutes nos forces notre attention sur nous-mêmes, que nous portions notre imagination jusqu'aux cieux ou jusqu'aux derniers confins de l'univers, nous ne faisons point un seul pas hors de nous-mêmes, et nous ne concevons d'autre existence que les perceptions qui nous sont apparues dans ces étroites limites. C'est là l'univers de l'imagination, et nous n'avons point d'autre idée que ce qui s'y produit."

    David Hume, Essai sur l'Entendement humain (1748)

     
    Lien permanent Catégories : "Mémoire, mémoires...", =>Saison 4, Compilation de textes, Documents, Livres Imprimer
  • HUME (1) : PERCEPTION, MÉMOIRE ET IMAGINATION

    David-Hume.jpg"Une impression frappe d'abord les sens, et nous fait percevoir chaleur ou froid, soif ou faim, plaisir ou peine d'une espèce ou d'une autre. De cette impression une copie est prise par l'esprit, laquelle demeure après que l'impression a cessé ; et c'est cela que nous appelons une idée. Cette idée de plaisir ou de peine, quand elle revient dans l'âme, produit des impressions nouvelles de désir et d'aversion, d'espoir et de crainte, qui peuvent proprement s'appeler impressions de la réflexion, vu qu'elles en dérivent. Celles-ci, derechef, sont copiées par la mémoire et l'imagination, et deviennent des idées ; lesquelles peut-être à leur tour, donneront naissance à d'autres impressions et à d'autres idées. En sorte que les impressions de réflexion ne sont antérieures qu'aux idées qui leur correspondent ; mais elles sont postérieures aux idées de sensation, et en dérivent."

    David Hume, Traité de la Nature humaine (1739)

     

    Lien permanent Catégories : "Mémoire, mémoires...", =>Saison 4, Compilation de textes, Documents, Livres Imprimer
  • SCHOPENHAUER : MÉMOIRE ET IDENTITÉ

    Schopenhauer.jpg"On admet généralement que l'identité de la personne repose sur celle de la  conscience. Si on entend uniquement par cette dernière le souvenir coordonné du cours de notre vie, elle ne suffit pas à expliquer l'autre. Sans doute nous savons un peu plus de notre vie passée que d'un roman lu autrefois ; mais ce que nous en savons est pourtant peu de chose. Les événements principaux, les scènes intéressantes se sont gravés dans la mémoire ; quant au reste, pour un événement retenu, mille autres sont tombés dans l'oubli. Plus nous vieillissons, et plus les faits de notre vie passent sans laisser de trace. Un âge très avancé, une maladie, une lésion du cerveau, la folie peuvent nous priver complètement de mémoire. Mais l'identité de la personne ne s'est pas perdue avec cet évanouissement progressif du souvenir. Elle repose sur la volonté identique, et sur le caractère immuable que celle-ci présente. C'est cette même volonté qui confère sa persistance à l'expression du regard. L'homme se trouve dans le coeur, non dans la tête."

    Arthur Schopenhauer, Le Monde comme Volonté et Représentation (1819)

     

    Lien permanent Catégories : "Mémoire, mémoires...", =>Saison 4, Compilation de textes, Documents, Livres Imprimer
  • JOURNÉE MONDIALE DE LA PHILOSOPHIE : ENVOYER UN MESSAGE À L’HUMANITÉ GRÂCE À LA CAPSULE TEMPORELLE DE L'UNESCO

    Le café philo annonce :

    Pour la Journée mondiale de la philosophie 2012 (15 Novembre), l'UNESCO vous invite à laisser un message ou des objets pour les futures générations dans une capsule temporelle, qui sera enterrée à notre siège social à Paris et exhumée en 2062 jour pour jour.

    image001.jpgQue voulez-vous dire à ceux qui seront en vie dans cinquante ans ? Quels messages ou objets considérez-vous essentiel de leur transmettre ? Toute chose importante pour vous - et, par conséquent, susceptible d'intéresser les générations futures - est la bienvenue. Dites-nous la raison de votre choix. N'hésitez pas à utiliser n'importe quel type d'outils pour envoyer votre message aux futures générations.

    Voici quelques idées :

    • Pensez à la sagesse et aux valeurs héritées de vos parents et des générations qui les ont précédés, que souhaitez-vous transmettre à vos enfants et aux futures générations ? Que voudriez-vous dire à vos petits-enfants ? Quel est le message ou l’objet le plus important que vous souhaitez leur donner ?
    • Dessinez ou prenez une photo
    • Proposez des objets qui sont importants pour vous aujourd’hui mais qui pourraient ne  pas être disponibles dans le futur. Un ordinateur portable, des cartes de crédit, des CDs ou même un smartphone : croyez-vous que les gens en 2062 sauront ce qu'ils sont ?
    • Un message sur ce que vous pensez être très important ou source d'inspiration dans votre vie

    Une maxime, une citation lourde de sens, ou un livre : croyez-vous par exemple, que La République de Platon aura encore du sens pour les gens dans cinquante ans ? Ou bien un autre philosophe sera-t-il devenu la référence en matière de pensée culturelle ?

    image002.jpgChaque année, la Journée mondiale de la philosophie est une occasion unique de réunir la communauté internationale afin d'encourager la réflexion et le débat sur des questions contemporaines. Comme les défenses de la paix doivent être construites dans l'esprit des hommes, il est de notre devoir d'œuvrer au renforcement de ces esprits par la pensée critique et la compréhension mutuelle. 

    La capsule temporelle est un puissant rappel que la solidarité intergénérationnelle est la clé d'une paix durable. Tout comme l'Organisation des Nations Unies a été fondée sur le principe de "préserver les futures générations du fléau de la guerre", nous avons tous l'obligation morale de nous efforcer, chaque jour, à léguer un monde meilleur pour l'avenir. Ne laissons pas les besoins des futures générations être victimes de l'opportunisme et des intérêts actuels. Les problèmes d'aujourd'hui - y compris la pauvreté, le sous-développement matériel et technologique, le chômage, l'exclusion, la discrimination et les menaces pour l'environnement - doivent être résolus aussi bien dans l'intérêt du présent que du futur.

    image003.jpgLa Déclaration de l'UNESCO sur les responsabilités des générations présentes envers les générations futures proclame que "les générations à venir autant que présentes puissent jouir d’une liberté de choix pour leur système politique, économique et social et soient en mesure de préserver leur diversité culturelle et religieuse." À une époque où l'existence même de l'humanité et de son environnement sont menacés, nous devons "léguer aux futures générations une Terre qui ne soit pas un jour irrémédiablement endommagée par l'activité humaine." La génération actuelle devrait œuvrer pour un développement durable et préserver les conditions de vie, notamment la qualité et l'intégrité de l'environnement. Les progrès scientifiques et technologiques ne devraient en aucune manière entraver ou compromettre la préservation de l'espèce humaine ni des autres espèces. L'éducation est un instrument important dans la promotion de la paix, la justice, la compréhension, la tolérance et l'égalité au profit des générations présentes et futures. 

    Dans une lettre adressée aux futures générations, le prix Nobel de médecine / physiologie Rita Levi-Montalcini a écrit : "L'antidote à la tendance trop fréquente de ne se préoccuper que de nous-mêmes est de développer, dès le plus jeune âge ... l'habitude de s’intéresser à tout ce qui nous entoure ... Non seulement cette attitude vous empêchera de devenir égocentrique, mais sera d'un grand secours pour vous à chaque étape de votre vie."  En effet, il ne suffit pas de penser que l'avenir nous concerne uniquement en tant qu'individus. Bâtissons notre avenir commun et réjouissons-nous du destin commun de l'humanité.

    Cliquez aussi sur ce lien.

     

    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Quelques news en philo mais pas que Imprimer