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=> Saison 2 - Page 3

  • MERCI AUX PARTICIPANTS DU CAFÉ PHILO

    Le dernier café philosophique de la saison 2010 s'est déroulé dans une belle ambiance. Merci aux participants d'avoir joué le jeu dans ce débat très atypique sur le Père Noël.

    Bientôt, sur ce site, le compte-rendu des débats ainsi que les questions et les réponses du blind-test.

     

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  • HISTOIRES DE PÈRE NOËL…

    6a00d8341ce44553ef0120a71c92ae970b-320wi.jpgEn Europe, les rituels liés à l’arrivée de l’hiver (et donc à la renaissance de la nature) sont ancestraux.

    Au Moyen Age, l’Église catholique remplace les figures païennes par des Saints. En tête saint Nicolas. Ce saint est inspiré de Nicolas de Myre, véritable homme bienveillant né en Turquie au IV ème siècle. Après son décès le 6 décembre 343, Nicolas est enterré à Myre mais ses ossements sont volés et on en retrouve une partie en Italie à Bari. A la suite de cette découverte on attribue plusieurs miracles à ses reliques, notamment la résurrection de trois enfants morts torturés par un boucher (qui deviendra le Père Fouettard).  Ce miracle fait de Nicolas le saint des enfants avant tout. (Au Xème siècle plusieurs pays fêtent ce saint dans la nuit du 5 au 6 décembre en distribuant des friandises aux enfants.)

    Déjà au XIIème siècle c’est le Vieux Noël qui préside le cortège des Saints qui défilent à l’arrivée de l’hiver. Puis à la Réforme les Luthériens remplacent Saint Nicolas par l’Enfant Jésus. Aux Pays-Bas  Saint Nicolas se transforme en personnage semi-laïc.

    À partir des XV-XVIème siècles donc on trouve une séparation entre le noël « religieux » qui fête la Nativité avec l’Enfant Jésus et le noël « profane » qui fête plutôt l’arrivée de l’hiver avec une figure emblématique qui déjà ressemble à une sorte de Père Noël. Paradoxalement, ce Père Noël peut encore être appelé « Saint », il est alors Santa Claus par exemple.

    Au XVIIème siècle les hollandais calvinistes partent pour le Nouveau Monde en emmenant Saint Nicolas dans leurs bagages.

    Au XVIIIème siècle, les souverains allemands entament un processus de laïcisation : les figures chrétiennes sont remplacées par d’anciens symboles germaniques. Des fées des elfes et le « vieil homme de Noël » refont leur apparition. Ce vieil homme de noël distribue en traîneau des sapins décorés de cadeaux.

    C’est au XIXème siècle que l’on remarque plusieurs apparitions du Père Noël dans le monde.

    noel.jpgEn 1809 : W. Irving raconte l’odyssée d’un équipage hollandais quittant Amsterdam au XVIIème pour rejoindre l’Amérique. Saint Nicolas est leur figure de proue. Alors qu’ils font naufrage, l’un des marins rêve de devenir propriétaire dans le Nouveau Monde et Saint Nicolas lui apparaît en songe. Ce dernier lui fait part du désir qu’il a de voir s’établir ces émigrants hollandais afin qu’ils construisent une ville à l’endroit signalé par la fumée de sa pipe : il s’agit de Manhattan. En échange, Santa Claus leur promet de leur rendre visite une fois par an sur son char céleste et de descendre par les cheminées de cette ville pour livrer des cadeaux à leurs enfants. Cette odyssée emporte un sérieux succès.

    En 1821 : Clément Clarke Moore écrit La nuit avant Noël dans lequel le Père Noël apparaît dans son traîneau tiré par des rennes.

    Le 23 décembre 1823 le même auteur publie La visite de Saint Nicolas dans la revue new yorkaise Sentinel.

    En 1850 on célèbre Saint Nicolas le 24 décembre au Royaume Uni car Charles Dickens impose cette date dans ses Livres de Noël.

    En 1855 : George Sand dit que le Père Noël était présent dans la banlieue parisienne.

    En 1863 : Thomas Nast illustre le Harper’s Illustrated Weekly d’un Santa Claus en costume garni de fourrure blanche et portant un large ceinturon de cuir. Chaque année il recommencera, et ce, durant 30 ans. 

    En 1885 : Nast ajoute le parcours de Santa Claus au Harper’s. Ce dernier va du pôle Nord (devenue résidence principale) aux Etats-Unis.

    En 1891 : le poème de Moore est publié en Angleterre.

    En 1915 : le Père Noël remplace le Père Janvier en Saône et Loire.

    noel.jpgEn 1931 : Coca Cola va participer à l’extension de l’image du Père Noël.

    En France il faut attendre le lendemain de la seonde guerre mondiale pour que Santa Claus s’impose. Problème : la croyance des enfants à cette figure emblématique est considérée comme une nouvelle hérésie et une « tentative délibérée d’amollissement de l’âme enfantine » par l’Eglise.

    En 1939 : dans le Dauphiné les catholiques ont l’Enfant Jésus et les Protestants le Père Noël.

    En 1951 : sur le parvis de la cathédrale de Dijon on brûle Santa Claus, devant des centaines d’enfants médusés, le matin du 24 décembre. Il est alors officiellement condamné pour « usurpation et hérésie ». Mais le soir-même à 18h un communiqué officiel de la vielle annonce sa résurrection. « Comme chaque année e les enfants de Dijon sont convoqués place de la Libération. Le Père Noël leur parlera du haut des toits de l’hôtel de Ville ». Lévi Strauss affirme alors que le Héros est restauré dans toute sa plénitude.

    En 1970 : Saint Nicolas est fait apocryphe par Vatican II.

     

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  • UNE HISTOIRE DU 25 DÉCEMBRE : L'INVENTION DE NOËL

    Le café philosophique souhaite faire une petite histoire du 25 décembre, célébrée par les chrétiens comme celle de la naissance de Jésus. Noël a en effet une histoire complexe.

    Jésus n’est pas né en décembre…

    naissance-jesus-christ-280x211.jpgRappelons tout d’abord que les historiens sont incapables de définir la date de la naissance de Jésus. Il paraît cependant très probable qu’elle n’ait même pas eu lieu… en hiver. En effet, en naissant dans une étable vide d’animaux (la présence d’un âne et d’un bœuf est une invention folklorique du Moyen-Âge…), nous pouvons supposer que le bétail devait paître dehors, ce qui n’est possible que durant la période du printemps et de l’été. Jésus n’aurait donc pu naître que de mars à fin octobre. CQFD. D’ailleurs, au IIIe siècle, l’historien Hippolyte de Rome fixe la date de naissance de Jésus au 25… mars (Traditions apostoliques).

    L’heure de naissance du Christ (minuit) est elle aussi sujette à précautions puisqu’on l’établit à partir de textes bibliques (« Un silence paisible enveloppait tous les êtres et la nuit était au milieu de la Course » dit le livre de la Sagesse (18, 13-16).

    Pour être juste, il faut ajouter que connaître la date de naissance de Jésus n’a eu pendant les trois premiers siècles que peu d’importance théologique pour les chrétiens qui voyaient dans la période de Pâques (la mort et la résurrection de Jésus) la seule période digne de célébration.

    Noël : une date politique pour un syncrétisme religieux

    constantin.jpgLa fixation de Noël comme date religieuse est en réalité politique. On doit cette décision à l’empereur Constantin (272-337). Il faut préciser que ce dernier n’a jamais été chrétien pendant son magistère puisqu’il ne s’est fait baptiser que sur son lit de mort. Par contre, son souci était de réconcilier païens et chrétiens (et par là mettre fin aux persécutions des adeptes de Jésus).

    On croit un peu trop vite que la date du 25 décembre a été choisie pour remplacer une fête païenne par une fête religieuse. Ce n'est pas si simple.

    Le 25 décembre correspond à une commémoration très ancienne, celle du Sol Invictus (Soleil Invaincu), qui a été adoptée avec succès par les Romains depuis plusieurs siècles. En réalité, lorsqu’en 326 Constantin décide de fixer Noël le 25 décembre, il cherche moins à remplacer cette fête du Soleil par la commémoration de la naissance de Jésus qu’à faire coïncider, dans un esprit de syncrétisme voire de réconciliation, ces deux cérémonies. Le résultat sera le même puisque Noël (déformation de natalis ou de dies natalis) supplantera le Sol Invictus.

    En 354, le calendrier liturgique de Dionysius Philocalus est la première mention de ce changement dans le calendrier. Pour preuve de la cohabitation de ces deux dates Noël/Sol Invictus, en date du 25 décembre, il est fait mention en parallèle de ces deux expressions : natalis solis invicti (anniversaire de Sol Invictus) et natus Christus in Bethleem (Christ né à Bethléem). Preuve supplémentaire de la conjonction de ces deux fêtes, il existe de nombreuses représentations du Christ incarné en Soleil monté sur un char.

    D’où vient le Sol Invictus ?

    Mithra.jpgAu Ier siècle, le dieu iranien Mithra a été ramené de Perse par les soldats romains à partir du moment où les troupes de Pompée font campagne en Orient (67 av. JC).

    Mithra, un dieu qui est à l’origine l’incarnation de la lumière du soleil, est connu et célébré dans le bassin méditerranéen. Rome, qui n’hésite pas à adopter des religions qui ne lui font pas ombrage, adopte avec enthousiasme le mithriacisme. Cette religion populaire dans l’Empire, qui prône le courage, la force et la loyauté, promet le salut pour ses initiés (à l’exception notoire des femmes, toutefois). Le mithriacisme est particulièrement fêté le 25 décembre.

    Pourquoi cette date ? Parce qu’elle a lieu après le solstice d’hiver. Mithra, d’après la légende, naît à cette date au moment où les jours s’allongent. Des cérémonies ont lieu pour aider le soleil à reprendre de la vigueur : on éclaire la nuit, on allume de grands feux. Le 25 décembre est associé pour les Romains à la fête de la lumière. Ce n’est donc pas un hasard si cette date a aussi été adoptée par les chrétiens pour célébrer Jésus, celui qui, d'après les croyants chrétiens, doit mener le monde des ténèbres à la lumière…

    Mithras-solinvictus.jpgOr, il existe à l'époque en Syrie un dieu similaire nommé Sol Invictus et dont l’empereur Héliogabale (203-222) a été le grand prêtre. Il l’introduit à Rome, construit un temple, délaisse les divinités latines anciennes et offre un sacrifice chaque jour à ce dieu solaire. Au IIIe siècle, le syncrétisme faisant, les Romains identifient totalement Mithra à ce Sol Invictus.

    L’empereur Aurélien (207-275) va plus loin. Il veut unifier l’empire. Pour y parvenir, il choisit notamment de faire du Sol Invictus un dieu universel et du culte solaire une tradition rassembleuse. Des prêtres assurent son culte et est temple est dédié au Sol Invictus sur le Quirinal, temple dédié le 24 décembre 274. Le 25 décembre devient donc pour les Romains le dies natalis Solis invicti

    L’adoption  de cette date du 25 décembre n’a finalement pas été de soi. La célébration de la naissance de Jésus a été pendant des siècles, bien après la mort de Constantin, célébrée le jour de l’Épiphanie (6 janvier), un jour qui reste encore aujourd’hui une date importante pour nombre de personnes. La raison pour laquelle la Papauté a imposé, non sans difficulté, Noël comme une date de commémoration tient au fait que le 6 janvier est également marquée par deux fêtes… païennes (Dyonisos et Osiris) ! Encore une histoire de paganisme, en somme.

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  • EN PLEINE MESSE, DES ENFANTS APPRENNENT QUE LE PÈRE NOËL N'EXISTE PAS

    Lors de la messe organisée dimanche dernier dans l'église de la ville de Resistencia, en Argentine, l'archevêque Fabriciano Sigampa a dévoilé le consensus commun sur le Père Noël. Durant son sermon, il a dévoilé aux enfants que le Père Noël n'existait pas, et que les cadeaux qu'ils découvraient le soir de Noël résultaient en fait d'énormes efforts faits par leur parents.

    LA SUITE ICI...

     

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  • LE PÈRE NOËL AU BANC DES ACCUSÉS !

    Affiche Le Père Noel est-il un imposteur.png

    Spécial Fêtes de fin d'année

    Titre du prochain débat : "Le Père Noël est-il un imposteur ?"

    C’est à notre bon vieux Père Noël que les participants du prochain café philosophique de Montargis s’intéresseront le vendredi 17 décembre, à 18h30, à la brasserie du centre commercial de La Chaussée.

    Pourquoi s’attaquer au Père Noël ?

    Tout d’abord parce qu’en cette période de l’année il est presque de rigueur de l’étudier, mais surtout parce que Noël semble pouvoir faire un concept très intéressant. En effet, Noël c’est la naissance de l’enfant Jésus, fête religieuse, mais aussi une date qui, petit à petit, s’est laïcisée au point de rassembler tout le monde autour de cette figure (devenue emblématique) qu’on appelle le Père Noël. Avec lui, Noël signe l’altruisme prôné (presque à outrance), le partage, l’échange, le don de sa personne…

    Mais est-ce un concept effectif ? Sommes-nous vraiment plus tolérants à Noël ou à son approche ? Avons-nous seulement besoin d’une date pour nous faire plus « humains » ou moraux ? Le commerce foisonnant et plus que lucratif autour de cette date n’en fait-il pas un écran de fumée, une date qui sépare plus qu’elle ne rassemble ? Où est passée la religion chrétienne dans ce Père Noël ?

    Claire et Bruno seront à la brasserie du centre commercial de La Chaussée, le vendredi 17 décembre à 18h30, pour discuter avec vous de ces questions, et de bien d’autres. Participation libre et gratuite.

     

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  • PROCHAIN CAFÉ PHILOSOPHIQUE

    Logo café philo spécial Noel 2010.jpgLe prochain café philosophique de Montargis aura lieu le vendredi 17 décembre à 18H30 à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée.

    En ces froides journées, ce sera une séance spéciale fêtes de fin d'année. Au menu, Claire et Bruno ont préparé des surprises autour d'un débat intitulé "Le Père Noël est-il un imposteur ?"

    L'ambition est de discuter du concept philosophique de Noël.

    Bientôt, d'autres informations sur ce site en attendant un café philo que les organisateurs espèrent convivial, voire festif !

     

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  • COMPTE-RENDU DE LA DERNIÈRE SÉANCE

    Sujet : « Engagement(s) ! Philosophie de l’engagement et engagements du philosophe »

    Date : vendredi 26 novembre 2010

    En cette froide soirée d’automne, environ 12 personnes étaient présentes pour ce neuvième café philosophique de Montargis et le deuxième de cette saison.

    Après la courte présentation traditionnelle du café philo, de ses objectifs et du choix des sujets, Claire annonce d’ores et déjà le rendez-vous suivant, celui du vendredi 17 décembre. Ce sera un café philosophique "spécial Noël " que les organisateurs espèrent convivial et même festif...

    Bruno présente le débat de ce soir en s’arrêtant sur le titre de la séance : "Engagement(s) ! Philosophie de l’engagement et engagements du philosophe". Ce titre annonce la couleur : l’engagement ou les engagements impliquent l’idée de combat. Les sous-titres, eux, définissent ce que sera l’objectif – certes ambitieux – de ce café philosophique : qu’est-ce que la philosophie a à nous dire au sujet de l’engagement ("philosophie de l’engagement") d’une part et n’assiste-t-on pas aujourd'hui à une crise de l’engagement chez les philosophes et de manière plus générale chez le citoyen lambda ("engagements du philosophe") d'autre part.

    Selon Bruno, l’engagement est une notion assez récente, qui trouve plus particulièrement naissance avec l’article  "J'Accuse" d'Émile Zola (article paru le 13 janvier 1898 dans le quotidien français L'Aurore. Ce texte est consultable sur ce lien : http://perso.magic.fr/tremong/pascal/lois/jaccuse.html). Elle est donc exposition volontaire et responsable d’un homme notoire qui condamne, accuse, se bat pour une cause (ici dans l’Affaire Dreyfus). S’engager, ajoute Claire, c’est se mettre dans, s’exposer dans toute sa singularité pour une idée, un mouvement, rejoindre l’universel, ou du moins le général (Hegel). On parle d’artistes engagés par exemple.

    L’engagement est une promesse, un acte voulu et assumé. Dans cette mesure, les participants affirment que l’engagement commence avec la foi, qui en latin décrit la confiance absolue, fides. S’engager, c’est donner des gages et se faire le porte-parole de soi mais aussi de la cause pour laquelle on se donne. Dès lors, l’engagement, s’il est obligation de rendre des comptes, peut-il être aussi contrainte ? Contrainte de respecter tous les dogmes du mouvement au sein duquel on s’est engagé et toutes les conséquences de son engagement ? Le socialisme contre le capitalisme, le pape contre le préservatif… L’engagement est-il alors seulement viable ? N’est-il pas plutôt condamné à son imperfectio n voire même à sa négation : la désertion ?

    Nous passons un long moment sur cette question : donne-t-on des gages ad vitam éternam ? Peut-on se désengager si facilement ? L’engagement militaire montre que le déserteur n’est pas bien reçu, se voit taxé de lâche, de traître, de même que celui qui demande le divorce paie longtemps pour cet engagement raté et son désengagement. Dès lors, si l’engagement est volontaire, c’est sans doute lorsqu’il est responsabilité qu’on en mesure toute la force et la puissance. Et quelle puissance ! L’engagement se voit défini par la philosophie comme l’acte humain par excellence, c’est-à-dire celui par lequel l’être humain se fait homme, se distingue des animaux. En effet, l’engagement s’opère, nous l’avons dit, par une décision originaire de se donner. Dès lors, l’acte par lequel on s’engage est aussi celui par lequel on se définit.

    Plusieurs participants affirment dès lors que l’engagement survient après une crise de la personnalité, une épreuve, ou une crise d’identité. L’engagement désintéressé a-t-il simplement un sens ? De l’avis de tous, il est clair que non : les actes altruismes les plus louables prennent racine dans un besoin profond de la personne engagée qui offre autant qu’elle reçoit. L’engagement donne une définition, me fait devenir quelqu’un alors que je ne me sens personne. Ceux-ci rejoignent alors des philosophes comme Camus ou Mounier qui affirmaient que s’engager, c’était tout simplement répondre à l’absurdité de cette vie qui nous mène inexorablement au néant. S’engager, c’est donner un sens ; entendu aussi bien comme direction que comme signification.

    Alors, celui qui ne s’engage pas est-il personne ? Un suiveur, et non un leader répondent certains. Oui, avoue l’un de nous, l’engagement m’expose et il y a sans doute une volonté d’être présenté et représenté qui anime l’engagement. L’ego est plus que prégnant dans l’engagement. Mais n’a-t-on pas dit qu’il était définition de soi ? Alors non seulement l’ego y est lié intimement, mais il en est l’acteur exclusif. Dès lors, si celui qui ne s’engage pas est suiveur, on peut dire que c’est lui qui est le plus contraint des deux. Contraint à écouter et à entendre, à suivre le mouvement mais non à décider. L’engagé est ainsi par la même occasion le libéré, l’autonome, c’est-à-dire celui qui se fait ses propres lois (auto-nomos), bref celui qui se construit.

    Alors, peut-on parler d’une crise de l’engagement ? Selon deux participantes le mot "crise" est sans doute un peu fort. Il serait plus juste de dire que l’engagement est en mouvement, qu’il se voit redéfini ces dernières années. Il se fait sans doute plus anonyme (expression via le net), plus discret, voire plus léger (ne pas aller à toutes les manifestations de l’association au sein de laquelle on est engagé) mais le nombre d’associations ne cessent de croître...

    De plus, tous les participants s’accordent à dire que les jeunes individus manquent souvent d’armes pour comprendre l’engagement et ce qu’il est réellement. Et peut-être qu’à force de les accabler pour leur manque d’engagement, on produit l’effet inverse : à savoir leur désertion massive (le taux d’abstention aux dernières élections en dit long…). L’engagement peut faire peur lorsqu’il s’apparente directement au "J’accuse" d'Emile Zola. D’ailleurs, a-t-on récemment vu un engagement aussi fort ? N’est-ce pas extrêmement difficile pour les petites gens de s’engager au point de risquer de perdre salaire, amis, voire famille ?

    S’engager c’est donner un sens et l’assumer. Or, la récente exposition des jeunes au sein des manifestations contre la réforme des retraites et les taxations dont ils ont été victimes (on a pu entendre dire à leur sujet qu’ils étaient "manipulés" voire "stupides"…) dit assez explicitement qu’il est mal compris ou mal vu. S’engager c’est décider en toute connaissance de cause (comme le dit Aristote), dès lors il se peut que nous changions d’avis, d’idée et d’engagement. Cessons de faire de la pensée, et de nos pensées par la même occasion, quelque chose de figé, de lourd, d’irréversible. On rendra l’action possible si et seulement si on la rend libératrice. S’engager ce n’est pas accepter de porter un fardeau, c’est se libérer des idées préconçues pour nous et à notre égard.

    Bref, s’engager c’est aussi philosopher…

    En fin de séance, il est décidé que la séance du 17 décembre portera sur ce thème : « Que représente Noël de nos jours ? » (Titre provisoire).

    Merci à tous les participants pour leur contribution.

     

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  • MERCI AUX PARTICIPANTS DU CAFÉ PHILO

    Merci à tous les participants du café philosophique de Montargis qui se réunissaient hier soir pour la séance "Engagement(s) ! Philosophie de l'engagement et engagements du philosophe". Ce débat riche a été un moment d'échange particulièrement vivant.

    Bientôt, sur ce site, le compte-rendu des débats.

    Et rendez-vous le vendredi 17 décembre pour le prochain rendez-vous du café philo qui sera consacré à Noël. Nous espérons en faire un moment particulièrement convivial.

     

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  • ENGAGEMENT(S) !

    Affiche engagement png.pngC’est à 18h30, le vendredi 26 novembre, qu’aura lieu, à la brasserie du centre commercial de la Chaussée, la nouvelle séance du café philosophique de Montargis. Il s’agira cette fois de discuter de l’engagement. Ce débat aura pour titre : « Engagement(s) ! Philosophie de l’engagement et engagements du philosophe » : vaste programme ! Alors qu’il est un concept né avec la philosophie (en ce sens qu’Aristote dit de l’homme qu’il décide de ses actions et en assume les conséquences), on nous demande presque quotidiennement de nous engager. Nous promettons sans cesse, signons, œuvrons en fonction de nos différents engagements. Ces derniers, qu’ils soient professionnel, marital ou même familial nous imposent une ligne de conduite, nous construisent. Toutefois, nous déplorons l’absence d’engagement de nos enfants (ne serait-ce que par le massif abstentionnisme aux dernières élections), des financiers et des hommes d’affaires (lors de la crise économique notamment) et même de nos hommes politiques (les récentes affaires mettent à mal notre confiance en ces derniers). Alors, peut-on parler d’une sorte de crise de l’engagement ? Si l’on considère comme acquis que l’engagement nous construit, fait de nous des êtres moraux et responsables, devenons-nous personne en ne nous engageant plus ? Les philosophes sont-ils aujourd’hui des hommes engagés ?

    Venez nombreux et motivés pour discuter de ces questions, et de bien d’autres, autour d’un verre, vendredi prochain, à 18 h 30 à la brasserie du centre commercial de la Chaussée.


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  • PROCHAIN CAFÉ PHILOSOPHIQUE

    laliberteguidantlepeuple.jpgLe prochain café philosophique aura lieu le vendredi 26 novembre 2010 à 18H30 à la brasserie du Centre commercial de la Chaussée.

    Ce débat aura pour thème l'engagement et portera d'ailleurs ce titre : "Engagement(s) !" 

    Plus d'informations sur ce site dans quelques jours.

     

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  • COMPTE-RENDU DE LA DERNIÈRE SÉANCE

    Sujet : Cela a-t-il encore un sens de philosopher de nos jours ?

    Environ 20 personnes étaient présentes pour ce premier café philosophique de cette deuxième saison (et huitième en tout). Cette séance inaugure de nouveaux horaires : les cafés philos, toujours accueillis à la brasserie du centre commercial de la Chaussée, auront dorénavant lieu pour des raisons pratiques le vendredi soir à 18H30 (au lieu du samedi). Claire précise que ces rencontres gardent le même objectif que ceux de la première saison : faire de ces animations des lieux et des moments ouverts aux discussions sur des sujets que les participants choisissent. En aucun cas il ne s’agit de cours de philosophie !

    Il paraissait intéressant pour cette première séance de réfléchir à la place de la philosophie de nos jours et, par là, de l’utilité des cafés philosophiques...

    Pour cette première séance, une fois n’est pas coutume (et gageons que cela se reproduira avec d’autres personnes par la suite), ce n’est pas Claire qui lance et problématise le sujet mais Bruno.

    Quand on parle du sens de l’acte de philosopher, dit-il, il faut bien se demander quelle est la direction et l’objectif que l’on veut demander à cette activité. Et d’abord, qu’est-ce que philosopher ? Le mot « philosophie », activité véritablement née en Grèce, vient de la langue grecque, justement. Son étymologie vient de philo (« l’amour ») et sophia (« sagesse »). Or, Pythagore, l’un des premiers véritables « philosophes », considère que parvenir à la sagesse est impossible pour l’homme : pour lui, seuls les dieux ont cette sagesse et les hommes ne peuvent que tenter de s’en approcher. Finalement, cette vanité de l’acte de philosopher est inscrite dans les gènes de la philosophie. D’ailleurs, la question de l’utilité de la philosophie est aussi vieille que la philosophie elle-même. Ainsi, dans Les Nuées de l’écrivain et homme de théâtre Aristophane, ce dernier se montre corrosif à l’égard de Socrate et des philosophes en particulier : ces derniers sont considérés comme inutiles à la Cité grecque, obnubilés (trop obnubilés ?) par des considérations loin des préoccupations quotidiennes : le philosophe serait dans les nuages, dans la lune, dans "les nuées"… Platon reprend cette critique du philosophe, tout en la combattant. Dans Gorgias, Calliclès considère qu’il est bon qu’un jeune citoyen apprenne la philosophie et celui qui ne le ferait pas serait dans l’erreur. Par contre, un vieil homme qui s’y adonnerait serait ridicule. Plus près de nous, Hegel, dans Leçons sur l’Histoire de la Philosophie, ne cache pas sa vision « crépusculaire » de l’acte de philosopher : on ne philosophe, dit-il, que lorsque tous les besoins matériels sont assouvis, à la fin de la journée. La philosophie reste pour lui un acte de loisir (ce que dit également Platon). C’est également un acte crépusculaire dans le sens où les grands moments historiques sont des périodes de fin d’une époque : « La science et la philosophie moderne parurent dans la vie européenne au XVe et au XVIe siècle quand fut ruinée la vie médiévale… »

    Claire ajoute que justement cette étymologie en dit long sur la philosophie. En effet le grec philein se traduit par « aimer » certes, mais cet amour se distingue du « désir » (eros). La quête qui anime le philosophe n’a donc pas pour moteur un manque qu’il chercherait à combler (manque de recul, de connaissance, etc.) mais est d’abord guidée par un souci contemplatif. La philosophie est contemplative. Comme dit Hegel« La chouette de Minerve ne prend son envol qu’à la tombée de la nuit » et « la philosophie ne peint que du gris sur du gris ». La philosophie n’a donc jamais eu pour but de changer le monde, elle vient après la bataille. Le philosophe, dès lors, ne peut jamais anticiper mais simplement tirer des leçons et apprendre pour s’approcher, petit à petit, de la vérité ou de la morale. C’est ainsi un mouvement dialectique qui caractérise la pensée philosophique, mouvement qui remet en question (« je ne sais qu’une chose que je ne sais rien » dit Socrate) puis qui construit dans un souci positif. Dès lors, philosopher ce n’est pas simplement contempler mais c’est bien plutôt critiquer, au sens kantien du terme. La critique kantienne est en effet une remise en cause dans un souci de créer un moment positif à sa suite. Il faut donc distinguer la philosophie (l’ensemble des systèmes de pensées créées par les philosophes) et le philosopher (l’acte de réfléchir au sens littéral : de se réfléchir, tel un miroir, de se penser).

    Philosopher est donc avant tout une quête de sens. Et Gilles convient que cette quête fait de la philosophie un moment où l’on prend du recul sur soi, ses choix, sa vie. Dès lors, philosopher doit se pratiquer car l’homme n’est définit que par son rapport à soi. Etre homme c’est en effet être « pensée se pensant », c’est-à-dire être conscience. Tout le monde doit philosopher et tout le monde semble le faire.

    Toutefois, il semblerait qu’il y ait un clivage entre philosophie (considérée comme la « vraie ») et philosophie (« philosophie de vie » pratiquée par tout un chacun). En effet, comme le rappellent plusieurs participants, il apparaît que la philosophie soit rendue hermétique parce que destinée à une élite alors que les penseurs que l’on comprend, et donc qui sont aussi destinés au « petit peuple » que nous sommes, sont taxés de non-philosophes. Nous convenons que ce clivage est affaire d’orgueil. Sans doute que le philosophe doit mériter ses lettres de noblesse, mais beaucoup d’entre nous regrettent que ceux que l’on entend soient par là même - et même en conséquence - exilés du cercle des penseurs contemporains.

    Bruno fait un  aparté en parlant d'un sondage publié par le magazine Marianne au sujet de la notoriété et de l'infleunce des intellectuels sur l'opinion française. Il apparaît que ce sont les personnalités les plus médiatiques qui sont citées (Bernard-Henri Lévy, Elisabeth Badinter ou Jacques Attali). "Sondage un peu vain", commente un participant. En tout cas, ce sondage (certes peu représentatif), est l'occasion de se demander ce qui fait la "légitimité" d'un philosophe. Claire prend l'exemple de l'écrivain Eric-Emmanuel Schmitt, auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation en rapport avec la philosophie (L'Evangile selon Pilate par exemple). N'est-ce pas emblématique de voir un tel auteur, agrégé de philosophie, être considéré par certains intellectuels comme un auteur populaire (donc) négligeable ? La philosophie devrait-elle se cantonner à une science réservée aux élites ? 

    Dans cette lignée, reprend Claire, nous concluons sur la "presque mort" de la "philosophie" au sens classique du terme. Si nous autres petites gens, nous ne sommes pas bons à philosopher parce que nous ne lisons ni ne comprenons tout Kant, alors c’est que la philosophie va vite mourir. Finalement ce souci d’être destinée à une élite, car correspondant à la pensée pure, n’est-ce pas aller contre Socrate et Platon (premiers philosophes) ? Socrate commence le philosopher dans la sagesse de son ignorance et Platon condamne le sophisme parce que pure rhétorique. Condamner un homme à être simple essayiste parce qu’il s’adresse à toute la population et ne crée pas un système de pensée avec des nouveaux concepts, des néologismes et des mots compliqués n’est-ce pas ne s’intéresser qu’à la rhétorique ?

    Contre cette mort, plusieurs d’entre nous affirment la construction d’une nouvelle philosophie, qui revient peut-être aux valeurs de Socrate : celle qui consiste à essayer de réfléchir sur soi et le monde, de cultiver son propre jardin comme Voltaire nous le demandait. Pour cela, l’homme semble devoir s’inscrire dans un dialogue, avec lui-même certes, mais aussi avec autrui. Sans tomber dans un pathos qui n’aurait aucun sens ici, quelques participants concluent au sens du philosopher aujourd’hui : il se veut échange et partage d’une pensée qui se construit au fur et à mesure du dialogue et qui refuse le soliloque des publicitaires ou même des politiques. Philosopher c’est se confronter à l’altérité avant tout, ne pas en rester là ! Doit-on rappeler que le premier café philosophique est né en 1992 à Paris (Café philo des Phares à Paris, 12e) et qu’aujourd’hui on en compte une centaine dans toute la France ? Finalement, ajoute Daniel, l’objectif de tout philosophe ne serait-il pas de s’exprimer, de communiquer ? Bruno va dans ce sens et conclue les débats par une citation de Jean Toussaint Dessanti (dans un texte de présentation d’un livre de conversation de François Chatelet (1925-1985), Une Histoire de la Raison) : « Qu’est-ce que la philosophie en effet, sinon cet entêtement dans la dépense du penser qui rassemble, exprime et forme en partage, donnant ainsi toujours et sans répit "de quoi penser" à qui veut entendre ? »

    A 19h45, ce huitième café philosophique se termine sur le choix des sujets des futures séances. Il est décidé que le prochain thème mis sur le tapis sera celui de l’engagement. Rendez-vous le vendredi 26 novembre à 18h30, à la brasserie du centre commercial de La Chaussée.

     

    A noter que ce billet est le 100e de ce blog !

     

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  • EN ATTENDANT LE COMPTE-RENDU...

     Cela a-t-il encore un sens de philosopher aujourd’hui ?

    Le sens de la philosophie semble être de donner un sens … à la vie. Cette vie qui semble par définition contradictoire : quel sens quelque chose qui ne peut que devenir néant peut-il avoir ?

    La philosophie a toujours été une réflexion, une critique pourrait-on dire. Une critique de ce que nous sommes, ou plutôt de ce que nous faisons de nous : la manière du philosopher est donc, par définition, une remise en question (le « je ne sais qu’une chose, que je ne sais rien » du premier philosopher Socrate). Il s’agit donc de commencer par se remettre en cause, en question, mais pour construire une idée bien à soi, un soi unique qui me définisse et qui me construise. Il ne s’agit pas de se contenter de remettre en question, il faut en effet, pour que la critique soit efficace, qu’elle se fasse dialectique, c’est-à-dire qu’elle soit dépassée par un moment positif.

    Chaque philosophie est singulière car elle est la construction d’une personne, de sa définition (Sartre). Et chaque philosophie étant singulière, on trouve autant de philosophie que de philosophes. Tout penseur s’inscrit en effet comme singulier et surtout en rupture d’avec ses homologues. Dès lors, la philosophie ne possède pas un sens, mais doit plutôt s’apparenter à une orientation, une direction : philosopher c’est orienter sa vie vers une considération de soi et du monde, considération qui se veut introspective tout autant que rétrospective, mais qui entend également se charger de la construction d’un avenir. Philosopher c’est ainsi décider de soi. La réflexion doit donc s’allier intimement avec l’action : la philosophie est alors morale de vie.

    Et pourtant, et pourtant… Qui peut prétendre aujourd’hui avoir sa propre philosophie, savoir où il va et pourquoi il y va ? Qui peut même prétendre prendre le temps de philosopher ? Les philosophes ne sont-ils pas devenus des farfelus érudits que seule une élite consulte, et encore, pour entretenir sa tour d’ivoire (Kierkegaard) ?

    N’est-il pas plus aisé d’en rester aux prêts à penser délivrés par les médias, les politiques, la famille, les amis même ?

    Est-il seulement possible de philosopher au sens où nous l’avons décrit ci-avant ? Est-il possible, aujourd’hui, de ne pas suivre le mouvement, de construire sa propre définition, indépendamment de la société, des médias, des politiques, de la famille, des amis ?

    Si nous pouvons répondre par l’affirmative à cette question (à voir) quel sens (au sens Sartrien) cette réflexion et orientation auraient-elles ? Avancer à contre-courant ou en marge n’est-ce pas me condamner ? Me condamner à errer seul, à ce qu’on me considère comme un fou voire un homme dangereux pour la société. Et si nous faisions tous ce travail … à quelle vie le philosopher ne nous mène-t-il pas : le solipsisme résigné pour seule consolation ?

    Alors, à quoi sert-il de philosopher ? 

    Bientôt, sur ce site, le compte-rendu du café philo de Montargis qui était consacré à cette question.

     

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  • PREMIER CAFÉ PHILOSOPHIQUE DE LA NOUVELLE SAISON

    thanks.jpgClaire et Bruno remercient tous les participants pour ce premier café philosophique de cette deuxième saison. Cette séance, sur l'utilité de la philosophie aujourd'hui, nous a permis de commencer l'année sur de très bons auspices.

    Bientôt, sur ce site, le compte-rendu de cette séance.

     

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  • PETIT COURS DE PHILOSOPHIE

    De la philosophie au philosopher ...

    http://pedagogie.ac-amiens.fr/philosophie/sujets/coursintro.htm.


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  • PREMIER CAFÉ PHILOSOPHIQUE DE LA NOUVELLE SAISON

    Affiche cela a-t-il un sens de philosopher.jpgC’est le vendredi 29 octobre à 18h30 que se tiendra le premier café philosophique de la saison 2010-2011, à la brasserie du centre commercial de La Chaussée. Il portera sur ce thème : Cela a-t-il encore un sens de philosopher aujourd'hui ? 

    A cette occasion, il s’agira de commencer par se remettre en question et de réfléchir, ensemble, sur le sens d’un tel café. Plus précisément, les participants discuteront la question de savoir si cela a un sens de philosopher aujourd’hui.

    A l’heure où le prêt-à-penser fait fureur et où les dogmes sont légion, peut-on dire que la réflexion philosophique possède une signification, une direction, mieux une efficacité pratique ? N’est-ce pas beaucoup plus simple de se cantonner à l’opinion commune ? Inversement, ceux qui critiquent sans cesse, qui remettent tout en cause, sont-ils philosophes ?


    Pour la rentrée, Claire et Bruno proposent donc de réfléchir sur la réflexion... Vaste programme ! Ils vous attendent nombreux et motivés pour cette séance.


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  • PROGRAMME DE LA SAISON 2010-2011

    philolivres.jpgLa rentrée du café philo de Montargis aura lieu le 29 octobre 2010. Pour cette nouvelle saison, le café philo a décidé de se tenir le vendredi à 18h30 à la brasserie du centre commercial de La Chaussée. Ce vendredi 29 octobre nous réfléchirons sur la question de savoir si cela a un sens de philosopher aujourd'hui.

    Les sujets des prochaines séances seront, comme la saison dernière, proposés ou choisis par les participants au débat. 

    Vous trouverez ci-dessous les dates programmées pour cette deuxième saison que nous espèrons riche et pertinente :

    29 octobre 2010, 18 h 30 : Cela a-t-il encore un sens de philosopher aujourd'hui ?

    26 novembre 2010, 18 h 30 

    17 décembre 2010, 18 h 30 : Café philo surprise

    28 janvier 2011, 18 h 30

    18 février 2011, 18 h 30

    01 avril 2011, 18 h 30 : Café philo spécial

    27 mai 2011, 18 h 30

    24 juin 2011, 18 h 30 : Le Café philo passe le bac

     

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  • PREMIER CAFÉ PHILOSOPHIQUE DE LA DEUXIÈME SAISON

    Premier débat de la deuxième saison du café philosophique de Montargis : "Cela a-t-il un sens de philosopher aujourd'hui ?"

    Première séance à partir de la deuxième quinzaine d'octobre.

    A bientôt.

     

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"Le talent, c'est le tireur qui atteint un but que les autres ne peuvent toucher ; le génie, c'est celui qui atteint un but que les autres ne peuvent même pas voir" [Arthur Schopenhauer]