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  • COMPTE RENDU DE LA DERNIÈRE SÉANCE

    16 personnes ont été présentes pour ce 6ème café philosophique. Pour des raisons de logistique, les participants se sont installés sur la terrasse du centre commercial, telle une agora grecque...

    Ce café philosophique est placé sous le thème du bac (qui commencera dans quelques jours). Le sujet proposé par notre groupe de travail reprend le thème d’un débat qui n’a pu avoir lieu en avril. Comme une dissertation de bac, nous avons commencé ce café philo par une problématisation du sujet pour mettre en exergue les interrogations suscitées par ce sujet.

    Il s’agit de s’interroger sur la cause mais aussi la fin (« pourquoi » et « pour quoi ») du travail (qui consiste à transformer la nature en vue de produire un bien).

    À première vue, on travaille pour entrer dans la société et acquérir indépendance et autonomie : le travail serait alors libérateur. Toutefois, cette libération semble n’être qu’apparente puisqu’en travaillant je me lie par un contrat qui suppose plusieurs contraintes… par défaut contraires à ma liberté. Alors le travail est-il libérateur ou au contraire destructeur ?


    I. Ce que permet le travail

    - L’obtention d’un salaire me permet d’entrer dans une sphère de la société que je ne connaissais pas au départ : j’accède à un logement, voire à la possible propriété par exemple.

    -   Dès lors le travail permet l’intégration dans la société. Rappel de définition : une société est un groupe de personnes interdépendantes. Cette interdépendance est fondée, selon Platon, sur l’échange des produits du travail (La République).

    Toutefois, cette interdépendance suppose que je devienne non pas fin mais moyen de la société. Mon travail devenant par là ma valeur. Ne suis-je pas alors comme « aspiré » par cette chaîne que le social représente ? Mon épanouissement y est-il encore possible ?

    TRIPALIUM.jpgII. Le travail, une activité viciée

    - Le travail vient du mot tripalium (cf. image), un instrument de torture. La Bible elle-même souligne qu’il est châtiment (« Tu travailleras à la sueur de ton front »).

    -  Le travail ne semble pas être épanouissant (notion de « travail alimentaire » contre « le travail passion » évoquée par un participant).

    -   La division du travail et l’hyperspécialisation qu’elle suppose (Smith) ne semblent pas aller de pair avec une élévation de l’homme. Au contraire, la distinction entre celui qui pense le travail et celui qui l’effectue semble faire de cette activité une aliénation par excellence (Marx, Manuscrits de 1844 : « L’ouvrier se trouve face à son travail comme face à un produit étranger »). La technologie (robotisation, informatisation) libère-t-elle ou non l’ouvrier ? Exemple de Chaplin avec les Temps modernes et les TMS (troubles musculosquelettiques).

    Le travail peut être une activité destructrice. Néanmoins, ne pas avoir de travail engage des conséquences également aliénantes. En effet l’individu au chômage entre dans un processus de repli sur soi (comme l’a dit une participante) : il n’arrive plus à faire des projets, ni à savoir ce pour quoi il est là, ni même qui il est. (Est-ce un malaise créé par celui/celle qui le vit ou subi par la société qui l’impose ?). Dès lors, n’est-ce pas plutôt la forte valeur du travail qui fait qu’il peut être destructeur ?

     

    III. Une activité élévatrice… et culturelle ?

    - Les conséquences d’une absence d’épanouissement dans son travail, ou d’une absence de travail tout court, laissent entendre qu’il est beaucoup plus important qu’une simple source de revenu. C’est ce que Marx affirme dans Le Capital (I,3). En alliant l’activité manuelle et intellectuelle, il est la source d’élévation de l’homme.

    -  Ainsi, en tant que transformation de la nature, il peut être qualifié d’activité culturelle par excellence puisqu’il fait se dépasser l’individu de lui-même par lui-même. Kant, dans l’Idée d’une Histoire universelle au point de vue cosmopolitique, souligne que par le travail l’homme s’inscrit dans une compétition qui va lui permettre de se dépasser. Hegel, à sa suite, affirmera dans « La Dialectique du maître et de l’esclave » que le travail est un moyen pour l’homme de se transcender.

    -  C’est pour cela que le travail possède une valeur beaucoup plus conséquente que celle qu’on a bien voulu lui donner au départ : c’est la valeur de soi qui est engagée dans son travail. D’ailleurs, aujourd’hui, lorsque dans la vie quotidienne on se présente, c’est d’abord à la question de savoir ce que l’on fait que l’on répond (le travail remplace l’identité).

    - Pourquoi travailler ? A-t-on le choix ? Même les citoyens grecs qui ne travaillaient pas… avaient besoin de travailleurs pour faire fonctionner la Cité. Eux-mêmes, s’ils ne percevaient pas de salaires oeuvraient toutefois pour l’autarcie de leur société.

     

    Pour conclure :

    Le travail est omniprésent : qu’il soit nécessaire à ma survie, cela va de soi. Mais il semblerait aussi qu’il soit nécessaire à la société et qu’il me place dans celle-ci.

    Le travail fait de la société une chaîne dont la finalité semble être la retraite. Je travaille pour la retraite des autres mais aussi pour avoir moi-même ma retraite.

    Reste à savoir si on pourra continuer de travailler dans les prochaines années/décennies (mondialisation : un participant affirme que les sociétés du tiers-monde retrouvent le travail que les sociétés occidentales avaient auparavant).

     

    Durée du débat : 1h30

    Merci à tous les participants !

    Alors, quelle note méritons-nous ?

    Prochaine séance : le samedi 3 juillet. Sujet : L'inconscient existe-t-il ?


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  • PLUS QUE TROIS JOURS : LE CAFÉ PHILO PASSE LE BAC !

    Le prochain café philosophique de Montargis se tiendra le samedi 12 juin à 18H à la Brasserie du Centre commercial de la Chaussée. Cette nouvelle séance proposera ni plus ni moins que de se mettre au diapason de millions de lycéens et de passer, comme ces derniers, l'épreuve du bac de philosophie ! Au terme de ce débat, le plan d’une dissertation philosophique sera établi en commun (et mis en ligne sur ce site Internet). Les participants, jeunes et moins jeunes, lycéens, actifs ou retraités seront-ils capables de rendre une bonne copie ?

    Un sujet a été choisi par l’équipe d’organisation : « Pourquoi travaille-t-on ? ». Ce thème devait faire l’objet d’une séance en avril, séance qui a dû être annulée. Le café philo propose donc une « séance de rattrapage » qui cherchera à en découdre avec cette question d'actualité.

    Le café philo passe le bac.JPGLe travail est en effet un sujet particulièrement d’actualité, à l’heure où la société française est secouée par des affaires de suicides dans une grande entreprise française et que le chômage touche un nombre croissant de personnes.

    La réponse à la question « Pourquoi travaille-t-on ? » pourrait paraître évidente : le travail serait la condition indispensable pour s’assurer un confort matériel. Le café philosophique propose cependant d’aller au delà de cette idée première, des intellectuels ayant depuis longtemps réfléchi sur le sens du travail. Depuis des siècles, ce dernier apparaît comme l’un des fondements de toute société humaine. En effet, celle-ci se définit au départ comme l'interdépendance d'individus travaillant dans un but commun : l'autarcie. Dès l'Antiquité, le travail est désigné comme le ciment de toute société et la division du travail comme condition de possibilités de la survie mais aussi de l'approche par les individus de l'état bienheureux. Néanmoins, à y regarder de plus près, le travail vient du latin « tripalium » qui désigne un instrument de torture et la Bible définit le labeur comme l'état de souffrance nécessaire à l'homme pour son bien-être futur.

    Alors, si le travail est ciment social, quelle est la place du chômeur dans la société ? Le travail suppose-t-il la richesse matérielle ?

    Rendez-vous à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée le samedi 12 juin à 18H pour un débat convivial et ouvert. Participation libre et gratuite.


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  • QUELQUES DOCUMENTS SUR LE TRAVAIL

    images_harcelement.jpgParmi les nombreux textes sur le travail, Karl Marx occupe une place centrale. Or, il nous paraît important de mettre en comparaison deux textes du même auteur, autant conscient de l'importance du travail dans la société que lucide sur  l'aliénation qu'il entraîne :

    Le travail selon Marx - deux textes.

    Citons aussi Aristote, figure majeure de la pensée :

    Aristote - Technique

    Adam Smith, auteur des Recherches sur la Cause et la Nature des Richesses, s'est lui aussi penché avec attention et intérêt sur la notion de travail. Cliquez ici pour en savoir plus.

    Enfin, un concept intéressant : la Pyramide des besoins de Maslow :

    pyramide_maslow.gif

    Référence : http://semioscope.free.fr/article.php3?id_article=8

     

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  • LA VALISE PHILOSOPHIQUE DU MOIS

    h_valise.jpg

    La valise philosophique du mois" est consacrée au travail, sujet du prochain café philosophique le 12 juin prochain : "Le Café Philo passe le bac."

    Ce sujet est d'autant plus d'actualité depuis les vagues récentes de suicides au sein des entreprises.

    Nous avons rempli cette valise philosophique de plusieurs documents (textes, vidéos, musiques) qui seront enrichis au fur et à mesure de vos suggestions. Parmi ces documents, vous trouverez des textes de philosophie de référence (Kant et Marx), des liens vers des sites Internet spécialisés comme celui du Ministère du Travail dédié à la santé au travail. Nous avons ajouté des références audiovisuelles : une chanson de l'excellent Dominique A (Le Travail) ainsi qu'un éclairage sur le film Ressources Humaines de Laurent Cantet (1999), palme d'or à Cannes en 2008 avec Entre Les Murs.

    Et puisque ce café philo sera placé sous l’égide du baccalauréat, nous vous proposons un lien vers le sketch d’Anne Roumanoff "Le bac philo".

     

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  • LE CAFÉ PHILO PASSE LE BAC !

    philo.jpgLa prochaine séance du café philosophique de Montargis se tiendra le samedi 12 juin à 18H à la Brasserie du Centre commercial de la Chaussée. Pour cette nouvelle séance, il s'agira de se mettre au diapason de millions de lycéens et de passer, comme ces derniers, l'épreuve du bac philo. Voila le sujet choisi : « Pourquoi travaille-t-on ? ». Ce thème devait faire l’objet d’une séance en avril, séance qui a dû être annulée. Le café philosophique propose donc une « séance de rattrapage » qui cherchera à en découdre avec cette question d'actualité. Au terme de ce débat, nous établirons ensemble le plan d’une dissertation philosophique.

    Les participants, jeunes et moins jeunes, du café philosophique seront-ils capables de rendre une bonne copie ?

    Ce qui est certain c'est que les organisateurs seront ravis de terminer l'année sur cette question en vous rencontrant nombreux et motivés pour affronter des élèves de la ville de Gien, invités ce soir là.




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  • PROCHAINE SÉANCE : LE CAFÉ PHILO PASSE LE BAC

    bac_sujet_examen_469_12984b.jpgProchaine séance du café philosophique de Montargis : "Le café philo passe le bac".

    Rendez-vous le samedi 12 juin à 18H à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée de Montargis.

    Plus d'informations sur ce site dans les prochains jours.

     

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  • COMPTE RENDU DE LA DERNIÈRE SÉANCE

    nonviolence.jpgThème du débat : « L’éducation à la non-violence est-elle garante de la paix ? »

    Date : 6 mars 2010 à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée.

    Il s'agit de la 5ème séance du Café Philosophique de Montargis.

    25 personnes environ étaient présentes à ce café philosophique que Bruno a présenté comme une nouvelle formule de cette « jeune animation » : un débat co-animé par un intervenant extérieur. Comme Bruno le dit, le café philosophique est un lieu de débat ouvert et ouvert aux critiques (lorsqu’elles sont constructives et non violentes !). Il ajoute qu’un groupe de travail sera mis en place pour tous ceux qui seraient intéressés (deux personnes se sont déjà portées volontaires). Claire ajoute qu’évidemment poser des questions philosophiques ne veut pas dire que le café philosophique apportera des réponses. Il appartient à chacun de faire son propre cheminement intellectuel.

    Claire et Bruno présentent Vincent Roussel, membre de la Coordination française pour la Décennie, association qui milite en haut lieu pour le développement d’une éducation non-violente au sein de l’école. Son action est justifiée, hélas, par de tristes faits divers récents, à savoir des actes de violence commis par des adolescents, voire des enfants.

    Claire expose le concept de la violence dans la pensée philosophique :

    « L’éducation à la non-violence est-elle garante de la paix ? » Une telle question peut sembler vaine et caduque. Vaine parce que bien sûr, sur le papier ou en théorie, la violence désigne nécessairement le conflit et la non-violence son contraire, à savoir la paix. Pourtant, à s'y interroger de plus près la violence n'est pas celle que l'on croit. En effet, si l'on retient très facilement l'idée selon laquelle « violence » vient de la violentia latine signifiant "viol", le fait d'aller contre nature, de créer le chaos, on oublie trop souvent que le mot français prend réellement sa racine dans le vis latin qui désigne certes le fait d'employer la force physique mais aussi la vigueur, la puissance, la force, oui, mais créatrice d'énergie. Et ce qui peut être intéressant dans la notion de violence c'est justement que l'on confonde de plus en plus ces deux acceptions au point de n'en faire qu'une seule pièce de monnaie aux deux faces interdépendantes. En effet, il n'est pas nouveau de dire que la violence est omniprésente dans notre société, et ce sous toutes formes. On trouve même, dès l'Antiquité,une réflexion sur la violence -ce qui tend à prouver qu'elle y est presque inhérente (nous y reviendrons). Il est toutefois beaucoup plus surprenant de constater qu'elle est fait devenue banal, norme voire normative. Nous devons nous « faire violence » et ne pas trop nous écouter : "la France appartient à ceux qui se lèvent tôt". Le détour par la réflexion est de plus en plus perçu comme superflu puisque que l'urgence nous fournit informations, formations et prêts-à-penser. Alors il faut ne pas tarder et se battre contre le temps, quitte à maltraiter son corps et sa personne. La vie est un combat. Même l'Etat, et ce depuis plusieurs mandats, affirme sans cesse qu'il va se battre contre telle ou telle situation qu'il taxe de scandaleuse. Et cette notion de bataille contre la vie, comme créatrice de valeur et d'épanouissement (en elle-même louable) semble de plus en plus justifier une violence physique ou perverse contre cette vie, deuxième acception du terme « violence ». Ainsi, on serre la main d'un tel qui ne respecte aucun droit que l'on dit pourtant inaliénables (pour vendre un avion) jusqu'à aller cautionner que nos maires aillent salir le présent d'un éligible sous prétexte de son passé erroné pour l'occasion... TF 1 transmet les aventures d'un tueur en série justicier et justifié (parce que Dexter n'élimine que ceux qui passent entre les mailles de la justice) . Nos chaînes publiques ne sont pas en reste : France 2 diffuse une série mettant en jeu comme héros un pauvre tueur à gages multi millionnaire, victime de l'emprise de sa maman. Internet raffole des vidéos trashs et gores et se taire ou respecter ne semble pas être digne d'honneur... Ainsi Obama, prix Nobel de la paix, affirme qu'il faut des armes pour rétablir ou établir la paix. Que la violence peut être légitime, légale, pacifique ! Cette question est donc caduque dans le sens ou il semblerait que l'on parle vraiment ici pour ne rien dire, la violence étant de plus en plus cautionnée, voire encouragée.

    C'est que, comme dit Hobbes dans son Léviathan l'homme est un loup pour l'homme et seule une violence institutionnalisée, un respect mêlé d'effroi, un Léviathan Extatique, peut soumettre les pulsions égoïstes destructrices des hommes. C'est que la violence lui est naturelle. Et pourtant c'est là que se pose un réel problème. Si la violence est naturelle en effet :

    1/ L'homme n'en est pas responsable (contre Sartre, gêne du tueur sarkosiste, etc.)

    2/Que font les lois ?

    Claire laisse ensuite la parole à Vincent Roussel.

    Vincent Roussel a défini la non-violence : celle-ci ne se place pas dans un état passif de soumission mais au contraire dans une volonté choisie et assumée d’agir pour la paix. Elle correspond à la « non nuisance ».

    Il a été question dès le début si la violence est un état naturel ou culturel à l’individu. Selon Vincent Roussel c’est réfléchir à l’envers que de penser que l’homme est violent naturellement. Par contre, il distingue le conflit à la violence, le premier n’allant pas nécessairement avec le second. Il est naturel à l’homme de se dépasser mais il ne l’est pas de vouloir nuire à autrui : pour lui, l’homme n’est pas naturellement violent. Il préfère voir dans l’homme une « page vierge ».

    Comment l’homme évolue-t-il vers la violence si elle n’est pas innée ? Selon Vincent Roussel, deux mécanismes sont à l’œuvre dans la réaction violence : la première est un rapport mimétique et la deuxième par un mécanisme de défense, la réaction un traumatisme la plupart du temps non compris et non assumé.

    D’où, pour lui, l’importance de l’éducation à la non-violence qui se veut, non pas une méthode de soumission et d’acceptation de tout mais au contraire un retour sur soi pour comprendre qui nous sommes et ce qui nous arrive.  La finalité de cette éducation se définit comme la paix, c’est-à-dire non pas l’absence de conflit mais une transparence à soi et à l’autre qui permet l’épanouissement de l’individu.

    Comment réagir face à la violence ? Vincent Roussel dit que la réaction violente face à la violence est celle que l’on adopte. En effet, il semblerait qu’aujourd’hui celui qui crie, qui humilie l’autre, est aussi celui qui a raison. Néanmoins, nous avons découvert que chacune de nos réactions violentes était le symptôme d’un traumatisme parfois beaucoup plus profond que le simple élément déclencheur au départ (exemple : la réaction d’un professeur face à un élève perturbateur). Dans une logique d’éducation à la non-violence, il ne s’agit pas d’affirmer que du jour au lendemain aucune violence n’est accomplie mais que toute violence est repensée et comprise. On n'arrivera à être non-violent que le jour où l’on se sera compris soi-même !

    L’éducation à la non-violence est tout d’abord une entreprise de prise en charge de chacune de nos responsabilités dans une logique de compréhension de soi. La fin de la violence a donc selon Vincent Roussel comme condition de possibilité la paix intérieure.

    Au terme de ce débat passionnant et mené avec conviction et maîtrise par Vincent Roussel, Bruno et Claire donnent rendez-vous pour le café philosophique suivant.

     

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  • AVEC NOS EXCUSES

    Malgré la communication que nous avons mise en place pour annoncer l’annulation du café philosophique du samedi 24 avril (annulation due, répétons-le à un problème de santé de l’intervenante), certaines personnes n’ont pas pu être informées de ce changement et, comme nous l'avons constaté, se sont déplacées à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée en vain.

    Nous nous en excusons auprès d’elles.

    Nous tenons à préciser ceci : alors que ce débat avait été préparé de longue date il nous paraissait trop court d’improviser un café philo en deux jours et a fortiori de trouver un nouvel intervenant capable et désireux de s’exprimer sur un sujet aussi pointu que le travail.

    Nous espérons que personne ne nous tiendra rigueur de cette annulation et nous vous donnons rendez-vous le samedi 12 juin à 18H (date à confirmer) pour un  café philosophique spécial que nous sommes en train de concocter.

    A bientôt.


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  • ANNULATION DU CAFÉ PHILOSOPHIQUE DU 24 AVRIL

    attention-1.gifLe café philosophique qui devait avoir lieu le samedi 24 avril est annulé. Le débat devait porter sur le thème du travail.

    En raison de problème de santé de l’intervenant, ce café philosophique est annulé.

    La prochaine séance du café philosophique aura lieu en juin prochain.

    A bientôt et merci de votre compréhension.

     

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  • TRAVAIL & CINÉMA

    vioence des échanges.jpgAu sujet du travail, prochain débat du café philosophique de Montargis, de nombreux films ont été réalisés sur ce sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ce lien.

     

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  • PROCHAIN RENDEZ-VOUS

    Affiche pourquoi travaille-t-on.JPGLe prochain café philosophique de Montargis aura lieu le samedi 24 avril à 18H à la Brasserie de la Chaussée. Le débat de cette séance aura pour thème cette question : "Pourquoi travaille-t-on ?" Pour ce débat, nous avons fait appel à l'intervention d'une professionnelle du monde du travail, Sandrine Chiron, chargée de mission au GREF Bretagne. Il nous a paru intéressant de traiter de ce sujet particulièrement d'actualité alors que la souffrance au travail et les suicides en entreprise font débat dans notre société.


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  • POURQUOI TRAVAILLER ?

    splendeursetmiseresdutravail.jpgPourquoi travailler ? Un livre de l'écrivain brittannique Alain de Botton, Spendeurs et Misères du Travail (The Pleasure and Sorrows of Works) entend répondre à cette question. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Monde. Une autre critique de ce livre est présente sur le blog En Aparté.

     

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  • TEXTES SUR LA VIOLENCE

    chagallcainetabel.jpg

    Parmi les textes philosophiques de référence, il faut citer celui de Hobbes "L'homme est un loup pour l'homme", dans le Leviathan :

    "[...] Les hommes ne retirent pas d'agrément (mais au contraire un grand déplaisir) de la vie en compagnie, là où il n'existe pas de pouvoir capable de les tenir tous en respect. Car chacun attend que son compagnon l'estime aussi haut qu'il s'apprécie lui-même, et à chaque signe de dédain, ou de mésestime il s'efforce naturellement, dans toute la mesure où il l'ose (ce qui suffit largement, parmi des hommes qui n'ont pas de commun pouvoir qui les tienne en repos, pour les conduire à se détruire naturellement), d'arracher la reconnaissance d'une valeur plus haute : à ceux qui le dédaignent, en lui nuisant ; aux autres, par de tels exemples." (Traduction de Tricaud, Sirey)

    Avant lui, voici ce que dit Platon (le Mythe de Prométhée dans Protagoras) :

    "C'était au temps où les Dieux existaient, mais où n'existaient pas les races mortelles. Or, quand est arrivé pour celles-ci le temps où la destinée les appelait aussi ? l'existence, ? ce moment les Dieux les modèlent en dedans de la terre, en faisant un mélange de terre, de feu et de tout ce qui encore peut se combiner avec le feu et la terre. Puis, quand ils voulurent les produire ? la lumière, ils prescrivirent ? Prométhée et ? Epiméthée de les doter de qualités, en distribuant ces qualités ? chacune de la façon convenable. Mais Epiméthée demande alors ? Prométhée de lui laisser faire tout seul cette distribution : "Une fois la distribution faite par moi, dit-il, ? toi de contrôler !" L? -dessus, ayant convaincu l'autre, le distributeur se met ? l’œuvre.

    "En distribuant les qualités, il donnait ? certaines races la force sans la vélocité ; d'autres, étant plus faibles étaient par lui dotées de vélocité ; il armait les unes, et, pour celles auxquelles il donnait une nature désarmée, il imaginait en vue de leur sauvegarde quelque autre qualité : aux races, en effet, qu'il habillait en petite taille, c'était une fuite ailée ou un habitat souterrain qu'il distribuait ; celles dont il avait grandi la taille, c'était par cela même aussi qu'il les sauvegardait. De même, en tout, la distribution consistait de sa part ? égaliser les chances, et, dans tout ce qu'il imaginait, il prenait ses précautions pour éviter qu'aucune race ne s'éteignit.

    promethee_enchaine.jpg"Mais, une fois qu'il leur eut donné le moyen d'échapper ? de mutuelles destructions, voil? qu'il imaginait pour elles une défense commode ? l'égard des variations de température qui viennent de Zeus : il les habillait d'une épaisse fourrure aussi bien que de solides carapaces, propres ? les protéger contre le froid, mais capables d'en faire autant contre les brûlantes chaleurs ; sans compter que, quand ils iraient se coucher, cela constituerait aussi une couverture, qui pour chacun serait la sienne et qui ferait naturellement partie de lui-même ; il chaussait telle race de sabots de corne, telle autre de griffes solides et dépourvues de sang. En suite de quoi, ce sont les aliments qu'il leur procurait, différents pour les différentes races pour certaines l'herbe qui pousse de la terre, pour d'autres, les fruits des arbres, pour d'autres, des racines ; il y en a auxquelles il a accordé que leur aliment fût la chair des autres animaux, et il leur attribua une fécondité restreinte, tandis qu'il attribuait une abondante fécondité ? celles qui se dépeuplaient ainsi, et que, par l? , il assurait une sauvegarde ? leur espèce.

    "Mais, comme (chacun sait cela) Epiméthée n'était pas extrêmement avisé, il ne se rendit pas compte que, après avoir ainsi gaspillé le trésor des qualités au profit des êtres privés de raison, il lui restait encore la race humaine qui n'était point dotée ; et il était embarrassé de savoir qu'en faire. Or, tandis qu'il est dans cet embarras, arrive Prométhée pour contrôler la distribution ; il voit les autres animaux convenablement pourvus sous tous les rapports, tandis que l'homme est tout nu, pas chaussé, dénué de couvertures, désarmé. Déj? , était même arrivé cependant le jour où ce devait être le destin de l'homme, de sortir ? son tour de la terre pour s'élever ? la lumière. Alors Prométhée, en proie ? l'embarras de savoir quel moyen il trouverait pour sauvegarder l'homme, dérobe ? Héphaïstos et ? Athéna le génie créateur des arts, en dérobant le feu (car, sans le feu, il n'y aurait moyen pour personne d'acquérir ce génie ou de l'utiliser) ; et c'est en procédant ainsi qu'il fait ? l'homme son cadeau. Voil? donc comment l'homme acquit l'intelligence qui s'applique aux besoins de la vie. Mais l'art d'administrer les Cités, il ne le posséda pas !

    logo.gif"Cet art en effet était chez Zeus. Mais il n'était plus possible alors ? Prométhée de pénétrer dans l'acropole qui était l'habitation de Zeus, sans parler des redoutables gardes du corps que possédait Zeus. En revanche, il pénètre subrepticement dans l'atelier qui était commun ? Athéna et ? Héphaïstos et où tous deux pratiquaient leur art, et, après avoir dérobé l'art de se servir du feu, qui est celui d'Héphaïstos, et le reste des arts, ce qui est le domaine d'Athéna, il en fait présent ? l'homme. Et c'est de l? que résultent, pour l'espèce humaine, les commodités de la vie, mais, ultérieurement, pour Prométhée, une poursuite, comme on dit, du chef de vol, ? l'instigation d'Epiméthée !

    "Or, puisque l'homme a eu sa part du lot Divin, il fut, en premier lieu le seul des animaux ? croire ? des Dieux ; il se mettait ? élever des autels et des images de Dieux. Ensuite, il eut vite fait d'articuler artistement les sons de la voix et les parties du discours. Les habitations, les vêtements, les chaussures, les couvertures, les aliments tirés de la terre, furent, après cela, ses inventions. Une fois donc qu'ils eurent été équipés de la sorte, les hommes, au début, vivaient dispersés: il n'y avait pas de cités ; ils étaient en conséquence détruits par les bêtes sauvages, du fait que, de toute manière, ils étaient plus faibles qu'elles ; et, si le travail de leurs arts était un secours suffisant pour assurer leur entretien, il ne leur donnait pas le moyen de faire la guerre aux animaux ; car ils ne possédaient pas encore l'art politique, dont l'art de la guerre est une partie.

    "Aussi cherchaient-ils ? se grouper, et, en fondant des cités, ? assurer leur salut. Mais, quand ils se furent groupés, ils commettaient des injustices les uns ? l'égard des autres, précisément faute de posséder l'art d'administrer les cités ; si bien que, se répandant ? nouveau de tous côtés, ils étaient anéantis. Aussi Zeus de peur que notre espèce n'en vient ? périr toute entière envoie Hermès apporter ? l'humanité la Vergogne et la Justice pour constituer l'ordre des cités et les liens d'amitié qui rassemblent les hommes. Hermès demande alors ? Zeus de quelle façon il doit faire don aux hommes de la Justice et de la Vergogne "dois je repartir de la manière dont les art l'ont été?" leur répartition a été opérée comme suit: un seul homme qui possède l’art de la médecine suffit pour un grand nombre de profanes et il en est de même pour les autres partisans. Dois je repartir ainsi la Justice et la Vergogne entre les hommes? ou dois je les repartir entre tous? Zeus répondit "repartis les entre tous et que tous y prennent part car il ne pourrait y avoir des cités si seul un petit nombre d'hommes y prenaient part comme c'est le cas pour les autres arts; et instaure en mon nom la loi suivante: qu'on mettre ? mort comme un fléau de la cité, l'homme qui se montre incapable de prendre part ? la Vergogne et ? la Justice. »

    milgram.jpgAutre référence : le livre I du Contrat social de Jean-Jacques Rousseau.

    ainsi que les proposition de Kant dans l'Idée d'une histoire universelle (voir surtout les propostions 4 et 7)

    Et, pour terminer, deux vidéos d'actualité sur l'expérience de Milgram : avant de faire l'objet d'une émission sur France 2 (le mercredi 17 mars), le film I comme Icare en a traité : I comme Icare, vidéo 1 - I comme Icare, vidéo 2

     

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  • PHILOSOPHIE : DES QUESTIONS SANS RÉPONSES

    Pour illustrer le titre de ce post, pourquoi ne pas choisir de le faire en musique : en l'occurence une composition de Charles Ives, La Question sans réponse.

    Toujours en musique, le café philosophique de Montargis souhaite faire un clin d'oeil au dernier débat sur la non-violence avec le cantique We shall overcome de Joan Baez.

     

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  • MERCI AUX PARTICIPANTS DE LA DERNIÈRE SÉANCE !

    Le café philosophique de Montargis innovait lors de sa dernière séance, le samedi 6 mars, avec la participation d'un intervenant, Vincent Roussel, président de la commission Education de la Coordination française pour la Décennie. Merci à lui pour sa participation et pour son intervention de grande qualité. Merci également à l'ensemble des participants venus nombreux.

    Bientôt, vous pourrez retrouver sur ce site le compte-rendu de cette séance.

    Le café philosophique de Montargis donne rendez-vous pour la prochaine séance qui verra elle aussi la participation d'un intervenant extérieur. Ce débat aura pour titre : "Pourquoi travaille-t-on ?"

    A bientôt.

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"L'homme raisonnable est plus libre dans la cité où il vit sous la loi commune que dans la solitude où il n'obéit qu'à lui-même." [Baruch Spinoza]