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  • MERCI AUX PARTICIPANTS - ET AUX CO-ORGANISATEURS ! - DE LA DERNIÈRE SEANCE !

    DSCF6688.JPGVendedi 30 mars avait lieu la séance du café philosophique de Montargis intitulée "Peut-on être jeune et heureux ?" Cette séance spéciale était animée par des lycéens de Terminale littéraire du Lycée Saint-François-de-Sales de Gien.

    Environ 70 personnes étaient présents pour ce débat passionnant.

    Merci à tous les participants présents ainsi qu'aux lycéens qui ont animé avec talent et pertinence ce débat. 

    Bientôt, sur ce site, vous pourrez retrouver le compte-rendu de cette séance.

    Le prochain café philo devrait avoir lieu le vendredi 20 avril à 18H30 à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée (sous réserve). Actualité oblige, ce débat sera consacré à cette période électorale particulièrement riche. Il aura pour titre : "Qu'est-ce qu'un bon Président ?"

    A bientôt.

    Affiche de la prochaine séance


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  • UN CAFÉ PHILOSOPHIQUE CO-ANIMÉ PAR DES LYCÉENS !

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    Peut-on être jeune et heureux ? C'est à cette question que devront faire face les participants du prochain café philosophique de Montargis, qui aura lieu le vendredi 30 mars à 18h 30 à la brasserie du centre commercial de la Chaussée. Et qui mieux placés que des lycéens pour débattre avec eux ? Les élèves de terminale L du lycée Saint-François-de-Sales de Gien relèvent le défi !

    Comment expliquer que le suicide soit la deuxième cause de mortalité chez les 15-25 ans ? Aujourd'hui, l'adolescent a-t-il les armes nécessaires pour affronter une société qui peut parfois se faire oppressante ? Le jeune candide, tel qu'on le décrit, est-il le bienheureux qui ne se préoccupe de rien si ce n'est de son profil Facebook ou de sa mèche rebelle ? Cet état d'insouciance se confond-t-il réellement avec le bonheur ? 

    Autant de questions et bien d'autres qui seront discutées vendredi 30 mars à 18h30 à la brasserie du centre commercial de la Chaussée.

    Participation libre et gratuite. 

     
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  • COMPTE RENDU DE LA DERNIÈRE SÉANCE

    Thème du débat : "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?" 

    Date : 24 février 2012 à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée.

    éducation,écoleEnviron 55 personnes étaient présentes pour cette séance du café philosophique qui avait pour sujet : "L’école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?" Claire précise que l’expression "sert-elle" a été préféré à "peut-elle". Cela place déjà l’institution scolaire dans une démarche de service.

    Un premier intervenant affirme que si l’on parle de service, celui rendu par l’école est pour le moins sujet à caution : du point de vue de l’élève (sinon des parents d’élève), instruire sert à procurer un bagage intellectuel sensé être un bouclier, sinon une arme dans la vie post-scolaire. Dit autrement, on instruit vraiment bien lorsque le jeune homme ou la jeune femme a su s’insérer dans la vie professionnelle. Or, ajoute-t-il, il est indéniable que la surqualification comme la sous-qualification conduisent nombre d’actifs dans des situations professionnelles frustrantes voire dramatiques. La notion de plaisir d’apprendre – certes importante ! – prend souvent le pas, dans la bouche des professionnelles de l’enseignement, sur son utilité dans la vie professionnelle. 


    Il convient, dit Claire, de définir ces notions d’enseignement et d’éducation. Étymologiquement, "enseigner" c’est "marquer d’un signe" (signum). Cette notion n’est pas anodine : elle signifie que l’école entend apporter son empreinte à ses utilisateurs et être un lieu d’initiation. "Éduquer" a un sens différent : éduquer, littéralement "conduire hors de" (ex ducere) ou "guider" c’est "conduire vers".

    éducation,école

    Cette notion, incontournable dans le système scolaire français (on parle bien de Ministère de L’Éducation Nationale), donne à l’école un rôle directeur : l’enseignement, destiné à donner à l’élève un marqueur dont il ou elle usera ensuite en toute liberté, se fait dans le cadre d’une "éducation nationale" où, cette fois, l’élève est dans un système normé et doit s’y conformer. N’est-ce pas contradictoire ? L’enseignement n’est-ce pas avant tout, au contraire, donner à l’enfant des outils pour penser et se penser et pouvoir user de la maïeutique chère à Socrate afin de pouvoir dépasser les préjugés et le "prêt-à-penser" ? Cette difficulté de "servir" l’enseignement ou l’éducation a une explication indéniable, dit un nouvel intervenant (un professeur) : tenir une classe peut devenir d’une rare complexité. Plus qu’auparavant, l’école s’est ouverte sur le monde pour le meilleur et – hélas ! – souvent pour le pire. Les difficultés sociales, pour ne pas parler des violences sociales, font très souvent une entrée fracassante dans l’enceinte de l’école et parfois à l’intérieur de la salle de cours. Dans ce cas, pour le professeur, susciter un environnement favorable à l’apprentissage en classe devient difficile. Il faut avoir la santé pour affronter une salle de classe, ajoute ce professionnel ! Une ancienne enseignante rebondit sur cet avis, précisant qu’au cours des années elle a vu évoluer défavorablement le climat au sein des établissements scolaires, une situation aggravée lorsque des personnels d’encadrement spécialisés dans le soutien scolaire (les RASED) font les frais de sabrages budgétaires publics.

    Bruno met en avant un troisième terme, tombé en désuétude depuis 1945 : l’instruction. Son étymologie est particulièrement riche de sens : instruire (du latin instruere) c’est "assembler", "élever" ou "bâtir". L’instruction (d’où vient le terme "d’instituteur", symptomatiquement lui aussi en voie de disparition) a pendant des années été le terme central du système scolaire. Ne parlait-on pas de Ministère de l’Instruction publique sous la IIIème République ? La disparition de ce terme en dit long sur la direction prise par l’Éducation Nationale : celui d’une administration moins soucieuse de divulguer savoir et culture générale que d’apprendre à des jeunes gens à vivre dans une seule et même société.

    Alors, enseigner ou éduquer ? 

    éducation,écoleUn participant considère que l’école doit mener ces deux tâches simultanément : enseigner et éduquer. Ce sont deux notions qui lui semblent aller de paire dans le rôle assigné à l’institution scolaire. Bruno pose une question : l’éducation n’est-elle pas avant tout le rôle des parents ? Chacun convient que leur rôle est capital mais force est de constater qu’il est parfois peu ou mal rempli. L’école doit alors prendre le relais, lorsque c’est possible. Dans cette idée, une participante (parent d’élève) affirme que l’instituteur et le parent doivent travailler ensemble, de concert, et non l’un à côté de l’autre (sans se parler), voire l’un contre l’autre, comme cela arrive souvent. 

    L’enseignement ne doit pas être servi uniquement par l’école : la formation professionnelle – certes imparfaite et lacunaire, ajoute Bruno, surtout si on la compare au monde du travail scandinave (cf. 40 ans de formation professionnelle en France) – a des vertus indéniables. Car nombre d’adultes mériteraient d’être formés une fois sortis du cadre scolaire afin d’apprendre par exemple la lecture et l’écriture, parfois déplorable dans le milieu professionnel.   

    Ce "tableau noir" de l’école brossé ce soir par nombre de participants du café philo est nuancé par un intervenant qui souligne que l’école peut offrir de réels atouts en conduisant des élèves au départ déscolarisés vers des apprentissages plus souples (BTS professionnels par exemple). Les progrès de l’école sont indéniables depuis une cinquantaine d’années, avance Bruno (l'un des meilleurs systèmes scolaires au monde d'après nombre de spécialistes)  : baisse de l’illettrisme dans certaines tranches de la population, instruction massifiée, généralisation du baccalauréat (pour avoir une vision contrastée du niveau de l'enseignement, cliquez sur ce lien). Cela ne peut effacer cependant, nuance Claire, une réalité moins idyllique : statistiques parfois tronquées, apprentissage de la lecture et de l’écriture en difficulté ou violences scolaires.

    éducation,écoleS’agissant de cette violence, un intervenant souligne que l’école a son rôle à jouer dans l’apprentissage de la non-violence. Face à l’intrusion des violences en milieu scolaire et à l’impression pour les professeurs comme pour les personnels d’encadrement d’être démunis face à eux, la solution peut passer par l’utilisation de méthodes destinées à désamorcées les conflits dans la non-violence. Un débat avait été organisé par le café philosophique en avril 2010 (rendez-vous sur ce lien). L’école pourrait être à la fois un lieu où la non-violence devrait être pratiquée par ceux qui en ont la responsabilité (professeurs, surveillants, personnel d’encadrement, etc.) et le lieu où il est enseigné aux jeunes gens à des fins pédagogiques.

    L’incivilité – qui est une forme de violence - est abordée comme un des maux qui rongent le milieu scolaire. À qui la faute ? demande Claire. L’incivilité n’est-elle pas montrée en exemple par nous, adultes, et en premier lieu par nos plus hauts dirigeants en cette période électorale ? A quoi bon exiger d’un enfant qu’il respecte et apprenne à écouter autrui lorsque des personnalités appelées à gouverner notre pays se gardent bien de le faire publiquement, lors par exemple de débats publics ?     

    Faire bouger le mammouth ?

    En tout état de cause, dit Claire, la question de "faire bouger le mammouth" fait régulièrement débat. L’Éducation Nationale devrait passer, à en croire nombre de spécialistes et de politiques, par une phase de réformes. Elle en connaît d’ailleurs régulièrement, plus sans doute que n’importe laquelle des administrations. Réformes imparfaites ou vaines, avance un professeur, car souvent déconnectées des besoins du personnel sur le terrain (la suppression de stages de formation IUFM, par exemple).

    La dernière partie de ce café philosophique est consacrée aux solutions qui pourraient être envisagées pour, du moins réformer, sinon améliorer l’énorme administration qu’est l’Éducation Nationale. Une réflexion sur le métier de professeur doit être menée. Elle porterait sur leur formation en premier lieu afin qu’un professeur ait les outils nécessaires pour gérer des difficultés telles quel la violence scolaire ou l’incivilité. Toujours au sujet de la formation des professeurs, il apparaît que le recrutement via les concours est loin d’être la panacée. Ce système de recrutement, équitable sur le papier, a le grave défaut de mettre hors-jeu des personnes de qualité, potentiellement des pédagogues doués mais peu disposés à réussir des concours théoriques et universitaires ; au contraire, très régulièrement des gagnants de concours, brillants dans ce type d’examens, deviennent des professeurs aux méthodes délétères, des professeurs qui plus est indéboulonnables. Contre ceux-ci, le système de sanctions paraît bien faible ; contre ceux-là, l’Éducation Nationale se prive d’un réservoir de personnes de qualité. 

    éducation,écoleL’amélioration de l’école, dit une intervenante, doit aussi – et surtout – être menée en direction des enfants, et ce dès le plus jeune âge : apprentissage des règles de vivre en société, civilité et civisme, respect d’autrui dans toutes ses différences, enseignement sérieux de la lecture et de l’écriture. Un vaste chantier qui doit permettre à l’école de rester l’un des fondements de notre société et de l’enseignant un acteur important de notre vie : dans nos souvenirs d’enfance, il n’est pas rare qu’un instituteur ou un professeur soit devenu un personnage mémorable et dont on a plaisir à se souvenir…     

    Une participante, maman et médecin, dit rencontrer des professeurs et des parents en souffrance, chacun de leur côté. Elle affirme ainsi qu’il faut vraiment que les deux acceptent de se dire les choses, d’avouer leurs faiblesses, mais aussi qu’ils travaillent ensemble à "bousculer" les élèves. Selon elle, nous sommes passés d’un refus total d’écouter l’enfant à une sacralisation de sa parole. Dès lors, l’enfant, et l’élève, est surpuissant et l’autorité, en face, totalement démunie. Si les adultes prenaient leur responsabilités, tout se passerait mieux suppose-t-elle. On se rendrait compte que nous rencontrons souvent les mêmes problèmes au fond.

    Il est difficile de conclure ce débat ! Un débat passionné et qui pourrait être continué plusieurs heures durant. 

    La soirée se termine par le vote du sujet qui sera débattu lors de la séance du 30 mars 2012 : "Peut-on être jeune et heureux ?" Claire et Bruno annoncent que ce débat sera organisé et co-animé par des élèves de Terminale littéraire du Lycée Saint-François-de-Sales de Gien. Il s’agira d’un café philo tout à fait exceptionnel et qui ne manquera pas d’intérêt.

    Philo-galerie : Pour illustrer ce débat, nous avons choisi des photographies de salles de classe de toutes époques.


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  • BIENTÔT, LE COMPTE-RENDU DE LA DERNIÈRE SÉANCE

    Très bientôt, sur ce site, vous pourrez trouver le compte-rendu de la dernière séance "L'école sert-elle à enseigner ou à éduquer ?" qui avait lieu le 24 février 2012.

    Merci de votre patience.


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  • CANDIDE

    café philosophique de montargis, philo, philosophie, montargis"Candide écoutait attentivement, et croyait innocemment ; car il trouvait Mlle Cunégonde extrêmement belle, quoiqu'il ne prît jamais la hardiesse de le lui dire. Il concluait qu'après le bonheur d'être né baron de Thunder-ten-tronckh, le second degré de bonheur était d'être Mlle Cunégonde ; le troisième, de la voir tous les jours ; et le quatrième, d'entendre maître Pangloss, le plus grand philosophe de la province, et par conséquent de toute la terre."

    Voltaire, Candide, I

     

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  • "PROJET X" : MALAISE CHEZ LES ADOLESCENTS ?

    En voulant imiter les jeunes du film Projet X, des étudiants de Houston, au Texas, ont organisé une fête dans un manoir qui a mal tourné.

    Le nouveau film du réalisateur de Very Bad Trip, Todd Philipps, donne des idées aux ados qui ont envie de réaliser des fêtes aussi spectaculaires, où tout est démesuré. La fête a tourné au cauchemar pour des étudiants américains de Houston. En voulant imiter les trois losers de Projet X, en organisant une soirée du même type, pour un événement qui devait durer une semaine, ces étudiants n’imaginaient probablement pas une fin si tragique. Certains invités, venus armés, ont commencé à tirer en l’air. Un étudiant est mort durant la fusillade.

    La police, une fois arrivée sur place, a interpellé treize étudiants totalement ivres. Le manoir a été littéralement saccagé, avec des vitres brisées, des murs attaqués au marteau. Estimés à 500 000 dollars, les dégâts ont également touché des voitures et d’autres maisons.

    Source :http://mcetv.fr/news-express/1903-projet-x-un-etudiant-americain-est-fusille-en-imitant-le-film

     

     

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  • ÉPICTÈTE, MANUEL

    "1. Des choses les unes dépendent de nous, les autres ne dépendent pas de nous. Ce qui dépend de nous, ce sont nos jugements, nos tendances, nos désirs, nos aversions, en un mot tout ce qui est opération de notre âme ; ce qui ne dépend pas de nous, c’est le corps, la fortune, les témoignages de considération, les charges publiques, en un mot tout ce qui n’est pas opération de notre âme.

    epictete.gif2. Ce qui dépend de nous est, de sa nature, libre, sans empêchement, sans contrariété ; ce qui ne dépend pas de nous est inconsistant, esclave, sujet à empêchement, étranger.

    3. Souviens-toi donc que si tu regardes comme libre ce qui de sa nature est esclave, et comme étant à toi ce qui est à autrui, tu seras contrarié, tu seras dans le deuil, tu seras troublé, tu t’en prendras et aux dieux et aux hommes ; mais si tu ne regardes comme étant à toi que ce qui est à toi, et si tu regardes comme étant à autrui ce qui, en effet, est à autrui, personne ne te contraindra jamais, personne ne t’empéchera, tu ne t’en prendras à personne, tu n’accuseras personne, tu ne feras absolument rien contre ton gré, personne ne te nuira ; tu n’auras pas d’ennemi, car tu ne souffriras rien de nuisible.

    4. Aspirant à de si grands biens, songe qu’il ne faut pas te porter mollement à les rechercher, qu’il faut renoncer entièrement à certaines choses et en ajourner d’autres quant à présent. Mais si outre ces biens tu veux encore le pouvoir et la richesse, peut-être n’obtiendras-tu même pas ces avantages parce que tu aspires en même temps aux autres biens, et, en tout cas, ce qu’il y a de certain, c’est que tu manqueras les biens qui peuvent seuls nous procurer la liberté et le bonheur.

    5. Ainsi, à toute idée rude, exerce-toi à dire aussitôt : "Tu es une idée, et tu n’es pas tout à fait ce que tu représentes". Puis examine-la, applique les règles que tu sais, et d’abord et avant toutes les autres celle qui fait reconnaître si quelque chose dépend ou ne dépend pas de nous ; et si l’idée est relative à quelque chose qui ne dépende pas de nous, sois prêt a dire : "Cela ne me regarde pas"."

    Epictète, Manuel

    http://fr.wikisource.org/wiki/Manuel_d%E2%80%99%C3%89pict%C3%A8te

     

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  • LA DÉTRESSE DE DON JUAN

    "Les Don Juan sont malheureux. Et c'est pour cela qu'ils cherchent toujours de nouvelles conquêtes. C'est ce qu'ont découvert deux psychologues, Julie Hall et Franck Fincham, qui ont mesuré le niveau de détresse psychologique de 284 étudiants âgés en moyenne de 20 ans, ainsi que le nombre d'infidélités qu'ils commettaient dans les mois suivants. Ils ont constaté que plus un étudiant est en détresse psychologique, plus il a de chances de tromper son ou sa partenaire.

    dom-juan.jpgQu'est-ce que la détresse psychologique ? Il s'agit ici d'un ensemble qui regroupe des pensées dépressives, des problèmes d'anxiété, d'estime de soi, ou des conduites d'évitement (ne pas avoir le courage de s'attaquer aux problèmes liés à ses études, à ses difficultés financières, etc.). Ces difficultés psychiques semblent déboucher presque mathématiquement sur des conduites d'infidélités.

    Comment l'expliquer ? Les enquêtes du psychologue David Buss ont montré que les gens tirent souvent un bénéfice ponctuel d'une relation extraconjugale, en termes d'estime de soi : ils ont soudain l'impression de « valoir quelque chose ». Soit que leur relation officielle les ait déçus, soit qu'ils aient un problème plus profond d'estime de soi. En outre, se jeter à corps perdu dans une relation parallèle les occupe : cela demande du temps, suscite de l'émotion, nécessite des contorsions et des tromperies, autant d'efforts qui peuvent alimenter chez certains la conduite d'évitement. En somme, cette activité les aide à ne pas penser aux problèmes concrets qu'ils ont à régler.

    On dit souvent d'un séducteur invétéré qu'il se grise dans les bras des femmes, comme pour oublier un problème plus profond. On le dit aussi de certaines femmes. Pour leur gouverne, l'étude de J. Hall et F. Fincham révèle que les conquêtes ne font que masquer temporairement les problèmes : rien ne va mieux après qu'avant... "

    Sébastien Bohler

    http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-la-detresse-de-don-juan-22032.php

     

     

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  • LA VALISE PHILOSOPHIQUE DU MOIS

    3271480587.jpgLe prochain café philosophique de Montargis aura lieu le vendredi 30 mars prochain à 18H30 à la Brasserie du cenre commercial de la Chaussée. Il aura pour thème : "Peut-on être jeune et heureux ?" Ce café philosophique sera exceptionnellement coanimé par des lycéens du lycée Saint-François-de-Sales de Gien.

    La  Valise philosophique du mois (colonne de droite) présente des documents portant sur ce prochain débat. Vous y retrouverez textes, vidéos ou musiques servant à éclairer ce sujet passionnant. 

     

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  • SCHOPENHAUER, CE COACH MÉDIA DE NICOLAS SARKOZY...

    Professeur à la Sorbonne nouvelle et directeur du Centre d'études sur les images et les sons médiatiques (Ceisme), François Jost dirige la revue Télévision (CNRS éditions). Spécialiste de l'espace médiatique, il regrette le traitement que les chaines d'information en continu ont fait des tueries de Toulouse et affirme que le «sarkozysme oratoire» emprunte beaucoup à un livre de Schopenhauer publié en 1864. Entretien.

    photo-sarkozy.jpgDepuis plusieurs jours, le feuilleton des tueries de Toulouse et de Montauban sature l'espace médiatique et particulièrement cathodique. Comment analysez-vous le traitement qu'en font les chaines d'information en continu?

    C'est une négation de l'information. Quand on donne la parole en direct à des journalistes sur le terrain pour qu'ils disent: «Il ne se passe rien, je vous tiens au courant dès qu'il se passe quelque chose», cela en dit beaucoup sur cette dérive. Ces derniers jours, les chaîne d'info en continu en ont fait un maximum, car elles ont bien compris que l'information ne suffit pas pour garder les gens devant leur postes et qu'elle ont donc besoin d'événements...

    LA SUITE ICI...

    Source : Libération

     

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  • "ENTRER DANS UNE PENSÉE OU DES POSSIBLES DE L'ESPRIT", DE FRANÇOIS JULLIEN : FRANÇOIS JULLIEN NOUS DONNE LES CLÉS

    Voilà un auteur dont on croyait tout connaître. Depuis plus de trente ans, avec fécondité, François Jullien arpente les écarts entre pensée chinoise et philosophie européenne. Il a ses fidèles, suivant avec ferveur, à chaque nouveau livre, ses nouvelles variations sur ses thèmes fondateurs, et ses détracteurs, lui reprochant d'inventer une Chine à sa main ou d'essentialiser les cultures.

    Photo Jullien Gros plan Blog.jpgEn voyant arriver ce court volume, Entrer dans une pensée, on s'attendait donc à le voir prendre place, à la suite de tous les autres "du même auteur", comme un nouveau chapitre de son oeuvre. Erreur ! C'est en fait le premier livre, celui des commencements, qui donne le sésame de tous les autres. Inaugural, incisif, maîtrisé. Il est si rare qu'un philosophe donne lui-même, sous une forme concise et inattendue, la clé de son travail, qu'il convient de s'y arrêter.

    Cette clé, c'est l'idée de seuil. La clôture de notre pensée, il faut la franchir, sortir de nos évidences, nous laisser désorienter par une pensée étrangère. Reste à trouver le chemin. Pas question d'entrer dans une pensée comme dans un moulin. On y entre plutôt comme dans un parti, en adhérant à ses perspectives, par connivence plutôt que par critique. Et c'est par la langue qu'il faut passer d'abord, car elle seule permet d'entrevoir des opérations mentales qui nous demeurent étrangères. Du coup, il devient inutile, pour éprouver le vertige d'un univers différent, d'accumuler les traductions, les panoramas, les études et les commentaires. A la limite, il suffit d'une phrase, bien choisie, scrutée en VO, mot à mot, pour franchir cet invisible seuil...

    LA SUITE ICI...

    Source : Le Monde

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  • MISÈRE DU CIRQUE ÉLECTORAL

    C'est en pensant au vacillement de notre civilisation que je crois bon de brosser un rapide tableau : du cirque électoral ; de la confiscation du pouvoir que ce cirque autorise et qu'il entretient sous nos yeux et du régime d'élections ininterrompues dans lequel on fait vivre le citoyen de démocraties épuisées.

    elections.jpgLe cirque électoral repose sur le manque de crédibilité d'une parole publique portée par des notables dont la distance à l'égard de la grande culture est effroyable. Une course à l'abolition intégrale de toute mémoire historique, de médiocres "jeux de papier" où les joueurs semblent s'efforcer de faire comme s'ils se détestaient pour de vrai. Et surtout les résultats tout à fait décoiffants de ce que le philosophe Tocqueville appelait le "vote universel".

    Car c'est bien par le canal du vote populaire, et pas nécessairement par un simulacre de vote, que sont ratifiées des successions qui tendent toujours davantage à redevenir dynastiques, comme les familles Bhutto, au Pakistan, ou Gandhi en Inde ; la famille Bush, père et fils, aux Etats-Unis ; les Bongo, les Kabila, les Eyadema ; ou les Caramanlis et les Papandréou, qui en sont à la génération non plus des fils mais des petits-fils (la démocratie héréditaire grecque ayant été incarnée pendant trente-sept années sur cinquante par cinq membres différents de ces deux familles !)...

    LA SUITE ICI...

    Source : Le Monde

     

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  • PROCHAIN CAFÉ PHILOSOPHIQUE

    image jeune et heureux.pngLe prochain débat le vendredi 30 mars 2012 à 18H30 à la brasserie du centre commercial de la Chaussée. Le sujet choisi aura pour titre : "Peut-on être jeune et heureux ?"

    Il s'agira d'un café philo spécial car, pour l'occasion, des élèves de Terminale littéraire du Lycée Saint-François-de-Sales de Gien, nos invités, prépareront et co-animeront ce débat. 


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