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  • MERCI AUX PARTICIPANTS DE LA DERNIERE SEANCE

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    Merci aux participants de la séance du café philosophique qui avait lieu le vendredi 20 avril 2012. 

    Le débat avait pour titre : "Qu'est-ce qu'un bon Président ?"

    De 40 à 45 participants étaient présents. Merci à eux. 

    Bientôt, sur ce site, le compte-rendu de cette séance.

    Le café philosophique va s'octroyer environ deux mois de trêve. Le dernier débat de cette troisième saison aura lieu le vendredi 6 juillet. Il portera sur cette question : "Peut-on vraiment être en vacances ?"

    A bientôt.

    Affiche du prochain café philosophique


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  • PROCHAIN CAFÉ PHILOSOPHIQUE : CE SOIR

    prochainement.gifLe prochain café philosophique de Montargis se tiendra ce soir, vendredi 20 avril, à partir de 18H30 à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée.

    Cette nouvelle séance portera sur ce sujet (d'actualité)  : "Qu'est-ce qu'un bon Président ?" 

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  • PLATON : LES PHILOSOPHES AU POUVOIR !

    "Mais, je ne sais comment cela se fit, voici que des gens puissants traînent devant les tribunaux ce même Socrate, notre ami, et portent contre lui une accusation des plus graves qu'il ne méritait point devant le tribunal et que les autres le condamnèrent, et ils firent mourir l'homme qui n'avait pas voulu participer à la criminelle arrestation d'un de leurs amis alors banni, lorsque, bannis eux-mêmes, ils étaient dans le malheur.

    AVT_Platon_4949.jpegVoyant cela et voyant les hommes qui menaient la politique, plus je considérais les lois et les mœurs, plus aussi je vieillissais, et plus il me sembla difficile de bien administrer les affaires de l'Etat. D'une part, sans amis et sans collaborateurs fidèles, cela ne me semblait pas possible. Or, parmi les citoyens actuels, il n'était pas facile d'en trouver<, car ce n'était plus selon les us et coutumes de nos ancêtres que notre ville était régie. Quant à en acquérir de nouveaux, on ne pouvait compter le faire sans beaucoup de peine. De plus, la législation et la moralité étaient corrompues à un tel point que moi, d'abord plein d'ardeur pour travailler au bien public, considérant cette situation et voyant comment tout marchait à la dérive, je finis par en être étourdi.

    Je ne cessais pourtant d'épier les signes possibles d'une amélioration dans ces événements, et spécialement dans le régime politique, mais j'attendais toujours, pour agir, le bon moment. Finalement, je compris que tous les Etats actuels sont mal gouvernés, car leur législation est à peu près incurable sans d'énergiques préparatifs joints à d'heureuses circonstances. Je fus alors irrésistiblement amené à louer la vraie philosophie et à proclamer que, à sa lumière seule, on peut reconnaître où est la justice dans la vie publique et dans la vie privée. Donc, les maux ne cesseront pas pour les humains avant que la race des purs et authentiques philosophes n'arrive au pouvoir ou que les chefs des cités, par une grâce divine, ne se mettent à philosopher réellement."

    Platon, Lettre VII

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  • LES PRÉSIDENTS DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

    Dans le cadre du débat "Qu'est-ce qu'un bon Président ?" (20 avril 2012), cet article balaye succinctement plus de 150 ans de Présidence de la République. C'est l'occasion de revenir sur des mandats marquants mais aussi sur des chefs de l'État tombés dans l'oubli. Rappelons que la République française a connu cinq constitutions (les Etats-Unis en sont toujours, eux, à leur première !). Il faut en préalable préciser que ce qu'il est coutume de nommer Première République n'a de fait jamais été proclamée. Ce premier régime démocratique correspond à la fin de la Royauté (1792) et se termine avec la proclamation du Premier Empire (1804). La Première République a vu se succéder plusieurs modes de gouvernement (Convention nationale, Directoire et Consulat) mais on ne parlera de Président qu'à partir de la Deuxième République.  

    Deuxième République

    Régime inédit dans sa brièveté (4 ans), la IIème République est aussi celui qui se rapproche le plus du régime politique américain. Le Président de la République est élu au suffrage universel pour une durée de 4 ans.

    Louis-Napoléon Bonaparte (1808-1873), Président de 1848 à 1852. Premier président de la République, neveu de Napoléon Ier. En 1851, il provoque un coup d'Etat suite à une crise constitutionnelle majeure et devient empereur sous le nom de Napoléon III. Le Second Empire commence.

    Troisième République

    La Troisième République est une république parlementaire de type bicaméral. Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et la chambre des députés réunis en Assemblée Nationale. Il est nommé pour sept ans et est rééligible. 

    Adolphe Thiers (1797-1877), Président de 1871 à 1873, ancien royaliste orléaniste, républicain. Après la guerre de 1870-1871, le  Second Empire est aboli. Adolphe Thiers devient le premier président de la IIIème République. Son septennat est marqué par la Commune de Paris réprimée dans le sang (de 10 000 à 17 000 morts). Thiers démissionne en raison d'un désaccord avec l'Assemblée Nationale, majoritairement favorable au retour de la monarchie. 

    Patrice de Mac Mahon (1808-1893), Président de 1873 à 1879, royaliste légitimiste. Il manque de peu de permettre le retour de la monarchie ("Henri V"). La victoire des Républicains en 1877 marque un tournant capital. Mac Mahon démissionne en 1879 suite à une crise avec l'Assemblée Nationale qui met ainsi un point final à un hypothétique retour de la monarchie.

    Jules Grévy (1807-1891), Président de 1879 à 1887, gauche républicaine. Premier Président à effectuer un mandat complet, il est même réélu. Toutefois, il est contraint de démissionner suite au scandale des décorations.

    Sadi Carnot (1837-1894), Président de 1887 à 1894, gauche républicaine. Son mandat est marqué par l'agitation du Général Boulanger et le scandale de Panama. Il est assassiné. 

    Jean Casimir-Perier (1847-1907), Président de 1894 à 1895, gauche républicaine. Il s'agit du plus court mandat de l'Histoire de la République : il démissionne au bout de six mois de fonction.

    Félix Faure (1841-1899), Président de 1895 à 1899, républicain progressiste. Sous son mandat éclate l'Affaire Dreyfus. Félix Faure meurt d'une congestion cérébrale dans les bras de sa maîtresse.

    Émile Loubet (1838-1929), Président de 1899 à 1906, Alliance Républicaine Démocratique (ARD). Sous son mandat sont promulguées les lois de séparation de l'Eglise et de l'Etat (1905).

    Armand Fallières (1841-1931), Président de 1906 à 1913. ARD et Parti républicain démocratique (PRD). Renforcement des alliances géostratégiques (Triple Alliance). 

    Raymond Poincaré (1860-1934), Président de 1913 à 1920. PRD et ARD. Il est Président pendant la première guerre mondiale.    

    Paul Deschanel (1855-1922), Président en 1920. Parti républicain démocratique et social (PRDS). L'un des plus courts mandats, en raison d'un problème de santé mentale.

    Alexandre Millerand (1859-1943), Président de 1920 à 1924. Sans étiquette, ancien républicain socialiste. La victoire du Cartel des Gauches le contraint à la démission. 

    Gaston Doumergue (1863-1937), Président de 1924 à 1931. Radical. Premier Président protestant. Il est partisan d'un nationalisme dur envers l'Allemagne. Forte instabilité ministérielle.

    Paul Doumer (1857-1932), Président de 1931 à 1932. Radical. Il meurt assassiné pendant son mandat.

    Albert Lebrun (1871-1950), Président de 1932 à 1940. Alliance démocratique (AD). Son second mandat, marqué par le début de la seconde guerre mondiale, est suspendu de fait par le régime du  Maréchal Pétain.

    De 1940 à 1944, sous l'ocupation allemande, le Maréchal Pétain, chef de l'Etat, met fin de fait à la IIIème République. A la Libération, Charles de Gaulle, est désigné président du Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) du 3 juin 1944 au 20 janvier 1946. Lui succèdent comme Président du GPRF, Félix Gouin, du 20 janvier 1946 au 24 juin 1946, Georges Bidault, du 24 juin 1946 au 16 décembre 1946 et Léon Blum, du 16 décembre 1946 au 16 janvier 1947. Le GPRF met en place le régime de la IVème République.

    Quatrième République

    Régime bref et mal aimé, il aura souffert des conflits coloniaux et d'une instabilité parlementaire chronique.

    Vincent Auriol (1884-1966), Président de 1947 à 1954. Socialiste (SFIO). Guerre d'Indochine.

    René Coty (1882-1962), Président de 1954 à 1959. Centre national des indépendants et paysans (CNIP). Son mandat est marqué par la guerre d'Algérie et les crises coloniales. Il appelle le Général de Gaulle comme chef de gouvernement. Ce dernier promulgue la Cinquième République.

    Cinquième République

    Notre régime politique acttuel est assurément le plus stable depuis l'instauration de la démocratie en France. Contrairement aux IIIème et IVème République, le Président est élu au suffrage universel direct (depuis 1962), pour une durée de sept ans, puis cinq ans  depuis 2000.

    Charles de Gaulle (1890-1970), Président de 1959 à 1969. Droite gaulliste (UNR et UDR). La guerre d'Algérie se termine sous son mandat. Figure majeure du XXème siècle, le mandat du Général de Gaulle commence par la gestion de la fin des colonies. La France entre également dans une prospérité économique inédite (Trente Glorieuses) et aspire à une indépendance géopolitique en pleine guerre froide. Réélu face à François Mitterand, Charles de Gaulle doit faire face à la crise de mai 1968. Il démissionne un an plus tard, désavoué dans un référundum. 

    Georges Pompidou (1911-1974), Président de 1969 à 1974. Droite gaulliste (UNR et UDR). Ancien premier ministre de De Gaulle, Pompidou s'en écarte sensiblement dans son désir de rapprochement avec la communauté européenne. Il lance de grands travaux de modernisation (TGV, aéronautique, plans d'urbanisme) avant de décéder à son domicile de la maladie de Waldenström.

    Valéry Giscard d'Estaing (né en 1926), Président de 1974 à 1981. Centriste FNRI puis UDF. Il rompt avec l'héritage gaulliste dans une période difficile (crises pétrolières et début de la crise économique). Sa présidence est marquée par la loi sur l'IVG et plus généralement par une volonté de modernisation du pays. La crise économique naissante, des scandales désastreux mais aussi les désaccords au sein de la droite (Jacques Chirac) l'empêchent de briguer un second mandat.

    François Mitterrand (1916-1996), Président de 1981 à 1995. Socialiste. Le plus long mandat de l'Histoire de la République. Un mandat marqué par des lois sociales et progressistes importantes (retraite à 60 ans, 5ème semaine de congés payés, abolition de la peine de mort, etc.) mais également par l'installation durable de la crise économique et d'un chômage endémique ("Trente Piteuses") qui l'oblige à des plans de rigueur impopulaires. Consolidant la Vème République de son ancien adversaire politique gaulliste, il s'en détourne aussi en ancrant encore plus la France à l'Europe (Traité de Maastricht). Son mandat est affaibli par ses deux cohabitations avec la Droite (1986-1988 et 1993-1995). 

    Jacques Chirac (né en 1932), Président de 1995 à 2007. Droite (RPR puis UMP). Son premier mandat est affaibli par une cohabitation précoce (1997-2002) avec un premier ministre socialiste (Lionel Jospin). La crise économique marque le pas pendant cette phase socialiste, embellie économique qui profite paradoxalement non au chef du gouvernement de Gauche mais au chef d'Etat de Droite. Jacques Chirac est réélu en 2002 contre le candidat d'extrême-droite Jean-Marie Le Pen, arrivé par surprise au deuxième tour de l'élection présidentielle (21 avril 2002). Sous la présidence de Chirac, le mandat présidentiel est ramené à cinq ans (2000). La construction européenne s'essoufle (refus par référundum de la constitution européenne en 2005) alors que la menace terroriste devient un enjeu capital (attentats de New York en 2001, Madrid en 2004 et Londres en 2005).

    Nicolas Sarkozy (né en 1955), Président de 2007 à 2012. Droite (UMP). Homme de toutes les audaces, il entend moderniser et rajeunir le mandat présidentiel, non sans s'atirer des accusations de populisme. Sous son mandat, il promulgue les lois controversées de sécurité intérieure et revendique un discours de Droite "décomplexée" afin notamment d'affaiblir le parti d'extrême-droite du Front National. En politique extérieur, il assume non sans succès la présidence de l'Union européenne en pleine crise financière (2008), l'organisation du premier G20, la gestion de la crise européenne (dettes nationales d'Europe du sud) et participe aux négociations pour mettre fin à la guerre en Ossétie du Sud (2008).  

    président,démocratie

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  • ROUSSEAU, "DU CONTRAT SOCIAL"

    Or le souverain n'étant formé que des particuliers qui le composent n'a ni ne peut avoir d'intérêt contraire au leur ; par conséquent la puissance souveraine n'a nul besoin de garant envers les sujets, parce qu'il est impossible que le corps veuille nuire à tous ses membres, et nous verrons ci-après qu'il ne peut nuire à aucun en particulier. Le souverain, par cela seul qu'il est, est toujours tout ce qu'il doit être.

    Mais il n'en est pas ainsi des sujets envers le souverain, auquel, malgré l'intérêt commun, rien ne répondrait de leurs engagements s'il ne trouvait des moyens de s'assurer de leur fidélité.

    image067-300x267.jpgEn effet chaque individu peut comme homme avoir une volonté particulière contraire ou dissemblable à la volonté générale qu'il a comme citoyen. Son intérêt particulier peut lui parler tout autrement que l'intérêt commun ; son existence absolue et naturellement indépendante peut lui faire envisager ce qu'il doit à la cause commune comme une contribution gratuite, dont la perte sera moins nuisible aux autres que le paiement n'en est onéreux pour lui, et regardant la personne morale qui constitue l'État comme un être de raison parce que ce n'est pas un homme, il jouirait des droits du citoyen sans vouloir remplir les devoirs du sujet ; injustice dont le progrès causerait la ruine du corps politique.

    Afin donc que le pacte social ne soit pas un vain formulaire, il renferme tacitement cet engagement qui seul peut donner de la force aux autres, que quiconque refusera d'obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps : ce qui ne signifie autre chose sinon qu'on le forcera d'être libre ; car telle est la condition qui, donnant chaque citoyen à la patrie le garantit de toute dépendance personnelle ; condition qui fait l'artifice et le jeu de la machine politique, et qui seule rend légitimes les engagements civils, lesquels sans cela seraient absurdes, tyranniques, et sujets aux plus énormes abus.

    Jean-Jacques Rousseau, Du Contrat social, chapitre VII

    http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/logphil/oeuvres/rousseau/contrat/contrat7.htm

     

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  • MACHIAVEL, "LE PRINCE" (EXTRAITS)

    "Chapitre XV

    Des choses pour lesquelles tous les hommes, et surtout les princes, sont loués ou blâmés.

    Il reste à examiner comment un prince doit en user et se conduire soit envers ses sujets, soit envers ses amis. Tant d'écrivains en ont parlé, que peut-être on me taxera de présomption si j'en parle encore; d'autant qu'en traitant cette matière je vais m'écarter de la route commune. Mais, dans le dessein que j'ai d'écrire des choses utiles pour celui qui me lira, il m'a paru qu'il valait mieux m'arrêter à la réalité des choses que de me livrer à certaines spéculations.

    220px-Santi_di_Tito_-_Niccolo_Machiavelli's_portrait_headcrop.jpgBien des gens ont imaginé des républiques et des principautés telles qu'on n'en a jamais vu ni connu. Mais à quoi servent ces imaginations? Il y a si loin de la manière dont on vit à celle dont on devrait vivre, qu'en n'étudiant que cette dernière on apprend plutôt à se ruiner qu'à se conserver; et celui qui veut en tout et partout se montrer homme de bien ne peut manquer de périr au milieu de tant de méchants.

    Il faut donc qu'un prince qui veut se maintenir apprenne à ne pas être toujours bon, et en user bien ou mal, selon la nécessité.

    Laissant, par conséquent, tout ce qu'on a pu imaginer touchant les devoirs des princes et m'en tenant à la réalité, je dis qu'on attribue à tous les hommes, quand on en parle, et surtout aux princes, qui sont plus en vue, quelqu'une des qualités suivantes, qu'on cite comme un trait caractéristique, et pour laquelle on les loue ou on les blâme. Ainsi l'un est réputé généreux et un autre misérable (je me sers ici d'une expression toscane, car, dans notre langue, l'avare est celui qui est avide et enclin à la rapine et nous appelons misérable (misero) celui qui s'abstient trop d'user de son bien); l'un est bienfaisant, et un autre avide; l'un cruel, et un autre compatissant; l'un sans foi et un autre fidèle à sa parole; l'un efféminé et craintif, un autre ferme et courageux; l'un débonnaire, et un autre orgueilleux; l'un dissolu, et un autre chaste ; l'un franc, et un autre rusé; l'un dur, et un autre facile ; l'un grave, et un autre léger; l'un religieux, et un autre incrédule, etc.

    Il serait très beau, sans doute, et chacun en conviendra, que toutes les bonnes qualités que je viens d'énoncer se trouvassent réunies dans un prince. Mais comme cela n'est guère possible, et que la condition humaine ne le comporte point, il faut qu'il ait au moins la prudence de fuir ces vices honteux qui lui feraient perdre ses États. Quant aux autres vices, je lui conseille de s'en préserver, s'il le peut; mais s'il ne le peut pas, il n'y aura pas un grand inconvénient à ce qu'il s'y laisse aller avec moins de retenue; il ne doit pas même craindre d'encourir l'imputation de certains défauts, sans lesquels il lui serait difficile de se maintenir; car, à bien examiner les choses, on trouve que, comme il y a certaines qualités qui semblent être des vertus et qui feraient la ruine du prince, de même il en est d'autres qui paraissent être des vices, et dont peuvent résulter néanmoins sa conservation et son bien-être."

    Machiavel, Le Prince, trad. J.V. Périès

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  • CHARLES DE GAULLE ÉLU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN 1958

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  • CE QUE MADELINE A FAIT EN 2011...

    Durant l'année 2011, une jeune Américaine, Madeline, a filmé pendant un an, quotidennement, à Los Angeles et ailleurs, quelques instants de sa vie. Elle en a tiré un montage de 365 courtes séquences d'une seconde. Le résultat est cette vidéo, This is what Madeline did in 2011 : de courts instants de bonheur, seule, avec sa famille ou ses amis. Voici ce qu'elle dit sur son travail : "J'espère que cette vidéo vous donnera envie de chérir chaque jour de votre vie et de trouver des beaux et des bons moments même dans les pires journées..."

    Egalement sur ce lien : http://vimeo.com/34874881

     

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  • PROCHAINE SÉANCE VENDREDI PROCHAIN

    Affiche image qu'est-ce qu'un bon président.pngLa prochaine séance du café philosophique de Montargis aura lieu vendredi prochain, 20 avril (sauf imprévu !).

    Cette séance, placée sous le signe des prochaines échéances électorales, aura pour titre : "Qu'est-ce qu'un bon Président ?

    Il convient de préciser qu'il ne s'agira nullement de débattre des qualités de tel ou tel candidat, et encore moins de faire du  prosélytisme , mais bien de discuter du sens de la démocratie et de la politique. Et la philosophie a certainement beaucoup à dire à ce sujet.

    A bientôt pour ce rendez-vous qui promet d'être passionnant. 

     

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  • COMPTE-RENDU DE LA DERNIÈRE SÉANCE

    Thème du débat : "Peut-on être jeune et heureux ?" 

    Date : 30 mars 2012 à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée.

    Retrouvez le portfolio et les photos de cette séance sur ce lien

    café philosophique,jeunesse,heureux

    Environ 70 personnes étaient présentes pour ce café philosophique atypique en ce qu’il conviait la classe de Terminale littéraire du Lycée Saint-François-de-Sales à Gien. Milaury, Julie, Agnès, Héline, Pierrick et Karl-Jonathan avaient préparé et organisé avec brio ce débat qui a duré plus d’une heure 30, débat qui s‘est prolongé par la suite. 

    Ce 30 mars, les participants étaient invités à réfléchir à cette question : "Peut-on être jeune et heureux ?"

    Un participant commence par qualifier la question de pertinente en ce qu’elle semble porter un paradoxe intrinsèque : en effet, les jeunes sont l’espoir, la candeur - en cela, proches du bonheur – et cependant, cet enseignant n’a de cesse de constater une certaine morosité de la jeunesse française pouvant aller tragiquement vers le suicide. D’ailleurs, Julie souligne que le suicide est la seconde cause de mortalité chez les 12-25 ans (après les accidents de la route). Dès lors, un autre participant s’interroge : qu’est-ce que la jeunesse ? Qui est le jeune ? Selon lui, le jeune se trouve dans une situation d’entre deux qui peut le mettre mal à l’aise : il n’est plus un enfant mais pas encore un adulte. Reste à savoir si le bonheur se confond avec l’insouciance ou au contraire, ajoute une jeune participante, avec une maîtrise de soi, que l’on pourrait confondre avec la liberté.  Dans ce second cas, le jeune est un "apprenant" du bonheur. Pour l’atteindre, il s’agirait d’être totalement libre et, par là, de maîtriser l’ensemble de ses déterminations au premier rang desquelles se trouvent les passions. En cela, le jeune ne peut être heureux dans la mesure où on peut le voir comme assailli par ses désirs, qui plus est dans la société de consommation au sein de laquelle nous évoluons aujourd’hui. D’ailleurs, une participante affirme que le nourrisson ou jeune enfant symbolise une forme de bonheur dans son inconscience de la réalité : il sourit à tout, signe de l’insouciance et de la quiétude (cf. cet article paru sur notre site).   

    café philosophique,jeunesse,heureuxCependant, ajoute un autre intervenant, Kant oppose en cela bonheur et morale en ce que le premier serait l’assouvissement de tendances égoïstes, inutiles au sens littérale du terme, alors que la morale, elle, serait définie comme l’acte désintéressé au travers duquel je définis l’humanité. Dans cette idée, l’un d’entre nous affirme que se poser la question de son bonheur c’est précisément s’éloigner de l’état de plénitude qu’il désigne. 

    Force est de constater que le bonheur est relatif à l’individu et qu’en ce sens là il est forcément singulier. Reste que l’homme se confronte très vite à la nécessité d’être reconnu par autrui. Dès lors, le bonheur est un état qui semble flou et ténu en ce qu’il doit allier singularité et universalité de l’humanité. 

    café philosophique,jeunesse,heureuxLe bonheur est-il un état permanent ? Ou se confond-il avec la joie éphémère ? A ces questions, Milaury évoque le film Sans plus attendre (The Bucket List) (2008) au sein duquel les deux personnages principaux dressent la liste des dernières choses à faire avant de mourir pour s’accomplir et être heureux. On peut dire que le bonheur, en ce sens là, est le résultat de différentes épreuves, une forme d’épanouissement au sens littéral. Il s’agit de se construire une définition, de donner un sens à ce que nous sommes. D’ailleurs, les deux personnages principaux de ce film découvrent dans leur complicité et leurs longues discussions le sens de leur entreprise davantage que dans leurs actes extraordinaires sensés les rendre heureux. À cela, un participant cite Jacques Prévert puis s. Augustin, le premier affirmant "qu’on reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en s’en allant", le second que "le bonheur c’est désirer ce que l’on possède déjà." Dès lors, le bonheur se situerait dans une philosophie de vie qui consisterait, à l’instar de la dialectique hégélienne, dans une compréhension de nos actes et de nous-mêmes, une acceptation de mon passé et une orientation sans cesse recorrigée de mon avenir. 

    café philosophique,jeunesse,heureuxFace à cela, un participant interroge les jeunes coorganisateurs sur la question de savoir si, eux, sont heureux. Plusieurs évoquent l’insouciance, l’absence de responsabilité financière comme mobile du bonheur, d’autres parlent de la pression que les adultes leur imposent dans le choix de leur vie, donc de ce qu’ils seront plus tard. Ne sont-ils pas quelque part forcés à être heureux, contraints de l’être, alors qu’en théorie ils n’ont que des "petits soucis par rapport aux adultes" (Milaury) ? En cela, Julie  pose une nouvelle question : le bonheur ne serait-il pas un Saint-Graal créé par l’homme adulte  pour palier la conscience du néant qui nous attend ou à l’absurdité de la vie humaine. L’homme prenant conscience qu’il est destiné à mourir créerait un sens factice à sa vie pour éviter la dure ralité qui nous rendrait forcément malheureux. Agnès évoque alors Nietzsche qui affirme que n’importe quelle raison vaut mieux qu’aucune raison. 

    A-t-on besoin du bonheur ? Doit-on le rechercher ? Il semblerait que le bonheur soit conséquent dans sa quête et non dans sa possession. Chimère ou pas, il est moteur d’actes de dépassement de soi vers le mieux et en cela, même si l’homme se fait des illusions sur lui-même, celles-ci  l’inscrivent dans un cercle vertueux au sein duquel le jeune joue un rôle conséquent puisqu’il incarne l’élan, le changement. Il est un aventurier. 

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    Même si l’ensemble des intervenants n’en ont pas fini avec cette question, il est l’heure de conclure. Karl-Jonathan reprend les différents pans de la question et Héline de clore le débat en citant une réplique du film A la Recherche du Bonheur :

    "Ne laisse jamais quelqu’un te dire que tu ne peux pas faire quelque chose. Même pas moi. D’accord ?

     D’accord.

    – Tu as un rêve, tu dois le protéger. Les gens ne peuvent pas faire quelque chose eux-mêmes, ils veulent te dire que tu ne peux pas le faire.  Tu veux quelque chose, alors, va le chercher."  

    (Lien vers cet extrait ici)

    La soirée se termine par les félicitations chaleureuses de l'ensemble des participants. Bravo à  Milaury, Julie, Agnès, Héline, Pierrick et Karl-Jonathan pour avoir su mener avec talent ce débat ! Retrouvez quelques clichés de ce café philo sur ce lien.

    Claire et Bruno fixent la prochaine séance au 20 avril 2012. Le sujet proposé, actualité oblige, portera sur cette question : "Qu’est-ce qu’un bon président ?

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    Philo-galerie : Pour illustrer ce débat, nous avons choisi des extraits du photo-reportage de Raphaël Helle intitulé "Anthony & Victoria" (avec nos remerciements !) et paru dans la revue (remarquable) XXI.

    A noter que ce post est le 400ème de notre site Internet.
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  • LA POLITIQUE DOIT MONTRER CE QUI LA DÉPASSE

    Pour autant qu'il s'agit aujourd'hui d'une élection, le choix est donné entre le trop visible S. et le trop peu visible H. Les noms importent peu, non plus que les personnes. (Le charisme est ailleurs.) Ce qui est trop visible est moins un individu agité que l'emprise souveraine exercée par la grande machine folle de l'autoproduction et de l'autosatisfaction de la richesse. Soit ce que nomme le mot "finance" dont l'origine signifie qu'il s'agit de finir par payer ou par faire payer. Plus précisément, la finance fiduciaire, c'est-à-dire celle qui se représente en tant que confiance en soi (crédit, créance, hedge, notation, garantie, etc.) Autrement dit, le plein essor de ce qui a primitivement - il y a 6 siècles - accumulé le capital. Ce qui est trop peu visible, c'est ce qui reste en mal d'histoire, ce qui se voulait naguère tantôt rival, tantôt maître de la machine et qui se nommait "socialisme" ou "communisme" pour signifier que l'enjeu est la condition faite à tous et à chacun ensemble. Cela reste strictement vrai, mais au lieu de pouvoir nous fier à un autre sujet de l'histoire - et de la machine - qui la conduirait à une fin promise, nous devons aujourd'hui comprendre qu'il s'agit plutôt de changer d'histoire.

    Il y a de bonnes raisons de soutenir que le choix entre un présent clinquant et un passé grisaille n'est pas un choix et doit être refusé. Mais il y a aussi de fort bonnes raisons de signifier plus qu'une indignation, un refus, un rejet de la machine à payer tel qu'on en puisse attendre quelques effets sur les mesures et sur les actions les plus cyniques du contrôle financier. Ce serait déjà précieux...

    LA SUITE ICI...

    Source : Le Monde

     

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  • LA VALISE PHILOSOPHIQUE DU MOIS

    3271480587.jpgLe prochain café philosophique de Montargis aura lieu le vendredi 20 avril prochain à 18H30 à la Brasserie du cenre commercial de la Chaussée. Il aura pour sujet : "Qu'est-ce qu'un bon président ?" Un sujet d'actualité en cette période électorale...

    La  Valise philosophique du mois (colonne de droite) présente des documents portant sur ce prochain débat. Vous y retrouverez textes, vidéos ou musiques servant à éclairer ce sujet passionnant. 

     

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  • LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DÉFINIT PAR LA CONSTITUTION DE LA VE RÉPUBLIQUE

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    ARTICLE 5. Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État.

    Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités.

    ARTICLE 6. Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct…

    ARTICLE 8. Le Président de la République nomme le Premier ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement. 

    Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions. 

    ARTICLE 9. Le Président de la République préside le conseil des ministres. 

    ARTICLE 10. Le Président de la République promulgue les lois dans les quinze jours qui suivent la transmission au Gouvernement de la loi définitivement adoptée.

    Il peut, avant l'expiration de ce délai, demander au Parlement une nouvelle délibération de la loi ou de certains de ses articles. Cette nouvelle délibération ne peut être refusée. 

    Lorsque le référendum est organisé sur proposition du Gouvernement, celui-ci fait, devant chaque assemblée, une déclaration qui est suivie d'un débat.

    Lorsque le référendum a conclu à l'adoption du projet de loi, le Président de la République promulgue la loi dans les quinze jours qui suivent la proclamation des résultats de la consultation...

    ARTICLE 11. [dispositions en vigueur] Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux Assemblées, publiées au Journal Officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique ou sociale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d'un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions.

    ARTICLE 12. Le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des présidents des assemblées, prononcer la dissolution de l'Assemblée nationale. 

    Les élections générales ont lieu vingt jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution.

    L'Assemblée nationale se réunit de plein droit le deuxième jeudi qui suit son élection. Si cette réunion a lieu en dehors de la période prévue pour la session ordinaire, une session est ouverte de droit pour une durée de quinze jours. 

    Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans l'année qui suit ces élections.

    ARTICLE 13. Le Président de la République signe les ordonnances et les décrets délibérés en conseil des ministres. 

    Il nomme aux emplois civils et militaires de l'État. 

    Les conseillers d'État, le grand chancelier de la Légion d'honneur, les ambassadeurs et envoyés extraordinaires, les conseillers maîtres à la Cour des comptes, les préfets, les représentants de l'État dans les collectivités d'outre-mer régies par l'article 74 et en Nouvelle-Calédonie, les officiers généraux, les recteurs des académies, les directeurs des administrations centrales sont nommés en conseil des ministres.

    Une loi organique détermine les autres emplois auxquels il est pourvu en conseil des ministres ainsi que les conditions dans lesquelles le pouvoir de nomination du Président de la République peut être par lui délégué pour être exercé en son nom. 

    Une loi organique détermine les emplois ou fonctions, autres que ceux mentionnés au troisième alinéa, pour lesquels, en raison de leur importance pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination du Président de la République s'exerce après avis public de la commission permanente compétente de chaque assemblée. Le Président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l'addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions. La loi détermine les commissions permanentes compétentes selon les emplois ou fonctions concernés.

    ARTICLE 14. Le Président de la République accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères ; les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires étrangers sont accrédités auprès de lui.

    ARTICLE 15. Le Président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et les comités supérieurs de la défense nationale. 

    ARTICLE 16. Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacées d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des présidents des assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel. 

    Il en informe la nation par un message. 

    Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d'assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d'accomplir leur mission. Le Conseil constitutionnel est consulté à leur sujet...

    ARTICLE 17. Le Président de la République a le droit de faire grâce à titre individuel. 

    ARTICLE 18. Le Président de la République communique avec les deux assemblées du Parlement par des messages qu'il fait lire et qui ne donnent lieu à aucun débat. 

    Il peut prendre la parole devant le Parlement réuni à cet effet en Congrès. Sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l'objet d'aucun vote...

    Source : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/la-constitution/la-constitution-du-4-octobre-1958/la-constitution-du-4-octobre-1958.5071.html

     

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  • PROCHAINE SÉANCE (SOUS RÉSERVE)

    Le prochain café philosophique de Montargis est programmée le vendredi 20 avril 2012 à 18H30 à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée.

    Pour cette séance, nous avons choisi de coller au plus près de l'actualité - électorale - du moment puisque notre débat posera cette question : "Qu'est-ce qu'un bon président ?"

     

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  • PORTFOLIO DE LA DERNIÈRE SÉANCE

    Voir aussi l'album photo du café philo


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