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  • EN ATTENDANT LA SAISON 2

    vacances_1243523212.jpgLe café philosophique de Montargis s’arrête quelques mois.

    Le premier débat de la saison 2010-2011 commencera vers la fin octobre.

    Pour cette nouvelle année, nous prévoyons d’organiser des rencontres sur des thèmes aussi différents que l’utilité de la philosophie (qui devrait être le sujet du premier débat), la politique, l’art ou la culture. Comme d’habitude, nous restons ouverts aux idées et aux suggestions pour continuer à faire de ce café philo un lieu d’échange ouvert…

    Les débats auront de nouveau lieu à la Brasserie du Centre commercial de la Chaussée. Par contre, à la demande de plusieurs débattants, nous prévoyons de changer le jour et l’heure des débats.

    Nous vous en dirons plus dans les prochaines semaines.

    En attendant, dès le vendredi 10 septembre vous pourrez retrouver nos amis du Café littéraire pour leur premier débat de la saison.

    À bientôt et bonnes vacances.

     

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  • COMPTE RENDU DE LA DERNIÈRE SÉANCE

    MOFreud2.jpgThème du débat : « FAUT-IL BRÛLER FREUD ? »

    Date : 3 juillet 2010 à la Brasserie du centre commercial de la Chaussée.

    Il s'agit de la 7ème séance du Café Philosophique de Montargis. Une vingtaine de personnes étaient présentes pour cette séance (ce qui correspond grosso modo à la moyenne des personnes présentes cette saison).

    La Brasserie du Centre commercial de la Chaussée accueillait une vingtaine de personnes pour débattre de la question de savoir s'il fallait « brûler Sigmund  Freud », c'est-à-dire l'œuvre du père de la psychanalyse.

    Il a avant tout été question de faire un petit bilan sur la séance précédente, laquelle avait vu plusieurs élèves de Gien participer. Nous nous étions alors interrogés sur les causes et finalité du travail et avions proposé un plan dialectique correspondant à ceux attendus à l'épreuve du bac de philo (cf. cliquez sur ce lien). Malheureusement, le travail n'a pas été proposé à la session 2010. Il demeure qu'au delà du fond, la forme possède une importance conséquente en philosophie. Les élèves et apprentis philosophes « bloquent » souvent sur les exigences méthodologiques. Être philosophe n'est-ce pas au départ, la remise en question, l'apprentissage, bref, le cheminement d'une pensée qui se veut et se fait autonome, davantage que des doctrines classiques et attendues, à coucher sur le papier ou à exposer à l'écrit ?

    N'hésitez pas à vous exercer philosophe ! Les sujets proposés au bac 2010 sont disponibles sur notre blog (cf. ce lien).

    Pourquoi ce sujet : « Faut-il brûler Freud ? ». Au cours de cette première saison, il a été, à plusieurs reprises, question d'Inconscient, d'inconscience, d'irresponsabilité, de connaissance de soi, tant au sein même des débats, qu'à travers des sujets proposés par les participants (ceux-ci proposaient « l'inconscient existe-t-il ? »).  D'autre part, la sortie du brûlot de Michel Onfray (Le Crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne) met ce sujet au cœur de l'actualité. Cliquez ici pour en savoir plus.

    Il s'est agi pour Bruno de faire une rapide biographie de Sigmund  Freud, en précisant les rencontres scientifiques dont il a été l'acteur et qui lui ont permis de s'acheminer vers la psychologie. Cf. Ce lien pour en savoir plus sur sa biographie. Il en profite pour ajouter un élément au débat du Freud : les références dune critique du livre dOnfray par Serafino Malaguarnera, Critique du Crépuscule d'une Idôle par M. Onfray. Cliquez ici.

    En réalité, il est très vite mis en exergue que Freud ne s'est jamais pensé psychologue mais scientifique et thérapeute. En effet, Freud définit la psychanalyse comme une science à part – et à part entière – qui n'a rien à envier aux autres disciplines scientifiques. Le psychanalyste est un scientifique et un médecin. Ce médecin soigne les maladies psychiques enfouies sous un tas de symptômes que n'arrivent pas à décrypter les autres médecines. Freud prétend ainsi (cf. notamment Introduction à la psychanalyse) expliquer ce qui jusqu'à lui était inexplicable, soigner l'incurable.

    Cabu-psy.jpgC'est donc une réelle fracture dans l'histoire de la pensée, et surtout dans celle de la définition de l'homme, que crée Freud. Jusqu'alors en effet l'homme est d'abord un être conscient, que la raison (principe des Lumières) définit : un individu sujet et non objet de ses actes, et par là acteur de l'histoire et responsable de celle-ci. Freud lui impose donc une humiliation conséquente lorsqu'il affirme que « le moi n'est pas maître dans sa propre maison », ce à quoi il ajoute que la conscience, qui jusque là nous permettait de savoir ce que nous faisions et qui nous étions, n'en est tenue qu'à des renseignements rares et fragmentaires de ce que nous sommes et de ce que nous voulons. Si Leibniz et Spinoza avaient commencé à mettre à mal l'omnipotence de l'homme, Sigmund Freud inflige donc une humiliation conséquente à l'individu. Après Copernic (lhomme nest pas au centre de lunivers) et Darwin (lhomme nest pas au centre de lévolution naturelle), il se dit lui même opposer « la troisième humiliation » au genre humain. La conscience n'est qu'une infime partie du psychisme qui veut et agit. Nous ne savons pas qui nous sommes vraiment, et parfois pouvons être réduits à des pantins guidés par les pulsions, dire le contraire c'est se mentir à soi-même.

    Cette découverte est en effet à considérer comme historique, voire magique pour la pensée. Avec la psychanalyse, Freud ouvre des champs immenses à explorer, ce qui d'ailleurs est souligné par les nombreuses recherches perdurant à ce jour. « Freud et l'Inconscient » représentent pour beaucoup un moment unique ; à leur découverte nous devenons autres et remettons tout en question. Onfray  lui-même affirme en début de l'œuvre citée ci-avant que la lecture de Freud a été très importante et conséquente dans sa philosophie, dans sa vie d'homme. Freud explique tout et autrement, en insérant vices et pulsions, immoralité et sexualité exacerbée en nous. Et en plus cela marche ! En effet, il est rappelé que les topiques sont les résultats de thérapies. C'est à travers le soin de ses patients que le psychanalyste postule l'existence des première puis deuxième topiques. Freud insère dès lors bon nombre de « cas » qu'il conte telles des histoires magiques, dans ses œuvres. Ces cas sont souvent présentés comme énigmatiques et surtout désespérés ! Mais Freud amène son patient à trouver la clé de ses maux, le traumatisme refoulé qui a tout déclenché...

    Toutefois, ces topiques ne sont que postulat inobservable et surtout irréfutable. C'est pourquoi Onfray accuse Freud de s'être pris pour celui qu'il n'était pas, et en cela pouvoir être dit usurpateur. Comme Popper avant lui, le philosophe français taxe en effet Freud de faux scientifique : l'Inconscient ne rentre en rien dans les exigences qu'un objet scientifique se doit de tenir.

    De plus, la cure psychanalytique semble elle aussi être un écran de fumée. Fondée sur la parole de l'unique analysé, celle-ci dure très longtemps et ne tient qu'à un fil, celui de la confiance de l'analysé pour l'analyste. Au fil des séances, l'analysé se soigne tout seul en parlant. Onfray accuse cette méthode d'être usurpatrice autant que destructrice.

    sigmund-freud.jpgSi plusieurs participants sont en complet désaccord avec cette accusation, il est rappelé que l'efficacité d'une psychanalyse a été fortement mise à mal par l'OMS qui la place en deçà d'autres méthodes, telles les TCC (Thérapies Comportementales et Cognitives). De plus, deux points intéressants sont mis en exergue : tout d'abord le prix conséquent d'une analyse (Attention ! Pour Freud car c'est bien de Freud que nous traitons et non des psychanalystes dans leur ensemble). Le père de la psychanalyse affirme que le prix accordé à son analyse représente la volonté de l'analysé de se soigner, en donnant de l'argent il donne de sa personne...

    Un participant affirme, contre un autre, que la psychanalyse peut faire du mal dans le sens où l'analysé est persuadé de se soigner, en toute confiance qu'il est dans sa relation avec son analyste, et reste parfois plusieurs années sans aucune amélioration alors que manifestement cette cure ne lui convient pas. Que penser d'une thérapie lorsqu'un homme aux douleurs inexpliquées, en dépression certaine, donne des sommes assez considérables à son « médecin » durant des années sans toutefois aller mieux ?

    Un débattant affirme alors que Freud n'a jamais prétendu soigner les névroses mais les psychoses, et réduit par là le champ de son intervention. Il ajoute que l'important est de trouver une méthode qui nous aide à ne pas aller plus mal car « on ne guérit de rien (...) même pas d'une angine ».

    La question est posée par Bruno de savoir si le conflit entre la psychanalyse et les TCC ne marque pas une opposition culturelle entre l'Europe et les États-Unis. Il est répondu que non étant donné que l'on trouve plusieurs groupes importants de la psychanalyse aux États-Unis notamment.

    Le café philo conclut sur un bilan très positif de cette première saison à Montargis, ce qui nétait pas gagné au départ. Nous nous félicitons du succès de cette animation. Depuis le début en effet, le café philosophique attire une vingtaine de personnes, en dépit d'horaires peu pratiques (et qui seront sans doute changées à partir de la rentrée prochaine).

    Il est rappelé que la philosophie ne donne pas de réponse, et un participant affirme qu'il s'attache à venir se remettre en question en toute humilité. C'est sans doute ce que nous retenons en clôturant cette première saison : peu importe le point sur lequel se termine un café philo, c'est sans doute la ou les réflexions et doutes qu'il a fait naitre qui sont importants. Venir avec des idées arrêtées et préconçues ne sert à rien, nous savons tous recopier ce que nous lisons ou entendons, mais il est plus difficile de devenir autonome...

    Claire attendant un enfant, l'ouverture de la nouvelle saison se fera soit en octobre, soit en novembre, sans doute sur la question de la place de la philosophie...

    Plusieurs thèmes sont demandés pour cette prochaine saison, la politique et l'art en tête.

    Nous promettons d'y travailler et avons déjà hâte d'en débattre !

    De bonnes vacances sont souhaitées.

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  • MERCI AUX PARTICIPANTS

    freud-mars-2010.gifUne vintaine de personnes étaient présentes pour le 7ème et dernier café philosophique de cette première saison.

    Claire et Bruno les remercient pour ce débat animé et passionnant. Dans les prochains, jours, vous trouverez sur ce site le compte-rendu de cette séance.

    Pour des raisons personnelles, le prochain café philosophique aura lieu au cours du dernier trimestre 2010. Nous vous en dirons plus sur le thème qui sera choisi.

     

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  • CRITIQUE DU CRÉPUSCULE D'UNE IDOLE

    crepus.JPGSerafino Malaguarnera, psychologue clinicien et psychanalyste vient de sortir une critique du livre de Michel Onfray.

    Pour en savoir plus, cliquez sur ces documents : Présentation - Critique du Crépuscule d'une idole et Table des matières - Critique du Crépuscule d'une idole.

    Rendez-vous également sur son site Internet.


     

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  • BIOGRAPHIE DE FREUD

    freud.jpgPère de la psychanalyse, souvent controversé, Sigmund Freud est sans aucun doute l'un des scientifiques qui aura le plus influencé la pensée de son siècle.


    Né à Freiberg (Moravie) le 6 mai 1856, Sigmund n'a que trois ans lorsque son père, un négociant en textile, doit faire face à la faillite économique. Tous ses biens perdus, la famille Freud se réfugie à Vienne en 1860. Le parcours scolaire du petit Sigmund est brillant, malgré ses difficultés d'adaptation à la "grande ville". Il obtient son baccalauréat à l'âge de dix-sept ans et opte alors sans enthousiasme pour des études de médecine. Son entrée à l'école médicale viennoise est à ce moment muée plus par la soif de savoir que celle de guérir. Ce qui l'intéresse : les relations humaines. En 1876, il entre au laboratoire de Ernst Wilhelm Brücke où il entame une prometteuse carrière en anatomo-physiologie du système nerveux. Diplômé de médecine en 1881, Sigmund Freud fait la connaissance de Martha Bernays qui deviendra sa femme le 14 septembre 1886 et qui lui donnera trois enfants. Pressé de fonder une famille, Freud a besoin d'argent ; Sigmund Freud quitte les sombres laboratoires de la recherche théorique pour entrer dans le service psychiatrique du professeur Theodor Meynert où il étudie et pratique la neurologie. En 1885, à l'occasion d'une étude sur la cocaïne, il met en évidence ses propriétés analgésiques et publie Uber coca, un ouvrage louant les vertus de la substance mais qui lui sera plus tard reproché par le corps médical viennois.

    L'année 1885 marque par ailleurs une étape décisive dans la vie de Sigmund Freud. Ayant obtenu une bourse, Sigmund Freud se voit ainsi offrir la possibilité de partir pour Paris, en stage auprès du neurologue français Jean Charcot don’t il a plus d'une fois entendu parler. Sigmund Freud est déçu par la ville et ses habitants, mais tombe sous le charme du maître qu'il décrit en ces termes à sa fiancée : "Charcot, un des plus grands médecins et don’t la raison confine au génie, est en train de démolir mes conceptions et mes desseins. La graine produira-t-elle son fruit, je l'ignore ; mais que personne n'a jamais eu autant d'influence sur moi, de cela je suis sûr." A l'hôpital de la Salpêtrière, Sigmund Freud observe donc les manifestations de l'hystérie, les effets de l'hypnotisme et la suggestion. Il propose à Charcot de traduire certains de ses ouvrages en allemand :
    Leçons sur les maladies du système nerveux est publié en 1886.

    Quittant la capitale française, Sigmund Freud effectue un bref séjour à Berlin où il s'intéresse à la neuropathologie infantile puis retourne à Vienne. Là, il ouvre son propre cabinet de consultation et reçoit beaucoup de "nerveux" qu'il traite par électrothérapie et hypnose comme c'est le cas à l'époque. Pourtant, Sigmund Freud est à la recherche de nouveaux moyens thérapeutiques ; en 1889, il se rend à Nancy étudier les méthodes du professeur Hippolyte Bernheim. Pour ce dernier, l'hypnotisme n'existe pas réellement : il n'y a que des phénomènes de suggestion.


    freud-2.jpgPendant dix ans, Sigmund Freud va se consacrer entièrement au traitement des malades et créer jour après jour la psychanalyse. Le cas d'Anna O., relaté par Joseph Breuer dans Etudes sur l'Hystérie, est traditionnellement reconnu comme le premier pas vers la théorie freudienne. Les deux médecins, qui se connaissent de longue date, sont amenés à se pencher sur les symptômes d'hystérie présentés par cette jeune femme. Au fur et à mesure des consultations, Sigmund Freud met en évidence l'origine des manifestations : pour lui, "l'accès hystérique est un souvenir, la revivification hallucinatoire d'une scène ayant joué un rôle important dans la maladie". Entre 1887 et 1902, il travaille à élucider les mécanismes du refoulement et la formation des symptômes, découvre l'Œdipe (1897) et rédige l'Interprétation des Rêves (1900) qui fait pour la première fois du rêve un objet d'étude scientifique. En 1905, il publie Trois essais sur la Théorie de la Sexualité, second ouvrage capital avec Le Mot d'esprit dans ses Rapports avec l'Inconscient. La psychanalyse est devenue la théorie du fonctionnement de l'appareil psychique. Et cette théorie fait des émules… Sous la forme de la Société psychologique du mercredi d'abord, institution analytique créée en 1902 qui regroupe les premiers disciples de Freud comme Paul Federn et Carl Gustav Jung, puis sous celle de la Société psychanalytique de Vienne (1908).

    Entre 1910 et 1930, Sigmund Freud fait publier un certain nombre d'ouvrages. Parmi eux, Totem et Tabou (1913) qui lui permet d'introduire la notion de "narcissisme" à travers l'histoire des origines de l'humanité. En 1920, c'est Au-delà du Principe de Plaisir ; Freud y expose ce qu'il désigne comme les pulsions de vie et de mort et soumet le modèle de l'appareil psychique faisant intervenir le Moi, le Ça et le Surmoi. Enfin, appliquant les théories psychanalytiques aux civilisations, il dénonce, d'abord dans L'avenir d'une Illusion" (1927) puis dans Malaise d'une Civilisation (1929), le poids que la religion et la morale civilisée imposent à l'enfant.

    En 1930, Sigmund Freud reçoit le prix Goethe et ainsi la reconnaissance de l'Allemagne. Mais Hitler se profile à l'horizon et quatre ans plus tard, les nazis brûlent ses livres à Berlin. Sigmund Freud est alors contraint à l'exil. Il quitte Vienne en 1938 pour s'installer en Angleterre où il continue à traiter de rares patients.

    Opéré une première fois en 1923 pour un début de cancer à la mâchoire, Freud souffrira tant de la progression du mal que le 21 septembre 1939, il demande à son médecin d'abréger son calvaire. Deux centigrammes de morphine le plongent dans le coma. La mort surviendra deux jours plus tard.

    Source : http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/freud.asp#pres

    et http://www.infoscience.fr/histoire/portrait/freud.html

    Voir aussi la biographie de Freud sur l'encyclopédie en ligne Wikipedia.

     

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  • LA PSYCHANALYSE EST-ELLE EFFICACE ?

    onfra.JPGDeux éléments de plus dans cette grande question sur la pertinence de la psychanalyse : un article de La Croix daté du 2 février 2004 et une interview de Michel Onfray sur le site PhiloMag.

    Le site de Serafino Malaguarnera répertorie  les interventions de Michel Onfray au sujet de Freud. Cliquez-ici.

     

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