Café philo janvier 2025
Bazin : Vipère au poing
Cette vipère, ma vipère, dûment étranglée, mais partout renaissante, je la brandis encore et je la brandirai toujours, quelque soit le nom qu'il te plaise de lui donner : haine, politique du pire, désespoir ou goût du malheur !
Cette vipère, ta vipère, je la brandis, je la secoue, je m'avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi.Merci ma mère ! Je suis celui qui marche, une vipère au poing.
Hervé Bazin, Vipère au poing (1948)
