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Bazin : Vipère au poing

81ivxUw1LIL._AC_UF1000,1000_QL80_.jpgCette vipère, ma vipère, dûment étranglée, mais partout renaissante, je la brandis encore et je la brandirai toujours, quelque soit le nom qu'il te plaise de lui donner : haine, politique du pire, désespoir ou goût du malheur !
Cette vipère, ta vipère, je la brandis, je la secoue, je m'avance dans la vie avec ce trophée, effarouchant mon public, faisant le vide autour de moi.

Merci ma mère ! Je suis celui qui marche, une vipère au poing.

Hervé Bazin, Vipère au poing (1948)

Lien permanent Catégories : =>Saison. 17, Documents, Textes et livres, [123] "L’ennemi a-t-il le droit à notre empathie?" Imprimer 0 commentaire Pin it!

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