Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

De Nerval : Aurélia

Aurelia.jpgLe rêve est une seconde vie. Je n’ai pas pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou ce corne qui nous séparent du monde invisible .Les premiers instants du sommeil sont l’image de la mort : un engourdissement nébuleux saisi notre pensée, et nous ne pouvons déterminer l’instant précis où e moi, sous une autre forme, continue l’œuvre de l’existence. C’est un  souterrain vague qui s’éclaire peu à peu, et où se dégagent de l’ombre et de la nuit les graves figures gravement immobiles qui habitent le séjour des limbes. Puis le tableau se forme, une clarté nouvelle illumine et fait jouer ces apparences bizarres-me monde des Esprits s’ouvre pour nous.

Gérard de Nerval. Aurélia (1855)

Lien permanent Catégories : =>Saison. 13, Documents, Textes et livres Imprimer 0 commentaire Pin it!

Les commentaires sont fermés.