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Brooks : "Un bon philosophe n'a pas peur des concepts"

Un bon philosophe (gr. philosophos, ami de la sagesse) est une personne reconnue pour sa sagesse. Mais pour moi, c'est aussi quelqu'un qui n'a pas peur des concepts. Il présente une ouverture d'esprit, un accueil envers des façons étrangères de concevoir l'existence et nos rapports à celle-ci. Il est le contraire de la prudence puisqu'il est toujours prêt à l'aventure conceptuelle. Bien sûr, en être humain qu'il est, il peut avoir ses visions personnelles et y être attaché mais ça ne l'empêche pas d'accepter, même de vouloir, que les autres voient le monde différemment. Il est le contraire du fasciste qui, en paresseux intellectuel voudrait que tout le monde pense pareil. Il n'est pas habité de cette insécurité qui ferait que le moindre concept étranger menacerait sa fragile forteresse conceptuelle. Cependant, ce philosophe aime bien les fascistes ; ils sont des repères stables qui lui servent de références.

Le philosophe qui me met à l'aise est un peu comme un menuisier farfelu qui, avec des matériaux et une technique de construction reconnus laisserait aller son imagination à construire des habitats différents, nouveaux, étranges, pour le seul plaisir de renouveler son décor spirituel. La pensée est le seul lieu où on habite. Faites le tour du monde et vous ne serez jamais ailleurs que dans vos propres pensées. Philosopher, c'est chercher à s'évader en sachant que c'est impossible. Ce philosophe là m'attendrit ; là, je vois de la sagesse.

François Brooks

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