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  • LA MORT A-T-ELLE SA PLACE DANS NOS SOCIÉTÉS ?

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    En prévision du prochain café philosophique sur le thème de la place de la mort, nous vous invitions à visiter deux sites Internet, tous deux consacrés à la place de la mort dans notre société et, pour être plus précis, à la crise des rites funéraires. De manière certes différente, les auteurs de ces textes s'interrogent sur la place que la société  occidentale contemporaine donne à la mort : y a-t-elle vraiment sa place ?

    Le premier lien est le compte-rendu traduit en français d'un colloque international qui s'est tenu à Turin en septembre 1999 : La Scène des adieux - Mort et rites funéraires dans la société occidentale contemporaine. Malgré les dix ans de cette étude, ses conclusions restent encore très pertinentes.

    Le second lien est une étude mise en ligne sur le site scientifique Cairn.info. Il s'agit d'une étude plus fouillée sur le thème de la mort dans nos sociétés. L'auteur, Marie-Frédérique Bacqué, maître de conférence HDR à l'Université de Lille et vice-présidente de la Société de Thanatologie, propose son texte à cette adresse Internet : Vers une mondialisation des rites funéraires ?

     

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  • DROIT ET SUICIDE

    carte-de-france-suicide.jpgLe suicide, mal endémique de nos sociétés, est appréhendé de manière équivoque par la législation française. Bien que les statistiques fassent apparaître le vaste problème de santé publique qu'est le sucide (un suicide tous les 40 secondes en France, soit plus de 10 000 mors par an selon le site Infosuicide.org), la Loi ne réprime plus cet acte depuis le Code Napoléon. Est-ce à dire que chacun puisse librement disposer du droit de disposer de son corps jusqu'à le supprimer ? Pas vraiment.

    Certes, la société n'émet plus, officiellement, de réprobation sociale au suicide. Cependant, dire qu'elle accepte de plein droit le suicide signifierait qu'une personne sauvée in extremis aurait la possibilité de réclamer des dommages et intérêts ; or, c'est l'inverse qui se produit : ne pas secourir une personne sur le point de suicider équivaut à une non-assistance à personne en danger. De plus, la législation se montre particulièrement coercitive s'agissant du suicide : législation troublante en ce qu'elle attaque non l'auteur de l'acte (lorsque le sucide a été "réussi") mais, in fine, sur ses proches, les victimes collatérales  ! Pour en savoir plus, rendez-vous vers ce lien de la FFST (Fédération Française de Santé au Travail.

    Au final, pour les juristes, le sucide peut être considéré comme un homicide volontaire mais assorti de circonstances atténuantes (article 122-1 alinéa 2) ou bien d'irresponsabilité (article 122-1 alinéa 1). D'ailleurs, la loi punit la provocation au suicide (Article 223-13). Pour en savoir plus sur ce sujet, rendez-vous sur le site officiel de Legifrance.

    Bruno


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  • UN DÉBAT D’ACTUALITÉ

    Preuve que le débat du samedi 5 décembre prochain ("A-t-on le droit de mourir ?") sera d'actualité, un récent article du Monde montre que ce sujet est d'un très grand intérêt dans notre vie : l'euthanasie à nouveau en discussion au Parlement.

    Ce sujet sera traité mais il sera loin d'être unique !

     

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  • NOTRE PROCHAIN RENDEZ-VOUS

    Le prochain débat du Café Philo de Montargis aura lieu le samedi 5 décembre 2009 à la Brasserie de la Chaussée. Le thème du débat s'annonce particulièrement intéressant et ouvert : "A-t-on le droit de mourir ?"

    A très bientôt.

    Séance a-t-on le droit de mourir2.PNG
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  • QUELQUES SITES DE CAFÉS PHILOSOPHIQUES

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    Le site du café philosophique des Phares : le précurseur !

    Le journal des cafés philos poitevins

    Regards sur l’éveil : café philosophique littéraire et scientifique

    Café philosophique de Formidec

    Café philosophique de Figeac

    Café-philo de Narbonne

    Café-philo de Chevilly-Larue : un café philo ami. En savoir plus ici

    Café-philo d'Annemasse Genève : un café philo ami. En savoir plus ici

    Café-philo de Pau : un café philo ami. En savoir plus ici

    Café philo de Souh Kensington


    Sans oublier  :

    Le café-philo d'Annemasse Genève avec sa plateforme de recension des cafés philosophiques de France et de Navarre [en cours]


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  • BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE SUR LA RELIGION

    Alain, Propos, éd. Gallimard, Pléiade, 2 tomes

    André Comte-Sponville, Bernard Feillet, Alain Rémond, A-t-on besoin d'une Religion ? éd. de l'Atelier

    Anne Fournier et Michel Monroy, La Dérive sectaire, éd. PUF Que sais-je ?

    Sigmund Freud, L'Avenir d'une Illusion, éd. PUF

    Hans Jonas, Le Concept de Dieu après Auschwitz, éd. Rivages

    Karl Marx, Contribution à la Critique de la Philosophie du Droit de Hegel, disponible gratuitement sur le portail Internet Google

    Blaise Pascal, Pensées, éd. GF Flammarion

    Saint Augustin, Confessions, éd GF Flammarion


    Et, bien entendu, nous vous invitons à vous reporter aux textes dits "sacrés".

    Nous signalons qu'une traduction du texte de la Bible peut se trouver à cette adresse : Bible de Jérusalem.

    De même, le texte original, des traductions et des commentaires du Coran sont disponible sur le site du Roi Fahd : Le Coran.

     

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  • VIVRE DEBOUT

    Et si l'attitude à adopter face à la religion pouvait s'inspirer de ce texte du philosophe Alain ?

    emilechartieralainphilosophefranais.jpg"La vie est un travail qu'il faut faire debout. Assis, couché, à genoux, rien de cela n'est bon. Ces pensées me venaient comme je suivais un enterrement de village. Des nuages lourds voilaient le soleil d'instant en instant ; après la route qui serpente à mi-côte, ce fut le chemin pavé et l'escalier de pierre, et la paix d'une vieille église toute blanche, avec des ogives simples et parfaites. Dans ces formes justes, dans le chant liturgique, dans les replis de la cérémonie, on percevait la mesure et la décence convenables à des vivants qui se savent mortels. Car nous avons cette charge à porter; elle nous tient bien aux épaules ; il n'y a qu'à marcher avec ; car nous ne sommes pas des ânes pour nous rouler. Aussi, quand le bât nous blesse, ce n'est pas assez de la nature pour nous rappeler notre métier d'hommes, car elle meurt sans savoir. Il faut des choses humaines, comme l'ogive et les discours liturgiques -, des choses humaines qui soient bien appuyées par terre, qui soient bien égales des deux côtés, et qui marchent selon une règle...

    "Tous ces rites sont parfaits ; exactement à notre mesure ; je n'y vois rien de surhumain ; les hommes y ont suffi. Il fallait cette marche réglée, ces chants, ces formes, ces témoignages, cette politesse étudiée, pour discipliner le désespoir.Jusqu'où tomberaient les malheureux si tous leurs semblables s'enfuyaient en se bouchant les yeux et les oreilless ? Ou, pis encore, si tous leurs semblables, réveillant leur propre désespoir, se jetaient dans des lamentations désordonnées ? Mais, tout au contraire, l'humanité se range comme pour dire -. « Nous savons ce que c'est. »

    "Parbleu, si l'on voulait, qui donc dans cette foule n'a pas mille bonnes raisons de se précipiter et de mordre la terre? Qui donc, comme ces Mercenaires, n'aurait pas de blessures à montrer? Mais comme il y a des vêtements pour cacher l'animal, ainsi la cérémonie habille les douleurs comme il faut. La religion est vraie en tout le reste, et menteuse seulement en ce qu'elle dit. Car s'il y avait un Dieu au ciel, comment ne pas crier de terreur ou de colère ? Mais il y a une raison commune, fille de la terre comme nous, mais le plus beau fruit de la terre, et le vrai Dieu, s'il nous en faut un, selon laquelle le courage plie en même temps que le corps ; d'où chacun sait bien qu'il faut se redresser et regarder au loin, par-dessus les peines. Non pas couché. Non pas même à genoux. La vie est un travail qu'il faut faire debout."


    Emile Chartier, dit Alain, Propos d'un Normand

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  • MERCI !

    S_S_world.GIFMerci à tous les participants de la deuxième séance du café philosophique de Montargis qui avait lieu à la Brasserie de la Chaussée le samedi 7 novembre dernier.

    Le thème abordé portait sur la religion, un sujet sensible propre à susciter controverses et discussions animées. Cela a été le cas. Cela a aussi été l'occasion de balayer quelques idées reçues, notamment sur l'Islam.

    Au final, ce fut un bel exemple de débat ouvert sur un sujet qui n'était pas si facile que cela.

     

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  • LES PRINCIPALES RELIGIONS DANS LE MONDE

    La carte ci-dessous présente une vue d'ensemble de l'influence des principales religions dans le monde (cliquez sur l'image pour l'agrandir) :

    Principales relkigions dans le monde.gif

     

     

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  • ANALYSE DU TEXTE DE KARL MARX

    Marx jeune.jpgL'analyse de Marx contient d'abord une définition théorique de la religion, à vrai dire assez peu originale: Dieu est le "reflet" de l'homme, mais un reflet grossi qui donne l'image de l'homme accompli (le "surhomme"). Mais ce processus de transfert à Dieu n'est pas perçu comme tel. Il est mystifié puisque Dieu apparaît comme une réalité autonome, alors qu'il n'est qu'un "reflet". La lutte contre la religion consiste à dissiper cette mystification. Mais cette tâche est déjà accomplie. En disant dès l'entrée que "la critique de la religion est faite en substance", Marx avoue que sa critique ne vient pas de lui, qu'elle relève du champ idéologique des autres, de Feuerbach et de toute la gauche hégélienne. Pourtant Marx restera fidèle à cette définition jusque dans Le Capital (1867) où il écrit: "Le monde religieux n'est que le reflet du monde réel", encore que le contexte ait changé. Il convient de retenir l'idée fondamentale: la religion est un "reflet", plus tard Marx dira une "idéologie" dont la racine est l'homme, non pas l'homme abstrait, "hors du monde", mais l'homme concret, situé dans le monde, pris dans un contexte social précis.

    Marx comprend donc la genèse de la religion à la manière de Feuerbach, encore que la base à partir de laquelle s'opère la projection de Dieu soit plus précise et plus concrète. Tout comme Feuerbach, il souligne le caractère "illusoire" de cette opposition homme/Dieu. Le reflet n'est que le rêve (une fantasmagorie, un produit de l'imagination) de ce que l'homme ne possède pas, mais aspire à posséder. Ce reflet est néfaste, car il voile à l'homme sa propre réalité, le détourne de la chercher en ce monde et de réaliser ici-bas ses rêves d'accomplissement. La réappropriation de la réalité humaine passe donc par la critique de la religion, c'est-à-dire par la dénonciation de son caractère illusoire. Il faut réduire la religion à l'homme, car c'est "l'homme qui fait la religion, ce n'est pas la religion qui fait l'homme". Ne se reconnaissant pas dans le monde où il vit, l'homme projette hors de lui un monde idéal, fantastique, dans lequel il "réalise" (mais ce n'est qu'une "apparence") ce qui lui manque. Voilà comment se "fait" Dieu.

    Certes, Marx laisse dans l'ombre une question essentielle: pourquoi l'homme refuse-t-il de vivre dans le monde social tel qu'il est, quitte à le transformer, et cherche-t-il une réalisation imaginaire qui ne lui procure qu'une satisfaction illusoire ? C'est un fait, l'homme a besoin d'évasion. Il vit dans une "situation qui a besoin d'illusions". Si Marx ne dit pas pourquoi l'homme en vient à troquer sa situation réelle, difficile et frustrante, pour une situation imaginaire, lénifiante et épanouissante, il apporte cependant une précision éclairante sur la fonction que remplit la religion. Celle-ci a une fonction de "consolation" et de "justification". Dans un monde trop dur, elle joue donc un rôle pratique en introduisant une apparente logique dans un monde sans logique (un monde à l'envers) et en prodiguant des promesses que le monde est incapable de satisfaire.

    On a ainsi deux faces dans la religion. D'une part, elle est l'"expression" de la détresse réelle, le signe d'une société qui va de travers. Si tout allait bien dans le monde, l'homme ne se porterait pas vers les sphères illusoires. D'autre part, la religion est une "protestation" contre cette détresse, révélation d'un monde sans coeur, mais aussi dénonciation. Mais cette dénonciation reste illusoire puisqu'au lieu de mobiliser l'homme pour transformer le monde, elle provoque la fuite vers un autre monde. C'est pourquoi Marx résume son jugement sur la religion dans cette formule lapidaire: elle est l'opium du peuple. Il importe de saisir l'exacte portée de cette formule. Marx ne considère pas la religion comme un opium pour le peuple, inventé par une caste de profiteurs, prêtres ou princes, désireux de maintenir le peuple dans l'oppression. Elle est un opium du peuple, que le peuple s'administre lui-même pour supporter sa misère et son exploitation. Mais, aux yeux de Marx, ce type de protestation est inefficace, puisqu'au lieu de devenir lutte contre un monde injuste, elle organise l'évasion vers un monde imaginaire.

    C'est pourquoi, à ce stade de sa réflexion, Marx juge la lutte contre la religion comme un moment indispensable de la lutte sociale. Il estime en effet que l'homme ne sera disponible pour une lutte réelle en ce monde que s'il renonce à son illusion d'un autre monde. Il écrit: "La critique de la religion est la condition préliminaire de toute critique". Et plus loin, il explicite sa pensée: "La critique de la religion détruit les illusions de l'homme pour qu'il pense, agisse, façonne sa réalité comme un homme sans illusions parvenu à l'âge de la raison." Sa pensée se modifiera sur ce point. Plus tard, il estimera qu'il faut changer la "réalité" pour faire disparaître le "reflet" religieux. Ici, son opinion est qu'il faut commencer par supprimer les illusions pour que l'homme s'intéresse au monde réel, car tant que l'homme est fasciné par le ciel, il est inapte à la lutte. En d'autres termes, Marx invite à une prise de conscience de l'illusion religieuse. C'est dans la mesure où l'homme se défait de la fausse image de lui-même que lui propose la religion qu'il deviendra un homme de la terre, prêt à y réaliser pleinement sa vie. Il faut donc lui ôter la fausse espérance de l'au-delà afin d'éveiller en lui un espoir terrestre et une conscience révolutionnaire.

    Claire


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  • D’OÙ VIENT L’EXPRESSION : « LA RELIGION, OPIUM DU PEUPLE »?

    Karl_Marx.jpgL'expression "la religion est l'opium du monde" vient de l'ouvrage de Karl Marx, Contribution à la critique de la philosophie du Droit de Hegel. Cet essai philosophique n'est certainement pas le plus connu de l'auteur du Capital et du Manifeste du Parti Communiste. Toutefois, cet ouvrage a laissé cette expression, pratiquement entrée dans le langage courant aujourd'hui.

    Mais que sait-on exactement du contexte de cette phrase ? Retrouvez ci-dessous l'extrait du texte d'où elle a été tirée :

    "La misère religieuse est, d'une part, l'expression de la misère réelle, et, d'autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l'âme d'un monde sans cœur, de même qu'elle est l'esprit d'une époque sans esprit. C'est l'opium du peuple.

    Le véritable bonheur du peuple exige que la religion soit supprimée en tant que bonheur illusoire du peuple. Exiger qu'il soit renoncé aux illusions concernant notre propre situation, c'est exiger qu'il soit renoncé à une situation qui a besoin d'illusions. La critique de la religion est donc, en germe, la critique de cette vallée de larmes, dont la religion est l'auréole."

    Texte tiré de la bibliothèque libre sur Internet Wikisource

     

     

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  • LA DEUXIÈME SÉANCE DU CAFÉ PHILO ARRIVE À GRANDS PAS

    Plus que quelques heures avant la deuxième séance du café philo qui traitera de l'un des sujets les plus complexes et les plus délicats qui soit : la religion.

    Nous vous attendons nombreux.

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