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Aristote : Le courage est le juste milieu entre la peur et l’audace

La naissance, le développement, l'altération de nos dispositions procèdent des mêmes causes et leur restent soumises ; nos forces agissantes apparaîtront dans les mêmes conditions. N'en va-t-il pas ainsi dans des cas concrets comme celui de la vigueur physique ? Elle est le résultat d'une nourriture abondante et de l'endurance à bien des travaux pénibles, ce à quoi l'homme vigoureux est particulièrement apte. 9. Il n'en va pas autrement des vertus. Le courage de résister aux plaisirs nous rend tempérants ; quand nous le sommes devenus, nous sommes parfaitement en mesure de nous en abstenir. Le raisonnement vaut aussi pour le courage ; en nous accoutumant à mépriser la peur et en supportant les dangers, nous devenons courageux ; en cet état nous serons parfaitement en mesure de supporter les dangers redoutables.

Aristote, Éthique à Nicomaque, II (IVe s. av. JC)

Photo : Pexels - Andrea Piacquadio

Lien permanent Catégories : =>Saison. 13, Documents, Textes et livres, [95] "La peur est-elle mauvaise conseillère?" Imprimer 0 commentaire Pin it!

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