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  • Foucault : L'archéologue du savoir

    Philosophie Magazine a eu l’excellente idée de sortir un hors-série sur Michel Foucault. C’est l’occasion ou jamais de s’intéresser au philosophe français disparu en 1984 et dont le quatrième tome inédit de l’Histoire de la Sexualité sort en ce moment. Foucault reste l’un des Français contemporain le plus connu à l’étranger et aussi l’un des intellectuels les plus influents de ces cinquante dernières années. Il faut dire aussi que les apports de Michel Foucault ont largement dépassé le cercle des initiés, comme l’ont prouvé ses cours au Collège de France, prisés par un large public.

    Comment expliquer le succès de cet intellectuel hors-norme, aux idées et aux travaux d’une pertinence toujours très grande en 2018, alors même que les théories de son contemporain Jean-Paul Sartre sont largement critiquées.

    Sartre est du reste largement mentionné dans le hors-série de Philosophie Magazine. Une frise chronologique et comparative évoque les divergences et les rivalités de deux personnalités qui se sont affrontés, et dont l’un des paroxysmes fut la sortie de la Raison dialectique de Sartre en 1960 : "Magnifique et pathétique effort d’un homme du XIXe siècle pour penser le XXe siècle," étrille Foucault au sujet de l’ouvrage "hégélien" et "marxiste" de son confrère. Les événements de mai 68 permettent tout de même aux deux intellectuels de se rapprocher, sans pour autant que le fossé idéologique entre ces deux géants ne soit jamais comblé. Au cœur de cette rivalités, celui-ci fait figure de fossoyeur de l’existentialisme, au profit d’une "philosophie de l’histoire des sciences", comme l'analyse Frédéric Worms.

    Mais de quelles sciences parlons-nous au juste ?

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  • Dans le cadre de Printemps Citoyen...

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    Le prochain débat du café philo "Tout doit-il être fait par passion ?" est inscrit au calendrier.

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  • "L'amour peut-il se passer de norme ?"

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  • Guilleragues : Lettre d’une religieuse portugaise à son amant

    "1669 (Première lettre)

    Considère mon amour, jusqu’à quel excès tu as manqué de prévoyance. Ah ! malheureux, tu as été trahi, et tu m’as trahie par des espérances trompeuses. Une passion sur laquelle tu avais fait tant de projets de plaisirs ne te cause présentement qu’un mortel désespoir, qui ne peut être comparé qu’à la cruauté de l’absence qui le cause. Quoi ! cette absence, à laquelle ma douleur, toute ingénieuse qu’elle est, ne peut donner un nom assez funeste, me privera donc pour toujours de regarder ces yeux dans lesquels je voyais tant d’amour, et qui me faisaient connaître des mouvements qui me comblaient de joie, qui me tenaient lieu de toutes choses, et qui enfin me suffisaient ? Hélas ! les miens sont privés de la seule lumière qui les animait, il ne leur reste que des larmes, et je ne les ai employés à aucun usage qu’à pleurer sans cesse, depuis que j’appris que vous étiez enfin résolu à un éloignement qui m’est si insupportable, qu’il me fera mourir en peu de temps.

    Cependant il me semble que j’ai quelque attachement pour des malheurs dont vous êtes la seule cause : je vous ai destiné ma vie aussitôt que je vous ai vu, et je sens quelque plaisir en vous la sacrifiant. J’envoie mille fois le jour mes soupirs vers vous, ils vous cherchent en tous lieux, et ils ne me rapportent, pour toute récompense de tant d’inquiétudes, qu’un avertissement trop sincère que me donne ma mauvaise fortune, qui a la cruauté de ne souffrir pas que je me flatte, et qui me dit à tous moments : cesse, cesse, Mariane infortunée, de te consumer vainement, et de chercher un amant que tu ne verras jamais ; qui a passé les mers pour te fuir, qui est en France au milieu des plaisirs, qui ne pense pas un seul moment à tes douleurs, et qui te dispense de tous ces transports, desquels il ne te sait aucun gré.

    Mais non, je ne puis me résoudre à juger si injurieusement de vous, et je suis trop intéressée à vous justifier : je ne veux point m’imaginer que vous m’avez oubliée. Ne suis-je pas assez malheureuse sans me tourmenter par de faux soupçons ? Et pourquoi ferais-je des efforts pour ne me plus souvenir de tous les soins que vous avez pris de me témoigner de l’amour ? J’ai été si charmée de tous ces soins, que je serais bien ingrate si je ne vous aimais avec les mêmes emportements que ma passion me donnait, quand je jouissais des témoignages de la vôtre. Comment se peut-il faire que les souvenirs des moments si agréables soient devenus si cruels ? et faut-il que, contre leur nature, ils ne servent qu’à tyranniser mon cœur ?

    Hélas ! votre dernière lettre le réduisit en un étrange état : il eut des mouvements si sensibles qu’il fit, ce semble, des efforts pour se séparer de moi et pour vous aller trouver ; je fus si accablée de toutes ces émotions violentes, que je demeurai plus de trois heures abandonnée de tous mes sens : je me défendis de revenir à une vie que je dois perdre pour vous, puisque je ne puis la conserver pour vous ; je revis enfin, malgré moi, la lumière, je me flattais de sentir que je mourais d’amour ; et d’ailleurs j’étais bien aise de n’être plus exposée à voir mon cœur déchiré par la douleur de votre absence. Après ces accidents, j’ai eu beaucoup de différentes indispositions : mais, puis-je jamais être sans maux, tant que je ne vous verrai pas ? Je les supporte cependant sans murmurer, puisqu’ils viennent de vous.

    Quoi ? est-ce là la récompense que vous me donnez pour vous avoir si tendrement aimé ? Mais il n’importe, je suis résolue à vous adorer toute ma vie, et à ne voir jamais personne ; et je vous assure que vous ferez bien aussi de n’aimer personne. Pourriez-vous être content d’une passion moins ardente que la mienne ? Vous trouverez, peut-être, plus de beauté (vous m’avez pourtant dit, autrefois, que j’étais assez belle), mais vous ne trouverez jamais tant d’amour, et tout le reste n’est rien. Ne remplissez plus vos lettres de choses inutiles, et ne m’écrivez plus de me souvenir de vous. Je ne puis vous oublier, et je n’oublie pas aussi que vous m’avez fait espérer que vous viendriez passer quelque temps avec moi.

    Hélas ! pourquoi n’y voulez-vous pas passer toute votre vie ? S’il m’était possible de sortir de ce malheureux cloître, je n’attendrais pas en Portugal l’effet de vos promesses : j’irais, sans garder aucune mesure, vous chercher, vous suivre, et vous aimer par tout le monde. Je n’ose me flatter que cela puisse être, je ne veux point nourrir une espérance qui me donnerait assurément quelque plaisir, et je ne veux plus être sensible qu’aux douleurs. J’avoue cependant que l’occasion que mon frère m’a donnée de vous écrire a surpris en moi quelques mouvements de joie, et qu’elle a suspendu pour un moment le désespoir où je suis. Je vous conjure de me dire pourquoi vous vous êtes attaché à m’enchanter comme vous avez fait, puisque vous saviez bien que vous deviez m’abandonner ? Et pourquoi avez-vous été si acharné à me rendre malheureuse ? que ne me laissiez-vous en repos dans mon cloître ? vous avais-je fait quelque injure ?

    Mais je vous demande pardon : je ne vous impute rien ; je ne suis pas en état de penser à ma vengeance, et j’accuse seulement la rigueur de mon destin. Il me semble qu’en nous séparant, il nous a fait tout le mal que nous pouvions craindre ; il ne saurait séparer nos cœurs ; l’amour, qui est plus puissant que lui, les a unis pour toute notre vie. Si vous prenez quelque intérêt à la mienne, écrivez-moi souvent. Je mérite bien que vous preniez quelque soin de m’apprendre l’état de votre cœur et de votre fortune ; surtout venez me voir.

    Adieu, je ne puis quitter ce papier, il tombera entre vos mains, je voudrais bien avoir le même bonheur : hélas ! insensée que je suis, je m’aperçois bien que cela n’est pas possible. Adieu, je n’en puis plus. Adieu, aimez-moi toujours ; et faites-moi souffrir encore plus de maux.

    Gabriel de Guilleragues (?), Lettres portugaises (1669)

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  • Barthes : Passion et souffrances

    "Comme jaloux, je souffre quatre fois : parce que je suis jaloux, parce que je me reproche de l’être, parce que je crains que ma jalousie ne blesse l’autre, parce que je me laisse assujettir à une banalité : je souffre d’être exclu, d’être agressif, d’être fou et d’être commun."

    Roland Barthes, Fragments d'un Discours amoureux (1977)

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  • Nietzsche : S'attaquer aux passions

    1. Toutes les passions ont un temps où elles ne sont que néfastes, où elles avilissent leurs victimes avec la lourdeur de la bêtise, — et une époque tardive, beaucoup plus tardive où elles se marient à l’esprit, où elles se « spiritualisent ». Autrefois, à cause de la bêtise dans la passion, on faisait la guerre à la passion elle-même : on se conjurait pour l’anéantir, — tous les anciens jugements moraux sont d’accord sur ce point, "Il faut tuer les passions". La plus célèbre formule qui en ait été donnée se trouve dans le Nouveau Testament, dans ce Sermon sur la Montagne, où, soit dit en passant, les choses ne sont pas du tout vues d’une hauteur. Il y est dit par exemple avec application à la sexualité : "Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le" : heureusement qu’aucun chrétien n’agit selon ce précepte. Détruire les passions et les désirs, seulement à cause de leur bêtise, et pour prévenir les suites désagréables de leur bêtise, cela ne nous paraît être aujourd’hui qu’une forme aiguë de la bêtise. Nous n’admirons plus les dentistes qui arrachent les dents pour qu’elles ne fassent plus mal… On avouera d’autre part, avec quelque raison, que, sur le terrain où s’est développé le christianisme, l’idée d’une « spiritualisation de la passion » ne pouvait pas du tout être conçue. Car l’Église primitive luttait, comme on sait, contre les « intelligents », au bénéfice des « pauvres d’esprit » : comment pouvait-on attendre d’elle une guerre intelligente contre la passion ? — L’Église combat les passions par l’extirpation radicale : sa pratique, son traitement c’est le castratisme. Elle ne demande jamais : "Comment spiritualise, embellit et divinise-t-on un désir?" — De tous temps elle a mis le poids de la discipline sur l’extermination (— de la sensualité, de la fierté, du désir de dominer, de posséder et de se venger). — Mais attaquer la passion à sa racine, c’est attaquer la vie à sa racine : la pratique de l’Église est nuisible à la vie...

    2. Le même remède, la castration et l’extirpation, est employé instinctivement dans la lutte contre le désir par ceux qui sont trop faibles de volonté, trop dégénérés pour pouvoir imposer une mesure à ce désir ; par ces natures qui ont besoin de la Trappe, pour parler en image (et sans image), d’une définitive déclaration de guerre, d’un abîme entre eux et la passion. Ce ne sont que les dégénérés qui trouvent les moyens radicaux indispensables ; la faiblesse de volonté, pour parler plus exactement, l’incapacité de ne point réagir contre une séduction n’est elle-même qu’une autre forme de la dégénérescence. L’inimitié radicale, la haine à mort contre la sensualité est un symptôme grave : on a le droit de faire des suppositions sur l’état général d’un être à tel point excessif. — Cette inimitié et cette haine atteignent d’ailleurs leur comble quand de pareilles natures ne possèdent plus assez de fermeté, même pour les cures radicales, même pour le renoncement au "démon." Que l’on parcoure toute l’histoire des prêtres et des philosophes, y compris celle des artistes : ce ne sont pas les impuissants, pas les ascètes qui dirigent leurs flèches empoisonnées contre les sens, ce sont les ascètes impossibles, ceux qui auraient eu besoin d’être des ascètes."

    Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des Idoles (1888)

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  • "La Passion Van Gogh"

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  • Fourier : Au sujet des passions bonnes ou mauvaises

    "Ne conviendrez-vous pas qu'avant de créer les astres, Dieu savait quelle marche ils suivraient, quelle attraction ils exerceraient les uns sur les autres, quelle dose de lumière ils répandraient, etc. Ne savait-il pas de même, avant de nous créer, quels seraient les rapports de force entre nos passions et notre raison ? Était-il nécessaire qu'il les vît aux prises pour juger qui triompherait ? Non, il avait prévu et décrété que l'effort des passions serait à l'effort de la raison dans le rapport de 12 à 1. Car il y a douze passions radicales, dont chacune suffit à elle seule pour entraîner à des folies le plus grand philosophe ; aussi les philosophes font-ils pour leurs passions autant de folles que le vulgaire qui n'a point de raison. Dieu savait donc d'avance que le combat des passions contre la raison serait un combat de 12 contre 1. L'issue n'en pouvait être douteuse (encore est-ce accorder trop de valeur à la raison que d'estimer son influence égale à celle de la moindre passion). Dieu savait en outre que la raison serait battue à plate couture partout où elle attaquerait les passions, que la raison ne peut lutter contre une passion sans l'appui d'une autre passion avec qui elle s'allie, de sorte que la raison ne tend qu'à remplacer une passion par une autre, lors même qu'elle emploie la contrainte qui est un effet des passions du plus fort ; c'est donc, dans tout cas, la passion qui triomphe et jamais la raison. Dieu le savait avant de nous créer qu'il en serait ainsi, puisqu'il avait donné aux passions une force immensément supérieure. Le triomphe des passions était d'avance connu de lui et assuré par lui. Pouvait-il mettre le bonheur de l'autre vie au prix d'une lutte qu'il nous avait rendue impossible en donnant aux passions tant de supériorité sur la raison ? Pouvait-il vouloir d'une lutte où le moindre avantage de notre part aurait renversé son ouvrage et confondu ses calculs ? Dire qu'il veut que nous luttions contre nos passions pour obtenir le bonheur éternel, c'est dire qu'il doute de sa propre sagesse, qu'il veut se tenter lui-même, en essayant si la faible raison qui vient de nous balancera les forces immenses des passions qui viennent de lui ; c'est dire enfin qu'il nous récompensera à jamais si nous détruisons son ouvrage, et qu'il nous punira à jamais si nous obéissons à ses dispositions toutes combinées pour assurer le triomphe des passions.

    Pour motiver cette prétendue épreuve, les prêtres et les philosophes ont distingué les passions en bonnes et mauvaises, et prétendu que l'exercice des bonnes actions, telles que la charité, étant agréables à Dieu, on devait espérer le bonheur de l'autre vie pour ceux qui auront fait le bien, et augurer le malheur de l'autre vie pour ceux qui auront fait le mal.

    Une preuve que Dieu ne tiendra aucun cas de vos bonnes ou mauvaises actions, qu'il n'admet point vos distinctions de crime ou de vertu, et qu'il juge toutes les passions bonnes, c'est qu'il a permis que tout acte que vous jugez criminel dominât dans un corps social entier et y fût excité, admiré comme vertu, comme penchant religieux et agréable à Dieu.

    Charles Fourier, Égarement de la Raison démontré
    par le Ridicule des Sciences incertaines
    (1806)

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  • Ernaux : Une passion

    "À partir du mois de septembre l'année dernière, je n'ai plus rien fait d'autre qu'attendre un homme : qu'il me téléphone et qu'il vienne chez moi. […] Je n'avais pas d'autre avenir que le prochain coup de téléphone fixant un rendez-vous. […] J'évitais aussi d'utiliser l'aspirateur ou le sèche-cheveux qui m'auraient empêchée d'entendre la sonnerie. Celle-ci me ravageait d'un espoir qui ne durait souvent que le temps de saisir lentement l'appareil et de dire allô. En découvrant que ce n'était pas lui, je tombait dans une telle déception que je prenais en horreur la personne au bout du fil. Dès que j'entendais la voix de A., mon attente indéfinie, douloureuse, jalouse évidemment, se néantisait si vite que j'avais l'impression d'avoir été folle et de redevenir subitement normale. J'étais frappée par l'insignifiance, au fond, de cette voix et l'importance démesurée qu'elle avait dans ma vie."

    Annie Ernaux, Passion simple (1991)

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  • La valise philosophique du mois : "Tout doit-il être fait par passion?"

    La classique "Valise philosophique" du café philo est toujours disponible et vous accompagne pour illustrer nos débats.

    Comme pour chaque séance, nous vous avons préparé des documents, textes, extraits de films ou de musiques servant à illustrer et enrichir les débats mensuels.

    Sur la colonne de droite, vous pouvez retrouver les documents autour de la séance du vendredi 15 décembre 2017 qui pour thème : "Tout doit-il être fait par passion?"

    Restez attentifs : régulièrement de nouveaux documents viendront alimenter cette rubrique d'ici la séance.

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