Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • LES BÉBÉS PHILOSOPHES

    DSCF9526.JPGL'Américaine Alison Gopnik l'affirme avec malice : "Un Martien qui tenterait de nous comprendre... en tirerait facilement la conclusion que les êtres humains se reproduisent par clonage..." La faute vient, selon elle, de l'absence d'ouvrages de philosophie sur les enfants. Ce manque, cette professeur de psychologie cognitive a tenté de le combler grâce à son essai Le Bébé philosophe (éd. du Pommier). Dans ce livre, aucune recette d'éducation pour les enfants, aucun "mode d'emploi" pour élever les tout-petits (les librairies nous en abreuvent ad nauseam...). Par contre, Alison Gopnik propose une étude sur le fonctionnement psychique des tout-petits. Il est loin le temps où les bébés étaient considérés comme de simples petits animaux : les laboratoires se penchent avec intérêt sur les "petits d'hommes" et découvrent la capacité d'apprentissage et d'invention. Un moyen supplémentaire de remettre en question nos préjugés : n'est-ce pas l'un des buts de la philosophie ?

     

    Lien permanent Catégories : Documents, Quelques news en philo mais pas que Imprimer
  • POURQUOI TRAVAILLER ?

    splendeursetmiseresdutravail.jpgPourquoi travailler ? Un livre de l'écrivain brittannique Alain de Botton, Spendeurs et Misères du Travail (The Pleasure and Sorrows of Works) entend répondre à cette question. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du Monde. Une autre critique de ce livre est présente sur le blog En Aparté.

     

    Lien permanent Catégories : "Le café philo passe le bac - Le travail", => Saison 1 Imprimer
  • TEXTES SUR LA VIOLENCE

    chagallcainetabel.jpg

    Parmi les textes philosophiques de référence, il faut citer celui de Hobbes "L'homme est un loup pour l'homme", dans le Leviathan :

    "[...] Les hommes ne retirent pas d'agrément (mais au contraire un grand déplaisir) de la vie en compagnie, là où il n'existe pas de pouvoir capable de les tenir tous en respect. Car chacun attend que son compagnon l'estime aussi haut qu'il s'apprécie lui-même, et à chaque signe de dédain, ou de mésestime il s'efforce naturellement, dans toute la mesure où il l'ose (ce qui suffit largement, parmi des hommes qui n'ont pas de commun pouvoir qui les tienne en repos, pour les conduire à se détruire naturellement), d'arracher la reconnaissance d'une valeur plus haute : à ceux qui le dédaignent, en lui nuisant ; aux autres, par de tels exemples." (Traduction de Tricaud, Sirey)

    Avant lui, voici ce que dit Platon (le Mythe de Prométhée dans Protagoras) :

    "C'était au temps où les Dieux existaient, mais où n'existaient pas les races mortelles. Or, quand est arrivé pour celles-ci le temps où la destinée les appelait aussi ? l'existence, ? ce moment les Dieux les modèlent en dedans de la terre, en faisant un mélange de terre, de feu et de tout ce qui encore peut se combiner avec le feu et la terre. Puis, quand ils voulurent les produire ? la lumière, ils prescrivirent ? Prométhée et ? Epiméthée de les doter de qualités, en distribuant ces qualités ? chacune de la façon convenable. Mais Epiméthée demande alors ? Prométhée de lui laisser faire tout seul cette distribution : "Une fois la distribution faite par moi, dit-il, ? toi de contrôler !" L? -dessus, ayant convaincu l'autre, le distributeur se met ? l’œuvre.

    "En distribuant les qualités, il donnait ? certaines races la force sans la vélocité ; d'autres, étant plus faibles étaient par lui dotées de vélocité ; il armait les unes, et, pour celles auxquelles il donnait une nature désarmée, il imaginait en vue de leur sauvegarde quelque autre qualité : aux races, en effet, qu'il habillait en petite taille, c'était une fuite ailée ou un habitat souterrain qu'il distribuait ; celles dont il avait grandi la taille, c'était par cela même aussi qu'il les sauvegardait. De même, en tout, la distribution consistait de sa part ? égaliser les chances, et, dans tout ce qu'il imaginait, il prenait ses précautions pour éviter qu'aucune race ne s'éteignit.

    promethee_enchaine.jpg"Mais, une fois qu'il leur eut donné le moyen d'échapper ? de mutuelles destructions, voil? qu'il imaginait pour elles une défense commode ? l'égard des variations de température qui viennent de Zeus : il les habillait d'une épaisse fourrure aussi bien que de solides carapaces, propres ? les protéger contre le froid, mais capables d'en faire autant contre les brûlantes chaleurs ; sans compter que, quand ils iraient se coucher, cela constituerait aussi une couverture, qui pour chacun serait la sienne et qui ferait naturellement partie de lui-même ; il chaussait telle race de sabots de corne, telle autre de griffes solides et dépourvues de sang. En suite de quoi, ce sont les aliments qu'il leur procurait, différents pour les différentes races pour certaines l'herbe qui pousse de la terre, pour d'autres, les fruits des arbres, pour d'autres, des racines ; il y en a auxquelles il a accordé que leur aliment fût la chair des autres animaux, et il leur attribua une fécondité restreinte, tandis qu'il attribuait une abondante fécondité ? celles qui se dépeuplaient ainsi, et que, par l? , il assurait une sauvegarde ? leur espèce.

    "Mais, comme (chacun sait cela) Epiméthée n'était pas extrêmement avisé, il ne se rendit pas compte que, après avoir ainsi gaspillé le trésor des qualités au profit des êtres privés de raison, il lui restait encore la race humaine qui n'était point dotée ; et il était embarrassé de savoir qu'en faire. Or, tandis qu'il est dans cet embarras, arrive Prométhée pour contrôler la distribution ; il voit les autres animaux convenablement pourvus sous tous les rapports, tandis que l'homme est tout nu, pas chaussé, dénué de couvertures, désarmé. Déj? , était même arrivé cependant le jour où ce devait être le destin de l'homme, de sortir ? son tour de la terre pour s'élever ? la lumière. Alors Prométhée, en proie ? l'embarras de savoir quel moyen il trouverait pour sauvegarder l'homme, dérobe ? Héphaïstos et ? Athéna le génie créateur des arts, en dérobant le feu (car, sans le feu, il n'y aurait moyen pour personne d'acquérir ce génie ou de l'utiliser) ; et c'est en procédant ainsi qu'il fait ? l'homme son cadeau. Voil? donc comment l'homme acquit l'intelligence qui s'applique aux besoins de la vie. Mais l'art d'administrer les Cités, il ne le posséda pas !

    logo.gif"Cet art en effet était chez Zeus. Mais il n'était plus possible alors ? Prométhée de pénétrer dans l'acropole qui était l'habitation de Zeus, sans parler des redoutables gardes du corps que possédait Zeus. En revanche, il pénètre subrepticement dans l'atelier qui était commun ? Athéna et ? Héphaïstos et où tous deux pratiquaient leur art, et, après avoir dérobé l'art de se servir du feu, qui est celui d'Héphaïstos, et le reste des arts, ce qui est le domaine d'Athéna, il en fait présent ? l'homme. Et c'est de l? que résultent, pour l'espèce humaine, les commodités de la vie, mais, ultérieurement, pour Prométhée, une poursuite, comme on dit, du chef de vol, ? l'instigation d'Epiméthée !

    "Or, puisque l'homme a eu sa part du lot Divin, il fut, en premier lieu le seul des animaux ? croire ? des Dieux ; il se mettait ? élever des autels et des images de Dieux. Ensuite, il eut vite fait d'articuler artistement les sons de la voix et les parties du discours. Les habitations, les vêtements, les chaussures, les couvertures, les aliments tirés de la terre, furent, après cela, ses inventions. Une fois donc qu'ils eurent été équipés de la sorte, les hommes, au début, vivaient dispersés: il n'y avait pas de cités ; ils étaient en conséquence détruits par les bêtes sauvages, du fait que, de toute manière, ils étaient plus faibles qu'elles ; et, si le travail de leurs arts était un secours suffisant pour assurer leur entretien, il ne leur donnait pas le moyen de faire la guerre aux animaux ; car ils ne possédaient pas encore l'art politique, dont l'art de la guerre est une partie.

    "Aussi cherchaient-ils ? se grouper, et, en fondant des cités, ? assurer leur salut. Mais, quand ils se furent groupés, ils commettaient des injustices les uns ? l'égard des autres, précisément faute de posséder l'art d'administrer les cités ; si bien que, se répandant ? nouveau de tous côtés, ils étaient anéantis. Aussi Zeus de peur que notre espèce n'en vient ? périr toute entière envoie Hermès apporter ? l'humanité la Vergogne et la Justice pour constituer l'ordre des cités et les liens d'amitié qui rassemblent les hommes. Hermès demande alors ? Zeus de quelle façon il doit faire don aux hommes de la Justice et de la Vergogne "dois je repartir de la manière dont les art l'ont été?" leur répartition a été opérée comme suit: un seul homme qui possède l’art de la médecine suffit pour un grand nombre de profanes et il en est de même pour les autres partisans. Dois je repartir ainsi la Justice et la Vergogne entre les hommes? ou dois je les repartir entre tous? Zeus répondit "repartis les entre tous et que tous y prennent part car il ne pourrait y avoir des cités si seul un petit nombre d'hommes y prenaient part comme c'est le cas pour les autres arts; et instaure en mon nom la loi suivante: qu'on mettre ? mort comme un fléau de la cité, l'homme qui se montre incapable de prendre part ? la Vergogne et ? la Justice. »

    milgram.jpgAutre référence : le livre I du Contrat social de Jean-Jacques Rousseau.

    ainsi que les proposition de Kant dans l'Idée d'une histoire universelle (voir surtout les propostions 4 et 7)

    Et, pour terminer, deux vidéos d'actualité sur l'expérience de Milgram : avant de faire l'objet d'une émission sur France 2 (le mercredi 17 mars), le film I comme Icare en a traité : I comme Icare, vidéo 1 - I comme Icare, vidéo 2

     

    Lien permanent Catégories : "L'éducation à la non-violence...", => Saison 1, Citations, Compilation de textes, Documents, Livres, Vidéos/cinéma/TV Imprimer
  • LA VALISE PHILOSOPHIQUE DU MOIS

    708727178.jpgLa valise philosophique du mois" est consacrée au travail, sujet du prochain café philosophique le 24 avril prochain ("Pourquoi travaille-t-on ?").

    Ce sujet est d'autant plus d'actualité depuis les vagues récentes de suicides au sein des entreprises.

    Nous avons rempli cette valise philosophique de plusieurs documents (textes, vidéos, musiques) qui seront enrichis au fur et à mesure de vos suggestions. Parmi ces documents, vous trouverez des textes de philosophie de référence (Kant et Marx), des liens vers des sites Internet spécialisés comme celui du Ministère du Travail dédié à la santé au travail. Nous avons ajouté des références audiovisuelles : une chanson de l'excellent Dominique A (Le Travail) ainsi qu'un éclairage sur le film Ressources Humaines de Laurent Cantet (1999), palme d'or à Cannes en 2008 avec Entre Les Murs.

    Comme d'habitude, n'hésitez pas à nous soumettre des idées de documents à mettre en ligne.


    Lien permanent Catégories : Documents, La valise philosophique, Vie du site, vie du café philo Imprimer
  • LES RENCONTRES DE LA RÉSIDENCE

    résidence.JPGLe café philosophique de Montargis soutient les activités des Rencontres de la Résidence qui organise des cafés philo au Café de Flore et au Café Procope. Pour en savoir plus, cliquez ici.


    Lien permanent Catégories : Nos sites favoris, Tournée des cafés philos Imprimer
  • PHILOSOPHIE : DES QUESTIONS SANS RÉPONSES

    Pour illustrer le titre de ce post, pourquoi ne pas choisir de le faire en musique : en l'occurence une composition de Charles Ives, La Question sans réponse.

    Toujours en musique, le café philosophique de Montargis souhaite faire un clin d'oeil au dernier débat sur la non-violence avec le cantique We shall overcome de Joan Baez.

     

    Lien permanent Catégories : "L'éducation à la non-violence...", => Saison 1, Documents Imprimer
  • SUR FACEBOOK

    facebook.jpgLa page du café philosophique a été créée sur Facebook.

    N'hésitez pas à venir y donner votre avis et vos idées.


     

    Lien permanent Catégories : Vie du site, vie du café philo Imprimer
  • DE LA PHILOSOPHIE POUR COMPRENDRE L’ÉCONOMIE

    9782259210720.jpgEn novembre 2008, au lendemain du déclenchement de la désastreuse crise financière, la reine d’Angleterre Elisabeth II, d’habitude muette, posa cette question devant l’élite de la London School of Economics : « Si les choses étaient si graves, pourquoi personne n’a rien su voir venir ? »

    A cette question, un économiste et un philosophe donnent quelques réponses – un peu tardivement, certes. François Henrot et le philosophe Roger Pol-Droit (déjà cité dans ce post), dans Le Banquier et le Philosophe (éd. Plon), nomment les coupables : l’aveuglément, le fétichisme économique et le comportement grégaire des économistes.

    Citons aussi les propos tenus en juillet 2007, par Charles Prince, l'ancien président de la banque Citygroup. Il déclarait dans le "Financial Times" : "Tant que la musique joue, vous devez vous lever et danser..." Une phrase sous forme d’injonction, lourde de sens : un aveuglément intellectuel qui, avec le recul, devrait  en faire réfléchir plus d’un.

    Un autre grand ponte de l’économie, Warren Buffet, affirmait sans rire, en 2008 : « La lutte des classes existe, et c’est la mienne qui est en train de la remporter. » Par la suite, la crise économique est venue rappeler aux chantres du libéralisme que le "cadavre" de Karl Marx bouge encore…

    Pour en savoir plus sur ce livre, lisez l'édition du "Nouvel Economiste" du 11-17 mars 2010.


     

    Lien permanent Catégories : Documents, Quelques news en philo mais pas que Imprimer
  • OSONS PARLER PHILO...

    “Philosopher est apprendre à mourir” disait Socrate. Roger Pol Droit, lui, voudrait que la philosophie aide à l’apprentissage de la pensée, et ce le plus tôt possible. Pourquoi, en effet, attendre la Terminale pour aborder les questions (et les auteurs) de philo ? LA SUITE ICI...


    Lien permanent Catégories : Documents, Quelques news en philo mais pas que Imprimer
  • MERCI AUX PARTICIPANTS DE LA DERNIÈRE SÉANCE !

    Le café philosophique de Montargis innovait lors de sa dernière séance, le samedi 6 mars, avec la participation d'un intervenant, Vincent Roussel, président de la commission Education de la Coordination française pour la Décennie. Merci à lui pour sa participation et pour son intervention de grande qualité. Merci également à l'ensemble des participants venus nombreux.

    Bientôt, vous pourrez retrouver sur ce site le compte-rendu de cette séance.

    Le café philosophique de Montargis donne rendez-vous pour la prochaine séance qui verra elle aussi la participation d'un intervenant extérieur. Ce débat aura pour titre : "Pourquoi travaille-t-on ?"

    A bientôt.

    Lien permanent Catégories : "L'éducation à la non-violence...", => Saison 1 Imprimer
  • ACTUALITÉS PHILOSOPHIQUES

    descartes.gifDans l'actualité philosophique (notre rubrique "Actualités philosophiques"), René Descartes fait parler de lui : une lettre inédite du philosophe a été retrouvée aux Etats-Unis. Pour en savoir plus, cliquez ici.

     

    Lien permanent Catégories : Documents, Quelques news en philo mais pas que Imprimer