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  • UNE CONCEPTION DU TEMPS DANS LE ROMAN "1Q84"

    En attendant la prochaine séance du café philosophique qui sera consacrée au temps, voici ce qu'en dit Haruki Murakami dans son oeuvre devenue culte, 1Q84 :

    1Q84_binding.jpg"Les hommes voient le temps comme une ligne droite. Un peu comme un long bâton rectiligne sur lequel ils font des encoches. À partir de là, vers l’avant, c’est le futur, à partir de là c’est le passé, et maintenant nous sommes ici… En réalité, le temps n’est pas rectiligne. Il n’a même aucune forme. C’est quelque chose qui, dans tous les sens du terme, ne possède pas de forme. Mais comme nous ne sommes pas capables de concevoir des choses qui n’ont pas de formes, nous le figurons sous l’apparence d’une ligne droite, par commodité. Pour l’instant, la possibilité d’opérer cette substitution conceptuelle est propre aux hommes… Peut-être que nous nous trompons et que les corbeaux sont dans le vrai. Peut-être que le temps ne ressemble pas du tout à une ligne droite. Peut-être qu’il se présente sous la forme d’un donut en escargot, continua Tengo. Mais les hommes ont vécu avec cette représentation depuis des dizaines de milliers d’années. Ils ont considéré que le temps coulait en ligne droite pour toujours. C’est sur la base de cette représentation qu’ils ont pu agir. Et jusqu’à présent, ils n’ont pas trouvé de désagrément ou de contradiction dans ce mode de pensée. On peut donc supposer que l’expérience fait force de loi et qu’elle est juste."

    Haruki Murakami, 1Q84, Livre 3 (octobre-décembre), trad. Hélène Morita, éd. Belfond, Paris, 2012  

     
    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Compilation de textes, Documents, Livres, [25] "Prendre son temps est-ce le perdre?" Imprimer

"Il faut se méfier des ingénieurs, ça commence par la machine à coudre, ça finit par la bombe atomique." [Marcel Pagnol]