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Nice 14 juillet 2016

  • Philosophie du terrorisme

    banksy-2.jpgSituation. Alors que la guerre est redevenue la plus banale des données médiatiques, elle fournit aux explications de nature géopolitique l’occasion d’une expansion sans exemple. Nous allons prendre les choses autrement, une réflexion qui ne relève pas de la géopolitique, c’est-à-dire travailler en « sous-sol », pour ainsi dire, là où se forment les grandes attitudes culturelles face à la guerre, ainsi que prendre acte une nouvelle économie de la violence qui affecte nos sociétés en profondeur. La figure de la guerre classique, celle qu’initient des acteurs étatiques bien définis et que sanctionne une victoire militaire, cette figure-là n’est plus. Lui succède un « état de violence » généralisé dont il nous reste à penser la nature.

    Aux fondements moraux du terrorisme. Dans la définition de la guerre, il y a un lien intrinsèque entre la notion de « guerre » et celle de « mort » : pas de guerre sans mort ou blessé, sinon ce serait une drôle de guerre. Au Moyen-Âge, on retrouve cette idée, à l’exemple de cette phrase issue de Roland furieux de L’Arioste : « Faire la guerre c’est mettre son corps en aventure de mort ». Pour faire la guerre il faut être deux et exposer sa vie à la potentialité de la mort tout en risquant celle de l’autre. Mais la guerre ce n’est pas seulement tuer et mourir, et être prêt à mourir pour tuer un ennemi, il faut tuer ou mourir à partir d’une posture morale. Dans le terrorisme, ce sont des repères moraux qui animent les actions et la philosophie de l’action des terroristes. Dans son ouvrage Etats de violence. Essai sur la fin de la guerre, le philosophe Frédéric Gros repère cinq constructions morales issues de la guerre que sont « se dépasser », « tenir bon », « obéir », « se sacrifier » et « en finir ». Ainsi, il est possible de déduire que l’on retrouve ces cinq constructions dans les actes terroristes et à l’origine de la philosophie du terrorisme : il convient, dès lors, de les analyser...

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