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Cours, études et pédagogie

  • Comte-Sponville : Solitude du sage

    [André Comte-Sponville] Quant à la solitude, c'est évidemment notre lot à tous : le sage n'est plus proche de la sienne que parce qu'il est plus proche de la vérité. Mais la solitude n'est pas l'isolement : certains la vivent en ermite, certes, dans une grotte ou un désert, mais d'autres, aussi bien, dans un monastère, et d'autres encore les plus nombreux dans la famille ou la foule... Être isolé, c'est être sans contacts, sans relations, sans amis, sans amours, et bien sûr c'est un malheur. Être seul, c'est être soi, sans recours, et c'est la vérité de l'existence humaine. Comment serait-on quelqu'un d'autre ? Comment quelqu'un pourrait-il nous décharger de ce poids d'être soi ? «L'homme naît seul, vit seul, meurt seul», disait le Bouddha. Cela ne veut pas dire qu'on naisse, vive et meure dans l'isolement ! La naissance, par définition, suppose une relation à l'autre : la société est toujours déjà là, l'intersubjectivité est toujours déjà là, et elles ne nous quitteront pas. Mais qu'est-ce que cela change à la solitude ? Dans les Pensées, de même, lorsque Pascal écrit : «On mourra seul», cela ne veut pas dire qu'on mourra isolé. Au XVIIe siècle, ce n'était presque jamais le cas dans la pièce où l'on mourait, il y avait ordinairement un certain nombre de personnes : la famille, le prêtre, des amis... Mais on mourait seul, comme on meurt seul aujourd'hui, parce que personne ne peut mourir à notre place. C'est pourquoi aussi l'on vit seul : parce que personne ne peut le faire à notre place. L'isolement, dans une vie humaine, est l'exception. La solitude est la règle. Personne ne peut vivre à notre place, ni mourir à notre place, ni souffrir ou aimer à notre place. C'est ce que j'appelle la solitude : ce n'est qu'un autre nom pour l'effort d'exister. Personne ne viendra porter votre fardeau, personne. Si l'on peut parfois s'entraider (et bien sûr qu'on le peut !), cela suppose l'effort solitaire de chacun, et ne saurait sauf illusions en tenir lieu. La solitude n'est donc pas refus de l'autre, au contraire : accepter l'autre, c'est l'accepter comme autre (et non comme un appendice, un instrument ou un objet de soi !), et c'est en quoi l'amour, dans sa vérité, est solitude. Rilke a trouvé les mots qu'il fallait, pour dire cet amour dont nous avons besoin, et dont nous ne sommes que si rarement capables : «Deux solitudes se protégeant, se complétant, se limitant, et s'inclinant l'une devant l'autre»... Cette beauté sonne vrai. L'amour n'est pas le contraire de la solitude : c'est la solitude partagée, habitée, illuminée et assombrie parfois — par la solitude de l'autre. L'amour est solitude, toujours, non que toute solitude soit aimante, tant s'en faut, mais parce que tout amour est solitaire. Personne ne peut aimer à notre place, ni en nous, ni comme nous. Ce désert, autour de soi ou de l'objet aimé, c'est l'amour même.

    [Patrick Vighetti] Solitude du sage, solitude de l'amour... Dans vos livres, vous évoquez aussi la solitude de la pensée (à propos de la «philosophie à la première personne»), la solitude de la morale, la solitude de l'art. Nulle place pour une dimension sociale, dans tout cela ?

    [André Comte-Sponville] Bien sûr que si ! Sagesse, pensée, morale, amour... tout cela n'existe que dans une société. Il n'y a pas de sagesse à l'état de nature, pas de pensée à l'état de nature, pas de morale, pas d'amour, pas d'art à l'état de nature ! Donc tout est social, et par là tout est politique, comme nous disions en 1968. Nous avions raison : c'était vrai, cela l'est toujours. Mais si tout est politique, la politique n'est pas tout. Si tout est social, la société n'est pas tout. La solitude demeure, pas à côté de la société, mais en elle, et en nous. Chacun sait bien que la société n'est pas le contraire de la solitude, ni la solitude le contraire de la société. Le plus souvent, nous sommes à la fois tout seuls et tous ensemble. Voyez nos villes, nos HLM, nos lotissements... La société moderne rassemble les hommes plus qu'aucune ne l'a jamais fait, ou du moins elle les rapproche, elle les regroupe, mais la solitude n'en est que plus flagrante : on se sent seul dans l'anonymat des grandes villes davantage que sur la place de son village... Personnellement, j'aime assez ça ; la solitude m'angoisse moins que l'étroitesse, et si j'aime la campagne, je me méfie des villages. Davantage de solitude, c'est aussi davantage de liberté, de possibilités, d'imprévu... Dans une grande ville, personne ne vous connaît, et cela dit la vérité de la société et du monde : l'indifférence, la juxtaposition des égoïsmes, le hasard des rencontres, le miracle, parfois, des amours... Mais ce n'est pas l'amour qui fait fonctionner les sociétés : c'est l'argent, bien sûr, l'intérêt, les rapports de force et de pouvoir, l'égoïsme, le narcissisme… Voilà la vérité de la vie sociale. C'est le gros animal de Platon, dirigé par le Léviathan de Hobbes : la peur au service de l'intérêt, la force au service des égoïsmes ! C'est ainsi, et il est vain de s'en offusquer. Ce serait même malhonnête : de cette société, nous profitons aussi. Ce qu'il a fallu d'égoïsmes bien réglés pour que je reçoive mon salaire, tous les mois, et que je puisse le dépenser tranquillement ! La régulation des égoïsmes, tout est là : c'est la grande affaire de la politique. Ne nous racontons pas d'histoires. Si les gens travaillent, s'ils paient leurs impôts, s'ils respectent à peu près la loi, c'est par égoïsme, toujours, et sans doute par égoïsme seulement, le plus souvent. L'égoïsme et la socialité vont ensemble : c'est Narcisse au Club Méditerranée. Inversement, tout courage vrai, tout amour vrai, même au service de la société, suppose ce rapport lucide à soi, qui est le contraire du narcissisme (lequel est un rapport non à soi mais à son image, par la médiation du regard de l'autre) et que j'appelle la solitude… L'égoïsme et la socialité vont ensemble ; ensemble la solitude et la générosité. Solitude des héros et des saints : solitude de Jean Moulin, solitude de l'abbé Pierre... Cela vaut aussi pour l'art ou la philosophie"

    André Comte-Sponville, L'amour, la solitude (2000)

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  • Besnier : "Comment aime-t-on lorsqu'on aime la solitude ?"

    « [Jean-Michel Besnier] Cela étant, comment aime-t-on lorsqu'on aime la solitude ? Comment quête-t-on l'autre ? Eh bien, je ne pense pas qu'il soit contradictoire d'aimer être seul et de parfois se laisser transporter jusqu'à « sortir de soi » ! Au fond, l'amour appelle l'extase au sens élémentaire du terme : la sortie de soi. C'est encore une forme d'arrachement à soi. Décidément (...) dans l'idée que je me fais de la solitude, il y a beaucoup de ces arrachements à soi.

    [Marie de Solemne] Ce mot « arrachement » ne va pas sans une certaine idée de violence. Existe-t-il une forme de violence faite à soi-même dans la solitude ?

    [Jean-Michel Besnier] Oui. Il y a effectivement quelque chose de douloureux dans la conquête de la solitude, puisqu'on renonce à une inertie, à une paresse naturelle. Par ailleurs, la solitude est elle-même un état douloureux. Paradoxalement, c'est tout sauf un état monotone parce que, précisément dans la solitude, on passe par toutes les tonalités. On passe continuellement «de la béatitude au désespoir». Et, tout un chacun le sait, quand il se trouve soudain dans une situation où, après le maelström de la vie sociale, il peut être seul, il en jouit, d'abord comme d'une bénédiction, ce qui ne l'empêche pas de passer aussi par des phases de panique : «Et si je ne pouvais plus me raccrocher à quelque chose ? Et si je n'avais plus de recours en dehors de moi ? « Ces moments de panique existent, on les vit tous. Mais en même temps, quelle satisfaction que de les maîtriser, les dominer, les canaliser ! Quand il m'est arrivé d'être seul très longtemps, je crois avoir vécu ces moments qui peuvent virer à la détresse. Parfois on tue cette détresse en allant marcher dans les villes, ou en s'abrutissant d'une manière ou d'une autre de bruits... Tous ces éléments font partie de la multi-tonalité de la solitude. Vous parliez de Platon. À son époque, la solitude était considérée comme le propre de la sagesse mais aujourd'hui le solitaire est plus vécu comme un «inapte à la société» que comme un sage. Pourquoi ?

    [Jean-Michel Besnier] Absolument. En général, les sages de l'antiquité qui cultivent la solitude sont des hommes qui enseignent une manière de tempérance. L'idée selon laquelle il vaut toujours mieux transformer ses désirs que l'ordre du monde ... Finalement, expliquent-ils, mieux vaut n'aspirer qu'à ce que l'on peut satisfaire ; ne se donner comme marge d'action que ce qui peut nous éviter d'être dans la dépendance des autres. C'est la forme de sagesse épicurienne ou stoïcienne. Le sage antique est donc avant tout préoccupé d'une certaine forme d'autonomie ; être capable de se donner à lui-même la loi, et n'avoir pas à dépendre des autres parce que la dépendance est nécessairement servitude. Alors, que s'est-il passé depuis ? On a intégré l'ère de l'homo democraticus, et cet homo democraticus est né sous le signe de l'individualisme, mais d'un individualisme fragile, précaire, angoissant. J'aime beaucoup l'image qu'emploie parfois Tocqueville pour signifier cela. Il dit que dans l'Ancien Régime, les hommes avaient toujours la possibilité de se situer, ils avaient des repères, des repères fixes le repère de la famille, éventuellement celui de la vie des champs et de la sociabilité rurale, etc. Il y avait un certain nombre d'éléments de stabilité qui faisaient que tout individu était capable de sentir qu'il appartenait à une chaîne, une chaîne générationnelle. Mais la Révolution, la fin de l'Ancien Régime, a cassé, dispersé les maillons de cette chaîne et finalement il ne reste plus que les anneaux ... Nous sommes ces anneaux flottants, ces anneaux virevoltant, nous avons perdu ces repères. Nous sommes donc des individualistes, en ce sens que nous aspirons à nous replier sur le quant-à-soi, et même éventuellement sur l'espace familial — car cet individualisme peut être tribal ou familial — mais nous vivons en fait cette situation comme une faiblesse, une déstructuration. Dès lors, la solitude de l'homme démocratique est très difficilement vécue et apparaît même comme une forme de pathologie. J'évoquais Tocqueville, mais j'aurais pu tout aussi bien évoquer Pascal — Tocqueville était un grand lecteur de Pascal — qui avait, lui aussi, bien mis le doigt sur l'essentiel en disant que ce qui caractérise l'homme des temps modernes est son incapacité à rester dans une chambre ! Cette propension au divertissement. Se fuir, se fuir !(...) Et il est effectivement vrai que ce qui signale l'homme moderne est cette volonté de toujours se fuir. C'est la fuite en avant dans les mirages d'un avenir radieux, mais c'est aussi la fuite latérale grâce à tous les instruments d'abrutissement que nous savons inventer, depuis la consommation des médias jusqu'à celle des neuroleptiques. Alors que le sage, le sage antique, pense que la seule liberté est de séjourner en soi-même. Je crois que là est la bascule qui fait qu'aujourd'hui, dans notre société, est considéré comme suspect tout individu qui s'abstient des autres. Le solitaire est forcément dans une position polémique. Quelle nuance faites-vous entre solitude et isolement ?

    [Jean-Michel Besnier] La solitude est du côté du consentement mais pas l'isolement. Je me trouve dans une position isolée mais je n'y consens pas, ce sont les autres qui m'ont écarté. Il n'y a pas de décision dans l'isolement alors qu'il peut y avoir une pleine liberté dans la solitude. »"

    Jean-Michel Besnier, "L'effrayante conquête", in La grâce de solitude sous la direction de Marie de Solemne (1998)

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  • Corrèges : Être dans son temps, garder le cap au milieu du changement


    Selon Peter Ahlheit et Anthony Giddens, les individus doivent composer avec trois horizons temporels distincts : le temps de la vie quotidienne, le temps de la biographie et le temps historique. Le temps de la vie quotidienne se structure principalement autour des routines et des rythmes récurrents de l’alternance entre travail et loisir, veille et sommeil etc. (comment travailler et réussir à récupérer à l’heure ma fille à la maternelle ?). « Plus le degré de routine et d’habitude diminue (…) plus le temps devient alors un problème », écrit Harmut Rosa. En deuxième lieu, le temps biographique offre la perspective temporelle de l’ensemble de l’existence (puis-je attendre de terminer mes études pour avoir des enfants ?). Enfin, le temps de la vie quotidienne et de la biographie est nécessairement enchâssé dans le temps de l’époque. « De mon temps, les choses étaient différentes », disent les gens âgés.

    
Ces trois niveaux temporels constituent « l’être-dans-le-temps » d’un être humain. Ils ont chacun leurs propres rythme, vitesse, durée, mais leur imbrication oblige à les ajuster entre eux. Comment y parvenir ? Selon H. Rosa, l’accélération sociale franchit « un point critique au-delà duquel il est impossible de maintenir l’ambition de préserver la synchronisation et l’intégration sociales ». D’une part, la société imposerait à l’homme un rythme si rapide qu’il lui deviendrait impossible de suivre la cadence dans la vie quotidienne. Stressé et surmené, il finirait par lâcher prise. Dépression. Burn out. D’autre part, le temps de l’époque serait tant soumis aux changements sociaux, se renouvelant à un rythme de plus en plus rapide, que l’homme aurait des difficultés à les prendre tous en compte et à projeter dans le futur un plan de vie cohérent, c’est-à-dire à adapter son temps biographique. 
Comment prévoir un plan de vie sans voir si je vais conserver mon emploi, déménager à nouveau ? La rapidité des changements sociaux offre un horizon instable, soumis à l’incertitude, peu propice à l’élaboration de projets de vie. ?

    Déborah Corrèges

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  • Terrorisme et libertés individuelles

    Peut-on lutter efficacement contre le terrorisme sans compromettre les libertés individuelles ? Pour la première fois, l’École nationale de la magistrature a réuni 315 magistrats au cours d'une série de séminaires consacrée à « la réponse judiciaire au terrorisme au regard de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ». Les 12 et 13 avril prochains se tiendra à Paris la dernière conférence de ce cycle

    « En matière de lutte contre le terrorisme, le magistrat dispose d'un grand nombre de moyens de procédures spécifiques, également applicables en matière de crime organisé, qui lui permettent de conduire des investigations très avancées, mais encadrées. Il peut par exemple intervenir dans la sphère privée en demandant une perquisition à toutes heures du jour et de la nuit, en interceptant les communications notamment électroniques, en mettant en œuvre différents dispositifs de surveillance. Il peut également significativement et durablement restreindre la liberté d’aller et venir de l’individu. Comme l'a très bien formulé l’un des premiers intervenants du séminaire, l’ancien juge de la Cour européenne des droits de l’Homme, Paul Mahoney : "tout l’enjeu du traitement du terrorisme est d’établir une relation acceptable entre le respect de la vie privée et la nécessité de protéger le droit à la vie". »

    La suite ici...

    Lien permanent Catégories : =>Saison 9, Cours, études et pédagogie, Documents, [73] "La liberté a-t-elle un prix?" Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • Cendrillon de Perrault ou la rivalité fraternelle

    "Devenu veuf, un homme riche se remarie avec une femme déjà mère de deux filles, aussi méchantes l’une que l’autre. Elles s’acharnent sur Cendrillon, jusqu’au jour où, lors d’un bal, le fils du roi tombe amoureux d’elle. Parmi les centaines de versions, dont celle des frères Grimm, celle de Perrault, avec sa fameuse pantoufle de verre, est la plus répandue.

    Toute l’histoire est construite autour des angoisses et des espoirs qui forment l’essentiel de la rivalité fraternelle : avilie, Cendrillon est sacrifiée par sa belle-mère au profit de ses demi-sœurs. La rivalité entre femmes est ici à son comble – même si le fait qu’il s’agisse de demi-sœurs rend plus acceptables les humiliations subies par l’héroïne.

    Tout au long du conte, les émotions de la jeune fille traduisent exactement ce que ressent un enfant en proie aux affres d’une rivalité pourtant « naturelle » et universelle. Si la situation de Cendrillon semble être poussée à l’extrême – elle est l’inférieure, la souillon –, elle correspond aux émotions de tout enfant dans une fratrie, et à ses sentiments envers ses parents. D’après l’auteur de la Psychanalyse des contes de fées, Bruno Bettelheim, vivre la belle-mère comme une figure terrifiante permet à l’enfant de faire face à ses fantasmes inconscients de haine et de dégoût envers ses propres parents, sans se sentir coupable."

    http://www.psychologies.com/Culture/Savoirs/Litterature/Articles-et-dossiers/Ce-que-les-contes-nous-racontent/4

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  • Contes et légendes

    C’est les contes, les légendes et les quêtes initiatiques qui sont le sujet d’un passionnant hors-série de Contes & Légendes.

    La revue spécialisée nous replonge dans un domaine à la fois familier et inattendu. Car à côté de sujets plutôt pointus, comme une étude de la géographie du sacré, la découverte du peuple africain des Sénoufos ou les pratiques thérapeutiques des sorciers, le lecteur se plongera avec un plaisir enfantin, voire régressif, dans des mondes familiers de son enfance : Cendrillon, le Petit Chaperon Rouge ou le Petit Poucet.

    La conteuse Isabelle Genlis nous parle d’Andersen et de La Petite Théière, une de ses histoires, sans doute pas la plus connue. La chroniqueuse en dévoile les secrets et les interprétations : "La vie ne tient qu’à un fil, qu’Andersen manipule en marionnettiste habile, en maître du genre."

    L’histoire de Cendrillon est non seulement également décortiquée par Bernadette Bricout, professeure de littérature orale à l’université Paris-Diderot, mais aussi reproduite dans la célèbre version de Charles Perrault. Un bon moyen de découvrir ou relire un texte fondamental de la littérature et voir autrement Cendrillon, "une vieille avant l’heure." Le Petit Chaperon Rouge, La Belle au Bois Dormant, Barbe Bleue (adaptée en 2009 pour la première par une femme, Catherine Breillat, comme nous le rappelle Jack Zipes), La Petite Sirène ou le Petit Poucet ont également droit à leur focus.

    Mais Contes & Légendes s’arrête aussi sur d’autres cultures et d’autres histoires, toujours en rapport avec la nature et les quêtes initiatiques : Le Conte du jeune Homme Saule et Kaguya Himé, la fille du coupeur de bambou (Japon), une légende amérindienne sur la légende des peaux (Canada), la recherche par un homme des arbres dans un monde où ils n’auraient pas existé (Vietnam) ou les contes enchantés des pays slaves.

    La Bretagne, terre mystérieuse aux légendes extrêmement riche est traitée, est également abordée par le musicien Gérard Lomenec’h qui s’intéresse à la place de la forêt. Les ethnologues Yvonne Verdier et Geneviève Massignon se posent quant à elle cette question : Que sont venues faire les filles perdues en forêt ?

    Les amateurs de contes, à l’origine de la fantasy moderne, seront dans cet élément avec cet hors-série de Contes & Légendes passionnant.

    Contes & Légendes, hors-série "Contes – La nature, une quête initiatique", janvier 2018

     

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  • Vivre et laisser mourir

    Lien permanent Catégories : =>Saison 9, Cours, études et pédagogie, Documents, Vidéos/cinéma/TV, [71] Café philo à la médiathèque : Penser la mort Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • Bac de philo : les sujets cette année, série par série

    arendt,merleau-ponty,machiavel,descartes

    Série L

    Sujet 1 : Nos convictions morales sont-elles fondées sur l'expérience ?

    Sujet 2 : Le désir est-il par nature illimité ?

    Sujet 3 : (Explication de texte) "Est-ce qu’il existe aucun fait qui soit indépendant de l’opinion et de l’interprétation ? Des générations d’historiens et de philosophes de l’histoire n’ont-elles pas démontré l’impossibilité de constater des faits sans les interpréter, puisque ceux-ci doivent d’abord être extraits d’un chaos de purs événements (et les principes du choix ne sont assurément pas des données de fait), puis être arrangés en une histoire qui ne peut être racontée que dans une certaine perspective, qui n’a rien à voir avec ce qui a eu lieu à l’origine ? Il ne fait pas de doute que ces difficultés, et bien d’autres encore, inhérentes aux sciences historiques, soient réelles, mais elles ne constituent pas une preuve contre l’existence de la matière factuelle, pas plus qu’elles ne peuvent servir de justification à l’effacement des lignes de démarcation entre le fait, l’opinion et l’interprétation, ni d’excuse à l’historien pour manipuler les faits comme il lui plaît. Même si nous admettons que chaque génération ait le droit d’écrire sa propre histoire, nous refusons d’admettre qu’elle ait le droit de remanier les faits en harmonie avec sa perspective propre ; nous n’admettons pas le droit de porter atteinte à la matière factuelle elle-même. Pour illustrer ce point, et nous excuser de ne pas pousser la question plus loin : durant les années vingt, Clemenceau, peu avant sa mort, se trouvait engagé dans une conversation amicale avec un représentant de la République de Weimar au sujet des responsabilités quant au déclenchement de la Première Guerre mondiale. On demanda à Clémenceau : "À votre avis, qu’est-ce que les historiens futurs penseront de ce problème embarrassant et controversé ?" Il répondit : "Ça, je n’en sais rien, mais ce dont je suis sûr, c’est qu’ils ne diront pas que la Belgique a envahi l’Allemagne." (Hannah Arendt, Vérité et politique)

    Série ES

    Sujet 1 : Savons-nous toujours ce que nous désirons ?

    Sujet 2 : Pourquoi avons-nous intérêt à étudier l'Histoire ?

    Sujet 3 : (Explication de texte) "Parce que nous savons que l’erreur dépend de notre volonté, et que personne n’a la volonté de se tromper, on s’étonnera peut-être qu’il y ait de l’erreur en nos jugements. Mais il faut remarquer qu’il y a bien de la différence entre vouloir être trompé et vouloir donner son consentement à des opinions qui sont cause que nous nous trompons quelquefois. Car encore qu’il n’y ait personne qui veuille expressément se méprendre, il ne s’en trouve presque pas un qui ne veuille donner son consentement à des choses qu’il ne connaît pas distinctement : et même il arrive souvent que c’est le désir de connaître la vérité qui fait que ceux qui ne savent pas l’ordre qu’il faut tenir pour la rechercher manquent de la trouver et se trompent, à cause qu’il les incite à précipiter leurs jugements, et à prendre des choses pour vraies, desquelles ils n’ont pas assez de connaissance." (Descartes, Principes de la philosophie)

    Série S

    Sujet 1 : Travailler moins, est-ce vivre mieux ?

    Sujet 2 : Faut-il démontrer pour savoir ?

    Sujet 3 : (Explication de texte) "Je n’ignore pas que beaucoup ont pensé et pensent encore que les choses du monde sont gouvernées par Dieu et par la fortune, et que les hommes, malgré leur sagesse, ne peuvent les modifier, et n’y apporter même aucun remède. En conséquence de quoi, on pourrait penser qu’il ne vaut pas la peine de se fatiguer et qu’il faut laisser gouverner le destin. Cette opinion a eu, à notre époque, un certain crédit du fait des bouleversements que l’on a pu voir, et que l’on voit encore quotidiennement, et que personne n’aurait pu prédire. J’ai moi-même été tenté en certaines circonstances de penser de cette manière. Néanmoins, afin que notre libre arbitre ne soit pas complètement anéanti, j’estime que la fortune peut déterminer la moitié de nos actions mais que pour l’autre moitié les événements dépendent de nous. Je compare la fortune à l’un de ces fleuves dévastateurs qui, quand ils se mettent en colère, inondent les plaines, détruisent les arbres et les édifices, enlèvent la terre d’un endroit et la poussent vers un autre. Chacun fuit devant eux et tout le monde cède à la fureur des eaux sans pouvoir leur opposer la moindre résistance. Bien que les choses se déroulent ainsi, il n’en reste pas moins que les hommes ont la possibilité, pendant les périodes de calme, de se prémunir en préparant des abris et en bâtissant des digues de façon à ce que, si le niveau des eaux devient menaçant, celles-ci convergent vers des canaux et ne deviennent pas déchaînées et nuisibles. Il en va de même pour la fortune : elle montre toute sa puissance là où aucune vertu n’a été mobilisée pour lui résister et tourne ses assauts là où il n’y a ni abris ni digues pour la contenir." (Machiavel, Le Prince)

    Séries technologiques :

    Sujet 1 : Pour être juste, suffit-il d'obéir aux lois ?

    Sujet 2 : Pouvons-nous toujours justifier nos croyances ?

    Sujet 3 : (Explication de texte) "Même quand les peintres travaillent sur des objets réels, leur but n’est jamais d’évoquer l’objet même, mais de fabriquer sur la toile un spectacle qui se suffit. La distinction souvent faite entre le sujet du tableau et la manière du peintre n’est pas légitime parce que, pour l’expérience esthétique, tout le sujet est dans la manière dont le raisin, la pipe ou le paquet de tabac est constitué par le peintre sur la toile. Voulons-nous dire qu’en art la forme seule importe, et non ce qu’on dit ? Nullement. Nous voulons dire que la forme et le fond, ce qu’on dit et la manière dont on le dit ne sauraient exister à part. Nous nous bornons en somme à constater cette évidence que, si je peux me représenter d’une manière suffisante, d’après sa fonction, un objet ou un outil que je n’ai jamais vu, au moins dans ses traits généraux, par contre les meilleures analyses ne peuvent me donner le soupçon de ce qu’est une peinture dont je n’ai jamais vu aucun exemplaire. Il ne s’agit donc pas, en présence d’un tableau, de multiplier les références au sujet, à la circonstance historique, s’il en est une, qui est à l’origine du tableau." (Merleau-Ponty, Causeries)

     

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  • Quelques conseils, quelques heures avant le bac de philo

    819755-p4424075f-866x495.jpgChaque année, la philosophie ouvre officiellement le marathon du bac – ce sera, pour cette session, mercredi 15 juin à 8 heures, pour les séries S, ES, et L. Et comme chaque année, avec le stress et l’appréhension suscités par cette épreuve, les mêmes erreurs reviennent dans les copies. Le Monde Campus a demandé à Thomas Schauder, professeur de philosophie au lycée Jean-Prévost de Montivilliers (Seine-Maritime) de jouer au jeu des sept erreurs à absolument éviter dans votre copie.

    1 – Choisir le sujet « refuge »

    La première erreur est de se précipiter au moment de sélectionner son sujet parmi les trois proposés. Attention à ne pas « tomber » dans le « sujet refuge » explique-t-il, celui qui vous fait moins peur et sur lequel vous serez tenté de tirer à la ligne. Certains candidats choisissent par défaut l’explication de texte plutôt que la dissertation, car avoir une base les rassure...

    LA SUITE ICI...

     

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  • Engagement et philosophie

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  • L'ennui représente-t-il un danger ?

    untitled-article-1444730768-body-image-1444731244.jpgLe 16 août, trois ados américains tuaient un joggeur dans l’Oklahoma pour “tromper leur ennui”. Un fait divers inquiétant qui peut poser la question du danger de cet état d’âme, pourtant si familier.
    Le 20 août, trois adolescents américains étaient inculpés pour le meurtre d’un sportif originaire d’Australie, abattu par arme à feu alors qu’il faisait son footing dans la petite ville de Duncan (Oklahoma). Le fait divers, sinon banal du moins lointain, aurait pu ne jamais traverser les frontières américaines. C’était sans compter le motif du meurtre: aux policiers qui les ont interrogés à ce sujet, les ados ont affirmé avoir tué “par ennui”. Le 21 août, le mot “ennui” s’étalait dans toute la presse internationale, sans plus d’explications.

    Serait-il possible, comme ces ados l’affirment, de tuer par ennui ? Le meurtre ne serait-il, alors, qu’un divertissement, un moyen comme un autre de mettre un peu de piment dans un morne quotidien ?

    LA SUITE ICI...

     

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  • Vaillant : le rire moderne

    honor-daumier-deux-acteurs-scne-de-comdie-1386526600_b.jpg"Le rire aristocratique restait à sa manière un rire communautaire (produit et consommé à l’intérieur d’un groupe social très homogène et uni par des liens de connivence très étroits). Au contraire, le rire de la France révolutionnée est désormais à la destination d’un public par définition hétéroclite et aléatoire. Il doit donc reposer sur un arsenal de mécanismes dont la simplicité et l’efficacité compenseront une moindre complicité entre les rieurs. Comme on le sait, les spécialistes expliquent généralement l’âge d’or du burlesque américain, à partir de la fin du XIXe siècle, par la nécessité de faire rire ensemble des publics formés d’immigrés qui, venus de toute l’Europe, ne partageaient ni la même langue ni la même culture, donc par la nécessité de revenir aux sources les plus élémentaires du comique. Même si la France du XIXe siècle est évidemment très loin d’une pareille hétérogénéité sociale, il n’empêche que la société post-révolutionnaire est infiniment plus ouverte que l’univers clos des salons aristocratiques. Dans le cadre de la société de consommation culturelle qui se met alors en place à destination du public et qui va progressivement générer son économie et ses industries, on se met à consommer le rire pour lui-même et pour le plaisir qu’il apporte, et non plus seulement pour l’usage qu’on pouvait en faire (par exemple, comme instrument de contestation ou de sociabilité). Dans cette culture du rire pour le rire (comme il y a, à la même époque, une esthétique de l’art pour l’art), ce sont les formes comiques les moins signifiantes qui sont désormais privilégiées, alors qu’elles étaient systématiquement dévalorisées dans la culture d’Ancien Régime. Dans le traitement comique de la langue, seuls les jeux sur le signifié (donc les mots d’esprit) étaient autorisés ; le XIXe siècle voit au contraire le triomphe du calembour, de l’à peu près et de toutes les manipulations ludiques du langage, qui sont les plus insignifiantes et psychologiquement les plus régressives. De même, la culture classique du comique était de nature fondamentalement satirique, la satire visant toujours, au bout du compte, à délivrer une leçon sérieuse. Au contraire, la forme canonique du rire moderne est la parodie, qui, omniprésente dans la culture du XIXe siècle, entraîne une carnavalisation systématique et permanente du monde et qui, dans la très grande majorité des cas, n’a pas d’autre visée que cet effet burlesque de carnavalisation. Les promoteurs de ce nouveau rire sont très logiquement les deux types d’instances dont la fonction même est de s’adresser à ce public anonyme et insaisissable qui caractérise le fonctionnement culturel de nos sociétés modernes : d’une part les professions du spectacle (théâtres du Boulevard, cafés-concerts, cabarets, etc.), d’autre part et surtout la presse. Le rire moderne est toujours, peu ou prou, un rire médiatique et l’univers multiforme de la presse (journaux politiques, organes de la petite presse, revues, etc.) a été, tout au long du XIXe siècle, le principal vecteur de la culture comique. Selon un cliché de l’époque, le journal a d’ailleurs pris la succession du salon d’Ancien Régime ; il entretient, en la démocratisant, la tradition de l’esprit aristocratique. De surcroît, il ne faut pas oublier que, au moins jusqu’en 1870 (fin du Second Empire) ou plutôt jusqu’en 1881 (date de la grande loi républicaine sur la liberté de la presse), la liberté d’expression est encore réprimée. Le rire envahit d’autant plus généreusement l’espace du journal que ce dernier est strictement contrôlé dans sa double mission d’information et de discussion. On rit dans la presse à défaut de parler sérieusement de politique. Et, souvent aussi, on rit pour en parler à mots couverts. Le rire n’a donc rien perdu de sa fonction de contestation idéologique. Celle-ci est au contraire considérablement amplifiée : d’une part parce qu’il existe désormais une vie parlementaire et gouvernementale qui peut donner matière à débat, d’autre part parce que ce rire contestataire bénéficie de la force de frappe médiatique de la presse
    moderne."

    Alain Vaillant, extrait des actes du colloque sur le rire (2009)

     

    Lien permanent Catégories : =>Saison 7, Cours, études et pédagogie, Documents, [56] "Peut-on rire de tout?" Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • "La Philosophie au Comptoir" - Épisode 6 - "Faut-il trouver un sens a chaque chose ?"

    466963595.jpgLa Philosophie au Comptoir, proposée par Claire Durand et Bruno Chiron, avec Pascal Weber à la réalisation

    Episode 6 : "Faut-il trouver un sens à chaque chose?" (diffusée le 30 juin 2014 sur C2L, basée sur le café philosophique de Montargis du 9 mai 2014)

    "Faut-il trouver un sens à chaque chose ?" Se poser une telle question c'est déjà apporter une partie de la réponse ; c'est admettre que ce questionnement a un sens. En vertu de quoi devrions-nous trouver un sens à chaque chose ? Et quelles sont ces "choses" ? A contrario, que signifierait ne pas en trouver ? Puis-je être dans ma vie comme détachée de toute explication qui me dépasserait ? Par ailleurs, une philosophie de vie et une philosophie pratique seraient-elles viables si l'on choisissait de n'assigner aucun sens aux choses ? 

    Lien permanent Catégories : "La Philosophie au Comptoir", =>Saison 5, Cours, études et pédagogie, Documents, Radio, [41] "Faut-il trouver un sens à chaque chose?" Imprimer 0 commentaire Pin it!
  • "la Philosophie au Comptoir" - épisode 5 - "Qu'est-ce qu'une vie réussie ?"

    466963595.jpgLa Philosophie au Comptoir, proposée par Claire Durand et Bruno Chiron, avec Pascal Weber à la réalisation

    Episode 5 : "Qu'est-ce qu'une vie réussie ?" (diffusée le 26 mai 2014 sur C2L, basée sur le café philosophique de Montargis du 28 juin 2013)

     "Parle-t-on de réussir sa vie ou de réussir dans la vie ?" Il s’agit d’une nuance de taille, tant la réussite sociale et professionnelle prend souvent le pas sur la poursuite de notre réussite en tant qu’hommes et femmes de raison. Or, il apparaît que réussir sa vie est possible malgré une carrière professionnelle modeste. Il y a une prétention à prétendre que l’on a réussi sa vie ou que l’on réussit sa vie.

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  • "La Philosophie au Comptoir" - épisode 4 - "Manipulation dans le couple"

    466963595.jpgLa Philosophie au Comptoir, proposée par Claire Durand et Bruno Chiron, avec Pascal Weber à la réalisation

    Episode 4 : "Manipulation dans le couple", avec la participation de Catherine Armessen (diffusée le 28 avril 2014 sur C2L, basée sur le café philosophique de Montargis du 7 juin 2013)

    Commence définir un manipulateur et ce que sont les facteurs qui permettent de définir la manipulation domestique ? Des spécialistes ont dressés une typologie du comportement de ces personnes – autant des hommes que des femmes... Trente caractéristiques peuvent définir ces manipulateurs. Conventionnellement, lorsqu’une dizaine de ces caractéristiques apparaissent chez un individu, ce dernier peut être qualifié de manipulateur. Ce dernier se définit comme une personne d’une grande intelligence capable, en usant tour à tour de la flatterie, de l’humiliation, de la remise en cause de la personne en face d’elle et de la violence (qu’elle soit verbale ou physique) de corseter et de contraindre son ou sa partenaire.

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