Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

=>Saison 4 - Page 8

  • ALAIN BASHUNG : "VERTIGE DE L'AMOUR"

     Lien externe

     

    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Documents, Musique, Vidéos/cinéma/TV, [32] "L'amour peut-il se passer de normes?" Imprimer
  • "SONGE D'UNE NUIT D’ÉTÉ" DE SHAKESPEARE : LORSQUE LA PUBLICITÉ PARLE D'AMOUR

    Lien externe

     

    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Documents, Publicités, Vidéos/cinéma/TV, [32] "L'amour peut-il se passer de normes?" Imprimer
  • FERDINAND ALQUIÉ : AIMER UN AUTRE QUE NOUS-MÊME ?

    "Peut-on dire [...] que la passion nous permette d'aimer un autre être que nous ? Il n'en est rien et, en aimant le passé, nous n'aimons que notre propre passé, seul objet de nos souvenirs. On ne saurait aimer le passé d'autrui ; par contre, l'amour peut se porter vers son avenir, et il le doit car, aimer vraiment, c'est vouloir le bien de l'être qu'on aime et l'on nepeut vouloir ce bien que dans le futur.

    amourTout amour passion, tout amour du passé, est donc illusion d'amour et, en fait, amour de soi-même. Il est désir de se retrouver, et non de se perdre ; d'assimiler autrui, et non de se donner à lui ; il est infantile, possessif et cruel, analogue à l'amour éprouvé pour la nourriture que l'on dévore et que l'on détruit en l'incorporant à soi-même. L'amour action suppose au contraire l'oubli de soi, et de ce que l'on fut ; il implique l'effort pour améliorer l'avenir de celui que l'on aime. Et si souvent l'aveuglement, et l'on ne sait quelle complaisance pour nos caprices nous font désirer d'être passionnément aimés, il n'en reste pas moins que celui qui est aimé ainsi sait confusément qu'il n'est pas l'objet véritable de l'amour qu'on lui porte ; il devine qu'il n'est que l'occasion, pour celui qui l'aime, d'évoquer quelque souvenir, et donc de s'aimer lui-même. A cette tristesse chez l'aimé correspond chez l'aimant quelque désespoir, car le passionné sent bien que sa conscience ne peut parvenir à sortir de soi, à atteindre une extériorité, à s'attacher à une autre personne.

    Ainsi s'explique que l'inconstance des passions coïncide souvent avec leur violence. La violence de la passion vient de ce que sa source est l'égoïsme, sentiment d'une grande force, et souffrant mal les obstacles. L'inconstance de la passion vient de ce que l'objet vers lequel elle se porte n'est jamais que symbolique et accidentel : en son essence, l'amour passion est un amour abstrait. Tiré du passé de l'amant, il peut convenir à tout ce qui, dans le présent, évoque ce passé, apparaît comme son image. Aussi le passionné aime-t-il, non l'être réel et présent qu'il dit aimer, mais ce qu'il symbolise. Dans les cas de demi-lucidité, il aime cette recherche même du passé dans le présent : il aime alors l'amour, ce qui n'est pas aimer."

    Ferdinand Alquié, Le désir d'Éternité (1943)


    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Compilation de textes, Documents, Livres, [32] "L'amour peut-il se passer de normes?" Imprimer
  • FERDINAND ALQUIÉ : LES LIENS ENTRE L'AMOUR ET LE PASSÉ

    "Nul texte ne met mieux en lumière les liens qui unissent l'amour au passé que Sylvie de Gérard de Nerval. Au début de ce récit, Nerval nous fait part de son amour pour une actrice, Aurélie. Sortant d'une représentation où il est allé pour la voir, il se rend dans un cercle et, feuilletant un journal, y trouve une rubrique: "Fête du bouquet provincial", qui éveille en lui le souvenir de sa province. Ce souvenir le hante toute la nuit. Il se voit à une fête de village avec son amie Sylvie. Mais ce jour-là vint Adrienne, la petite fille des châtelains. Comme l'actrice, elle chanta, et devant un public. Comme l'actrice, elle était lointaine, refusée, parée, illuminée par les rayons de la lune comme par lès feux de la rampe... Et ce souvenir suffit à éclairer l'amour pour la cantatrice: "Tout m'était expliqué par ce souvenir à demi rêvé. Cet amour vague et sans espoir, conçu pour une femme de théâtre, qui, tous les soirs, me prenait à l'heure du spectacle pour ne me quitter qu'à l'heure du sommeil, avait son germe dans le souvenir d'Adrienne, fleur de la nuit éclose à la pâle clarté de la lune, fantôme rose et blond glissant sur l'herbe verte à demi baignée de blanches vapeurs."

    eros_pysche_cover.jpgDès lors Gérard de Nerval ne sait plus s'il aime Adrienne ou Aurélie. Sa passion oscille entre elles. Et comme si l'amour pour l'actrice, se sentant menacé par le souvenir d'Adrienne qui, le ramenant à sa source, risque de le détruire et de le dissiper, tentait, pour se sauver, d'identifier les deux images, Nerval se demande si Aurélie ne serait pas Adrienne. La passion est refus du temps: elle semble pressentir ici que la connaissance du temps sera sa perte. Elle affirme donc que le passé est présent encore, que l'actrice est la châtelaine. Mais la passion ne saurait triompher de la vérité. Gérard de Nerval amène Aurélie devant le château d'Adrienne, nulle émotion ne paraît en elle. Alors il lui raconte tout, lui dit "la source de cet amour entrevu dans les nuits, rêvé plus tard, réalisé en elle". Et Aurélie comprend et fait comprendre à Gérard de Nerval qu'il n'aime en elle que son passé.

    Ainsi le rêve des passions est vaincu par la connaissance des vérités temporelles. On comprend par là ce que sont l'erreur et l'inconscience passionnelles : la passion méconnaît le temps comme tel. Par elle, nous refusons de prendre conscience de ce que sera le futur, des conséquences de nos actions, de la réaction de nos tendances dans l'avenir. La passion se distingue ainsi de la volonté. Le volontaire parvient à se penser avec vérité dans le futur, il connaît assez ses tendances, leur profondeur et leur durée, pour savoir ce qui, plus tard, lui donnera le bonheur. Mais le passionné échoue en ses prévisions, il s'abuse sur lui-même... Par la passion, nous refusons aussi de connaître ce qu'est le présent. Les objets que la vie nous offre ne sont pour nous que des occasions de nous souvenir, ils deviennent les symboles de notre passé. Par là, ils se parent d'un prestige qui n'est pas le leur; par contre, nous refusons de percevoir ce qu'ils sont en eux-mêmes, de saisir la réalité des êtres qui, véritablement, sont là. Par la passion enfin, nous refusons de penser le passé comme tel, c'est-à-dire comme ce qui n'est plus. Nous affirmons qu'il n'est pas mort, qu'il nous est possible de le retrouver, nous le croyons présent encore. Par là, la passion est folie. Et c'est bien à la folie en effet que sera conduit Gérard de Nerval lorsque, renonçant à la précision des souvenirs qui rendent au passé ce qui lui appartient, il verra en Aurélie non ce qu'elle est, mais tout ce que son enfance a rêvé...

    Ici l'amour refuse le temps, affirme que le passé n'est pas mort, que l'absent est présent; il se trompe d'objet, se montre incapable de saisir les êtres dans leur actuelle particularité, dans leur essence individuelle. Il se souvient en croyant percevoir, il confond, il se berce de rêve, il forge la chimère de l'éternité".

    Ferdinand Alquié, Le désir d'Éternité (1943)

     

    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Compilation de textes, Documents, Livres, [32] "L'amour peut-il se passer de normes?" Imprimer
  • GERARD DE NERVAL : "SYLVIE"

    "Tout m'était expliqué par ce souvenir à demi rêvé. Cet amour vague et sans espoir, conçu pour une femme de théâtre, qui tous les soirs me prenait à l'heure du spectacle, pour ne me quitter qu'à l'heure du sommeil, avait son germe dans le souvenir d'Adrienne, fleur de la nuit éclose à la pâle clarté de la lune, fantôme rose et blond glissant sur l'herbe verte à demi baignée de blanches vapeurs. − La ressemblance d'une figure oubliée depuis des années se dessinait désormais avec une netteté singulière; c'était un crayon estompé par le temps qui se faisait peinture, comme ces vieux croquis de maîtres admirés dans un musée, dont on retrouve ailleurs l'original éblouissant.

    220px-Félix_Nadar_1820-1910_portraits_Gérard_de_Nerval.jpgAimer une religieuse sous la forme d'une actrice !... et si c'était la même ! − Il y a de quoi devenir fou ! c'est un entraînement fatal où l'inconnu vous attire comme le feu follet fuyant sur les joncs d'une eau morte... Reprenons pied sur le réel.

    Et Sylvie que j'aimais tant, pourquoi l'ai-je oubliée depuis trois ans ?... C'était une bien jolie fille, et la plus belle de Loisy !

    Elle existe, elle, bonne et pure de cœur sans doute. Je revois sa fenêtre où le pampre s'enlace au rosier, la cage de fauvettes suspendue à gauche; j'entends le bruit de ses fuseaux sonores et sa chanson favorite :

    La belle était assise 

    Près du ruisseau coulant...

    Elle m'attend encore... Qui l'aurait épousée ? elle est si pauvre !"

    Gérard de Nerval, Sylvie (1854)

    Texte intégral sur ce lien


    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Compilation de textes, Documents, Livres, [32] "L'amour peut-il se passer de normes?" Imprimer
  • SANS COMMENTAIRE

    benetton.jpg

    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Documents, Peintures/Photos/BD, Publicités, Sans commentaires, [32] "L'amour peut-il se passer de normes?" Imprimer
  • ALAIN : QU'EST-CE-QUE L'AMOUR ?

    Couple_Rodin.jpg"Tout amour est de quelque chose que l'on n'a pas en soi. Aimer, c'est trouver sa richesse hors de soi, je dis sa richesse intime, non sa parure ; et comme c'est de soi qu'on aime, ce n'est pas soi qu'on peut aimer. On aime l'image de soi que se font les autres, en ce sens que cette image, si elle est aimable, rend la société agréable et sûre. Mais cette image n'est point moi ; aucun objet, aucune chose n'est moi. [...] Là-dessus aucune parure ne tient. Ce que je fais, cela seul est de moi ; mais en moi il n'en reste rien ; compter sur l'habitude et sur le talent c'est compter sur les autres ; il ne reste en moi que le courage ; mais encore faut-il le faire et le porter ; dès qu’il est objet, dès qu'on voudrait l'aimer, il n'est plus. Si le souvenir console un peu, il est une charge aussi, s'il est beau. J’ai pensé souvent à ce musicien qui, après quelques oeuvres de grande beauté, ne trouva plus rien de bon ; sans doute mit-il tout son génie à se condamner ; il mourut fou. Peut-être est-il sage de prendre un peu de vanité, mais sans s'y donner, comme on prend le soleil à sa porte."

    Alain, Éléments de Philosophie (1916)

     

    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Compilation de textes, Documents, Livres, [32] "L'amour peut-il se passer de normes?" Imprimer
  • "SEPT ANS DE RÉFLEXION"

     Lien externe

     

    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Documents, Vidéos/cinéma/TV, [32] "L'amour peut-il se passer de normes?" Imprimer
  • ALBERTO MORAVIA : LE JUGEMENT ET LA MORT DE L'AMOUR

    amants-diaboliques-42-01-g.jpg"Durant les deux premières années de mon mariage, mes rapports avec ma femme furent, je puis aujourd'hui l'affirmer, parfaits. Je veux dire que pendant ces deux années l'accord complet et profond de nos sens s'accompagnait de cet obscurcissement ou, si l'on préfère, de ce silence de l'esprit qui, en de telles circonstances, suspend toute critique et s'en remet à l'amour seul pour juger la personne aimée. Emilia me semblait absolument sans défauts et je crois que je paraissais tel à ses yeux. Ou peut-être voyais-je des défauts et voyait-elle les miens, mais, par une transmutation mystérieuse due à l'amour, ils nous semblaient à tous deux non seulement pardonnables mais en quelque sorte aimables, comme si au lieu de défauts ils eussent été des qualités d'un genre particulier. Bref, nous ne nous jugions pas : nous nous aimions. L'objet de ce récit est de raconter comment, alors que je continuais à l'aimer et à ne pas la juger, Emilia au contraire découvrit ou crut découvrir certains de mes défauts, me jugea et, en conséquence, cessa de m'aimer.

    Plus on est heureux et moins on prête d'attention à son bonheur".

    Alberto Moravia, Le Mépris (1954)

    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Compilation de textes, Documents, [32] "L'amour peut-il se passer de normes?" Imprimer
  • "LE DERNIER TANGO A PARIS"

     Lien externe


    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Documents, Vidéos/cinéma/TV, [32] "L'amour peut-il se passer de normes?" Imprimer
  • SERGE & CHARLOTTE GAINSBOURG : "LEMON INCEST"

    Lien externe

     

    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Documents, Musique, Vidéos/cinéma/TV, [32] "L'amour peut-il se passer de normes?" Imprimer
  • PLATON : LA NATURE DU DÉMON DE L'AMOUR

    "- Le jour où naquit Aphrodite, les dieux banquetaient. Avec eux tous il y avait le fils de Mètis, Poros. Après le dîner, Pénia était venue mendier, ce qui est naturel un jour de fête, et elle se tenait près de la porte. Poros qui s'était enivré de nectar (car le vin n'existait pas encore) entra dans le jardin de Zeus, et tout alourdi s'endormit. Pénia, dans sa pénurie, eut l'idée d'avoir un enfant de Poros : elle se coucha près de lui, et fut enceinte de l'Amour . Voilà pourquoi l'Amour est devenu le compagnon d'Aphrodite et son serviteur ; engendré lors des fêtes de la naissance de celle-ci, il est naturellement amoureux du beau - et Aphrodite est belle.

    amour,platonÉtant donc fils de Poros et de Pénia, l'Amour se trouve dans cette condition : d'abord, il est toujours pauvre, et loin d'être délicat et beau comme le croient la plupart, il est rude au contraire, il est dur, il va pieds nus, il est sans gîte, il couche toujours par terre, sur la dure, il dort à la belle étoile près des portes et sur les chemins, car il tient de sa mère, et il est toujours dans le besoin. D'autre part, à l'exemple de son père, il est à l'affût de ce qui est beau et de ce qui est bon, il est viril, résolu, ardent, c'est un chasseur de premier ordre, il ne cesse d'inventer des ruses; il est désireux du savoir et sait trouver les passages qui y mènent, il emploie à philosopher tout le temps de sa vie, il est merveilleux sorcier, et magicien, et sophiste. Ajoutons qu'il n'est, par nature, ni immortel ni mortel. Dans la même journée tantôt il fleurit et il vit, tantôt il meurt; puis il revit quand passent en lui les ressources qu'il doit à la nature de son père, mais ce qui passe en lui sans cesse lui échappe ; aussi l'Amour n'est-il jamais ni dans l'indigence ni dans l'opulence.

    D'autre part il se tient entre le savoir et l'ignorance, et voici ce qu'il en est : aucun dieu ne s'occupe à philosopher et ne désire devenir savant, car il l'est. Et d'une manière générale si l'on est savant on ne philosophe pas; mais les ignorants eux non plus ne philosophent pas, et ne désirent pas devenir savants. C'est là justement ce qu'il y a de fâcheux dans l'ignorance: on n'est ni beau, ni bon, ni intelligent, et pourtant on croit l'être assez. On ne désire pas une chose quand on ne croit pas qu'elle vous manque.

    - Qui sont donc, Diotime, demandai-je, ceux qui philosophent, s'ils ne sont ni les savants ni les ignorants ?

    - C'est très clair, dit-elle ; même un enfant le verrait dès maintenant : ceux qui se trouvent entre les deux, et l'Amour doit en faire partie. La science, en effet, compte parmi les choses les plus belles; or l'Amour est amour du beau; il est donc nécessaire que l'Amour soit philosophe et, comme il est philosophe, qu'il tienne le milieu entre le savant et l'ignorant. La cause de cela même est dans son origine, car il est né d'un père savant et plein de ressources, et d'une mère dépourvue de science comme de ressources. Telle est, mon cher Socrate, la nature de ce démon."

    Platon, Le Banquet, 203b-204b (v. 380 av. JC)


    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Compilation de textes, Documents, Livres, [32] "L'amour peut-il se passer de normes?" Imprimer
  • DAVID BOWIE : "HEROES"

    Lien externe


    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Documents, Musique, Vidéos/cinéma/TV, [32] "L'amour peut-il se passer de normes?" Imprimer
  • SYLVIANE AGACINSKI : "CORPS EN MIETTES" (EXTRAITS)

    organe.jpg"Au-delà d'une compassion qui peut nous tromper, ce qui nous empêche d'interroger réellement l'usage du corps d'autrui est notre attachement à la liberté individuelle : pourquoi faire obstacle à la liberté des femmes et à la volonté des parents ? (Vous l'avez peut-être remarqué : on est parent, de nos jours, avant d'avoir des enfants, par l'effet magique d'une intention). On se réclame d'une vision libérale et individualiste de la liberté, pour poser toujours la même question : « Pourquoi interdire ? », comme s'il s'agissait de permettre à chacun de vivre comme il l'entend, et comme si, d'un autre côté, la dignité d'autrui ne comptait pour rien. En réalité, en attendant des médecins et des tiers les moyens d'avoir des enfants, on a déjà abandonné la perspective libérale pour exprimer une demande d'assistance marquée du sceau de la créance. Quant à la prétendue liberté des femmes qui « souhaitent » louer leur utérus, comme certains osent l'écrire, elle me paraît à peu près aussi précieuse à sauvegarder que celle des jeunes Indiens qui mettent une petite annonce dans le journal pour vendre un de leurs reins. La question n'est donc pas de savoir si l'on doit empêcher des hommes et des femmes de procréer, ce qu'ils ont toujours fait sans rien demander à personne, mais de demander comment, avec le corps de qui, la médecine est censée répondre au désir d'enfant.

    Prenons la peine de déplacer le regard de l'autre côté, du côté de ceux qui sont sollicités pour donner ou vendre des parcelles de leur corps ou de leur vie. Du côté de l'enfant aussi, cet enfant sans prix, mais dont le tarif s'affiche ouvertement sur les dépliants et les sites Internet des cliniques californiennes, et qui devra assumer d'être né de parents en miettes, mère partielle d'un côté et "paillettes congelées" de l'autre."

    Sylviane Agacinski, Corps en Miettes (2009)

     
    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Compilation de textes, Documents, Livres, [31] "Puis-je faire ce que je veux de mon corps?" Imprimer
  • MOZART : "COSI FAN TUTTE"

    Liens externes


    Lien permanent Catégories : =>Saison 4, Documents, Musique, Vidéos/cinéma/TV, [32] "L'amour peut-il se passer de normes?" Imprimer