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Quelques news en philo mais pas que - Page 4

  • Mort d'André Glucksmann

    825065-portrait-culture.jpgLe philosophe André Glucksmann est mort dans la nuit de lundi à mardi, à l’âge de 78 ans. Ancien assistant de Raymond Aron à la Sorbonne, proche de Jean-Paul Sartre, André Glucksmann faisait partie, avec Bernard-Henri Lévy, du mouvement des «nouveaux philosophes». Militant de la démocratie et des droits de l'homme, il avait plaidé pour les «boat people» face à Valery Giscard d'Estaing, et, plus récemment, avait pris position pour un meilleur traitement des Roms en France. Il a toujours pris fait et cause contre toutes les formes de totalitarisme. Il a soutenu notamment l’intervention contre la Serbie au moment de la guerre du Kosovo en 1999.

    Philosophe antitotalitaire après avoir été proche des «maos» français, André Glucksmann, né le 19 juin 1937, avait rompu spectaculairement avec le marxisme en 1975 en publiant La cuisinière et le mangeur d’homme. Il avait, en 2007, soutenu Nicolas Sarkozy, avant de se raviser et de faire son autocritique. Ancien militant maoïste, puis défenseur des dissidents d’Europe de l’Est et du peuple tchétchène, il avait alors été rangé parmi les néoconservateurs français...

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  • Décès de René Girard

    Nous publions hier sur ce site un texte de René Girard au sujet de la vengeance. Par un étrange et triste hasard, nous apprenons aujourd'hui le décès de ce philosophe internationalement reconnu.

    Le journal Libération revient sur la carrière de l'académicien. 

    Le philosophe et académicien français René Girard est décédé mercredi à l'âge de 91 ans aux Etats-Unis.

    L’académicien René Girard est mort
    Il était surnommé «le nouveau Darwin des sciences humaines». Le philosophe et académicien français René Girard est décédé mercredi à l’âge de 91 ans aux Etats-Unis, a annoncé l’université de Stanford où il a longtemps enseigné.

    "Le renommé professeur français de Stanford, l’un des 40 immortels de la prestigieuse Académie française, est décédé à son domicile de Stanford mercredi des suites d’une longue maladie», a indiqué l’université californienne dans un communiqué...

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  • Tout est pardonné

    tout est pardonné.png

     

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  • Le café philosophique de Montargis représenté au festival "42 heures pour un court"

    b57c3745bfb86d0babfc274422adca74.pngLe dimanche 25 octobre, le café philosophique de Montargis sera représenté, en la personne de Bruno Chiron, dans le jury du festival "42 heures pour un court", à Montargis. 

    Cette manifestation en est à sa neuvième édition. Le principe de "42 heures pour un court" (Triathlon vidéo de Montargis) est de réaliser et monter un court-métrage (de 6 à 8 minutes hors génériques) en 42 heures. Le film produit sera une œuvre originale (documentaire, art vidéo, narration, fiction, expérimental, animation, etc.) en respectant les contraintes imposées.

    Cette année, dix équipes participent cette année avec, comme tous les ans, une contrainte de lieu et un sujet au choix à traiter parmi quatre faits de société : le mariage pour tous, le recul de l'âge de la retraite, le harcèlement moral au travail et l'économie partagée (covoiturage, couchsurfing, etc.).

    La projection des courts-métrages en compétition aura lieu le dimanche 25 octobre à 15 heurs au Tivoli de Montargis. Voir ce lien pour en savoir plus sur le jury de cette édition

    Bonne chance aux équipes sont en plein travail depuis le vendredi 23 octobre 2015, 19 heures.

    Art & Culture Montargis : 42 heures pour un Court

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  • Coup de projecteur du café philo : Voltaire en BD

    couv-products-115736.pngAprès une dizaine d'année de travail, et après avoir abandonné le projet plusieurs fois, Régis Bezannier est le créateur d'une adaptation en bande dessinée de Candide ou l'optimisme, de Voltaire.

    L'illustrateur a voulu d'abord travailler avec un scénariste prestigieux (et combien !) mais surtout, son objectif est de rendre ce texte plus attractif a un public qui pourrait être réfractaire à ce genre de lecture (ce fut le cas pour le dessinateur au moment de l'étudier au lycée).

    Le texte quasi intégral du fameux représentant du siècle des lumières trouve une nouvelle jeunesse en BD, grâce à un dessin en noir et blanc à la fois "sobre, doux et subtil." (Magazine Virgule).

    Cette bande dessinée est uniquement disponible en auto-édition (papier ou numérique) sur le site Thebookedition .com

    Régis Bezannier et Voltaire, Candide, éd. Thebookedition, 2015, 134 p. 
    Thebookedition .com

     

     

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  • Sans commentaire

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  • "Sartre, l'amour est une lutte douloureuse et dangereuse"

     

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  • Migrants européens : l'avis de Michel Onfray

    "Il n'a pas honte, lui, franchement, il ferait mieux de rester caché", s'est exclamé le philosophe Michel Onfray sur BFMTV jeudi 3 septembre, citant le cinéaste Michel Audiard : "Les cons, ça ose tout, c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnaît. Il ferait mieux de rester chez lui."

    L'auteur de Cosmos (2015) a réagi aux propos tenus par son confrère Bernard-Henri Lévy sur la photo du petit syrien retrouvé mort sur une plage de Bodrum (Turquie) mercredi, qui a fait le tour du monde. 

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  • Réfugiés d'Europe : une histoire de responsabilités ?

    000_TS-Par8261499-530x371.jpg

    Un enfant mort, échoué sur une plage turque. Jeudi 3 septembre, une seule et même image s'affiche à la "une" de la presse européenne. Au Royaume-Uni, The Independant, The Guardian, The Times, The Daily Mail et même le tabloïd The Sun — qui avaient jusqu'ici adopté une ligne très dure envers les réfugiés sur la crise migratoire — ont tous choisi de publier l'image particulièrement choquante de ce bambin au visage tourné vers le sable, mort noyé après avoir tenté de rejoindre l'Europe...

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  • Le penseur allemand Jürgen Habermas juge l'accord grec "toxique"

    792807--.jpgDans un entretien au «Guardian», le philosophe et sociologue allemand Jürgen Habermas juge l'accord signé lundi entre la Grèce et ses créanciers «toxique», et se montre très critique vis-à-vis du gouvernement d'Angela Merkel.

    L’accord conclu lundi entre la Grèce et ses créanciers est «toxique». Dans un entretien au Guardian publié jeudi, le philosophe et sociologue allemand Jürgen Habermas, qui commente peu l’actualité politique, s’attaque pêle-mêle à la gestion de la crise grecque et au gouvernement allemand. Selon lui, l’accord signé lundi, qui prévoit un nouveau plan d’aide pour la Grèce en échange de mesures d’austérité rejetées par le référendum du 5 juillet est "destructeur".

    Cet accord "contredit ouvertement les principes démocratiques de l’Union européenne» et n’a pas de sens d’un point de vue économique, juge le penseur, figure du mouvement étudiant allemand de la fin des années 1960. Il y voit un «mélange toxique entre des réformes structurelles nécessaires et des mesures néolibérales qui décourageront complètement un peuple grec déjà épuisé, et tuera dans l’œuf tout élan de croissance". "Forcer le gouvernement grec à donner son accord à un fonds de privatisation, économiquement discutable et éminemment symbolique, ne peut être compris que sous l’angle d’un châtiment décrété contre un gouvernement de gauche", analyse le philosophe, qui réclame une restructuration de la dette grecque...

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  • Au sujet de la dette grecque... Au VIe siècle avant JC

    solon_360x450.jpg"Après cela, il survint entre l’aristocratie et le peuple un conflit qui fut de longue durée. En effet, leur constitution était en tout point oligarchique ; et, en particulier, les pauvres étaient les esclaves des riches, aussi bien les hommes que les femmes et les enfants. On les appelait clients et hectémores (soumis au paiement du sixième) ; car c’était moyennant ce fermage des cinq sixièmes qu’ils travaillaient les terres des riches.

    Toute la terre était entre les mains de quelques-uns ; et, si les paysans ne s’acquittaient pas de leur fermage, on pouvait les emmener en captivité, eux et leurs enfants ; et les prêts, pour tous, étaient garantis par la personne du débiteur jusqu’à la venue de Solon, premier chef du parti populaire.

    Donc, ce qu’il y avait de plus pénible, de plus amer dans la constitution, c’était, pour le plus grand nombre, l’esclavage. Toutefois, les autres dispositions étaient aussi un sujet de mécontentement : car, pour ainsi dire, le peuple n’avait aucune part aux affaires... 

    Telle était l’organisation de la constitution ; le plus grand nombre était l’esclave de la minorité : aussi le peuple se souleva contre l’aristocratie. Comme le conflit était violent et que, depuis longtemps, ils se faisaient face les uns et les autres, d’un commun accord, on choisit Solon comme médiateur on lui donna pour mission de réformer la constitution, après qu’il eut écrit une élégie dont voici le début :

    "Je comprends ce qu’il en est et, dans mon cœur, je ressens de la douleur en voyant la plus vieille terre d’Ionie que l’on est en train d’assassiner."

    Dans cette élégie, il lutte et discute avec les deux partis dans l’intérêt de chacun d’eux et après cela, il les exhorte en commun à mettre fin à leur rivalité actuelle. Solon, par sa naissance et sa renommée, faisait partie des premiers de la cité, mais par sa fortune et son activité, il appartenait à la classe moyenne, comme les autres auteurs le reconnaissent et comme lui-même l’atteste dans le poème que voici, où il exhorte les riches à ne pas prendre plus que leur part :

    "Vous, apaisez dans votre poitrine la violence de votre cœur, vous qui en êtes arrivés au dégoût de nombreux biens, disposez à la modération votre esprit hautain : car nous n’obéirons pas et tout ne se conformera pas à vos désirs."

    Et, d’une façon générale, il rejette la responsabilité du conflit sur les riches…

    Placé à la tête des affaires, Solon libéra le peuple pour le présent et pour l’avenir en défendant de prendre pour gage la personne du débiteur ; il établit des lois, il annula les dettes tant privées que publiques, ce que l’on appelle du nom de "seisachtie" (levée du fardeau), voulant signifier par là que l’on s’était débarrassé de son fardeau."

    Aristote, Constitution d'Athènes (IVe s. av JC)

    Voir aussi ce lien : http://www.ouvroir.info/zinc/spip.php?article56

     

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  • APPRENDRE LA PHILOSOPHIE À L'ECOLE : UNE EXCEPTION FRANÇAISE ?

    o-BAC-PHILO-facebook.jpgLa philosophie est obligatoire au lycée en France, ce qui en fait un modèle remarquable, même s'il n'est pas unique.

    Ainsi, en Europe, ce choix n'a pas réellement d'équivalent comme le remarque la journaliste Annabelle Laurent dans un article paru dans Slate : "La France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal font partie  des quelques pays d'Europe où il est obligatoire d'étudier la philosophie au lycée. Si elle n'est pas pour autant absente des enseignements ailleurs, la rendre obligatoire, et dans le cas de la France la donner en épreuve du bac, c'est lui reconnaître une vraie mission éducative et exiger de tous les citoyens qu'ils soient confrontés, au moins quelques heures dans leur vie, à des questions philosophiques... Sans philo, dans la vie adulte tu n'entreras pas."

    Dans l'autres pays européens - la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Suède, ou la Suisse - l'apprentissage de la philosophie est optionnel. Commentaire de la journaliste : "On peut s'étonner que l'Allemagne et l'Angleterre n'aient pas accordé une place aussi importante que la France à la philosophie à l'école, étant donné leur apport pourtant considérable (Hobbes, Hume, Kant, Hegel, Nietzsche, etc, etc,) à la philosophie. L'explication réside dans la particularité de l'histoire française: la philosophie des Lumières a appuyé la constitution de l'Etat."

    Le modèle français n'est pas une exception comme le rappelle le site Defibac : "L'enseignement de la philosophie dans le monde s'est étendu sur les bases de ce modèle. C'est ainsi que dans les pays d'Amérique latine, d'Afrique et d'Europe de l'Est, qui sont pour la plupart sortis de systèmes dictatoriaux, la philosophie assure la sensibilisation des jeunes aux principes de liberté de la pensée. Son enseignement y est perçu comme un élément durable du processus de démocratisation."

    http://www.defibac.fr/l-enseignement-de-la-philosophie-dans-le-monde

    http://www.slate.fr/story/23119/pourquoi-la-france-tient-tant-la-philo

     

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  • LES SUJETS DE PHILOSOPHIE PROPOSÉS CETTE ANNÉE AU BAC

    tocqueville,cicéron,spinozaLes sujets du bac S

    - "Une œuvre d'art a-t-elle toujours un sens ?"

    - "La politique échappe-t-elle à une exigence de vérité ?"

    Les élèves ont aussi été invités à réfléchir sur un texte de Cicéron :

    "Comment peut-on prévoir un événement dépourvu de toute cause ou de tout  indice qui explique qu'il se produira ? Les éclipses du soleil et de la lune sont  annoncées avec beaucoup d'années d'anticipation par ceux qui étudient à l'aide de calculs les mouvements des astres. De fait, ils annoncent ce que la loi naturelle réalisera. Du mouvement invariable de la lune, ils déduisent à quel moment la lune, à l'opposé du soleil, entre dans l'ombre de la terre, qui est un cône de ténèbres, de telle sorte qu'elle s'obscurcit nécessairement. Ils savent aussi quand la même lune en passant sous le soleil et en s'intercalant entre lui et la terre, cache la lumière du soleil à nos yeux, et dans quel signe chaque planète se trouvera à tout moment, quels seront le lever ou le coucher journaliers des différentes constellations. Tu vois quels sont les raisonnements effectués par ceux qui prédisent ces événements.

    Ceux qui prédisent la découverte d'un trésor ou l'arrivée d'un héritage, sur quel indice se fondent-ils ? Ou bien, dans quelle loi naturelle se trouve-t-il que cela arrivera ? Et si ces faits et ceux du même genre sont soumis à pareille nécessité, quel est l'événement dont il faudra admettre qu'il arrive par accident ou par pur hasard ? En effet, rien n'est à ce point contraire à la régularité rationnelle que le hasard, au point que même un dieu ne possède pas à mes yeux le privilège de savoir ce qui se produira par hasard ou par accident. Car s'il le sait, l'événement arrivera certainement ; mais s'il se produit certainement, il n'y a plus de hasard ; or le hasard existe : par conséquent, il n'y a pas de prévision d'événements fortuits."

    Cicéron, De la divination (Ier siècle avant J.-C.)

    Les sujets du bac ES

    - "La conscience de l'individu n'est-elle que le reflet de la société à laquelle il appartient?"

    - "L'artiste donne-t-il quelque chose à comprendre ?"

    Le commentaire de texte porte sur un extrait de Spinoza :

    "Dans un Etat démocratique, des ordres absurdes ne sont guère à craindre, car il est presque impossible que la majorité d’une grande assemblée se mette d’accord sur une seule et même absurdité. Cela est peu à craindre, également, à raison du fondement et de la fin de la démocratie, qui n’est autre que de soustraire les hommes à la domination absurde de l’appétit et à les maintenir, autant qu’il est possible, dans les limites de la raison, pour qu’ils vivent dans la concorde et dans la paix. Ôté ce fondement, tout l’édifice s’écroule aisément. Au seul souverain, donc, il appartient d’y pourvoir ; aux sujets, il appartient d’exécuter ses commandements et de ne reconnaître comme droit que ce que le souverain déclare être le droit. Peut-être pensera-t-on que, par ce principe, nous faisons des sujets des esclaves ; on pense en effet que l’esclave est celui qui agit par commandement et l’homme libre celui qui agit selon son caprice. Cela cependant n’est pas absolument vrai ; car en réalité, celui qui est captif de son plaisir, incapable de voir et de faire ce qui lui est utile, est le plus grand des esclaves, et seul est libre celui qui vit, de toute son âme, sous la seule conduite de la raison."

    Baruch Spinoza, Traité théologico-politique (1670)

    Les sujets du bac L

    - "Respecter tout être vivant, est-ce un devoir moral ?"

    - "Suis-je ce que mon passé a fait de moi ?"

    Le commentaire de texte porte sur un extrait de Alexis de Tocqueville :

    "Les croyances dogmatiques sont plus ou moins nombreuses, suivant les temps. Elles naissent de différentes manières et peuvent changer de forme et d’objet ; mais on ne saurait faire qu’il n’y ait pas de croyances dogmatiques, c’est-à-dire d’opinions que les hommes reçoivent de confiance et sans les discuter. Si chacun entreprenait lui-même de former toutes ses opinions et de poursuivre isolément la vérité dans des chemins frayés par lui seul, il n’est pas probable qu’un grand nombre d’hommes dût jamais se réunir dans aucune croyance commune. 

    Or, il est facile de voir qu’il n’y a pas de société qui puisse prospérer sans croyances semblables, ou plutôt il n’y en a point qui subsistent ainsi ; car, sans idées communes, il n’y a pas d’action commune, et, sans action commune, il existe encore des hommes, mais non un corps social. Pour qu’il y ait société, et, à plus forte raison, pour que cette société prospère, il faut donc que tous les esprits des citoyens soient toujours rassemblés et tenus ensemble par quelques idées principales ; et cela ne saurait être, à moins que chacun d’eux ne vienne quelquefois puiser ses opinions à une même source et ne consente à recevoir un certain nombre de croyances toutes faites. 

    Si je considère maintenant l’homme à part, je trouve que les croyances dogmatiques ne lui sont pas moins indispensables pour vivre seul que pour agir en commun avec ses semblables."

    Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique (1840)

    Le café philosophique que l'un de nos derniers débats s'intéressait lui aussi à l'un des sujets proposés : "Suis-je ce que le passé fait de moi ?" Voir le compte-rendu de cette séance ici.

     

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"L'homme raisonnable est plus libre dans la cité où il vit sous la loi commune que dans la solitude où il n'obéit qu'à lui-même." [Baruch Spinoza]