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Aristote : Nature et mouvement

La nature doit donc être considérée comme un principe et une cause de mouvement et de repos, pour l'être où ce principe est primitivement et en soi, et non pas par simple accident. Voici ce que j'entends quand je dis que ce n'est pas par simple accident. Ainsi, il peut très bien se faire que quelqu'un qui est médecin se rende à lui-même la santé; cependant ce n'est pas en tant qu'il est guéri qu'il possède la science de la médecine ; et c'est un pur accident que le même individu soit tout ensemble et médecin et guéri. Aussi est-il possible que ces deux choses soient parfois séparées l'une de l'autre. Il en est de même pour tous les êtres que l'art peut faire. Il n'est pas un seul d'entre eux qui ait en soi le principe qui le fait ce qu'il est. Mais, pour les uns, ce principe est dans d'autres êtres, et il est extérieur, par exemple, une maison, et tout ce que pratique la main de l'homme. Pour les autres, ils ont bien en eux ce principe ; mais ils ne l'ont pas par leur essence, et ce sent tous ceux qui ne deviennent qu'accidentellement les causes de leur propre mouvement.

Aristote, Physique (IVe s. av. JC)

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