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Cendrillon de Perrault ou la rivalité fraternelle

"Devenu veuf, un homme riche se remarie avec une femme déjà mère de deux filles, aussi méchantes l’une que l’autre. Elles s’acharnent sur Cendrillon, jusqu’au jour où, lors d’un bal, le fils du roi tombe amoureux d’elle. Parmi les centaines de versions, dont celle des frères Grimm, celle de Perrault, avec sa fameuse pantoufle de verre, est la plus répandue.

Toute l’histoire est construite autour des angoisses et des espoirs qui forment l’essentiel de la rivalité fraternelle : avilie, Cendrillon est sacrifiée par sa belle-mère au profit de ses demi-sœurs. La rivalité entre femmes est ici à son comble – même si le fait qu’il s’agisse de demi-sœurs rend plus acceptables les humiliations subies par l’héroïne.

Tout au long du conte, les émotions de la jeune fille traduisent exactement ce que ressent un enfant en proie aux affres d’une rivalité pourtant « naturelle » et universelle. Si la situation de Cendrillon semble être poussée à l’extrême – elle est l’inférieure, la souillon –, elle correspond aux émotions de tout enfant dans une fratrie, et à ses sentiments envers ses parents. D’après l’auteur de la Psychanalyse des contes de fées, Bruno Bettelheim, vivre la belle-mère comme une figure terrifiante permet à l’enfant de faire face à ses fantasmes inconscients de haine et de dégoût envers ses propres parents, sans se sentir coupable."

http://www.psychologies.com/Culture/Savoirs/Litterature/Articles-et-dossiers/Ce-que-les-contes-nous-racontent/4

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