Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Kierkegaard : Liberté, déterminisme et désespoir

"Le déterministe, le fataliste sont des désespérés, qui ont perdu leur moi, parce qu'il n'y a plus pour eux que de la nécessité. C'est la même aventure qu'à ce roi mort de faim, parce que sa nourriture se changeait toute en or. La personnalité est une synthèse de possible et de nécessité. Sa durée dépend donc, comme la respiration, d'une alternance de souffle. Le moi du déterministe ne respire pas, car la nécessité pure est irrespirable et asphyxie bel et bien le moi. Le désespoir du fataliste, c'est, ayant perdu Dieu, d'avoir perdu son moi [...] Par suite, le culte du fataliste est au plus une interjection et, par essence, mutisme, soumission, impuissance de prier. Prier, c'est encore respirer, et le possible est au moi, comme à nos poumons l'oxygène."

Søren Kierkegaard, Traité du Désespoir (1849)

Lien permanent Catégories : =>Saison 9, Compilation de textes, Documents, Livres, [68] "Ma liberté est-elle en danger?" Imprimer

Les commentaires sont fermés.