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Que dirait le philosophe Paul Ricœur de son ancien assistant éditorial Emmanuel Macron ?

Macron doit se rappeler que, pour Ricœur, il y a une tension entre le souci de la réforme et l’exigence de la révolution.

"Etrange paradoxe dans lequel les sociétés avancées se trouvent aujourd’hui enfermées : d’une part, c’est pour survivre que les nations modernes doivent entrer dans la compétition technologique ; mais, dans cette mesure même, elles se livrent à l’action dissolvante exercée par la technologie devenue souveraine sur le noyau éthico-politique de ces sociétés. L’homme des sociétés industrielles avancées, placé au carrefour de l’économique et du politique, souffre de la contradiction entre la logique de l’industrialisation et la vieille rationalité relevant de l’expérience politique des peuples." (Paul Ricœur, Ethique et politique, Esprit, 1985.)

Si les relations entre Paul Ricœur et Michel Rocard, établies sur fond de protestantisme, mais aussi sur un sens de l’engagement intellectuel approfondi pour éclairer l’engagement politique, sont bien documentées, les relations entre Paul Ricœur et Emmanuel Macron restent moins connues, ce dernier revendiquant pourtant expressément cet héritage. Il ne craint pas de dire, par exemple: «C’est Ricœur qui m’a poussé à faire de la politique parce que lui-même ne l’avait pas fait». Il est bien difficile de déterminer si cette revendication est de l’ordre de l’instrumentalisation, de la stratégie de communication servant un facteur différenciant dans «l’offre politique» ou d’une référence fondatrice ayant trouvé dans Ricœur un «éducateur politique». La question est pourtant bien là: comment forme-t-on le politique?...

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