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La Rochefoucauld : Maximes

220px-François_de_La_Rochefoucauld.jpg[1] Ce que nous prenons pour des vertus n’est souvent qu’un assemblage de diverses actions et de divers intérêts, que la fortune ou notre industrie savent arranger ; et ce n’est pas toujours par valeur et par chasteté que les hommes sont vaillants, et que les femmes sont chastes.

[2] L’amour-propre est le plus grand de tous les flatteurs.

[3] Quelque découverte que l’on ait faite dans le pays de l’amour-propre, il y reste encore bien des terres inconnues.

[4] L’amour-propre est plus habile que le plus habile homme du monde.

[5] La durée de nos passions ne dépend pas plus de nous que la durée de notre vie.

[6] La passion fait souvent un fou du plus habile homme, et rend souvent les plus sots habiles.

[7] Ces grandes et éclatantes actions qui éblouissent les yeux sont représentées par les politiques comme les effets des grands desseins, au lieu que ce sont d’ordinaire les effets de l’humeur et des passions. Ainsi la guerre d’Auguste et d’Antoine, qu’on rapporte à l’ambition qu’ils avaient de se rendre maîtres du monde, n’était peut-être qu’un effet de jalousie.

François de La Rochefoucauld, Maximes et Réflexions morales (1664)

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"L'homme raisonnable est plus libre dans la cité où il vit sous la loi commune que dans la solitude où il n'obéit qu'à lui-même." [Baruch Spinoza]