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TRISTAN GARCIA : LE SPORT VU PAR UN PHILOSOPHE

Dans un beau recueil de nouvelles, Tristan Garcia jette un regard inédit sur le sport comme avant-garde de la mondialisation.

le-portugal-meritait-mieux-10712166rqkrj_2038.jpgTristan Garcia trace un chemin des plus singuliers dans le paysage littéraire français. On pourrait croire que ses livres ne se ressemblent pas, et pourtant. C’est le monde contemporain que chacun malaxe, découpe, met en scène : le politique et le communautarisme dans La Meilleure Part des hommes, les limites de l’espèce dans Mémoires de la jungle, notre devenir chose dans son essai philosophique Forme et objet – Un traité des choses, etc. Avec son nouveau texte, brillant, En l’absence de classement final, un recueil de nouvelles aussi mélancoliques que souvent grotesques, c’est au monde du sport à l’ère du libéralisme qu’il s’attaque, examinant à travers sportifs, entraîneurs, femmes de rugbymen ou penseurs critiques du sport l’individu aux prises paradoxales avec l’hyperindividualisation de notre temps.

Pourquoi le sport comme objet littéraire ?

Tristan Garcia – Il existe une littérature sportive que je n’aime pas, les poèmes de Montherlant par exemple. Il s’agit souvent d’une littérature de droite, d’une exaltation “antiquisante” d’un idéal du corps, d’une saine rivalité virile. Il en existe une autre, nostalgique des années 50, 60 ou 70, ce qui peut donner un livre de Philippe Delerm sur Paris- Roubaix ou, en bien, Jean Echenoz autour de Zatopek dans Courir, mais cela reste une littérature empreinte d’une représentation du sport d’avant… Mais d’avant quoi ? Généralement, d’avant le monde libéral. Un sport dont le modèle serait encore la camaraderie ou le sport communiste ou gaulliste, qui donnait à l’effort le sens d’une réalisation collective. Ce qui m’intéressait, au contraire, c’était d’écrire autour du sport dans le monde contemporain, libéral, où même les sports collectifs se sont transformés en sports individuels à plusieurs, ou les sportifs sont des hyperreprésentations de l’individu libéral, allant partout sur la planète, avec un sens de l’identité très flottant, un sens de la victoire et de la défaite très relatif.

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Source : Les Inrockuptibles


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