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Quelques news en philo mais pas que

  • Les sujets du bac de philo

    Série L : Littéraire

    Sujet 1 : La culture nous rend-elle plus humain ?
    Sujet 2 : Peut-on renoncer à la vérité ?
    Sujet 3 : Expliquer le texte extrait de l'ouvrage de Schopenhauer, Le monde comme volonté et comme représentation, 1818

    Série ES : Economique et sociale

    Sujet 1 : Toute vérité est-elle définitive ?
    Sujet 2 : Peut-on être insensible à l’art ?
    Sujet 3 : Expliquer le texte extrait de l'ouvrage de Durkheim, Les Formes élémentaires de la vie religieuse (1912)

    Série S : Scientifique 

    Sujet 1 : Le désir est-il la marque de notre imperfection ?
    Sujet 2 : Éprouver l’injustice, est-ce nécessaire pour savoir ce qui est juste ?
    Sujet 3 : Expliquer le texte extrait de l'ouvrage de Mill, Système de logique, 1843

    Séries Technologiques

    Sujet 1 : L’expérience peut-elle être trompeuse ?
    Sujet 2 : Peut-on maîtriser le développement technique ?
    Sujet 3 : Explication de texte de Montesquieu, De l’Esprit des lois (1748)

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  • Une pensée pour les lycéens qui passent le bac de philo ce matin

    Des millions de lycéens auront une boule à la gorge ce matin : les épreuves du bac démarrent ce lundi 18 juin avec l'épreuve de philosophie. 

    Bon courage à tous !

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  • Coup de projecteur sur les Simonnet

    Le café philo est heureux de faire un coup de projecteur sur les Simonnet, un couple d’artistes qui est invité par le prestigieux Château de Chamerolles du 23 mai au 16 septembre 2018. L’art contemporain vient rencontrer un lieu multiséculaire consacré à l’histoire du parfum.

    Les œuvres libres, joyeuses et exubérantes du couple Simonnet sont sublimées dans le cadre exceptionnel du château. Les formes fondamentales et modulaires se combinent pour créer des constructions étonnantes et aux possibilités infinies.

    Des rencontres privilégiées avec les artistes sont prévues les dimanches 3 juin, 15 juillet et 12 août de 15 h 00 à 16 h 30.

    Exposition Les Simonnet
    Château de Chamerolles, Chilleurs-aux-Bois
    En mai, juin et septembre, de 10H à 18H (fermé le mardi)
    et en juillet-août de 10H à 19H (tous les jours)

    http://www.chateauchamerolles.fr/evenements/exposition-simonnet
    https://lessimonnet.fr
    "Les Simonnet en pleine(s) forme(s)"

     

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  • Foucault : L'archéologue du savoir

    Philosophie Magazine a eu l’excellente idée de sortir un hors-série sur Michel Foucault. C’est l’occasion ou jamais de s’intéresser au philosophe français disparu en 1984 et dont le quatrième tome inédit de l’Histoire de la Sexualité sort en ce moment. Foucault reste l’un des Français contemporain le plus connu à l’étranger et aussi l’un des intellectuels les plus influents de ces cinquante dernières années. Il faut dire aussi que les apports de Michel Foucault ont largement dépassé le cercle des initiés, comme l’ont prouvé ses cours au Collège de France, prisés par un large public.

    Comment expliquer le succès de cet intellectuel hors-norme, aux idées et aux travaux d’une pertinence toujours très grande en 2018, alors même que les théories de son contemporain Jean-Paul Sartre sont largement critiquées.

    Sartre est du reste largement mentionné dans le hors-série de Philosophie Magazine. Une frise chronologique et comparative évoque les divergences et les rivalités de deux personnalités qui se sont affrontés, et dont l’un des paroxysmes fut la sortie de la Raison dialectique de Sartre en 1960 : "Magnifique et pathétique effort d’un homme du XIXe siècle pour penser le XXe siècle," étrille Foucault au sujet de l’ouvrage "hégélien" et "marxiste" de son confrère. Les événements de mai 68 permettent tout de même aux deux intellectuels de se rapprocher, sans pour autant que le fossé idéologique entre ces deux géants ne soit jamais comblé. Au cœur de cette rivalités, celui-ci fait figure de fossoyeur de l’existentialisme, au profit d’une "philosophie de l’histoire des sciences", comme l'analyse Frédéric Worms.

    Mais de quelles sciences parlons-nous au juste ?

    Lire la suite

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  • "L'amour peut-il se passer de norme ?"

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  • "L'envie"

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  • Enthoven : Anagrammes pour lire dans les pensées

    "Du grec anagramma,renversement de lettres’, l’anagramme est un mot formé à partir des lettres d’un autre mot, placées dans un sens différent." Voilà ce que rappellent les auteurs Raphaël Enthoven et Jacques Perry-Salkow dans l’étonnant et renversant ouvrage de philosophie Anagrammes pour lire dans les Pensées (éd. Actes Sud).

    L’art combinatoire est utilisé par le philosophe et le professeur pour cerner d’une autre manière concepts et auteurs philosophiques. Voilà un biais amusant, inventif et déculpabilisant pour entrer dans une matière parfois obscure. Jeux de mot, jeux de l’esprit : "L’anagramme, avec ses piquantes métamorphoses, se joue de nous, se joue d’un monde rempli d’apparences trompeuses et... prometteuses" dit Jacques Perry-Salkow en introduction – avec une première anagramme, par-dessus le marché.

    Quel autre domaine que la philosophie se prête le mieux aux anagrammes ? Comme le rappelle Raphaël Enthoven, "tout philosophe est un innocent de haute lutte, un résistant, un homme du soleil qui persiste à tenir pour énigmatique l’univers qui semble aller de soi." L’anagramme peut se voir comme une construction littéraire cryptée, où chaque mot peut être dévoilé par un autre qui lui donnerait une nouvelle clé de lecture.

    Concepts et auteurs philosophiques voient leurs mots anagrammés : "la matière" devient "ma réalité", "l’épreuve de philo du bac" peut se lire comme "l’approche bleue du vide", "le dépassement de soi" permet d’avoir "le monde à ses pieds", quant à ces comportements inconscients que sont "les actes manqués", ils "cassent le masque."

    Ouvrage d’éveil à la philosophie autant que recueil ludique, d’ouvrage de Raphaël Enthoven et Jacques Perry-Salkow ouvre des sas de réflexion : "Carpe diem" ? "Ça déprime" répond son anagramme. "Le baiser du soir" offrirait "la libido rassurée." "L’allégorie de la caverne de Platon" rend compte de ce qu’est "le réel vacant le long de la paroi."Quant à la sempiternelle question sur "l’avoir ou l’être", le renversement de lettres nous donne cette proposition lumineuse : "L’or ou la vérité."

    Les auteurs nous offrent aussi quelques anagrammes engagés. "Le sectarisme", "c’est la misère", "la solidarité" égale "droit d’asile", "le Front National" serait "l’entonnoir fatale", "le populisme" une "simple loupe", "le réchauffement climatique" "ce fuel qui tâche le firmament" et "Daesh" "Hadès."

    Les philosophes ont aussi droit à leur anagramme. "Monsieur Blaise Pascal" est "ce simple roseau si bancal", "Maître Lao-tseu" "l’âme artiste" et "Emil Cioran" est identifié à "l’acrimonie."

    Subtil, brillant, petit joyau philosophique et artistique, les auteurs osent des inventions audacieuses et miraculeuses. L’une des plus belles anagrammes de cet ouvrage s’empare d’une citation des Pensées de Blaise Pascal :"L’homme n’est qu’un roseau le plus faible de la nature mais un roseau pensant" devient "Où est l’homme traînant sa peur, auquel Pascal, frêle et usé, donna un sens sublime ?"

    Renversant.

    Raphaël Enthoven et Jacques Perry-Salkow, dessins de Chen Jiang-Hong,
    Anagrammes pour lire dans les Pensées, éd. Actes Sud, 2016, 155 p.

     

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  • La philosophe et psychanalyste Anne Dufourmantelle se noie en secourant des enfants

    La philosophe et psychanalyste Anne Dufourmantelle, 53 ans, s’est noyée vendredi après être allée porter secours à des enfants sur la plage de Pampelonne à Ramatuelle (Var), a appris l’AFP dimanche auprès de ses proches.

    "Grande philosophe, psychanalyste, elle nous aidait à vivre, à penser le monde d’aujourd’hui", a réagi la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, sur Twitter.

    «Elle était merveilleuse. Sa mort est un scandale», a twitté le philosophe Raphaël Enthoven.

    Anne Dufourmantelle avait publié de nombreux essais, dont Éloge du risque (2011), Intelligence du rêve (2012), Puissance de la douceur (2013) ou Défense du secret (2015)...

    La Suite ici...

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  • Guillaume Martin : "Mon directeur sportif est un philosophe grec"

    Dans sa chronique pour « Le Monde », le coureur, qui dispute le Tour de France, fait sienne la devise d’Epitecte : "Supporte et abstiens-toi."

    Déjà plus de deux semaines de course. J’avoue me sentir de plus en plus héros stoïcien au fil des jours. « Supporte et abstiens-toi », telle est actuellement ma devise, que je reprends au philosophe antique Epictète.

    Ce dernier est pour moi comme un directeur sportif : « Allez, mon petit, c’est dans la tête. La souffrance n’est rien. Il faut l’oublier, tout peut s’oublier (et s’oublie déjà). Je te rappelle que le vélo est un sport d’endurance : face à la douleur et à la fatigue, baisse la tête et fais le dos rond. T’auras l’air d’un coureur… »

    A mesure que le Tour avance et que la souffrance s’accroît, les envies et les tentations sont également de plus en plus présentes. Envie de farniente, de s’extraire de tout ce battage médiatique. Envie de retrouver ses proches. Envie de boire une bonne pinte (et plus si affinités). Envie de manger trop gras, trop salé, trop sucré… Envie de toutes ces choses frappées d’anathèmes depuis maintenant plusieurs mois.

    La suite ici, dans Le Monde

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  • Cycliste du tour de France et philosophe

    À quelques jours du Tour de France, Libération publie le portrait d’un coureur atypique de la Grande Boucle. Guillaume Martin, grimpeur normand de 24 ans de l’équipe belge Wanty-Groupe Gobert, peut en effet au mieux incarner l’image du "sportif intello", lui qui a signé il y a trois ans un mémoire de Master 2 en philosophie au sujet détonnant : Le sport moderne : une mise en application de la philosophie nietzschéenne ? Le journaliste Pierre Carrey consacre deux pages à ce sportif de haut niveau peu connu du grand public et qui semble incarner l’idéal du mens sana in corpore sano.

    L’ancien étudiant en philosophie à Nanterre, aujourd’hui coureur professionnel aux résultats encourageants (18e du dernier Dauphiné Libéré), fait bien mieux qu’endosser le rôle d’"intello du peloton" – un cliché utilisé il y a quelques décennies au sujet de Laurent Fignon, sous prétexte que le double vainqueur du Tour était titulaire d’un bac, aimait lire et… portait des lunettes. Guillaume Martin assume et revendique sa passion pour la philosophie : il cite Nietzsche, son auteur fétiche, pour parler du sport moderne, et en premier lieu du cyclisme professionnel. Comme le rapporte Pierre Carrey, au début du XXe siècle le sport est venu remplacer la religion après cette "mort de Dieu" proclamée par le "philosophe au marteau". Guillaume Martin considère que "La pensée de Nietzsche offre une nouvelle relation au corps et au sport, différente de l’héritage judéo-chrétien."

    Voilà donc l'auteur d'Ainsi parlait Zarathoustra convoqué pour permettre au sport de retrouver des "fondamentaux" sportifs, bien loin des travers connus des compétitions modernes (professionnalisation, dopage, financiarisation, nationalisme et comportements haineux du supporter). Le sport doit retrouver son essence profonde – et nietzschéenne : plaisir de la confrontation pacifique, désir d’affirmation de soi, dépassement de soi pour devenir un Surhomme (et non pas une "mutant" dopé aux produits de synthèse) : "Il nous a semblé que la philosophie de Nietzsche pouvait permettre de penser le sport de manière plus authentique que ne le permet la morale qui le gouverne de nos jours".

    Féru de philosophie, de savoirs et de culture autant que passionné par son sport, Guillaume Martin n’oublie pas de prévoir pour les trois semaines de la Grande Boucle de s’alimenter en livres, que le journaliste énumère : Informatique céleste de Mark Alizart, 2000 ans d’Histoire gourmande Patrice Gélinet, un récit de voyage dans les Rocheuses au début du XIXe siècle et Les Affinités électives de Goethe.

    Singulièrement, aucun ouvrage philosophique n’accompagnera les soirées du cycliste philosophe durant le Tour de France. Philosophe et écrivain car, pour brouiller encore plus les pistes, le sportif se fait aussi homme de lettres et dramaturge. Il vient d’écrire une pièce de théâtre, Platon VS Platoche, bien entendu sur son sujet de prédilection, avec en guest-star Socrate et Diogène.

    Pas de quoi cependant désarçonner ce sportif talentueux, à quelques jours du début du Tour. Guillaume Martin entend bien mettre entre parenthèses pendant quelques jours la chose philosophique contre guidons, plateaux ou dérailleurs. Cycliste perché ? Le grimpeur de la Wanty-Groupe Gobert a ce mot plein d’esprit : "Moi, nietzschéen ? N’est-ce pas contre-nietzschéen que de se dire nietzschéen ?"

    Pierre Carrey, "Guillaume Martin, le Nietzsche dans le Guidon", Libération, 27 juin 2017
    "Le philosophe aux plateaux", Bla Bla Blog

     

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  • Les sujets du Bac philo cette année

    Les sujets en Série L

    Sujet 1 : Suffit-il d'observer pour connaître ?

    Sujet 2 : Tout ce que j'ai le droit de faire est-il juste ?

    Sujet 3 : "Un Auteur célèbre, calculant les biens et les maux de la vie humaine et comparant les deux sommes, a trouvé que la dernière surpassait l’autre de beaucoup et qu’à tout prendre la vie était pour l’homme un assez mauvais présent. Je ne suis point surpris de sa conclusion ; il a tiré tous ses raisonnements de la constitution de l’homme Civil : s’il fût remonté jusqu’à l’homme Naturel, on peut juger qu’il eût trouvé des résultats très différents, qu’il eût aperçu que l’homme n’a guère de maux que ceux qu’il s’est donnés lui-même, et que la Nature eût été justifiée. Ce n’est pas sans peine que nous sommes parvenus à nous rendre si malheureux. Quand d’un côté l’on considère les immenses travaux des hommes, tant de Sciences approfondies, tant d’arts inventés ; tant de forces employées ; des abîmes comblés, des montagnes rasées, des rochers brisés, des fleuves rendus navigables, des terres défrichées, des lacs creusés, des marais desséchés, des bâtiments énormes élevés sur la terre, la mer couverte de Vaisseaux et de Matelots ; et que de l’autre on recherche avec un peu de méditation les vrais avantages qui ont résulté de tout cela pour le bonheur de l’espèce humaine, on ne peut qu’être frappé de l’étonnante disproportion qui règne entre ces choses, et déplorer l’aveuglement de l’homme qui, pour nourrir son fol orgueil et je ne sais quelle vaine admiration de lui-même, le fait courir avec ardeur après toutes les misères dont il est susceptible et que la bienfaisante nature avait pris soin d’écarter de lui."

    Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (1755)

    Les sujets en Série ES

    Sujet 1 : La raison peut-elle rendre raison de tout ?

    Sujet 2 : Une œuvre d'art est-elle nécessairement belle ?

    Sujet 3 : "Étant donné […] qu’il n’existe pas au monde de République où l’on ait établi suffisamment de règles pour présider à toutes les actions et paroles des hommes (car cela serait impossible), il s’ensuit nécessairement que, dans tous les domaines d’activité que les lois ont passés sous silence, les gens ont la liberté de faire ce que leur propre raison leur indique comme étant le plus profitable. Car si nous prenons la liberté au sens propre de liberté corporelle, c’est-à-dire le fait de ne pas être enchaîné, ni emprisonné, il serait tout à fait absurde, de la part des hommes, de crier comme ils le font pour obtenir cette liberté dont ils jouissent si manifestement. D’autre part, si nous entendons par liberté le fait d’être soustrait aux lois, il n’est pas moins absurde de la part des hommes de réclamer comme ils le font cette liberté qui permettrait à tous les autres hommes de se rendre maîtres de leurs vies. Et cependant, aussi absurde que ce soit, c'est bien ce qu’ils réclament ; ne sachant pas que les lois sont sans pouvoir pour les protéger s’il n’est pas un glaive entre les mains d’un homme (ou de plusieurs), pour faire exécuter ces lois. La liberté des sujets ne réside par conséquent que dans les choses que le souverain, en réglementant les actions des hommes, a passées sous silence, par exemple la liberté d’acheter, de vendre, et de conclure d’autres contrats les uns avec les autres ; de choisir leur résidence, leur genre de nourriture, leur métier, d’éduquer leurs enfants comme ils le jugent convenable et ainsi de suite."

    Hobbes, Léviathan (1651)

    Les sujets en Série S

    Sujet 1 : Défendre ses droits, est-ce défendre ses intérêts ?

    Sujet 2 : Peut-on se libérer de sa culture ?

    Sujet 3 : "À la limite, la vie, c'est ce qui est capable d'erreur. Et c'est peut-être à cette donnée ou plutôt à cette éventualité fondamentale qu'il faut demander compte du fait que la question de l'anomalie traverse de part en part toute la biologie. À elle aussi qu'il faut demander compte des mutations et des processus évolutifs qu'elle induit. À elle qu'il faut demander compte de cette mutation singulière, de cette « erreur héréditaire » qui fait que la vie a abouti avec l'homme à un vivant qui ne se trouve jamais tout à fait à sa place, à un vivant voué à « errer » et destiné finalement à l'« erreur ». Et si on admet que le concept, c'est la réponse que la vie elle-même donne à cet aléa, il faut convenir que l'erreur est à la racine de ce qui fait la pensée humaine et son histoire. L'opposition du vrai et du faux, les valeurs qu'on prête à l'un et à l'autre, les effets de pouvoir que les différentes sociétés et les différentes institutions lient à ce partage, tout cela même n'est peut-être que la réponse la plus tardive à cette possibilité d'erreur intrinsèque1 à la vie. Si l'histoire des sciences est discontinue, c'est-à-dire si on ne peut l'analyser que comme une série de "corrections", comme une distribution nouvelle du vrai et du faux qui ne libère jamais enfin et pour toujours la vérité, c'est que, là encore, l' « erreur » constitue non pas l'oubli ou le retard d'une vérité, mais la dimension propre à la vie des hommes et au temps de l'espèce."

    Foucault, Dits et Écrits (1978)

    Série Techno

    Sujet 1 : Y a-t-il un mauvais usage de la raison ?

    Sujet 2 : Pour trouver le bonheur, faut-il le rechercher ?

    Sujet 3 : "On voit à quoi se réduirait l’homme, si l’on en retirait tout ce qu’il tient de la société : il tomberait au rang de l’animal. S’il a pu dépasser le stade auquel les animaux se sont arrêtés, c’est d’abord qu’il n’est pas réduit au seul fruit de ses efforts personnels, mais coopère régulièrement avec ses semblables ; ce qui renforce le rendement de l’activité de chacun. C’est ensuite et surtout que les produits du travail d’une génération ne sont pas perdus pour celle qui suit. De ce qu’un animal a pu apprendre au cours de son existence individuelle, presque rien ne peut lui survivre. Au contraire, les résultats de l’expérience humaine se conservent presque intégralement et jusque dans le détail, grâce aux livres, aux monuments figurés, aux outils, aux instruments de toute sorte qui se transmettent de génération en génération, à la tradition orale, etc. Le sol de la nature se recouvre ainsi d’une riche alluvion qui va sans cesse en croissant. Au lieu de se dissiper toutes les fois qu’une génération s’éteint et est remplacée par une autre, la sagesse humaine s’accumule sans terme, et c’est cette accumulation indéfinie qui élève l’homme au-dessus de la bête et au-dessus de lui-même. Mais, tout comme la coopération dont il était d’abord question, cette accumulation n’est possible que dans et par la société.

    Durkheim, Education et sociologie (1922)

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  • Bac 2017 : les sujets probables en philosophie pour les séries ES, S et L

    Comme de coutume, c’est la matière redoutée par les lycéens qui ouvrira le bal des épreuves du Bac 2017. À quoi peut-on s’attendre en philo cette année dans les différentes séries ?

    Le Bac 2017 approche doucement, mais sûrement. Alors que vous êtes en pleine phase de révisions (c’est souhaitable en tout cas), il est temps de s’intéresser à votre première épreuve, la philosophie. Crainte par bon nombre d’élèves, la matière nécessite beaucoup de travail au vu du nombre important de chapitres et de notions à connaître.

    Au vu de la charge importante que cela représente, certains sont sans doute tentés de prioriser certains points du programme. On fait donc le point sur les notions les plus à même de tomber le jour de l’examen, selon les différentes séries. Attention toutefois : ce ne sont que des probabilités selon les sujets des années précédentes. Il est donc vivement déconseillé de faire l’impasse sur plusieurs points du programme...

    LA SUITE ICI...

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  • Comment la philosophie nous aide à vivre?

    « La souffrance a-t-elle un sens ? » La nuit tombe sur le Val-d’Oise, tandis qu’une trentaine de personnes se pressent dans une salle communale de la petite ville de Bouffémont. La plupart ne se connaissent pas et, pendant plus de deux heures, vont débattre sur cette question qui, inévitablement, touche chaque vie humaine. « Il semble impossible de vivre sans souffrir, avance Catherine Delaunay. Souffrir, n’est-ce pas aussi supporter, tenir coûte que coûte pour vivre ? » Le dernier vendredi de chaque mois, cette ancienne prof de philosophie anime avec son comparse Pierre Haller, ingénieur à la retraite, un « café philo ».

    « Ce n’est ni le café du commerce ni le Collège de France, résument les deux passionnés. Nous essayons de mettre la philosophie à la portée de tous. Cette discipline permet de comprendre le monde dans lequel nous vivons et d’apprendre à s’y situer, de s’autoriser à penser par soi-même. » La discussion s’anime, chacun s’efforçant de formuler au mieux son raisonnement.

    Une jeune retraitée, ancienne hôtesse de l’air, écoute les uns et les autres. « Je n’ai pas fait de philo à l’école et l’ai toujours regretté, confie-t-elle. Cela me permet de m’ouvrir l’esprit. » Un peu plus loin, Robert Daviot est attentif. Le thème de la soirée le touche particulièrement. « Je pense à mon épouse qui, malgré sa maladie, s’inquiète toujours du bien-être des autres, explique-t-il. Cet échange m’oblige à m’interroger sur mon propre comportement... »

    LA SUITE ICI...

    Source : Le Pèlerin, 25 mai 2017, pp. 37-41

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